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CONCLUSION

Actuellement, au Japon et même en Chine, à Canton par exemple, sous la pression des patriotes, lès gouvernements imposent à la jeunesse les façons européennes, ils adoptent pour elle le;mode d’éducation national anglo-saxon : la culture physique est en honneur ; dans les collèges, les casernes, les administrations, les principes de l’hygiène sont strictement observés, les rations et menus sont établis conformément aux récentes données expérimentales et l’alimentation devient plus substantielle, s'enrichit en viande.

Dans les grands centres d’Extrème-Orient, la viande de bœuf est maintenant très appréciée des clases aisées : au Japon, à Tokio-Yokohama, le mets préféré est précisément le « sukiaki » qui consiste en minces tranches de viande de bœuf cuites à petit feu, devant le convive.

Quand au bas-peuple, en Chine comme-en Indochine, il préfère la viande de buffle : Hong-Kong, depuis de nombreuses années déjà, pour la boucherie, importe du Tonkin des buffles sur pied.

Absorbée dans de minutieux procédés de culture et de jardinage, l’activité des Chinois et des Japonais a été détournée de l'élevage du gros bétail pour s'occuper seulement du porc et de la volaille ; et, aujourd’hui, le goût qu'ils prennent à la viande doit, pour se satisfaire, recourir aux conserves.

Or, en Extrême-Orient, à proximité de ports maritimes, peu de régions sont aussi bien pourvues que le Laos en terres propres au pacage et en forces hydrauliques attenantes : le captage de ces forces et l'aménagement de ces terres réclament

les capitaux.

Annexées aux fermes d'élevage, les fabriques de conserves seront approvisionnées par elles : ayant, avant tout, pris soin de ne se trouver jamais à la merci de la production de l'élevage indigène, cette production leur sera spontanément, par surcroît, d'emblée, acquise.

Enfin, quelles que soient les difficultés inhérentes au climat et à la main-d'œuvre, l’élevage, au Laos, ne doit pas être considéré comme entreprise au-dessus de ce que peut l’initiative individuelle bien étayée : au colon jeune, fortuné, capable, est ici, en lui, offerte l’assurance d’une vie saine, attrayante et féconde. |

Vu : Le Doyen : Vu : Le PRÉSIDENT DE THèsE :

BALTHAZARD. ACHARD.

Vu et permis d'imprimer :

Le RECTEUR DE L’'ACADÉMIE DE PARIS :

CHARLETY.

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