‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 385 sur 520 · Lettre ù un jeune Fninmis, (Kuvrcs, I · texte numérisé non relu

Lettre ù un jeune Fninmis, (Kuvrcs, I

RAPPORT DE CONDÔRCET 419

rians le comité chargé de discuter ces objets. Mais un tel décret ne f)ouvait obtenir le suffrage de TAssemblée '. » Aussi, dans leur séance du 8 août, les commissaires décidèrent-ils de ne point encore proposer une solution ferme à la Législative, mais de lui montrer la nécessité de soumettre un problème aussi grave à « une discussion étendue* ». Ils chargèrent leur président de rédiger un « rapport général préparatoire », dont la lecture fut inscrite à Tordre du jo!,ur du lendemain 9 août '. Ils espéraient que l'annonce du débat calmerait les passions populaires et ajournerait Témeute. Dès que l'Assemblée aurait opté entre les divers systèmes en présence, ils pourraient lui présenter un plan complet de gouvernement. Ils avaient, au cours de leurs séances, réglé la situation des agents financiers de la nation ou du roi (commissaires de la trésorerie, bureau de comptabilité, liste civile) *, préparé un projet de loi « sur les pétitions des corps administratifs'' », agité le problème de la régence, entendu trois mémoires sur Téducation du prince royal mineur ou du roi mineur *, arrêté l'envoi dans les départements de députés, véritables représentants en mission, « afin de rallier toutes les opinions à un centre commun (le Corps législatif),... de visiter les différentes armées' ». Ainsi, dès que l'Assemblée aurait manifesté sa volonté, il leur serait facile de lui soumettre un rapport définitif.

Condorcet s'acquitta ponctuellement de sa mission : le 9, son travail était prêt. Jusqu'alors il avait fait lire par de Bry, par (inyton, les adresses ou les décrets qu'il avait rédigés". Mais ici riiistanl est solennel : il vient en personne défendre, avec son

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