R—CO—CH2—CH—R, + NH?2—X+R—CO—CH=CH—-R
NH—X
Cette réaction m'a été très utile, car elle m'a permis de distinguer parmi tous les corps que j'ai obtenus, ceux qui étaient en chaîne ouverte de ceux qui s'étaient formés avec fermeture de chaîne.
En faisant bouillir à l’ascendant pendant quelques heures avec une ou deux gouttes de pipéridine la solution alcoolique des composés obtenus avec l’acétone, on constate que le produit fondant à 2059 recristallise inchangé par refroidissement. Au contraire, si l’on opère de même avec le composé fondant à 1310, ce dernier ne se dépose plus par refroidissement mais, par concentration, on obtient de la benzalacétone, tandis que dans la solution mère on retrouve de l’aniline.
Cela m'a done conduit à admettre que le corps fondant à 131°, répond à la formule (11) tandis que le corps fondant à 2050 n’est pas une cétone amine secondaire 1-3, mais correspond à la formule (1) qui en fait une triphénylpipéridone.
En recherchant dans la littérature, j’ai alors constaté que BERTINI (Gaz. Chim. Iial., t. 29, 1809, p. 24) en mélangeant des quantités équimoléculaires de dibenzalacétone et d’aniline avait obtenu un corps bien cristallisé fondant à 129-1302 et auquel il a donné la formule (11).
La formule du corps (11) ne faisant ainsi guère de doute, je me suis attaché à rechercher si les propriétés du corps fondant à 2050 répondaient bien à la formule que je lui ai attribuée.