‹ Conditions de la paix dans les etatsromainsChapitre 2 sur 3 · LES ÉTATS ROMAINS · texte numérisé non relu

LES ÉTATS ROMAINS

< Il y a impossibilité absolue de trancher par la force les dilïérends survenus entre le souve rain Pontife et son peuple. II n’est que deux moyens d’arriver à une solution sérieuse et durable : c’est, d’abord, de séparer loyaleme nt et \ co mplèteme nt le pouvqm^spirituel du pouvoir jgnapûcel, unis pourtant dans la f)ersonne du même souverain ; en second lieu , de satisfaire ouvertement et sans restriction le sentiment national. » {Instructions de M. Mamiani au ministre / Romain, à Paris. — Décembre 1848,)

(t) Ces premières pages furent écrites avaot la prise de Home, Je n’ai rien à y changer,^

Ces lignes résument la question. Elles formulent, avec le^’griels du passé, tout le programme de l’avenir.

Accepté par la cour de Gacte (1), ce programme tuait la révolution; il épargnait une invasion à l’Italie, un coup redoutable à l’Église, au monde chrétien un scandale.

11 eût prévenu la guerre ; illui survk.

Séparation des deux pouvoirs ; établissement d’un régime qui permette aux États romaiqs de s’associer aux destinées générales de l’Ilalie , et de s’unir à la pairie commune sous le drapeau national : principes qui , dans leur lutte avec les faits, ont provoqué les événements de Rome, à partir du 29 avril 1848; principes qui , avec la double autorité de la raison et de l’expérience , s’imposent désormais à la pensée des hommes d’État.

Si ces principes, dans les phases d’une lutte tour à tour pacifique et violente , ont enfimté premièrement l’antagonisme des pouvoirs constitutionnels, ensuite l’explosion révolutionnaire

(1) La députation du parlement romain, au commencement de décembre 1848, ne fut pas reçue à Gaëte ; elle ne put franchir la frontière napolitaine. (Voy. le Mémoire de M. Pantaleoni sur la conduite du parlement romain.)

du mois de novembre; s’il en est ainsi, qu’en résulte-t-il? — Ceci :

Le pape et les puissances européennes doivent consacrer ces principes , sous peine de constituer à Home la révolution en permanence.

Restaurer le Pape en dehors de cette condition, c’est détruire un effet sans prendre garde à la cause ; c’est travailler pour aujourd’hui sans penser à demain ; c’est placer le Pape sur un vol-/ can.

La question veut être formulée dans ces termes ; la prise de Rome ne la résoudra pas , elle la posera.

R est. temps de traiter sérieusement des intérêts sérieux. Dé grossières illusions sont allées se briser contre les murs de Rome : la victoire ne les relèvera pas. Il convient de renoncer aux déclamîftions puériles, et de ne pas immoler à un passé vaincu les intérêts politiques et religieux de l’avenir.

Beaucoup de gens accueilleront avec un sourire les mots d’unûé italienne et de mouvement national. Ils ignorent que l’Italie poursuit , sous leurs yeux, une idée vieille de huit siècles. Cette idée a tourmenté le génie de tous ses grands

hommes, depuis Danle, Pétrarque (1), Machiavel, et ne leur a pas laissé de repos. Cette idée a créé le parti national de 1814, provoqué le mouvement de 1821, suscité la propagande de la jeune Italie; elle a enfanté le parti libéral-modéré, en se précisant dans le Primato: elle a combattu en Lombardie ; elle combattait à Rome, Sous une formule très-différente, avec des divergences profondes dans l’application, non dans le but, elle inspire les hommes les plus illustres du parti

. (1 ) Pétrarque, dans une lettre qu’on croirait écrite hier, rend compte d'une conversation qui avait eu lieu entre des personnages éminents, les politiques de l’époque, à Avignon. On y avait agité 1a question de savoir s’il serait utile à l'Europe « urbem Romam et Italiam esse unanimes, » On avait conclu à la négative, u Je reconnais là, s’écrie Pétrarque, le venin secret d'une'profonde et vieille haine... Dénonce cette parole au peuple romain. Qu'il voie comment ces politiques entendent nos intérêts... Une telle parole réveillera dans l’àme de tout Italien le feu d’une juste indignation. » (Epist. sine tit.) — Voyez les lettres de Pétrarque au doge de Venise, l’ode Italia mia., etc., etc.

Voyez la même idée, à un autre point de vue, dans la Divine Comédie, le de Monarchii. — Dans Machiavel, le Prince, dernier chapitre.

« L’Italie est une seule nation. L’unité des mœurs, du langage et de la littérature, la position géographique qui la sépare du reste de l’Europe, doivent, dans un avenir plus ou moins éloigné, unir tous les peuples Italiens sous une seule bannière. » (Napoléon, à Sainte-Hélène.)

modéré, comme les chefs les plus compromis du parti révolutionnaire. Elle est au fond de tous les faits. Sa part doit donc être réservée dans le gouvernement des États de l’Église. — Ne pas compter avec une telle idée serait jeter à la raison publique le plus imprudent de tous les défis : Je crois à la force d’une idée qui triomphe de ses défaites, et qui, toujours tuée, ne meurt jamais.

La séparation des deux pouvoirs, dans le gouvernement romain, n’est, aux yeux de plusieui’s, qu’une prétention née d’un caprice. Je vais montrer quelle est le résultat naturel des événements accomplis depuis un demi-siècle. La ré- volution est opérée dans les idées ; elle doit aujourd’hui prendre possession des faits.

Il faut résoudre cette question par l’histoire , et demander au passé l’explication du présent.

L’Italie, au clix-huilième siècle, eut un sérieux et durable mérite : avec la France, elle entrevit l’avenir et le prépara. — Quand des idées fécondes, production d’un sol étranger, passèrent les Alpes et s’olTrirent à elle , on la vit leur accorder une hospitalité intelligente et loyale. Sous beaucoup de rapports, elle saisit l’initiative, et exerça une influence dominatrice. Pendant que les parlements français écartelaient Damiens et jetaient Calas sur la roue, un italien , Beccaria, faisait brèche au système des supplices barbares, posait les bases et fixait les limites du droit de punir. En même temps, Filangieri traçait les règles générales de la législation pour les appliquer à la politique ; Genovesi créait, à Naples, la science de l’économie sociale ; Galiani traitait les questions du crédit public, établissait les principes du droit de nature et des (jens.

IJu tel mouveinent d’idées dcv;:it agii- puissamment sur les faits: l’Italie, ii celte grande époque, secouait sa torpeur et subissait l’entraînement des réformes. Sujets, ministres, princes, semblaient animés d’une émulation généreuse : Charles -Emmanuel III organisait les écoles, instituait des universités (Cagliari, Turin, Sassari), publiait des lois commerciales, remaniait sur tous les points la vieille administration municipale. En Toscane, Jean-Gaston, le dernier des Médicis , déchargeait le trésor des pensions sur le credo ; après lui , Léopold E'' attaquait de front deux cents années d’abus , simplifiait les lois civiles , adoucissait les lois crimi nelles, rendait au commerce la liberté. A Milan, le comte Firmian n’était pas seulement un administrateur habile, il se posait en hardi réformateur. Dans le royaume de Naples, Charles Vil et son ministre Tanucci débrouillaient le chaos de onze législations différentes, entassées depuis la domination lombarde ; ils créaient le collège nautique, publiaient un code consulaire, instituaient un tribunal suprême de commerce, rappelaient les Juifs qui rapportaient dans le royaume la richesse avec l’industrie , renversaient les supports décrépits de la féodalité. Le

même prince qui, dans l’église de Bari, chantait au chœur avec les chanoines , qui, revêtu d’un cilice , lavait les pieds aux pauvres et les servait à table, ce même prince taxait les biens du clergé , modifiait le droit d’asile , défendait les acquisit ons nouvelles aux établissements de main-morte. Enfin, Benoît XIY et Ganganelli , sans se jeter aussi avant dans la voie des réformes, obtenaient cependant de leurs contemporains le respect et l’estime ; ils introduisaient un ordre sévère dans les finances , comblaient le déficit , encourageaient l’agriculture et le commerce, inauguraient, en un mot, pour les États de l’Église, une administration digne d’eux-mêmes et de leur siècle.

Ce résumé de l’histoire italienne, au siècle dernier, suffit et au delà pour montrer que la vie ne s’était certes pas retirée de cette terre féconde. Les réformes, je l’avoue , ne porUÛent guère que sur l’administration ; le progrès politique se prononçait à peine. La Péninsule était loin du moment où elle pourrait se flatter d’obtenir, contre ses souverains, des garanties conslitutiœinelles.Ce progrès, pourtant, il était permis de l’espérer ; ce moment désiré, on pouvait l’entrevoir. Cne fois sur la pente des conces-

sions , les gouvernements ne devaient plus s’nrrêter. En tout cas , l’ilalie était mûre pour les grandes idées que proclama la France dans les jours mémorables de 1789.

Si , en 1789 , les armées françaises s’étaiènt présentées à l’Italie , une intime alliance , nous n’en doutons pas, liait aussitôt les deux pays et provoquait dans la Péninsule un rapide déve® loppement des institutions libérales. Ace moment , les tendances politiques de la France et de l’Italie étaient les mêmes , et leurs inspirations communes. Malheureusement , le contact n’eut lieu qu’en 1797. Pendant ces huit années , la révolution française était sortie de sa route; emportée dans sa course, elle avait rompu en V sière avec les traditions, les croyances , les sympathies des nations voisines ; elle avait jeté le défi aux gouvernements constitués. La propagande se cachait sous la forme redoutable de la violence et de la conquête. En Italie, l’esprit public fut effrayé. Les gouvernements sentirent la faute commise au préjudice des idées nouvelles, par leurs plus enthousiastes représentants. De bonne foi ou par politique , ils la mirent à profit et s’arrêtèrent. La nation elle-même se trouva blessée dans son amour-propre : la révolution

nttenlait à son indépendance ; les palrioles s’armèrent contre elle. Ceux-là seulement qui acceptaient la liberté à tout prix firent bande à part et rompirent avec les princes indigènes. Le libéralisme, dans la Péninsule, se lit révolutionnaire, et par là même se constitua dans l’isolement. Ainsi , par. un fâcheux concours de circonstances, l’inspiration réformatrice de 89 , qui devait servir Te progrès des idées dans la Péninsule, le comprima ; cette inspiration, qui devait unir deux peuples frères, les divisa. Et nonseulement l’Italie , en général , se sépara de la France, mais un antagonisme funeste se déclara dans son sein. Deux partis entrèrent en lutte , tous deux extrêmes , tous deux exclusifs : l’un, franchement hostile au passé, ouvertement révolutionnaire ; l’autre, franchement hostile à l’avenir, ouvertement rétrograde. L’ancien libéralisme italien , le libéralisme de Léopold I"' , de Charles VU , de Tanucci , fut proscrit par les deux camps ; par l’un comme suspect, par l’autre comme insuffisant, par tous les deux comme un embarras.

La lutte de ces deux partis sera , pendant un demi-siècle , la seule histoire de l’Italie , jusqu’au moment où, sous nos yeux , le parti li-

bérai modéré se posera , en conciliateur , entre les gouvernements et les peuples , dirigera , cinq années durant , les forces vives du pays , et sera au moment , en la dotant de l’indépendance , de personnifier la nation et de maîtriser l’avenir.

On ne saurait le nier , les révolutionnaires avaient contre les rétrogrades d’incontestables griefs. i La coalition, victorieuse de la France, méconnut des idées , des principes , dont les droits sur le monde social étaient établis par une possession de vingt ans. Des intérêts nouveaux étaient nés ; les rapports s’étaient modifiés entre les peuples et les souverains. Ces intérêts qui devaient être consacrés , ces rapports qu’il fallait reconnaître en les régularisant, l’Europe diplomatique ne daigna pas en tenir compte. Elle pouvait, par des satisfactions réciproques, par des concessions mesurées, rapprocher les deux partis extrêmes qui divisaient l’Italie ; elle pouvait opérer ce rapprochement au profit des princes qu’elle rétablissait, en les faisant servir d’instruments à l’œuvre même de la conciliation ; c’était là sa mission , c’eût été sa gloire. — Or, pas un pacte n’intervint , pas un compromis ne ménagea la transition entre un passé et un avenir opposés et ennemis. 1789,

1797, l’Asseuiblée constiluanle , la révolution propagée par nos armes, le consulat, l’empire, tout cela fut rayé d’un trait de plume. En Piémont, l’almanach royal de l’ancienne cour fut exhumé pour servir de code ; en Toscane, Léopold P'’ fut jugé révolutionnaire et ses réformes abolies ; partout, sauf à Naples, les vieilles lois, les coutumes oubliées , furent remises en honneur et proclamées souveraines. Le parti absolutiste vit son triomphe complet , dans les idées comme dans les faits ; le parti contraire n’obtint pas le redressement d’un grief. Tous deux restèrent menaçants et sous les armes, 'felle fut, pour l’Italie, la restauration de 1815.

L’époque de la domination française avait été particulièrement fertile en résultats pour les domaines de l’Eglise. La France les avait dotés en raison même de leur indigence. Le système puissant de l’administration impériale avait remplacé un gouvernement faible, incertain, dénué d’initiative. Pendant la période napoléonienne, les provinces furent plus imposées, il est vrai, que sous le gouvernement pontifical ; mais l’or- 'dre rétabli dans le système judiciaire, l’unité introduite dans la législation, la publicité assurée au régime hypothécaire, l’abolition des privilèges seigneuriaux, le tracé de roules nou- ’ velles, etc., tous ces avantages compensaient les sacrifices qui avaient permis de les réaliser.

Si les présents de la Révolution et de l’Empire étaient tenus pour suspects par le roi de Sardaigne et le grand-duc de Toscane, à plus forte raison devaient-ils être l’objet de défiances et de

craintes de la part du gouvernement pontifical. La révolution avait déclaré guerre ouverte au catholicisme ; l’empire avait attenté aux droits de son chef : il l’avait dépouillé, traité en prisonnier de guerre. Un antagonisme dont les conséquences morales ne sont pas encore effacées aujourd’hui, s’était donc déclaré entre la France et le Saint-Siège. Or, comme la France personnifiait les idées libérales et les servait de son épée, le Saint-Siège, et avec lui le clergé ca- , tholique, avaient demandé secours aux adversaires mêmes de ces idées, car leurs adversaires étaient en même temps les ennemis acharnés de la France. Ainsi, un enchaînement de causes presque fatal provoqua une déplorable scission entre les deux principes qui pourtant jaillissent de la même source, dont la force est dans le mutuel appui qu’ils se prêtent, et dont l’union féconde fera seule la grandeur des sociétés modernes, la religion et la liberté. Cette lutte contre nature qui, s’affaiblissant toujours, s’est pourtant prolongée jusqu’à nous, fut engagée avec une extrême violence. Le clergé se jeta dans les bras de ses dangereux alliés. 11 confondit ses intérêts avec ceux de la noblesse, des gouvernements déchus, de toutes les puissances res-

taurées par la diplomatie de 1815. Cette alliance fut intime et durable; et si la solidarité de la faute n’entraîna pas le clergé à sa ruine, si cette faute n’eut pas contre lui des résultats décisifs, il doit uniquement ce bonheur à la puissance du principe qu’il représente , et qui, par ses défaites d’un moment, aussi bien que par ses triomphes, révèle au monde ses destinées immortelles.

Le clergé des États romains, frappé plus que tout autre, plus que tout autre devait attaquer la révolution et lui disputer ses conquêtes.

Comme tout gouvernement de restauration, il reparaissait avec une hostilité systématique contre ce qui s’était fait sans lui et contre lui ; il avait, de plus, à satisfaire des haines et des rancunes de caste. A lui comme à tous les autres, le champ était ouvert, et les mains étaient libres.» On pouvait s’attendre à une réaction violente, et prévoir qu’elle serait poussée jusqu’aux extrêmes limites.

Si contre cette réaction il était permis d’espérer quelques garanties, il fallait certes les chercher dans le caractère et les vertueuses intentions de Pie VII. Pie VII était un esprit sage et un noble cœur. Personnellement, il ne nourris-

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sait pas d’opposition déclarée contre les idées

I françaises, et son ministre, le cardinal Consalvi, partageait ses opinions modérées. Pie Vil avait ' signalé la première année de son règne par d’utiles réformes : la liberté du commerce proclamée, la division des pi’opriétés favorisée dans l’intérêt de la bonne culture, témoignaient de ses tendances bienveillantes et de ses vues éclairées (1). Mais les situations dominent les hommes : il lui fallait compter avec de vieilles exigences plus fortes que sa volonté. Le code fran- * tais disparut pour faire place au chaos des anciennes lois ; les tribunaux ecclésiastiques s’élevèrent sur les ruines des cours de justice impériales ; l’exclusion des laïques des hautes fonctions administratives fut admise comme principe fondamental de la restauration.

N’exagérons pas cependant: Pie VII, dans les circonstances difficiles où il se trouva, eut le mérite, sinon de maintenir avec fermeté les innovations heureuses du gouvernement français, au moins d’essayer un système de réformes et de poser la base d’une administration régulière.

(t) Voyez Coppi, Atmali d'italia.

Voici quelles étaient les dispositions principales du décret organique promulgué en date d u 6 juillet 18 16. Ce dégrÆt üxe les idées sur l’organisation des Étals-Romains. {Motu proprio, 6 juillel 1846. — Dans Galeolti).

). L’état ecclésiastique est divisé en dix-sept délégations, partagées en trois classes ; chacune de ces classes est subdivisée en gouvernements de premier et de second ordre ;

Près de chaque délégat est instituée une congrégation gouvernementale composée de quatre membres. Cette congrégation se renouvelle par moitié tous les cinq ans ; elle a voix consultative dans toutes les affaires, et le délégat doit mentionner les vœux exprimés par elle dans le compte rendu de la délibération;

Les délégats doivent être prélats ; les gouverneurs de premier et de second ordre doivent dépendre des délégats.

Resteront en dehors de cette organisation ;

Les juridictions baroniales rétablies par l’édit du 30JuilleHStl;

La comarque de Rome, dans laquelle les gouverneurs correspondent directement avec le secrétaire d'Ctat ;

La juridiction du cardinal doyen et du préfet des sacrés palais.

IL L’administration de la justice civile est confiée :

Aux gouverneurs en qualité de juges de paix ;

Aux tribunaux de première instance, composés de trois ou de cinq juges, et de deux suppléants dans chaque chef-lieu de délégation ;

A quatre tribunaux d'appel : l'un à Bologne, le second à Macerata, les deux autres à Rome. Obligation est imposée à tous les tribunaux de motiver leurs sentences. L’usage de la langue italienne doit remplacer celui delà langue latine (I).

(1) « Afin que les plaideurs puissent connaître l’état et suivre la marche do leurs affaires. »

Celle organisation élait sage ; mais les avantages en furent paralysés par la multiplicité des tribunaux d’exception , dont le rétablissement fut décrété. Ces tribunaux étaient au nombre de quatorze : il est curieux d’en connaître la liste ;

1“ Les tribunaux ecclésiastiques ; 2° le tribunal du Capitole ; 3" Celui de la congrégation des évêques; 4° de la Daterie ; 5® de la congrégation du Bon-(jouvernemenl ; G® le tribunal de la chambre ; 7° de l’auditeur du trésorier ; 8® des assesseurs delà chambre; 9® du président de la police de Rome; 10® des juges des céréales; 11® des Juges de l’agriculture; 12® des juges des mercenaires ; 15® le tribunal du cardinal-vicaire; 14® le tribunal du commissaire de l’œuvre de la basilique de Saint-Pierre.

Un pareil énoncé n’a pas besoin de commentaires.

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