‹ Condillac; ou, L'empirisme et le rationalismeChapitre 12 sur 16 · CHAPITRE I«'. — Sensation transformée. . page · texte numérisé non relu

CHAPITRE I«'. — Sensation transformée. . page

Sujet du livre. — Jugements de M. Villemain et de J. F. Thurot sur Condillac. — Originalité de ce dernier. — Opinion erronée de Th. Brown. — Véritable principe de l'école française; sa fécondité. — La sensation enveloppe tout au point de vue du subjectif et au point de vue de l'objectif. — Elle renferme la conception, la comparaison, la mémoire, le jugement et le raisonnement. — Elle suppose également toutes les opérations de la volonté ; réfutation de Laromiguière. — Réfutation des partisans des trois facultés distinctes et indépendantes. — La sensation suppose l'affirmation de toutes les vérités nécessaires à Texercice de la pensée.— W. Hamilton. — Analyse du phénomène sensible. — Condillac admet des idées nécessaires. — Ses détracteurs ont dénaturé sa doctrine et réduit la question de Torigine des idées à une simple question de mots. — Sentir pour le philosophe français est synonyme de penser. — Les rationalistes, employant l'analyse descriptive au lieu de l'analyse de raisonnement, ont vu partout des différences de nature, infidèles en cela à leur grand principe ûestUtstantialité. — Ils réalisent les facultés de Tàme, et compromettent par là le dogme de son unité et de sa simplicité; — causes de leurs erreurs. — Idée de Tinfini ; preuve qu'ils réalisent les abstractions. — Fausse interprétation du mot expé-

rience: — Conditlac injustemeot aœusé de matérialisme. — Formule du principe qui sert de base à la psychologie, à l'esthétique et à la morale.

♦ CHAPITRE IL — TuÉOBiE de la raison. . page 85

Exposé de la doctrine des rationalistes. — Question de l'origine des idées mal posée par eux. — Leur point de vue ne permet pas d'arriver à une classification scientifique. — Liste des catégories de la raison ; elle contient des éléments hétérogènes. — Principe des substances ; formule tautologique ; — sa véritable formule. — Le principe des substances détruit le principe: « Le fini suppose Tinfini », tel qu'on Tentend dans l'école.

— Procédé vicieux des rationalistes pour déterminer l'origine des idées. -— L'idée de l'infini n'est pas une idée adéquate ; bon sens de Condillac; contradictions de ses détracteurs.

— Notions du temps et de l'espace : en accordant à ces deux idées les mêmes caractères qu'aux autres principes rationnels, on compromet les vérités les plus importantes, et on ouvre la porte au scepticisme. ~ Double sens du mot nécessaire, — Axiomes des mathématiques : — Doctrine mystérieuse et puérile des rationalistes. — Abstractions réalisées. — La raison est-elle une faculté spéciale ? Quelle estelle? Désaccord des rationalistes. La raison impersonnelle n'explique rien, n'ajoute en rien à la certitude, c^r un fait de révélation quelconque exige une double infaillibilité. — Kant.

— Opinion de Jouffroy, démentie par le témoignage de la conscience et réfutée par le raisonnement. — L'analyse des rationalistes ne comporte pas de synthèse : ordre logique, ordre chronologique ^ hypothèse incompréhensible et contradictoire. — Lois formelles de la pensée : mysticisme frivole sur ce point. — Conclusion.

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