‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 235 sur 520 · I.F RlfpiIRMr.AIN · texte numérisé non relu

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de tous les partis qui se forment contre elle, de quelque masque qu'ils se couvrent. J'y ai toujours vu un homme prêt h sacrifier ses propres idées au bien de la paix et constamment uni à ceux qu'il regarde comme ayant des vues pures et un véritable zèle, quelque différence qu'il puisse y avoir entre eux et lui*. » En conséquence, il déclarait à Viellard qu'il rompait tout commerce avec lui.

Brissot, il est vrai, critiqua sévèrement, au début d'avril 1791, la nominatiqn de Condorcet au poste d'administrateur du trésor public ; il déplorait qu'on eût écarté Clavière, et choisi un détracteur des assignats^. Mais ces articles, quelque vifs qu'ils fussent, n'inspirèrent point et ne pouvaient inspirer de rancune à celui qu'ils visaient. Émus tous deux par la crise qui s'ouvrait, ils s'unirent pour une action commune, ils décidèrent, pour dissiper les préjugés qui s'opposaient à l'établissement de la République, de créer un journal nouveau, journal d'instruction et non d'informations, dont le titre était tout un programme, le Républicain, Paine allait quitter Paris ; son ignorance du français l'empêchait d'ailleurs de rendre grand service à ses amis. L'on chercha d'autres collaborateurs: l'on organisa la propagande, et le journal parut ^.

II. — Condorcet y publia trois articles*, une Lettre d'un jeune mécanicien aux auteurs du Républicainy satire charmante de l'inutilité d'un monarque, véritable a automate » constitutionnel ; un traité doctrinal assez étendu « sur l'institution d'un conseil électif », enfin le discours « de la République » qu'il prononça au début de juillet, au Cercle social, au milieu d'une très grande

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