L\ DISCUSSION
et infidèle, et nous en sommes réduits aux conjectures. Condorcet répondit vraisemblablement à ses contradicteurs qu'il avait maintenu provisoiremehtTétatde choses existant, qu'il importait avant tout d'assurer aux enfants de la première division la possibilité de s'instruire, et ([ue plus tard on aviserait à remédier aux défauts révélés par Texpérience : l'article fut adopté *. Quelques instants après, le comité aborde la question de la laïcité. Vayron déclare que « si les parents ne trouvent pas dans les petites écoles la continuation de l'enseignement religieux donné dans la maison paternelle, ils regarderont comme insuffisantes » les dispositions de l'article 6 ainsi conçu : cr La religion sera enseignée dans les temples par les ministres respectifs des difTérents cultes. » 11 a peur que l'école neutre signifie Técole athée et impie pour les croyants ; il demandeque l'instruction confessionnelle soit donnée dans l'école. Mais la plupart des commissaires furent d'un autre avis ; ils jugèrent que le maître séculier n'avait pas à s'immiscer dans les choses de la foi, et qu'il serait impolitique d'édicter une mesure, qui semblerait à beaucoup une marque de défiance à l'égard des prêtres constitutionnels ; l'article 6 fut voté : le comité acceptait l'idée fondamentale de notre système actuel d'instruction publique 2. Le 22 février, il adopte la fin du titre 11 [Ecoles primaires). Dans les villages au-dessous de 1 500 habitants, l'enseignement sera mixte et donné, dans un local unique, par un instituteur ; dans les villes d'une population supérieure, les deux sexes seront au contraire séparés : il y aura au moins deux écoles distinctes dirigées, l'une par un instituteur, l'autre par une institutrice ^.
Le titre 111, relatif aux écoles secondaires, fut accepté sans débat au cours de la même séance ^ Le titre IV, qui concernait les instituts, fut l'objet d'une discussion plus sérieuse: Theule, Arbogast, Lacépède et Vayron présentèrent des observations ; il