‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 384 sur 520 · ilagau, op. cit., p · texte numérisé non relu

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4. Prorès-verhal de la Commission (6 aoûl). (îf. Thermomètre du jour, 17^3, I, 38 et Chronique de t^aris, 1793, I, 33 (Discours de Guadet).

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\c 7 aonl, par réliide d'une antre aiïairo éjralement grave, celle (le Lafa>etle. De Hry fnt nommé ra|)|)orteur à la place de Muraire, malade ; et la cmn mission décida, à une faible majorité, de demander contre le général un décret d'accusation *. Condorcct, qui n'avait point voulu innocenter un coupable, ni condamner un adversaire personnel, s'était abstenu -. Le cas de Lafayette réglé, on revint à la (juestion de la déchéance. La situation s'aggravait rapidement; les sections préparaient ouvertement une insurrection générale; le roi ne manifestait aucun repentir; il rappelait au contraire sous main ses gardes: le temps n'était plus à une politique de modération et d'attente ; il fallait être ou pour ou contre le peuple.

Condorcet n'avait plus à opter; il eiit voté la déchéance; il se rallia sans hésiter à la motion de (îensonné. La déchéance, si Ton observait strictement les clauses de la constitution, ne pouvait être prononcée qu'à la suite d'une longue enquête et d'une action judiciaire : or les Parisiens étaient impatients de tout délai. D'autre part, toute |)nK'édure exptklitive, mais illégale se heurterait à la résistance passionnée d'une grande partie des députés, peut-être à celle d'un nombre important de corps constitués et de simples citoyens : la suspension du roi était un acte absolument constitutionnel, et la Législative n'excédait pas ses pouvoirs en la proclamant: la motion de (îensonné présentait encore ce grand avantage, qu'elle rendait nécessaire la convocation d'une Convention. Condorcet ne souhaitait point que l'Assemblée prolongeât son existence ; il la jugeait trop divisée, trop incapable, trop discréditée pour servir utilement la liberté ; de plus. Ton ne pouvait attendre d'elle, vu sa composition, qu'un changement de roi, et non pas un changement de régime. D'une Chambre nouvelle, munie de pleins |)ouvoirs, Condorcet espérait la destruction du trône et l'avènement de la Hé|)ubli(|ue^.

La majorité des Vingt et ITn, y compris Vergniaud, fut du même avis que lui : mais il restait à faire adopter le plan de (rensonné par la Législative, et il était fort douteux (|ue la commission piU y réussir. « Ce plan |)araissait réunir la majorité des suffrages

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