PRODUIT QUANTITÉ
PIANCRÉS serres 260,237 M pds. $3,327,034 ÉAETES meer see 47,712 M 111,421 BATH ere ee 23,878 M 36,008 Bois à Pâte de Papier....... 29,606 cordes 135,965 Poteaux de Mines.......... 15,653 pieds linéaires 168,142 3,282 M pds. bois scié 45,281
Articles de Tonnellerie (1911)| 38,173 M 332,877 Écorce de Pruche (1909)....| 4,600 cordes 32,375 RE ea eo a D S$4.180,103
* Du Bulletin 25, Division des Forêts, Département de l'Intérieur. (30)
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Commission de la Conservation
Calcul Estimatif de la Croissance
Rien de plus difficile que de déterminer avec une certaine exactitude la somme de produit que peut donner une forêt qui grandit. Le taux de la croissance sur la même acre, d'une même espèce d'arbres, varie d'une période à l'autre, et la croissance moyenne diffère selon la longueur de temps que le bois se développe. D'un autre côté, étant donné une grande diversité de conditions extérieures, l'effort que l'on fait pour arriver à établir une moyenne quelconque n'a guère plus d’exactitude qu'une supposition. Dans une forêt vierge, ou presque vierge, la croissance, sous le rapport de la quantité par acre, est pour ainsi dire arrêtée. Il est, néanmoins, vrai de dire, naturellement, que les arbres développent toujours leur diamètre, et, si la carie ne les endommage pas trop rapidement, leur valeur peut même augmenter. Les vieux arbres d'une forêt modérément triée acquièrent un plus grand diamètre et une plus grande valeur que ceux d’une forét vierge. Si le déboisement est très prononcé, la croissance passe de l’ancienne forêt à la nouvelle, si forêt il y a; plus ce déboisement s'accentue, plus la pousse des jeunes arbres en profite, pourvu que le reboisement soit composé de plants venus de graines. On peut donc dire que, da: *ertains cas, c’est à dire, lorsque le sol est couvert d'une :: «1 nouvelle, il est préférable d’abattre autant que possit + du vieux bois, afin d'obtenir une meilleure croissance.
Il existe des idées très différentes sur le taux de croissance des arbres. On a fait des observations sur des arbres poussant séparément dans des lieux à part, et l'on s'est servi des résultats obtenus pour les appliquer à des acres entières de forêt. Ou croit, généralement, que l'épinette de la Nouvelle-Ecosse, favorisée par les conditions climatériques de ce pays, pousse avec une grande rapidité. De fait, bien que l'on puisse dire que le climat soit favorable à la reproduction, c'est à dire, au repeuplemeut, ic taux de croissance, dans la forêt, ne diffère guère de celui des
Résultats Statistiques du Recensement
forêts placées dans des conditions analogues aux Etats- Unis.
On ne s'est pas attardé à faire des études de détail; cependant, on a, incidentellement, analysé 550 arbres pour connaître le nombre d'années nécessaire à la formation de leur diamètre et l'on a examiné un certain nombre de plants échantillons, afin de connaître les conditions de croissance. Il appert, d'après ces mesurages, qu'il faut à une épinette, placée dans les meilleures conditions de croissance, cinquante années pour atteindre un diamètre de 12 pouces sur la couche; qu'il lui faudrait cent soixante-dix ans pour arriver aux mêmes proportions, si elle était, pendant longtemps, mise dans la nécessité de lutter contre ses voisines pour jouir de sa part de lumière. Les arbres dont la croissance est extraordinairement rapides sont rares; leur nombre est extrêmement limité; la plupart de ceux dont la croissance est considérée rapide demandent quatrevingts à quatre-vingt-dix ans pour attenidre 12 pouces de diamètre. En d'autres mots, il faut à un arbre, placé dans les meilleures conditions de croissance, de six à sept ans pour augmenter sa grosseur d'un pouce de diamètre, quatorze à ceux qui sont moins favorisés. Il n’est pas rare de trouver des arbres plus vieux et plus gros auxquels il a fallu une moyenne de vingt années pour ajouter un pouce à leur diamètre. On pourrait, comme en Suède, établir une moyenne de douze années pour arriver à ce résultat dans les bois ordinaires. C'est à dire le bois que l'on utilise maintenant comme bois de sciage a de cent quarante à cent cinquante ans d'existence.
On a effectué une série de mesurages sur les arbres de la seconde pousse, qui se trouvent dans des conditions de lumière plus favorables, et qui par conséquent, font une meilleure croissance. On a fait l'examen de 250 arbres de cette classe en divers endroits. La croissance ici comme il faut s'y attendre, est rapide, grâce à et en proportion de la lumière. Cinquante arbres sur un vieux pâturage, au sud de Springhill, comté de Cv-ib.rland, entre trente-
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cinqet cinquante-neuf ans d'âge, ont formé 1 pouce de diamètre en cinq ans, c'est à dire qu'un arbre de 12 pouces de diamètre sur la souche avait soixante ans d'existence. On a trouvé le même taux de croissance sur d'anciens pâturages en d'autres localités. Mais dans la forêt, vingt arbres dans le comté de Colchester, Âgés de trente-cinq à quarantes-huit, ont ajouté à leur grosseur 1 pouce de diamètre en sept ans, formant ainsi une dimension de 12 pouces de diamètre en quatre-vinqt-cinq ans. On peut accepter ce taux comme une bonne moyenne pour les arbres de la seconde croissance.
Ces données se rapportent à l'épinette rouge, que l'on trouve le plus communément dans les forêts de la Nouvelle- Ecosse. L'épinette blanche, qui &tteint rarement 10 pour cent et ordinairement pas plus de 1 pour cent du peuplement naturel d'une forêt, est l'espèce qui pousse volor tiers sur les pâturages abandonnés près de la côte. Là, en pleine lumière, elle croît aussi plus rapidement, mais produit un arbre de peu de valeur—un arbre échelle, comme l'appellent les exploitants de bois, à cause de ses branches. Quelques arbres de cette espèce ont été mesurés, et l'on a trouvé qu'ils avaient grossi leur diamètre de 1 pouce en quatre ans. Le sapin baumier que l'on appelle à tort en certains endroits épinette blanche, pousse avec la même vigueur. Les jeunes plants de la seconde croissance de cette espèce augmentent leur diamètre d'un pouce en cinq ou six ans, sur les pâturages.
C'est le pin blanc qui pousse le plus rapidement; cependant, un groupe de 25 arbres de 63 à 84 ans, avec moyenne de 68 ans, évidemment de la deuxième croissance, n'avait en moyenne que 11.4 pouces de diamètre. Ces arbres ont poussé au taux de 1 pouce en six ans et deux tiers.
Vingt-six pruches d'une vieille forêt, dans les meilleures conditions, près d'un cours d'eau, entre cent soixante-dix et deux cent soixante-neuf, avec moyenne de deux centdix ans, avaient un diamètre moyen de 20 pouces; le taux
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de la croissance en diamètre était donc d'un pouce en dix ans—ce qui est une bonne croissance pour cette espèce.
Les tableaux suivants donneront un aperçu tangible de la variété du taux de croissance que l'on trouve sous différentes conditions et quelquefois peut-être sous les mêmes conditions. On peut dire, à titre de renseignement, pour ceux qui désirent se rendre compte par eux-mêmes du rapport qui existe entre le temps et la dimension, qu'il faut ajouter aux anneaux comptés sur la souche le temps nécessaire à faire la hauteur du tronc. Ce temps, selon la hauteur de celui-ci, varie de cinq à dix ans.
Si l'on veut donner une idée du volume de bois produit par acre et par année que peut fournir la forêt de la Nouvelle Ecosse, on ne trouve pas de données pour établir des calculs même estimatifs. Ces conditions sont si variables que l'on ne saurait trouver des chiffres basés sur l'expérience.
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