XI, 4S
(4i Jbid., 509.
(5) lôii/., 519, 520 et fq.
Coudorcet 41
fuite du numéraire par une applicalion de la loi deGresham : la mauvaise monnaie, les assignats, met en fuite la bonne, le numéraire (1) ; il explique aussi l'apparition du double prix, suivant que le paiement se fait en argent ou en assignats, et les moyens d'y remédier (2).
Dans deux, opuscules {Des lois constitutionnelles sur l'adminisl7\ition des finances (Ij), 19 juin 1790; Sur la Constitution du pouvoir chargé d'administrer le trésor national) (4) il développe deux idées essentielles : l'exécutif ne doit avoir aucune influence sur les finances publiques, qui relèvent entièrement du législatif c'est-à-dire de la nation ; tous les agents du trésor doivent être responsables devant le législatif. Enfin, il propose un plan complet de réorganisation financière (o) qui passa en partie dans la loi du 17 septembre 1791 et dans la Girondine elle-inêrae où nous le retrouverons.
Il publia deux importants mémoires sur la fixation de l'impôt, une étude technique sur Viwpôt personnel, et cinq mémoires approfondis sur les monnaies (6).
Il prit la direction des éludes qui devaient aboutir à décréter l'uniformité des poids et mesures. 11 fut chargé par l'Académie des sciences d'entrer en rapport direct avec l'Assemblée nationale où il conduisit une députalion (séance du 12 juin 1790). C'est lui enfin que l'Assemblée nationale chargea de rédiger une Instruction adressée aux directoires des quatre-vingttrois départements et de centraliser les renseignements recueillis (7).
Après la suppression du poste d'Iuspecteur des monnaies (13 août 1790) il fut nommé par Louis XVI commissaire de la Trésorerie dans le comité qui comptait 6 membres. 11 y prit aussitôt la première place et contribua puissamment à faire élaborer un plan de réorganisation financière qui aboutit à la loi du 17 septembre 1791. Il avait été auparavant chargé
C2) nid., 537-538.
(5i Ibid., 54T-5TT.