‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 417 sur 520 · îbid.y 18 décembre, p · texte numérisé non relu

îbid.y 18 décembre, p

i. Ibid.y 12 octobre, p. 1141.

454 LA POLITIQUE INTÉRIEORE

gnard, il écrira : « Aurez-vous le parti des départements et celui de Paris, et c'est là le seul auquel on ait essayé de donner quelque existence ? Eh bien 1 non, parce que Paris sait qu'il oe peut subsister que par les départements, et les départements savent que dans un premier foyer de liberté, une nation dis" persée serait nécessairement esclave ^ , i» Que la Convention. (fautre part, s'occupe de faciliter les subsistances, de soulager la misère, qu'elle diminue les inquiétudes et la nervosité du peuple, et la confiance quelle aura eu dans le bon sens des Parisiens se trouvera justifiée*.

III. — On comprend dès lors le chagrin que causèrent à Condorcet les dissensions de l'Assemblée.

Le 15 octobre, il cherchait encore à se faire illusion à luimême. « La Convention, écrivait-il, n'olfrir^ pas aux peuples le spectacle affligeant de divisions intestines, puisqu'elle n*a pas d'intérêts divers à combattre, et qu'il n'existe pointde chefs dangereux en puissance, en fortune, en crédit autour desquels les mécontents ou les malintentionnés puissent se raUier. Des haines, des préventions, des passions particulières ne forment point ce qu'on appelle des partis. Il en résulte des luttes, mais non pas des scissions ^ » Mais, le l'"'" novembre, plus sévère et plus juste, il avouait (|ue ses collègues hii semblaient « mettre trop d'importance et s'ofcuper avec trop de passion de discussions particulières ou même pcrsonnolles; et — fijoutait-il mélancoliquement — ce n'est pas un moyen de les éteindre ^ »

Si rAssomblée perd ainsi son temps en débats stériles et compromet son autorité on discussions passionnées et scandaleuses, la faute en est surtout, ('.ondorcet ne se le dissimule pas, aux Uolandistes. à la majorité des (iirondins. Sans doute les partisans de Uobespierro ne sont point exempts de reproches, et Con<lorcet s'indigne des calomnies qu'on propage sur le compte de Hrissot et de ses amis, des im[>utations mensongères qu'on dirige contre leur patriotisme et leurs intentions^. Mais les Giron-

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