‹ CondorcetChapitre 28 sur 165 · CONCLUSION DES CHAPITRES II ET III · texte numérisé non relu

CONCLUSION DES CHAPITRES II ET III

La période qui s'achève et que nous venons d'étudier dans les chapitres II et III est moins longue que la première ; elle ne compte en effet que deux années pleines (mai 1789-jain 1791) au lieu de quarante-six (1743-1789, dont trente consacrées à la méditation et à l'action sociale et politique : 1759- 1789).

Quoique reserrée dans des limites peu étendues, cette seconde période a été très longue à étudier, tant à cause de l'importance des événements qu'on y découvre, qu'à cause du nombre considérable d'ouvrages, d'opuscules et d'articles publiés par Gondorcet (on en compte près de 40 !), et destinés soit à apprécier ces événements, soit à les préparer ou à les diriger.

Il a traité les problèmes les plus importants du droit constitutionnel : déclaration des droits, droit électoral, le régime censitaire, l'électorat des femmes, l'unité du pouvoir législatif et sa prépondérance sur l'exécutif, subordination de l'exécutif et son remplacement par un conseil élu, le référendum constitutionnel en attendant le référendum législatif, organisation du Trésor pubUc, théorie des impôts, — il n'a laissé dans l'ombre aucun des problèmes agités par ses contemporains, il les a tous ou énoncés ou réfléchis, et, sur tous, il a proposé des solutions profondes, solidement assises et déduites.

Il a été dans cette période le miroir fidèle et le cerveau

Page 1