‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 249 sur 520 · Triomphe de ta royauté, p · texte numérisé non relu

Triomphe de ta royauté, p

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leurs articles. Durant tous 4es mois de juillet, d'août, Condorcet est en butte à des attaques incessantes. Les Actes des Apôtres^ qui l'avaient si souvent raillé, ne lui laissent plus aucun répit*. UAmi du Boi de Roy ou garde une attitude plus correcte en apparence ; mais il manifeste une indulgence cruelle en disant : « Qu'un académicien tel que M. Condorcet se déshonore gratuitement par ses extravagances républicaines, cela pourrait paraître plus étrange, si Ton ne savait pas » qu'il n'a cessé de déraisonner du moment qu'il a quitté ses calculs pour se jeter dans la littérature^. Le Journal Général de la Cour, plus violent, contientdes allusions constantes aux légèretés de M"'" de Condorcet'. La Feuille de jour de Parisau et VxXmi des Patriotes * signalent avec complaisance tous les écrits où se trouvent réfutées les doctrines de Condorcet. L'auteur de la Gazette universelle, plus habile, cherche à mettre constamment le philosophe en contradiction avec lui-même. 11 oppose, selon ses propres expressions, la « personne morale » à « la personne physique », le « sosie moral de 1789 » au « sosie physique de 1791 » ; il s'appuie tantôt sur V Essai sur les Assemblées provinciales y tantôt sur les Mémoires sur V Instruction publique^ et il faut reconnaître qu'il a su marquer, avec précision et finesse, le chemin parcouru par Con-

1. Par exemple t. IX, n* 256, p. 11-12, à propos du refus de Lavoisier d'accepter aucun traitement pour sa charge de commissaire :

A l.avoisier

Ton égal en vertus, le cligne Condorcet,

Depuis ()u'il n'est plus noble, a lorgné la fortune.

Blasé d'honneurs, pour lui la gloire est trop commune,

C'est une illusion, il lui faut de l'effet.

Il est beau d'être inscrit au temple de Mémoire,

Mais celui de Plutus a son mérite aussi,

L'académii'ien, pour reposer sa gloire.

En gros financier se transforme aujourd'hui. A partir du débrl de juillet, c'est surtout le poste de gouverneur du dauphin que les Actes des Apôtres blâment Condorcet d'avoir en vue. Cf. X, n- 271, p. 7.

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