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TRAITÉS DE PAIX

La conclusion de la paix était retardée par les exigences de l’Italie, qui, malgré les journées malheureuses de Custozza et de Lissa, ou plutôt à cause d’elles, ne voulait pas déposer les armes avant d’avoir pris revanche de ces deux défaites. Cette paix fut conclue cependant ; les traités furent signés le 23 août, à Prague, enlre les deux grandes puissances, et du 13 août au 3 septembre, à Berlin, entre la Prusse et les autres Etats de l’Allemagne.

Personne n’ignore les modifications profondes qu’ils ont apportées à la puissance territoriale et militaire de la Prusse. Ces résultats heureux d’une campagne de si courte durée sont dus assurément au soin avec lequel cette puissance avait préparé depuis longtemps une guerre qui , dit Je général de Moltke, au commencement de son ouvrage « était une nécessité historique ». Ils sont dus aussi à l’énergie des chefs d’une armée bien organisée dans tous ses détails, à l’élan des soldats surexcités par le succès, enfin à la puissance d’une arme qui leur inspirait toute confiance. Mais, ces points admis, nous pouvons tirer de l'étude attentive de cette campagne deux sujets de réflexion qu’il importe de ne pas perdre de vue : c’est que le mode d’attaque des colonnes prussiennes pourrait offrir bien des dangers en face d’un adversaire entreprenant et prompt, et que, dans toutes les opérations stratégiques et tactiques en Bohème, les Autrichiens, pour diverses raisons et par l’elfet de diverses circonstances, dont chacun peut désormais se faire juge, ont singulièrement aidé aux succès inattendus do leurs adversaires.

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