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abat tout ce qui peut fournir une planche de 2 x 4 pouces; les marchés, surtout ceux des comtés de l’ouest, sont autorisés à expédier du bois de ce calibre aux Antilles et en Amérique du Sud.
On peut, jusqu'à un certain point, juger de l’état des arbres en se basant sur les tailles des scieries. A l’une des plus grandes scieries, on a pris note, pendant trois ans, d'une telle taille de sciage d'environ 5.5. millions de pieds d'une bonne classe de bois. (Ces chiffres montrent que 17.5 billes d’épinette fournissent M (1,000) pieds, que le pin donne un peu plus, et que 11 billes de pruche égalent M. pieds. Sur un total de 84,000 billes, qui représente probablement la coupe de la région, en nombre, l'épinette comptait 62 pour cent, la pruche 25 pour cent et le pin 13 pour cent. Cependant, par suite des dimensions plus fortes de la pruche, les proportions en volume étaient de 53 pour cent, 36 pour cent et 11 pour cent, respectivement. La bille d'épinette mesurait en moyenne 11 pouces de diamètre, et la’ bille de pruche environ 14 pouces.
Si nous appliquons au bois bebout la proportion relative fournie par ces tailles de la scierie, nous trouverons qu'il y aurait, en chiffres ronds, environ cinq billions de pieds d'épinette, trois billions de pieds de pruche, et environ un billion de pieds de pin blanc, mais la quantité est peutêtre inférieure à ces chiffres.
Bois à Pate de Papier
La ressource forestière, d’un autre côté, augmente beaucoup sa valeur, si l'on y ajoute le bois à pâte de papier. Nous constatons encore ici de grandes différences. Le Cap Breton occupe la première place par unité et dans l’ensemble. La partie qui forme le plateau dans les comtés de Victoria et d’Inverness est une forêt de bois à pâte de papier ou de poteaux de mines, elle est composée nresque exclusivement de sapins, avec environ 15 pour cent d'épinettes et 3 pour cent de bouleaux à papier; dans le nord il y a de l’épinette et du pin blanc. On ne trouve le bois dur, tel
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Résultats Statistiques du Recensement
que l'érable à sucre et le bouleau jaune, que sur les flancs des collines qui descendent vers la mer.
Dans cette forêt de sapins, les arbres ont de 6 à 14 pouces de diamètre, quelquefois 18 pouces, et une longueur de tronc de 36 à 40 pieds; 10 arbres font une corde. Les sommets des collines sont couverts de mousse; dans les vaällons pousse le saule, et dans les marais l’épinette noire; la partie 1. active des 1,200 milles carrés de plateau doit être réduite d'au moins 35 pour cent, et l’on peut dire qu'elle renferme au moins 500,000 acres. Dans un relevé particulier, entrepris par l’auteur, pour fins commerciales, il y a quelques années, environ 180 échantillons furent mesurés; plusieurs donnèrent de 50 à 60 cordes par acre. On peut, en toute sûreté dire que la moyenne serait de 20 cordes par acre, soit en tout 12 millions de cordes.
Les autres parties de l’île peuvent fournir environ deux millions de cordes.
Dans la partie ouest de la Nouvelle-Ecosse proprement dite, si l’on suivait des méthodes d'exploitation économiques, on pourrait recouvrir de 15 à 20 e* même 30 cordes de bois à pâte de papier, en plus du bois de sciage, mais, d’après les méthodes actuelles d'exploitation forestière, la plupart de ces bois sont perdus. La partie est renferme du bois de dimensions beaucoup inférieures, et partant plus de bois de pâte à papier. Nous n'avons pas de données pour établir des chiffres précis, mais s’il nous était permis un calcul à main levée, nous dirions que le bois à pâte de papier sur la terre-ferme est inférieur à 2 cordes par acre, ou à dix millions de cordes.
On ne s’est pas préoccupé d'établir une estimation du bois dur. L’étendue de bois dur sans mélange, n'est que de 330,866 acres. Les arbres, en général, ne sont que médiocrement développés. Mettre la somme totale à six millions de cordes serait être généreux. Cependant, au Cap Breton, on pourrait encore trouver à ajouter deux millions de cordes de bouleau à bobines. De plus, le bois dur de la classe mixte, qui atteint souvent 50 pour cent. de la
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composition, fournirait de grandes quantités—peut-être
vingt-cinq millions de cordes—s'il n'était pas détruit au
cours de l'exploitation forestière des billes de sciage. Consommation
On n'a pas essayé d'obtenir des données nouvelles sur l’abatage, car ce sujet n’entrait pas dans le cadre de nos recherches, mais dans celui de l'enquête statistique, pour laquelle nous n'étions pas préparés. Cependant, en prenant les données du recensement de 1900 et de 1906 pour les ajouter à celles de 1910, mises gracieusement à ma disposition par la Division Forestière du Dominion, j'ai pu obtenir une base très complète pour faire un état estimatif de la consommation du bois de la province.
D'après les statisques qui suivent, nous trouvons que la coupe du bois de sciage est d'environ trois cent millions de pieds de planche qui, en 1900 représentaient, en bois de grume, moins de deux millions de dollars; mais en 1910 elle était évaluée en bois débité, planches, lattes, bardeau : (sur rapport de 240 scieries) à environ trois millions et demi. Dans ce total, l’épinette représente 62 pour cent. et la pruche 20 pour cent. Le pin y figure pour environ 10 pour cent.; les bois durs n'y entrent que pour 4.5 pour cent., avec une valeur de $158,706.
On a expédié en dehors du pays au moins 80 pour cent. de la coupe, dont la moitié par eau.
Les produits de moindre importance, tels que traverses de chemins de fer, poteaux de télégraphe, articles de tonnellerie, etc., et le bois de chauffage, additionnés dans l'année du recensement, grossissaient d'environ un demimillion de dollars la valeur annuelle des produits de la forêt.
Industries se servant de bois :
(a) Ameublement et wagons, 17,306,000 pieds, coûtant $323,497. Environ 20 pour cent.
de ce bois étaient le produit de la province; 57 pour cent. de pin jaune; 13.7 pour cent.
de chêne (importé); 5.2 pour cent. de sapin Douglas.
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(b) Instruments aratoires et voitures légères, 394,000 pieds seulement, évalués à $10,640; bois presque entièrement de provenance du pays.
Bois à pâte de papier. En 1910, 29,606 cordes,
coûtant $135,965, ont été converties en pâte de papier. Tout compris, nous pouvons, étant donné ces chiffres, porter le total des produits annuels directement sortis de la forêt à $5,000,000 par année. La coupe annuelle, pour la consommation domestique et l'exportation, est evaluée, à 400 millions de pieds. Si l'on accepte nos calculs estimatifs de huit à dix billions de bois debout, il faudra admettre qu'il sera possible d’épuiser tout le bois en 20 ou 25 ans, si l’on laisse de côté les jeunes plants qui peuvent aider à prolonger le temps de l'épuisement total. Cependant, si l'industrie du sciage continue dans les proportions actuelles, elle sera li-
mitée à l’abatage du bois debout sur les étendues modérément triées, vierges et de la seconde croissance. La somme du bois qui couvre ces étendues serait d'environ cinq billions de pieds, ce qui ne formerait que la moitié de l'existence mentionnée plus haut. (Ceci démontre donc la nécessité d'adopter des mesures immédiates pour modérer l’exploitation et activer le reboisement.
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Produit forestier de la Nouvelle-Ecosse, 1910*
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