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Le peuplier baumier (Populus balsamifera

Classification des Arbres de Fortt

. Le bois de fer d'Amérique (Ostrya virginiana). . Le hêtre bleu (Carpinus caroliniana).

. L'aulne (Ainus incana).

. L'orme (Ulmus americana).

. Le frêne de montagne (Pyrus americana).

. L'amelanchier (Amelanchier canadensis).

. L'épine (Cratægus sp.)

. Le merisier noir (Prunus serotina).

. Le merisier à fruit amer (Prunus virginiana).

. Le mérisier à grappes (Prunus pennsylvanica). . Le sumac (Rhus typhina).

. L'érable rayé (Acer pennsylvanicum).

. L'érable de montagne (Acer spicatum).

. Le frêne rouge (Fraxinus pennsylvanica).

. Le cormier (Cornus alternifolia).

Résultats Statistiques du Recensement

On a trouvé qu'il existait une telle différence entre l'état des forêts de la terre-ferme et de l’île du Cap Breton, que l'on a cru bon de faire des comptes rendus séparés pour les deux parties. Le nord de l'île, à l'exception des côtes, est une suite ininterrompue de forêts, sur une terre que n'a pas encore touchée la main de l’homme, le bois est presque exclusivement du sapin. Cette essence est aussi celle qui domine sur le reste de l'île.

Classification des Terres—Terre-Ferme

Les tableaux qui suivent donnent une classification complète de la terre, comté par comté, et le pourcentage proportionnel par lequel chaque type est représenté dans le comté. J'ajoute, une fois de plus, que les chiffres ne sont qu'approximatifs et qu'il ne faut par les prendre comme mathématiquement exacts.

On a classifié sous terre défrichée ou terre arable non seulement les champs et les pâturages, les vergers, etc., actuellement en usage, mais aussi les fermes abandonnées en tout ou en partie, sur lesquelles il pousse plus ou moins

Commission de la Conservation

de bois. (Il est difficile de tracer une ligne de distinction entre ces dernières et les terres à bois). Sur les fermes qui bordent des pièces d'eau. les parties boisées et fre coupées de champs ont été calculées par approxima" ion et ajoutées à l'étendue forestière. Sur les lots à bois de ce genre, en général très triés, on a évalué que le jeur: bois ou la seconde pousse couvrait envirion 256,000 acres.

Sur la partie ouest de la terre-ferme on a trouvé qu'il existe une grande étendue de prairies naturelles, qu'un drainage quelconque pourait améliorer grandement. Dans les comtés de l'est, elles sont moins nombreuses et moins grandes, et c'est pour cela qu'on ne les a pas classifiées séparément.

Les sols de l’ouest de la Nouvelle-Ecosse sont des terrains plus ou moins tourbeux, appelés savannes, et que l'on pourra peut-être convertir plus tard en terres arables.

On a établi une distinction entre les jeunes rejetons et la seconde croissance; celle-ci désigne des forêts qui ont été abattues, mais dont le bois est maintenant ou sera bieutôt de taille à servir, tandis que ceux-là représentent des arbres de quelques années seulement d'existence. Il n'était pas toujours facile d'arriver à la précision en ce genre de distinction; néanmoins, les chiffres donnent une indication approximative de l'approvisionement futur. On trouve des rejetons même dans les lieux déboisés, et surtout très déboisés, où l’espace libre favorise leur crois-sance: on a fait mention de cette reproduction sur les plans, mais il n'a pas été possible d'en faire un calcul numérique.

Les vieux brûlés et les stériles, bien que d'abord notés à part, ont été compris dans un même total, quand on a fait le compte final, car il est très difficile de savoir si ce sont les incendies répétés qui ont produit ces résultats, ou s'il faut les attribuer à d'autres causes, malgré l'opinion générale. Un peu moins de la moitié de l'étendue ainsi appelée semble être des endroits stériles naturels et destinés à rester tels; l’autre moitié, soit envrion un million

Résultats Statistiques du Recensement

d'acres, pourra être rachetée; même à l'heure présente, on y trouve des bosquets de bois de construction et de pâte à papier. On traite de la nature et de l'avenir des lieux stériles dans un autre passage de ce rapport.

Les étendues dernièrement dévastées par les incendies, par exemple, au cours des quinze dernières années, dont l'avenir est encore incertain, ont été classées à part, et quand la chose a été possible, l’année de l'incendie a été mentionnée sur le plan. Les arbres laissés intacts par le feu ont été mis en ligne de compte ajoutés au total de la croissance forestière.

Dans le total des étendues sur lesquelles la statistique fournit des données, il y a une différence de 2,077 milles carrés pour les différents comtés d'avec le nombre donné dans l'atlas du Canada. Cette différence provient de ce que, dans l'’atlas, les étendues couvertes d'eau sont comprises dans la superficie totale des terres, et aussi, en partie de la divergence qui existe entre les plans d’arpentage et l’arpentage géographique.

Il y a aussi quelques petites étendues sur lesquelles on n’a pu obtenir de renseignements, car elles étaient situées trop loin de la route des recenseurs, et il eût fallu faire trop de dépenses pour aller les examiner. Cette étendue non comprise dans la carte, indiquée sous le titre de ‘non classifiée” dans la statistique comprend un peu plus d’un pour cent.

On a compté libéralement les étendues défrichées ou terres agricoles, afin de donner à celles-ci autant de proportion que possible. Tel que susdit, il était difficile de tracer une ligne de séparation entre les pâturages et les terres à bois; néanmoins, vu la différence des méthodes, les chiffres du recensement de 1901 et les nôtres ont entre eux une coïncidence remarquable : fait qui est de nature à inspirer confiance dans le résultat de ce relevé. Les chiffres du recensement de 1901—qui, il faut l'avouer, sont aussi basés sur de pures estimations, avec tendance inverse —sont environ 3 pour cent de moins que ceux de notre

Commission de la Conservation

recensement, c'est à dire, moins favorables à l'étendue des terres arables. Nos chiffres sont inférieurs à ceux du recensement de 1901 dans trois comtés seulement : Annapolis, Yarmouth et Antigonish, et on a trouvé qu'en ceux-ci, surtout ds: ie dernier, beaucoup de pâturages sont convertis en forêt, et cela peut-être depuis le recensement décennal, et que l’on a compris dans la classification des jeunes rejetons. On peut donc, sans crainte d'errer, et d'une manière libérale, avancer que le total de la superficie des terres arables serait au-dessous de 20 pour cent.

Bien qu'il y ait encore sous bois des étendues qui seraient propres aux cultures des champs, une partie de l'étendue actuelle sous exploitation agricole pourra être rendue à la sylviculture, comme impropre aux fins agricoles; c'est pourquoi, prise dans son ensemble, la superficie des terres arables ne subira pas de grandes modifications.

Comme on l’a dit précédemment, les prairies naturelles et les savannes doivent être comptées au nombre des terres arables, mais elles représentent moins de 60,000 acres.

La forêt verte actuelle couvre environ cinq millions d'acres. Elle occupe environ 52.5 pour cent de !- superficie de la province; mais d'un autre côté il fau. ‘nuter les 5.8 pour cent de l'étendue récemment brulée iron 12 pour cent des meilleures classes de terres stériles qui pourront être reboisées. Donc, la superficie qui est susceptible d'être appelée terre forestière représente 70 pour cent de la terre de cette province; la balance, 10 pour cent, est prise par les lieux voués à la sterilité perpétuelle. Cette différence est un faible pourcentage des terres perdues. On ne la maintiendra à ce point qu'en prenant des mesures préventives contre les incendies et des r .-ns de reboiser les anciens brûlés et les lieux stériles qui offrent quelque chance de produire du bois.

Il reste moins de 109,000 acres de forêt vierge ou demivierge; et, tout compris, on peut dire que seulement 1,400,000 acres, soit un quart de l'étendue forestière, fournissent les billes de sciage aux scieries; à cet appro-

Mmaisane +

REPRODUCTION DE 20 ANS APRÈS UN INCENDIE. LE SOL EST DE SABLE FIX D'UN PIED DE PROFONDEUR SUR SOUS-SOL ARGILEUX.

à REPRODUCTION DE 20 ANS APRÈS UN INCENDIE, LE SOL EST DE SABLE FIN DE TROIS É POUCES DE PROFONDEUR, PROFONDEUR AU-D SSOUS DE GROS SABLE ET DE GRAVIER DE HUIT PIEDS SUR SOUS-SOL DE GLAISE.

Résultats Statistiques du Recensement

visionnement on pourrait ajouter le bois qui reste sur les 2,800,000 acres de forêt fortement déboisées, et celui des 227,000 acres de la seconde pousse.

L'étendue de bois dur pur représente moins de 7 pour cut, et celle des conifères purs 20 pour cent, la grosse part de la forêt, soit 73 pour cent, est composée d’'essences mixtes. L'enlèvement du pin, de l'épinette et de la pruche de cette dernière catégorie, tend à donner la prédominance, au bois dur. Ainsi, les étendues très déboisées sont aptes à produire des bcis durs. Il est probable qu'une grande partie des étendues couvertes aujourd'hui de bois dur était jadis une forêt mixte, dont les conifères auront été enlevés. On a mis ensemble les deux types de forêt vierge et de forêt modérément triée, la différence n'étant pas considérée sensible.

On pourra se faire une idée plus complète de la situation forestière par les chiffres donnés dans les tableaux et le diagramme qui suivent: ils indiquent les superficies de ces classific: rions de terre, sous forme de pourcentages,

de l'étendue de toute la province, dans l’ensemble et par comtés.

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