Compare/ Corneille
Et l'on doit co respect au pouvoir absolu Do n'examiner rien quand un roi l'a voulu.
laquelle a succombé, comme vous le savez, sous une citation maligne de Boileau *.
En voici d'autres, qui sont de 1628, huit ans avant le Cid, douze ans avant Horace. C'est Massinissa, le roi numide, qui se tue sur le cadavre de sa Sophonisbe, — dans la tragédie de Mairet — et il s'exprime ainsi :
Cependant, en mourant, ô peuple ambitieux J'appellerai sur toi la colère des Cieux! Puisses-tu rencontrer, soit en paix, soit en guerre, Toute chose contrake, et sur mer et sur terre! Que le Tage et le Pô, contre toi rebellés Te reprennent les biens que tu leur as volés! Que Mars, faisant de Rome une seconde Troie, Donne aux Carthaginois tes richesses en proie; Et que dans peu de temps le dernier des Romains En finisse sa rage avec ses propres mains !
Vous avez reconnu le modèle, ou le premier crayon des imprécations de Camille... Et voulez-vous voir celui du songe de Pauline, dans Polyeiicte'^ Vous le trouverez dans cette Mariamne de Tristan, dont la légende conte qu'en 1636 le succès a balancé celui même du Cid. C'est Hérode qui parle :
Mes pas m'ont amené sur le bord d'un étang.
Et dessus ce rivage, environné d'effroi Le jeune Aristobuie a paru devant moi!