Journaux auxquels Condorcet a collaboré
1. Le Journal de la Société de 1789, in-8. Le 2/402. Gf. Tourneux : Bibliographie de Vhistoire de Paris, II, 460, n" 9974.
2. La Bouche de fer, in 8, Le 2/317. Gf. Tourneux, ibid., 568, n« 10 425.
3. Le Républicain, in-8. Le 2/613. Gf. Tourneux. ibid.^ 619, n« 10 682.
4. Le Journal de Paris. Gondorcet fut chargé de rédiger le compte rendu des séances de l'Assemblée nationale, à la place de Garât, (jui, pour des raisons de santé, avait démissionné, et qui lui avait demandé d'être son successeur (Garât, Mémoires, 35). Les directeurs du Journal acceptèrent avec empressement la collaboration du philosophe. Gondorcet entra en fonctions le 23 octobre; il n'y resta qu'une quinzaine. Le 10 novembre, les directeurs du Journal, émus des plaintes de leurs lecteui-s, le congédièrent. Le n° 315 (p. 1279) porte: « A partir d'aujourd'hui, l'article « Assemblée nationale » ne sera plus rédigé par M. GiOndorcet. » La lettre des directeurs fut insérée dans la Chronique de Paris, 1791, 11, 1285. A la suite tlu renvoi de (Gondorcet, la Société ties Amis de la (constitution de Nantes si» désabonna {Courrier de Gorsas, Législative 111, 6-7). Le successeur de Gondorcet fut Regnanlt de Saint-Jean d'Angély.
5. La Chronique de Paris. (Gondorcet y entra, après son dépari du Jnu)'nal. II y resia jusqu'au 9 mars 1793, épocpic à laquelle il fut défendu auxdéputés de rédiger aucun article de presse. Tous les arli( les
1. Condorcel n'a certainement pas collaboré au premier Moiàleur,
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parletneiilaires do la Chronique ne sont pas l'œuvre de (!)ondorcet. Celui-ci eut pour collaborateurs, pendant la Législative, Lachèse et sous la (ilonvention, Delaunay d'Angers.
6. La Chronique du mois ou Cahiers patriotiques , in-8, Le 2/649. Cf. Tourneux, ibid., 625, n« 10 723.
7. Le Journal d'instruction sociale, in-8, Le 2/785. Cf. Tourneux, ihid., 656, n» 10 889.
8. La Bibliothèque de Vhom.me public était une véritable revue d'économie politique qui devait à la fois publier des articles ou ouvrages originaux et inédits, et réimprimer les traités les plus célèbres du passé. En tête du numéro ou tome ï est une préface assez développée qui expose avec précision les intentions dos fondateui-s et l'objet exact de l'entreprise : « Do tous les arU, y trouvons-nous, le plus difficile est celui do gouverner les hommes : quelle foule de connaissances n'exige-l-il pas ! avoir longtemps réiléchi sur soi-même et étudié tous les replis du cœur humain ne suflit pas jjour cire un grand politique ; il faut encore observer les honnnes dans les grandes sociétés, connailre le sol qu'ils habitent, ses productions naturelles et celles que leur industrie peut en obtenir, savoir
distinguer quelles sont les lois qui leur conviennent Cette étude
va devenir celle de tous les bons esprits.... ; on commence déjà à revenir sur le compte des sciences abstraites (|ui n'ont |)as jxKir objet le bonheur do la société. » Les auteui-s poursuivi^nt en disant que « d'après la nouvelle constitution, il n'est personne qui ne puisse être appelé à discuter et à défendre les intérêts do son canton, de sa province Mais le gérne ne supplée point les connaissances qu'on n'a pas, et, il faut Pavouor, ces connaissances si nécessaires doivent être bien rariîs chez un poiq)lo (jui naît pom* ainsi dire
à la liberté » La Bibliothèque aura pour elfid do mettre « la
science du gouvernement et de l'administration à la portée do tout le monde. » En raison de son caractère national et do la brièveté dos loisii-s qu'ont la |)lu|)art des lecteui*s, elle contiendra dos analyses d'ouvrages, [dutôt que des éditions intégrales. Les rédacteurs feront « succéder autant qu'il se pourra un auteur moderne à un ancien », ils recueilleront « les discussions intéressantes et tous les résultats des assemblées provinciales ainsi (|ue les arrêtés de chaque législature », ils feront « connaître aussi tous les ouvrages relatifs à ce plan à mosui-e qu'ils paraîtront ; on se permettra mémo des rétiexions critiques. »
(îe programme, très vaste, fut exécuté tel qu'il avait été con«;u pondant 2 ans. Chaque mois paraissait un tome. La Bibliothèque donna des analyses très complotes de beaucoup de traités anciens : La Politique d'Aristote, la Uépubli({ue do Hodin, le Prince de Machiavel constituèrent l'objet principal du tonn^ I. Les Essais moraux et politiques de Hume, le Traité du gouvernement civil do Locke