CONDENSATION DE L'ACÉTONE AVEC LA PIPÉRONYLIDÈNE ANILINE
Une solution alcoolique d’acétone et de pipéronylidène aniline m'ayant rien donné au bout de plusieurs mois, je croyais, comme le fait s'était déjà produit avec quelques autres imines, que la condensation ne se ferait pas quand, enfin, il a commencé à se faireun dépôt constitué par une masse cristalline jaune.
Après recristallisation dans l’alcool où ce corps est peu soluble à froid, on obtient de fines aiguilles jaunes feutrées. Elles fondent à 1889 et sont peu solubles dans l’alcool ou le benzène à froid, mais un peu plus à chaud. L’acide sulfurique dissout ce corps avec une belle coloration rouge fuchsine qui disparaît immédiatement par addition d’eau.
Ce composé n’est pas modifié par ébullition en solution alcoolique avec quelques gouttes de pipéridine.
L'analyse montre qu’il ne renferme pas d’azote et répond à la formule CISHH05, Ce produit paraît identique au dipipéronylidène acétone obtenu par HABER en condensant le pipéronal et l’acétone au moyen de la soude (Ber. d. Chem. Ges., t. 24, p. 619). Le point de fusion indiqué par HABER était de 1850.
La formation de ce produit à partir de la pipéronylidène aniline s'explique facilement en admettant que, suivant la règle, il s’est produit dans une première phase l’un des composés ci-dessous :