‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 348 sur 520 · Ayni du Uoi. Oloyou), 22 avril · texte numérisé non relu

Ayni du Uoi. Oloyou), 22 avril

l'ajoirnement 379

férée. Et, en eiïel, lo I;ibcnr immense du comité demeura vain : la Législative, malgré de» intentions fort louables, ne trouva pas le loisir de discuter le rapport qui lui était soumis. Elle demanda bien, vers le milieu de mai, « un aperçu des frais que » coûterait « le nouveau plan d'instruction publique' », et Condorcet s'empressa, avec Taide de Romme, de déférer à son désir, de lui adresser une note où il rappelait la nécessité d'agir et d'édicter la réforme ^ ; mais tous ces actes ne furent suivis d'aucun effet, et l'Assemblée n'utilisa point les documents qu'elle avait réclamés. Peut-être jugea-t-elle que toutes les ressources publiques devaient être affectées à la guerre, et qu'il était impossible d'engager d'autres dépenses élevées, quelle que fut leur utilité. Condorcet dut bientôt reconnaître lui-même que l'heure n'était pas propice à l'institution qu'il rêvait. 11 négligea de plus en plus, nous allons le voir, le comité d'instruction pour se consacrer à une autre œuvre, la lutte contre le roi.

Lorsque celle-ci se fut terminée par la journée du 10 août, il s'employa de nouveau à faire inscrire à l'ordre du jour la discussion de son Rapport; mais ses démarches furent vaincs^: l'Assemblée législative, comme la Constituante, se sépara sans avoir réalivSé une réforme, dont, plus que sa devancière, elle avait compris l'importance; mais elle laissait comme héritage à la Convention qui allait lui succéder, et aux générations ultérieures, un travail admirable, le Rapport de Condorcet : c'est de celui-ci que se sont inspirés Romme et, plus tard, les fondateurs de notre enseignement public.

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