Législative et Convention
22. Papiers relatifs aux Finances, aux Poids et aux Monnaies.
23. Papiers relatifs à VInstruction publique et au Tableau des progrès de V esprit humain.
24 et sq. Papiers philosophiques ou scientifiques.
Nous renvoyons pour plus de détails à l'Inventaire analytique que nous avons dressé des papiers de Condorcet pour la bibliothèque de rinstitut, inventaire trop développé pour qu'il soit possible de le reproduire ici.
Ces manuscrits, en outre de l'intérêt historique qu'ils présentent, offrent l'avantage de mettre en pleine lumière la méthode de travail de Condorcet. On trouvera dans la communication faite le 6 février 1904 à l'Académie des sciences morales et politiques l'exposé des résultats auxquels nous a conduit notre travail. Nous rappellerons seulement en quelques mots nos conclusions. Condorcet a écrit tout ce qu'il pensait, et voulait exprimer. Certains de ses ouvrages avaient à ses yeux une valeur particulière, et un caractère éminemment objectif: avant de les rédiger, il s'est dressé une sorte de questionnaire logique, très serré et très rigoureux. Il a formulé ce questionnaire, semble-t-il, sans hésitation, et sans relouche ; et il s'est borné à reprendre et à développer les réponses sommaires qu'il avait inscrites au-dessous de chaque question. Tel est le cas du projet de Constitution, du Tableau des progrès de l'esprit humain, des Réflexions sur ce qui a été fait par l'Assemblée nationale.
Pour les autres ouvrages, au contraire, Condorcet se laisse aller à son inspiration, sans plan préétabli. Cet homme de réflexion cède à la hâte de ses pensées ; ses manuscrits sont criblés d'incorrections niaténelles, de mots oubliés : certaines phrases, où la négation est omise, ont un sens apparent contraire à leur sens réel ; d'autres sont inintelligibles. Mais bientôt l'auteur, la fièvre de la première idée passée, se reprend. Il s'aperçoit qu'il a oublié certains arguments et vite, il inscrit en marge des notes plus ou moins longues ; pais il revient en arrière et corrige à tel point que son manuscrit devient illisible. Il œcopie aloi-s son œuvre, s'arrèto, remanie, parfèis de fond en comble, son texte. Parfois, au cours de ce travail^