PREMIER ARRONDISSEMENT
Quartiers.
Roule.
Champs-Elysées.
Place Yen dôme.
Tuileries.
EDIFICES J LIEUX ET CURIOSITES REMARQUABLES
lae Palais et le Jardin des Tuileries. — f/Àrc de Trions plie de la, place du Carrousel. — Sâ’Uglise de la BSadeleîne. — l[»a place Vendôme et la Colonne qui est au milieu. — Si’ Assomption. • — place de la Concorde. — S»e pont de la Concorde. — ]Les bâtimens dits du darda- Meuble. — Sa’Hôtel du Finistère des Finances. — lies Champs-Elysées* — £,e Palais de l’Elysée -Eonrbon . — - lia Savonnerie , quai de Biily. — Is’Mospice Beaujon. — Se Pont d’ïéna. • — la’ Arc de Triomphe de l’Étoile. — 1/11glise Saint - S?hilïppe du Moule. — Sse. Collège Bourbon. — Chapelle expiatoire de Snouis X1TÏ.
Paroisse.
Eglise de la Madeleine.
Succursales.
Saint-Louis, chauss. d’Antin»
Sa i n t-Ph i li p p e- d u - R o u le . Saint-Pie rre-de-Chaillou
Mairie, rue du ï’aubourg-Saint-Honoré , n° 14.
&e Palais des Tuileries,
Catherine de Médicis, mère de Charles IX, voulant avoir une habitation séparée de celle du roi , chargea Philibert de Lorme, son architecte, de lui bâtir un
terrain d’une tuilerie qui, pendant quatre siècles, avait fourni toutes les tuiles qu’on employait à Paris, fut acheté en partie vers l’an 1342 , par Désessarts et de V Hier o i , ils y firent construire deux maisons assez considérables, entourées de cours et jardins. Dans la suite François 1er acquit ces propriétés par échange. C'est sur les ruines de ces deux maisons que furent jetés, par ordre de Catherine de Médicis , les fondemens du palais des Tuileries, en 1504.
La reine se dégoûta bientôt de son entreprise, de sorte qu’il n’y eut que le pavillon du milieu, les deux ailes qui l’accompagnent, et les pavillons qui les terminent, qui furent élevés par de Larme.
Henri IV fit continuer et agrandir ce palais, et commencer la galerie qui le joint au Louvre du côté de la rivière. Sur les desseins cVE tienne Duperai , son fils Louis XIII y fit faire aussi des augmentations , par Ducerceau ; et, s’il faut en croire ce que ce dernier nous en a conservé, le palais devrait avoir une étendue bien supérieure à celle que nous représente la ligne de bâtimens qui existe aujourd’hui : quoiqu’il en soit, l’édifice fut modifié et. augmenté sans mesure; car au lieu de trois pavillons et de deux ailes de bâtimens, il se compose de cinq pavillons ou avant-corps, et de quatre arrière-corps ou ailes.
Enfin Louis X1Y ordonna, en 1G64, à ses architectes le Veau et Dorbay , de travailler à ce palais. Ce sont eux qui ont ajouté à l’avant corps du milieu l’ordre composite , l’attique , le fronton, et remplacé son toit, qui était rond, par le dôme carré que l’on voit à présent.
Ces architectes firent démolir un fort bel escalier en vis , chef-d’œuvre d’exécution et de solidité, construit paT Philibert de Lorme; il occupait le centre du pavillon du milieu, il était creux étayait 27 pieds de
palais
Le
diamètre qui, divisés en trois parties égales, en donnait neuf pour la longueur des marches de chaque côté, et autant pour la largeur du vide du milieu. Cet ouvrage, par sa position sous le vestibule, masquait la vue du jardin.
La partie la plus estimable du palais de de Lorme et qui a subi le moins de changeai ens, est celle des deux pavillons qui sont aux bouts des galeries découveites du cote du jardin, iis sont décorés de deux ordres , l’un ionique et Pau ire corinthien. L’attique couronnnait les deux ordres a été abaissée et simplifiée : on a de tout temps beaucoup loué l’ordre ionique du rez-de-chaussée. Il règne entre le fût et l’entablement une harmonie très-satifaisante. On reproche à cette ordonnance trop de recherche dans les ornemens; on voudrait plus de pureté , de simplicité dans le chapiteau ; enfin on prétend que l’excessive richesse de l’ionique fait paraître le corinthien qui est dessus trop pauvre et trop sec.
Le palais des Tuileries offre un déplorable exemple de ce que produisent le défaut d’unité de plan et l’antipathie qu’ont naturellement les achitectes pour continuer, dans le meme ordre, des ouvrages qu’ils n’ont pas commences eux-mêmes : tellement qu’on pourrait dire des Tuileries ce qu’un Anglais disait du palais de Fontainebleau : C’est un rendez-vous de pavillons^ d ailes de bâtimens , de galeries disposés sur une même ligne; mais du reste indépendans les uns des autres. L’ensemble d’ailleurs présente un coup d’œil désagréable, les pavillons des extrémités sont d’une grosseur demesuree relativement aux autres masses de 1 ediflee ; les avant-corps qui terminent les galeries découvertes du coté du jardin sont d’une forme bizarre, étant plus larges du coté de lacourque du côté du jardin^ ee que l’on reconnaît avec peine en jetant les yeux sur leur toiture. En général les combles sont trop lourds , etcertaines faces de l’édifice, particulièrement celles des pavillons extérieurs, sont criblées de trop d’ouvertures qui, divisées en quelques endroits par des planchers à l’in» téiieur, présentent au dehors une grande multitude de pevsiennes, ce qui ferait prendre ces corps de bâti- «sens pour des maisons bourgeoises.
Cependant cette ligne de construction n’a pas moins de 170 toises; quelle magnifique façade et . avec les mêmes dépenses , un homme de genie eut produit sui un emplacement aussi favorable. Le mal est maint nant irréparable; il se peut qu’il se rencontre un ] oui un architecte assez luirai pour formel le projet de masquer au moins tous les corps et airiere-coips {u donnent sur le jardin, en les couvrant dunecon s truc Lion régulière , à peu près comme on le p.aUqus au Louvre du temps de Louis XI V , SU1 le . j,
regarde la rivière, d’où il résulta que i ancienne ta-
cade devint un mur de refend.
I?Iace du Carrousel.
A l’orient du palais est une place fort vaste, a peu près de figure carrée , divisée en deux parties par une grille. Cette place tire son nom d’une fete extraorcu maire que Louis XIV y donna les 8 et 0 juin 1062 Cette fête, composée de courses, de ballets, é Carrousel. 11 existait encore du temps de Louis X V sur la place qui nous occupe, des fours de fabricant de tuiles- elle fut considérablement etendue a cette époque, puis resserrée par des constructions et des inurs de clôture. La cour même des luileiies était
subdivisée en plusieurs autres. ■
Le 24 décembre 1800 (3 mvose an iX) le pienncr
consul Bonaparte se rendant à l’Opéra, une nnclune, . S i ' i Lin d» I a me. fvamt-LVi'
consul Donapane “ — f i « • . i\r;
dite infernale , placée à l’entrée de la rue Samt-Nn caise, nt une explosion si terrible qu une cinquantaine d-3 maisons furent fortement ébranlées. Ces maisons furent démolies, et la place du Carrousel déblayé e et agrandie. . e
C’est du côté du Carrousel principalement que furent .attaquées les Tuilries à la fameuse journée du 10 août 1792. Les trous que les boulets des assaillant avaient faits dans les murs da palais furent bouches avec des pierres sur chacune desquelles on avait ecri io août; Bonaparte fit effacer ces inscriptions ; mais U est encore très-aisé dé distinguer les pienes.
Arc de triomphe du ©arroïa»al.
Comme nous l’avons dit plus haut, la place du Carrousel est divisée en deux , ou plutôt est séparée de la cour des Tuileries par une grille. On entre du Carrousel dans cette cour par trois portes ménagées dans la grille. Aux portes latérales sont assises, sur des trophées d’armes, des statues colossales ; elles n’offrent rien de remarquable : vis-à-vis la porte du milieu est un arc de triomphe.
Cet arc, élevé à la gloire des armées françaises ou plutôt à celle de Napoléon, fut fondé en 1806 ; son auteur, le sieur Fontaine, se proposa d’imiter l’arc de triomphe de Septime Sévère que l’on voit encore à Home.
L’arc du Carrousel est percé sur îa grande face de trois portes ou arcades; celle du milieu est plus grande que les deux autres. Une quatrième arcade , ouverte dans l’épaisseur du monument , le perce d’outre en. outre, et coupe les trois autres arcades par leur milieu, ce qui pi'oduit huit pieds droits sur lesquels porte tout l’édifice.
Cet arc , comme son original, est surchargé d’ornemens, et c’est malheureusement en cela que consiste tout son mérite ; ses deux faces principales sont ornées chacune de quatre colonnes corinthiennes, élevées sur des piédestaux : les hases et les chapitaux sont en bronze, le fût est de marbre rouge de Languedoc. Ces colonnes ainsi que leurs entabiemens sont en saillie , ce qui produit des ressauts fort désagréables. Au-dessus des huit colonnes sont placées huit statues de marbre représentant des militaires avec les uniformes de la Grande-Année , ce sont un sapeur , un dragon, etc., etc.
Six bas-reliefs à la gloire de Bonaparte sont placés sur les quatre faces de Parc du Carrousel. On voit :
A droite de la grande arcade , entre les colonnes, la Victoire d Austerlitz ; par de Parcieux.
A gauche, la Capitulation devant U Un ; par Castelier.
Du côté des Tuileries :
A droite, V Entrevue des deux Empereurs ; par Rame j.
A gauche, Y Entrée à Munich; par Clan dion.
Sur la face du midi , la Paix de Presbourg ; par Le sueur.
Sur la face du nord, VEnlrée à Vienne; par de Seine.
Enfin cet arc de triomphe était couronné par un quadrige ou char triomphal traîné par quatre chevaux conduits par la \ ctoire et la paix.
Le char, ainsique ses roues, étaient formés d’une charpente de barres de fer sur lesquelles on avait fixe des tables de cuivre avec des clous. Les deux statues allégoriques étaient de plomb, le tout était dore: en somme c’était un très-mauvais ouvrage ; iln’avait pas cinquante ans à exister ; on eut dit que ses auteurs prévoyaient sa destruction prochaine.
Quant aux chevaux, ils étaient antiques , fondus a Corinthe , ils furent attelés au char du soleil, environ 200 ans avant J.-C. Les Romains ayant saccage cette ville, les chevaux furent portés à Rome, de là ils passèrent plus tard à Constantinople , puis de cette dernière ville à Venise , puis de Venise a Paris, puis enfin de Paris à Venise où ils sont maitenant.
Lors de la première invasion des Coalisés, tous les monumens furent respectés ; l’arc du Carrousel ne perdit, à cette époque, que les inscriptions en lettres dorées qui se lisaient au-dessous des bas -reliefs ; il n’en fut pas à beaucoup près ainsien 1815; ce monument fut dépouillé de presque tous ses ornemens : d’abord les étrangers enlevèrent ce qu’ils croyaient leur appartenir ; les chevaux, le char durent suivre nécessairement. Les bas-reliefs furent déplacés, mais non détruits ; ils ont été replacés depuis la révolution de 1830. On efiaca l’image de Bonaparte sculptée au-dessous de la grande arcade et quelques aigles; toutefois on oublia qu’il y en avait au-dessous de chaque modilîon, elles s’y voient encore.
L’édifice dont nous parlons vient de recouvrer toute sa gloire, à peu de chose près : un char de bronze, portant la statue de la restauration, attelé de quatre chevaux de meme matière, remplace l’ancien quadrige ; cet ouvrage est de Bosio , sculpteur du Roi. On trouve que la pose de la statue de la restauration n’est
pas heureuse , que le fardeau semble un peu léger pour les quatre chevaux qui la traînent; ces chevaux valent bien certainement les anciens, dont le principal mérite consiste dans leur antiquité; mais ils sont mal accouplés, mal attelés- Peut-être, au lieu de leur faire détourner symétriquement la tête à droite et à gauche, ce qui n’est guère naturel , eût-on mieux fait de diriger toutes les têtes en avant.
Des bas - reliefs représentant les actions glorieuses du duc d’Angouîême en Espagne, furent mis à la place des anciens. Ces bas-reliefs en plâtre sont détruits.
L’arc de triomphe du Carrousel a 43 pieds de haut, 60 pieds de large et 20 pieds 6 pouces d’épais. Ces proportions sont de beaucoup trop faibles pour un. monument situé au milieu d’un espace si vaste, et environné de pavillons et de corps de bâtimens si vastes et si élevés, aussi produit-il peu d’effet, vu de quelque distance. On ferait bien de le transporter ailleurs, si cela est possible, comme on l’a annoncé dans le temps.
Avant de quitter le Carrousel, le lecteur peut jetter un coup d’œil sur les deux corps de bâtimens qui le bornent au nord et au midi. Nous nous en occuperons spécialement lorsque nous décrirons lé Louvre et les Musées qu’il renferme; passons pour le moment dans le jardin des Tuileries.
Jardin des Tuileries.
Ce jardin, avant Louis XIV, était séparé du palais par une rue qui s’appelait aussi des Tuileries ,• alors il était à peu près ce que le jardin des Plantes est aujourd’hui ; il y avait des étangs, un chenil, des volières, des ménageiies, même une garenne; des murailles et des fossés en défendaient les approches.
Le célèbre Lenotre fut chargé, en 1663, de mettre de l’ordre et de la régularité dans ce jardin; cet artiste, comme on sait , avait un penchant décidé pour la symétrie ; ce goût est dominant dans le nouveau jardin.
Deux terrasses , parallèles, l’une au nord, l’autre au midi, partant l’une et l’autre des pavillons externes du Palais, environnent une vaste plansmétrie de 376 toises
de long sur environ 150 de large du côté de l’occident; les deux terrasses se rapprochent jusqu’à la porte d’eutrée, de là elles se replient, dans l’intérieur, en fer à cheval et s’abaissent progressivement jusqu'au sol du jardin, proprement dit : à partir du Palais, la terrasse du nord est plus basse que celle du bord de l’eau, mais à partir de l’extrémité occidentale du bois , leurs hauteurs sont égales , ces terrasses sont plantées daibies et ornées, en partie, de statues de marbre et de bronze.
La terrasse du midi est beaucoup plus large, mieux plantée , plus agréable que celle du nord ; dans le temps elle fut spécialement affectée aux promenades de Marie- Louise pendant sa grossesse; c’est alors qu’on exécuta le passage souterrain, dont une ouverture, actuellement bouchée, est à l’extrémité orientale de cette terrasse, et l’autre dans le palais des Tuileries; toutes les issues furent fermées par des grilles qui existent encoie, et dans le petit bosquet qui couvre l’espace que la terrasse, en s’élargissant, laisse au couchant , on construisit le pavillon en forme de tente peinte et dorée, qui s y voit encore. La même terrasse servit aussi de promenade, pendant sa grossesse, à madame la duchesse de Berry, la princesse sortant du pavillon de Flore s y rendait a
travers une haie de soldats. „
La partie plate du jardin se divise en trois sections principales : le parterre du côté du château , le bois et l’espace découvert du côté du couchant.
Le parterre est subdivisé par des grilles, en tapis de gazon, bordés de piate-bandes plantées d arbrisseaux et de fleurs ; on y remarque aussi trois bassins ; un , c est le plus grand, vis-à-vis la porte d’entrée du palais , et les deux autres à droite et à gauche ; ordinairement le dimanche , des jets d’eau donnent la vie a ces bassins ; le parterre est encore orné d’un grand nombre de vases et de statues , dont nous donnerons les noms plus bas.
Le bois est planté d’arbres très-vigoureux; on y jouit, en été , d’un ombrage fort agréable , mais le sol est tellement foulé , que cette solitude ne saurait jamais taire illusion; uneslarge allée, percée directement en face du pavillon du milieu du cbateau, divise le bois en deux parties, au milieu de ces deux massifs d arbres se rencontrent quelques pièces de gazon ornees de statues
et de constructions en marbre j le massif du nord est séparé de la terrasse par une large allée dite de. ,! gers, parce qu’en effet elle est%ans l’a belle ^0^ ornee de deux rangs d’orangers; autrefois elle était couverte de gazon; à ses extrémités sont des statues Au couchant du bois est un grand bassin de 'figuré octogone, du milieu duquel s’élève un jetA’eau de 10 mè
très de hauteur , les dimanches et les fêtes. aUdel0me~
• t^PTS L™U\S XtV? et surCout depuis la révolution le
’afiin dT Tuderr,es a r.e<?u lm §rand «ombre d’améliorations ; la muraille qui fermait à l’extérieur la terrasse
du nord, a ete remplacée par une belle grille , dont les
Weaux sont terminés par des fers de lance dorés des
^ mar’b,'e’
stj hrr • t ’turem
nuits, on planta des arbres nouveaux sur les terrasseset des statues de marbre et de bronze , tirées des parcs de diverses maisons royales, vinrent augmenter ll rt chesses de ce jardin ; la grande allée fin élargie et !eS constructions qui couvraient en partiales terrasses mii donnent sur la place Louis XVI f disparuVen” emièlèenPn 1 ^ te,rral“ î“ ils occupaient fut nivelé et planté • enܰrement iS0'6 de --e prol
Statues et vases du Jardin des Tuileries avant 1832.
sta^eTmfh^ ^ Ÿ Veaudu côié du palais. — Cinq Diane le T J °nZe ’ ^«tinous 5 Hercule et Théièphe^
Apollon du Belvédère, VénuSPpu-
d.S'lew'.o™,*"* “n fnliey P^'^quel on descend i U bou’ sot^ un enfoncement pratiqué dans un des murs qui soutiennent cet escalier, Cléopâtre cou chee au moment où elle vient d’être piquée par l’aspic
copies l(le Pan ri que!* S°“ ^ ’ Ce‘ bronze, sont
f Pb),n£ de statues sur la terrasse du nord.
* fieu v e Ac^h'rba^rS
àeipent, par Bosio ; quatre vases.
Terrasse varrallèle au palais.— Partant; de la porte Tel 1 asse pai icu ' d’après l’antique , represen-
d’entrée adroite, bi onze, cl ap \ gemble en
tant un esclave qui aigu ■ ^ gatiOIP Flore et Zéphir,
même temps écouter une conversauon,^ m ^ ^ ^ ’
Hamadryade par “""j0 ^ c*tte statue qui donna
îy.’srA'to.
Æ carquois , un
""ce^pecoLien^n^à^e^
jesï ~
Péie: lon„ du bord oriental du bois à droite de la grande ikt Flore d’après l’antique , Diane , deux rases.
’r*' t • , ; Hercule Farnèse tenant dans une
ni ai nies' ponun es d’or du jardnr des
, f “i tZX' ï* aemtÆuire al inilieu
duquel est Apollon , jeune ; de, antju, s^t ~
SÎSt
t“ autrefois à Marly; elles sont
deAuPnnbeu ^’un^autre pièce de gazon Castor et
'PgSùSîSSfSfT
placé derrière. A Marly, ces deux statues étaient pla- ^En^^it^Bacchu^et'liercule^î'eune; deux lutteursj un STeÏongdu bois, du cètè du couchant, à droite de là versée^ \ ses" côtés est une urne pleine d’anneaux en-
lèves aux chevaliers Romains tués à la bataille de Cannes j, l’Hiver, l’Automne, une Vestale, Bacchus ; a gauche, Seipion , l’Été , le Printemps, Agrippine,
Au bas des terrasses sont quatre groupes de fleuves; à gauche e*a regardant le couchant, le Nil, la Seine et la Marne ; à droite , le Tibre, la Loire et le Loiret.
Sur le bord des terrasses autour du grand bassin , Apollon et les neuf Muses.
A la porte d’entrée, du côté des Champs-Elysées , Mercure et la Renommée montés sur des chevaux ailés, par Coisevox ; on blâme l’artiste d’avoir représenté ces deux divinités sur des chevaux ailés, s’élançant au-dessus des faisceaux d’armes. ..
Sur les terrasses, aux coins qui sont du côté de la place, deux lions en marbre.
Vers la fin de 1851 , le roi Louis-Philippe ayant fixé sa résidence aux Tuileries, ses architectes ont détaché deux parterres du grand jardin, dans lesquels la famille royale aura la facilité de faire quelques tours de promenade sous les yeux du public, dont elle ne s!era séparée que par des grilles basses et des fossés assez larges et assez profonds pour tenir les indiscrets à des distances satisfaisantes.
Tout le monde sait combien ces travaux ont fait pousser de cris aux journalistes ; c’est de la barbarie, c’est du vandalisme, disait-on, les statues ont été déplacées, mutilées, on a gâté le chef-d’œuvre de Lenotre . Quoi, le roi Louis-Philippe n’a pu se contenter de la demeure de Louis XIV ; du grand Napoléon ? et s’il voulait prendre l’air n’avait-il pas à sa disposition fa terrasse du bord de l’eau? comment! l’élu du peuple s’est permis d’accomplir ce que les despotes ses prédécesseurs n’avaient jamais osé entreprendre; il aushrpé «des biens appartenant à la nation, sans la consulter.
Les journaux du ministère vous disaient: N’est-iipas J liste que le roi des Français se donne la petite commodité que le plus petit bourgeois ne se refuse pas, celle de pouvoir respirer, causer dans un coin écarté de la loule ; il n’est pas vrai que le chef-d’œuvre do Lenotre ait été dégradé (c’est la vérité); convenez aussi que Ifempereur avait formé le projet que Philippe vient
S’exécuter (raison bonne pour des nigauds). En laissant aux promeneurs la jouissance entière de la terrasse du bord de l’eau, le roi a fait preuve de délicatesse et de popularité.
En somme, on ne peut blâmer le retranchement qui vient d’être fait au jardin des Tuileries, il n’a perdu que peu de son e tendue, encore est-ce dans une partie dépourvue d’ombrage, la moins agréable aux promeneurs. Mais on voit avec peine que ces changemens ont occasioné de graves accidens aux statues; en les plaçant et déplaçant; il en est plusieurs qui ont éprouvé des mutilations; Hyppomène et Attaîante, Apollon et Daphné ont perdu bras et jambes : ces quatre charmantes figures sont replacées dans les jardins reserves ; elles courent de front comme auparavant, deux vers le nord et les deux autres vers le midi. Plusieurs autres statues sont encore par terre ; sept à huit piédestaux attendent les leurs, qui seront nouvelles, ce qui nous oblige à passer outre, et à laisser cet article impai iûit. Parmi les statues nouvelles nous remarquons Spartapus, par Foyatier ; un laboureur1 contemplant les ossemens. que sa charrue en déchirant un champ de bataille vient de mettre au jour : c’est la traduction, de ces beaux vers de Georgiques :
Grandiacjue eff ossis inircibiluv ossa sepulchris.