‹ Conducteur général de l'étranger a ParisChapitre 72 sur 114 · IIS · texte numérisé non relu

IIS

HOSPICES , HÔPITAUX , MAISON DE REFUGE ET ÉTA- BLISSEMENS DS BIENFAISANCE.

Commission administrative, rue Neuve-Notre-Daine, 2 : bureaux ,uver!s tous les jours non fériés , de 2 à 4 h. ; cinq divisions : hospices, hôpitaux , boulangerie générale, pharmacie centrale , comptabilité générale. — Six commissaires.

Bureau central d'admission dans les divers hôpitaux , parvis Notre-Dame , 2 • ouvert 1. 1. j. de 9 à 4 h. — Les personnes qui ne sont pas assez malades pour être admises d’urgence, doivent s’y présenter. — Traitement externe les mardis et samedis pour la teigne, de 9 h. à midi. — Consultations gratuites pour difformités du corps humain les mercredis de 9 à i h. — Délivrance de bandages aux personnes domiciliées à Paris, munies d’un certificat d’indigence d’un bureau de charité, les lundis et vendredis de 9 à 2 h.

C’est de ces bureaux que sont envoyés les malades après avoir été visités, dans les hôpitaux où la nature de leur maladie les rend admissibles.

Boulangerie générale, rue Scipion, 2.

Pharmacie centrale, quai de la Tournelle, 5.

Cave générale, rue Notre-Dame, 2.

Amphithéâtre d’ Anatomie, rue d’Orléans-St. -Marcel, 2. (On peut le voir en s’adressant au portier, )

Hôtel-Dieu, pla ce du parvis Notre-Dame, n. 4. Fondé par Saint - Landry , protégé par Louis IX, Henri IVr, Louis XIII, X1Y, XV et XVI. Il reçoit les malades des deux sexes, de toute religion , à la réserve de ceux qui sont attaques de certaines maladies auxquelles on a destiné des maisons spéciales. Douze salies pour le^ hommes et onze pour les femmes, contiennent 1260 lits. Lingerie, promenade, bains, tout s’y trouve; on a assaini cet hôpital en faisant disparaître une masse de maisons qui l’entouraient. Son péristyle sur le parvis Notre-Dame, a été construit en 1895. Son vestibule est orné desbustes de Bichat et Dusault; les portraits de ses chirurgienslesplus célèbres entourent son amphithéâtre. Les dames chanoinesses de l’ordre de Sainr-Augustin le desservent. Le public y est admis les dimanche, mercredi, vendredi, de 1 à 5. Pour y entrer à d’autres heures, s’adressera l’agent de surveillance.

Hôpital de la Pitié, rue Copeau, 1 (600 lits). Fondé en 1612, il servit de refuge à des enfans abandonnés; il est depuis 1809 un annexe de l’Hôtel-Dieu. Maison vaste, bien distribuée, ayant 4 grandes cours. Ou y entre dimanche et jeudi, de 1 à 3 h. L’agent de surveillance accorde seul les entrées de faveur.

Hôpital de la Charité, rue Jacob, 47. Fondé en 1602, par Marie de Médicis, (contient 500 lits). Desservi par les sœurs de la Charité. Le portique extérieur est décoré de colonnes de l’ordre de Pæstum. Dans la cour les amateurs d’architecture veiTont avec plaisir le portail intérieur bâti par Antoine, dans le goût grec. Les salles sont vastes et aérées. On a établi une école de médecine clinique dans l’église. Des médecins et des chirurgiens y ont fondé une certaine quantité de lits pour y traiter les maladies difficiles à guérir. En trée dimanche et jeudi, de l à 5 b.

Hôpital de Clinique interne, à l’Ecole de Médecine. Etabli en 1801 ; a pour but de faire suivre aux élèves la marche des maladies dans les cas rares, d’observer leur cours et leur tenue sous les yeux d’un professeur ha—

bile. En cas de mort , l’aulhopisie cadavérique a lien pour vérifier les faits.

Hôpital St. -Antoine, faub. S. -Antoine, 206. Construit en 1750 par Parcbitecte Lenoir, sur l’emplacement de l’abbaye de ce nom ; desservi parles sœurs de Ste.- Martfie (262 lits pour les deux sexes). Local propre, commode , salubre et bien aéré. Entrée , dimanche et jeudi, de 1 à 3 h.

Hôpital Cochin, faub. St. -Jacques, 43. Fondé par M. Cochin, curé de St.-Jacques-du-Haut-Pas, et bâti parVielde 1780 à 1782 (100 lits). Salubre, aéré, et bien tenu par les sœurs de Ste. -Marthe. On y reçoit comme à l’Hôtel Dieu, les malades et les blessés. Entrée dimanche et jeudi. Pour les étrangers tous les jours..

Hôpital Beaujon, rue du Faubourg-du-Roule, 54. Beaujon le fit construire en 1784, pour 2.4 orphelins ; il dépensa pour sa fondation 1,500,000 fr. , et le dota en outre de 20,000 fr. de rentes sur l’Etat. En 1793 il fut converti en hôpital. C’est le plus beau de Paris , après, celui St. -Antoine. Construit par Girardin, il se distingue par sa simplicité à l’extérieur et sa distribution à l’intérieur. Sa forme est un carré régulier ; il n’a que deux étages; l’aile droite sert aux hommes, l’aile gaucheaux femmes. Il n’y a point de grandes salles , mais plusieurs petites, dont chacune renferme 6 à 8 lits. Il y règne la plus grande propreté. Il contient 160 lits. La maison est desservie par les sœurs de Sainte-Marthe. La chapelle mérite d’être vue. — Entrée publique, les dimanches, mardis et jeudis, de 1 à 3 h.

Hospital des Enfans-BEalades ou de l'Enfant- Jésus, rue de Sèvres, 149. Contient 550, lits. Fondé en 1752 par M. Languet, curé de Saint-Sulpice, pour les pauvres femmes de sa paroisse. Converti en hôpital desEnfans-Malades en 1802; on n’y reçoit que les enfans de 2 à 6 ans pour les maladies aigues, chroniques, et chirurgicales. De 1804 à 181.4, 20,667 y furent reçus. Entrée dimanche et jeudi, de 1 5 h.

Hôpital St. -Ihouis, rue de P Hôpital -St. -Louis , n. 2. Cet établissement, fondé par Henri IV, en 1607., construit par Villefaux et achevé en 1619, est consacré à

la guérison des maladies cutanées. Il occupe une »unerficie de 22,000 toises ; contient 700 lits, et non compris 150 personnes attachées au service de la maison , peut recevoir 1,100 malades. Bâti sur un site élevé et parfaitement aere : son principal corps de logis forme un quadrilatère a faces égales, élevé de deux étages . entièrement isoles et séparé de la ville par de vastes cours. Pour empecher 1 encombrement , on y donne chaque jour aux îudigens, pour se traiter chez eux. des consultations, des bains et des médicamens. Desservi par les Dames Chanomesses de V Hôtel-Dieu. Ouvert les dimanches et jeudis de 1 à 3 h. Les étrangers peuvent y entrer tous les jours. or j

Hôpital des Vénériens, dit les Capucins „ rue des Capucins , n. 1 , faubourg St.-Jacques, dans un local vaste et aere qui était autrefois un couvent de capucins (650 xitsj. Dans les années 1810 à 1813 il y entra 13.765 malades, dont la mortalité fut de 4 sur 40«

Maison de Santé des Vénériens, rue du Faubour»baint-Jacques, n. 17. Succursale de Phopital (63 lit?). Fondée en 1809 pour les malades payans. On y est traite par les médecins de Phôpîtat. Journée de maladie, â fr. 50 c., 3 fr. 50 c. et 5 fr. pendant Pété ; 3 fr., 4

ir., 4 lr. 50 c. et 6 fr. durant Phiver, suivant les salles ou chambres.

Ecole d' Accouchement, dit de la Maternité , rue de la Bourbe, n. 3; 433 lits, 450 pour les femmes enceintes, 400 pour celles en couches, 25 pour les enfans d’accouchees, 8 pour les nourrices sédentaires, 150 pour les élèves sages-femmes. Les femmes enceintes y sont admises dès leur 8e mois de grossesse. On ne leur demande ni leur norn, ni leur état, ni leur demeure. Aucun cuneux ne peut les approcher. On les applique à des ouvrages qu elles savent faire et j our lesquels il y a plusieurs^ salles de travail, ouvertes de 8 heures à midi et de 5 à 6 heures. EL es sont soignées dans leur accouchement par des élèves sages-femmes, dirigées par une sage-femme en chef, tres-habile, et au besoin par les picmiers maîtres de Part. Elles peuvent emmener leurs enfans ou les confier a la charilé publique. Elles ne sortent de 1 hospice que le 9® jour après leurs couches.

En 1815, 2662 femmes ont été accouchées. La mortalité est d’une sur 25. Le cours des élèves sages-femmes qui sont admises dans la maison de 18 à 55 ans, est de i à 2 ans, quelques unesy sont admises gratuitement, les autres paient une pension de 600 fr. Après un examen approfondi elles reçoivent un diplôme qui leur permet d’exercer leur art : 1500 ont été nommées sages-femmes de 1802 à 1814.

Hospice de l’ Allaitement ou des Enfans-Trouvés, dit

de la Bourbe , rue d’Enfer, n. 74. La première idée de cette œuvre philanthropique est due à St. -Vincent de Paul. La maison où on l’exerce maintenant est l’ancienne institution de l’Oratoire. 11 y a 200 berceaux et 150 lits pour les nourrices. Les enfans dont la santé n’exige pas des soins particuliers, sont envoyés en nourrice à la campagne dans des voitures douces et Lien suspendues. Ils y restent en pension jusqu’à 12 ans , et passent ensuite à la maison des orphelins. Le nombre moyen des enfans reçus est de 5000 par an. Le service est entièrement confié aux sœurs de St.-Vincent de Paul. 11 n’y a dans l’hospice d’autres hommes que des médecins et chirurgiens. Les enfans sont reçus jour et nuit sans qu’on s’informe d’où ils proviennent on leur fournit le lait, les vêlemens, les soins les plus tendres. Les mesures prises pour faciliter aux mères les moyens de retirer les enfans que la misère les a forcé d’y déposer, sont faites pour les rassurer entièrement sur l’identité des individus. On voit dans la chapelle une belle statue de St.-Vincent de Paul, par Stouf. Les étrangers sont très-facilement admis dans la maison.

Hospice St.-Côme, rue de l’Observance, 1. Fondé pour le perfectionnement de la clinique de l’Ecole-de- Médecine. On n’y fait que des opérations chirurgicales présentant des cas graves et rares. Amphithéâtre d’anatomie et jardin botanique. 150 lits.

Hospice de la Vieillesse ( femmes ) Salpétrière, rue Poliveau, n. 7. Bâû sous Louis XIV. Occupant 55,000 toises carrées, formant une petite ville avec des rues, des places, une belle promenade, une magnifique église et 5,000 habitans. L’infirmerie^ contient 400 lits. L’ordre et la propreté sont extrêmes dans cet asile qui est

-ouvert les dimanches et jeudis de midi à 4 h. et aux étrangers tous les jours. Des femmes, pour une légère ré tribution, leur montrent l’établissement danstous'ses details. ( Voyez la description des bâtimens, page ISSb

Hospice de la Vieillesse {hommes), à Bicêtre, à une demi-heue hors la barrière de Fontainebleau (5137 lits) • ayant pour les hommes la même destination que la Salpétrière pour les femmes. En 1300 c’était un châteaufort, et en 1400 une maison de campagne de Jean, évêque de Wincester , dont le peuple , par corruption, a tait Ymcestre, Yinchestre^ Bichestre, et enfin Bicêtre Louis XIII en fit un hôtel d’invalides ,, Louis XIY un asile pour les mendians. La prison est entièrement séparée de l’hospice, qui contient 4,000 personnes et plusieurs ateliers. On y trouve aussi un grand nombre de veufs et garçons, valides et invalides. La chapelle est grande, mais peu remarquable. Les cours son-t plantées d’arbres et ornées de fleurs ; les dortoirs propres et aérés, les alimens sains et abondans. Les étrangers peuventy entrer tous les. jours. On y admire la lingerie, le puits-7 construit de 1733 à 1 735, par M . de Bernières, ayant 133 pieds de profondeur, 15 de diamètre, pouvant alimenter une population de 6000 âmes et mû par 4 chevaux ou 24 hommes, les réservoirs contenus sous des voûtes et enfin les deux énormes chaudières pour cuire la viande, dont chacune contient 5,500 pintes d’eau. On peut obtenir des gardiens de voir les fous, mais il vaut mieux en demander l’autorisation au secrétaire général de préfecture de police.

Hospice des Incurables [hojnmes), faubourg St.-Martin, 150.. De 1603 à 1790 cette maison fut un couvent de récollets. En 1801 on y établit les incurables hommes et l’on plaça les femmes à la rue de Sèvres , n. 54. (461 lits), dont 411 pour les indigens attaqués de maladies incurables ou âgés de plus de 70 ans, les 50 autres poulies enfans mâles atteints de maladies incurables. Les uns et les autres, quand leurs infirmités le leur permettent, travaillent a leur profit. Desservi par les soeurs de lu Charité. Les etrangers y sont admis tous les jours.

Hospice des Incurables (femmes), rue de Sèvres, 54 r fondé en 1.634 par le cardinal de la Rochefoucauld, dent

le mausolée décore la chapelle (822 lits) ; 472 pour les femmes et 50 pour les enfans. Cours vastes et bien aérées. Service confié aux soeurs (le la Charité. Les étrangers peuvent le visiter tous les jours.

Hospice des Ménages , rue de la Chaise , 28. Fonde en 1557 par la ville de Paris pour les épileptiques , les fous, etc. Il fut converti en 1801 en un hospice pour les ménages et les veufs. Pour que les deux époux puissent y être reçus , il faut que la femme ait 60 ans et le mari 70 et qu’ils aient demeuré plus de 20 ans ensemble. Les veufs doivent avoir 60 ans. Un couple paie à son entrée 1600 fr. s’il veut un cabinet particulier, ou 1000 fr. dans un dortoir. Ils doivent encore apporter un petit mobilier, qui devient dès-lors la propriété de 1 hospice. On leur donne chaque jour une livre un quai t de pain ; 3 fr. espèces, et une livre de viande non cuitte tous les 10 jours, et par an un double stère de bois et 2 voies de charbon. On les habille au dortoir, et non au préau ; mais traités également gratis à l’infirmene. bi les vieillards veulent se retirer chez leurs parens, on leur fait une pension de 150 fr. par an (682 lits) ; 262 dans les dortoirs, et 420 au préau. Desservi par les soeurs de la Charité. Les étrangers peuvent le visiter tous les jours.

Hospice des Orphelins, rue St.-Antoine, 124. Bâti en 1629. 8a première destination était pour des enfans trouvés; mais depuis 1792 il ne reçoit que les orphelins des deux sexes, de 2 à 12 ans, qui y trouvent des soins paternels tant pour leur santé que pour leur instruction ; plus tard l’administration les met en apprentissage, leur fournit un trousseau, les surveille encore pendant quelques années ainsi que leurs maîtres, et leur assuie ainsi une existence : les garçons et les filles sont places dans des bâtimens séparés et ne peuvent commun iquei. Il n’est admis que 7 à 800 enfans dans cet établissement, nombre qui n’a jamais été en proportion avec la population de Paris.

Hospice de Eiarochefoucauld, près et hors la barrière d’Enfer. Fondé en 1702 pour des ecclésiastiques âges et des officiers sans fortune. En 1702, converti en maison de retraite pour les employés des hospices et poiu

les personnes âgées de plus de 60 ans. On y est admis en payant une pension de 200 ou 250 fr. ; pour cette somme, 1 administration des hospices s’engage à loger nourrir, chauffer, habiller , et soigner, cnlLi oTen maladie, J es personnes admises. On peut aussi traiter a forfait (150 lits). On voit cet établissement en s’adressant au portier.

Institution Ste.-Perrine, rue de Chaillot ,99. Fondée en 1801 par M. Duchayla. En 1806, convertie en hospice ; placée sous la surveillance du conseil général des hospices, et destinée à recevoir des personnes des deux sexes agees au moins de 60 ans, payant 660 fr. de pension ou bien un capital proportionné à leur â"e. Desservie par les sœurs de la Sa gesse. D

Hospice St-Merry, cloître St.-Merry, fondé en 1785 par M. Vincent, curé de la paroisse j 12 lits.

i ^ôPlta] 1 de Charenion pour les aliénés. Fondé en r.6 44 Pa*’ Sebastien Leblanc, pour y soigner et renfermer les fous confiés aux soins des frères de la charite. Le gouvernement y établit, en 1797, 450 lits, dont line défraie que 60; les autres se paient depuis 650 jusqu a 1,300 fr. On y traite les aliénés des deux sexes qu on y reçoit tous les jours et à toute heure. Le public n est admis que les dimanches, mardis et jeudis, de 9 b. du matin a 4 b. du soir.

„„?6Ei*aî m’lltaire *» Val-de-Grâce, rue St.- Jacques,

. ronde par une abbaye de religieuses: des salles commodes et nombreuses peuvent contenir 1,500 malades. ries étrangers n’y entrent point. (Voyez la description des bâtimens, pag. 151. )

Hôpital militaire de Picpus, rue de ce nom, 19. Succursale, et institué sur les mêmes bases que celui du Val-de-Grâce. ^

iofî°SpiCie d,’E”ghien> de Babylone , 12. Fondé en pai ia duchesse de Bourbon; appartenant maintenant a mademoiselle d’Orléans. (60 lits pour hommes, pour femmes.) Desservi par les sœurs de la Charité.

4«^°S]^Ce EePrincf» rue St-Dominique, 45. Fondé en 1819, d apres les dernières volontés de M. Leprince, et desservi parles sœurs delà Charité.

Hospice des Quinze-Vingts ou des Aveugles, rue de

Charenton, 36. Fondé par St. -Louis, pour 500 aveugles, rue St. -Honoré, au coin delà rue St.-Nicaise. Louis XIV le transféra à l'hôtel des Mousquetaires noirs. Le nombre fut porté à 800, indépendamment des externes et pensionnaires payans. Les aveugles, au nombre de 300 y sont logés et reçoivent 24 sous par jour; ils confectionnent des ouvrages fort curieux. Ce magnifique établissement est sous la dépendance directe du grand* aumônier de France. On peut le visiter tous les jours.

Institution des jeunes Aveugles, rue St. -Victor, 68. Ce ne fut qu’en 1796 que l’Etat se chargea de ces infortunés, sous la direction de M. Haiiy. En 1801 on les sépara des sourds-muets. En 1815 ils obtinrent une maison spéciale. Ils apprennent à lire , calculer , écrire ; la géogvaphie , l’histoire, les mathématiques, la musique, les langues, divers métiers qui leur donnent des moyens d’existance, tels que le tissage, le tricot, etc. Le 25 des mois, exercice public, auxquels ont est admis sur un billet du directeur. L’établissement ne reçoit d’élèves que de 10 à 14 ans, au nombre de 90, dont 30 filles. Ils n’y restent que 8 années. Les étrangers peuvent visiter cet établissement en s’adressant au portier, tous les jours, excepté le jeudi et le dimanche.

Bureaux de Charité. — Outre les hospices et hôpitaux, il y a dans chaque arrondissement un bureau de charité présidé par le maire etcomposé de ses adjoints, des curés de sa circonscription, des pasteurs des églises protestantes, de douze notables, nommés par le ministre de l’Intérieur, des commissaires de charité et d’un nombre de dames déterminé par le bureau. Un agent comptable est attaché à chacun d’eux. Les secours consistent en distributions hebdomadaires de pain, viande, soupes économiques, bois, habillemens, lits, médicarnens, et visites de médecins, écoles gratuites pour les enfans, lait pour les mères-nourrices, 3 fr. par mois en argent aux septuagénaires et 6 fr. aux octogénaires et aux aveugles. Ces bureau x font entrer dans les hospices ou hôpitaux les personnes qui le méritent, et procurent de 1’ occupation à celles qui peuvent encore travailler.

Dépenses annuelles 1,500,000 fr.,dont 10,000 fr. pour les soupes distribuées.

Les Bureaux sont établis :

î) Grande rue Verte, 22.

2) Rue Neuve -Saint-Rocli, 9.

3) Place des Petits-Pères, 7.

4) Place du Chëvalier-du-Guet.

5) Rue delà Lune, 14.

6) Rue Saint-Martin, 208.

7) Rue des Francs-Bourgeois, Marais, 21,

8) Rue de la Chaussée-des-Minimes, 4.

9) Rue Geoffroy-Lasnier, 25.

10) Rue de Varenne, 9,

SI) Rue Saint-André-des-Arts, 49.

12) Rue Saint-Jacques, 262.

Société Philantropique. Fondée en 1780 ; a le roi pour chef et protecteur. Elle est formée de personnes charitables qui concourent au soulagement des pauvres. Souscription de 50 fr. par an. Distribue des soupes économiques, et donne des consultations gratuites au moyen de dispensaires établis : 2e arr.rue Gaillon, 19;3e, 5e et 6e rue Neuve-St-Denis, 575 7e et 8e rue St-An'oine, 145; 41e et 12e rue des Noyers, 57 ; 10e rue St Marguerite 34,4e et9erue Bailler, 6. Ces dispensaires ont soigné en 1823 3,437 malades; la société a distribué dans la même année 70,066 fr. en secours, et depuis 1S01 jusqu’en 1814 2,599,057. Chaque sonseripteur reçoit autant de centaines de bons pour soupes au légumes, ou de dispensaires qu’il a versé de fois 50 fr.

Secours mutuels. — Il y a Paris, dans chaque corps d’état, d s sociétés de secours mutuels qui dépendent de la société philantropique , sociétés dont la cotisation mensuelle est de 1 à 2 fr. suivant le réglement de l’association. Moyennant ce versement, la société est tenue à pourvoir aux besoins de tous sesinembres dans le cas d’infirmités ou de maladies, etàleurs funérailles, s’ils décèdent. La plus ancienne de ces sociétés date de 1694. 11 en existe en tout 164, qui réunissent 14,000 membres.

Maisons de santé. Ces maisons ne sont, pour bien

dire, que des hôpitaux d’un ordre supérieur où l’on est admis moyennant un prix proportionné au logement et au service qu’on désire. Elles offrent aux voyageurs éloignés de leur pays et de leurs familles des asiles consolans où ils trouvent les soins les plus délicats et l’assistance assidue des médecins les plus habiles. Des prisonniers pour délits politiques obtiennent d’y faire leur temps ; dans ce cas le propriétaire de la maison est responsable du prisonnier.

Les principales sont celles de MM. Dubois, faub. St. -Denis, 412. — Cartier, faub. Poissounière, 99. — Blanche, à Montmartre. — Presset, faub. St. -Antoine,, 333. — Boiveau et Belmas, avenue de Marbeuf, 1.- — Chevalier, rue de Picpus, IG. — Colombet de l’Isère, rue des Vieilles-Tuileries, 46. — Faultier, rue de Lourcine, 6. On traite les aliénés dans toutes ces maisons.

La maison de santé faub. St.-Dpnis, a été fondée en 1812 par M. Dubois, chirurgien célèb: e; contient 3o salles de 3 à 14 liîs, où l’on peut recevoir 250 personnes.

Des appartemens séparés sont destinés aux personnes qui veulent être seules. On paie 2 fr. 50 cent, dans les salles de 12 à 14 têtes; 5 fr. 50 cent, dans les pièces de 2 ou 3 têtes ; 5 fr. dans les chamhres à feu pour les femmes^ avec un seul lit, et 6 fr. pour celles des hommes. La quinzaine se paie d’avance. Si on reste plus de 15 jours, on doit renouveller deux jours à l’avance; si le malade sort avant la fin de la 2« quinzaine, l’excédant est restitué. Dans le prix ci-dessus, sont compris, le logement, la nourriture, le linge, le service, le traitement, les médicamens, les bains, etc.

Les condamnés pour délits politiques y sont admis. Sont exclus les galeux, les épileptiques, et les aliénés.

La maison Cartier, faub. Poissonnière, sous la surveillance de MM. le baron Dupuytren et Berthet, est établie sur les mêmes hases que celle de M. Dubois, — Elle possède des bains de toute espèce.

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