‹ Condorcet et la révolution françaiseChapitre 460 sur 520 · Sur la nécessité d'établir.,.. Œuvres, XII · texte numérisé non relu

Sur la nécessité d'établir.,.. Œuvres, XII

SÛO bANS l\\ttênté

il s'abandonne à quelques bommes. La paix intérieure ne peut renaître, tant que les citoyens n'auront pas dans une constitution adoptée par eux un point central autour duquel ils puissent se rallier. Le gouvernement n'aura point d'activité, tant qu'il restera privé d'un appui certain contre les résistances particulières; il n'aura pas de force, tant qu'il n'existera pas une barrière qui, en prévenant les dangers de l'usurpation, écarte la défiance *.» Tous les amis des abus, de la royauté, de la liste civile, les fervents de l'ancien régime, les ambitieux, les agitateurs, tous ceux qui vivent de la Révolution cberchent à ajourner, les défenseurs de la République doivent par cela même travailler à liàter Tavènement d'un régime légal et régulier-.

Le vote de la constitution n'est point le seul résultat à atteindre ; il est nécessaire que la Convention se concilie la faveur du peuple par des mesures démocratiques et égalitaires, qu'elle réalise les diverses réformes dont Condorcet avait, à la veille du jugement du roi, signalé l'importance, qu'elle fasse « cesser l'inquiétude sur les propriétés^ », qu'elle ne manque point d'expliquer aux citoyens ses décrets susceptibles d'être mai interprétés ou de provoquer (juclque animosité. Il faut enlîn réorgani.ser les diiïérents organes de l'administration centrale, surtout le ministère de la guerre, qui, sous un chef tel (|ue Pache, s'est déshonoré, et par son inertie, et par ses désordres, et soumettre tous les fonctionnaires à une exacte surveillance*.

Page 1