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stimuler leur courage par l'exemple de son dévouement et Je mépris de sa vie même.
Enfin, Sir John Colborne qui avait reçu ordre de prendie le commandement des troupes en Canada se dirigea vers St-Eustache avec 2,000 hommes, huit pièces de canon et une pièce à rockets, sur la côte nord de la rivière appelée la Grand Côte, En même temps, du côté sud de la même rivière, la compagnie du Capitaine Globensky, faisait son apparition dans le haut de Ste-Rose, vis-à-vis le village de St-Eustache, aujourd'hui Ste- Dorothée.
* Les patriotes crurent que c'était la seule force qu’ils auraient à combattre, au nombre de 1,500 sous le commandement de Chéhnier, ils s'élancèrent sur la glace pour le déloger.
A peine rendus au milieu de la rivière, ils recevaient par derrière une décharge à mitraille, nos gens restèrent stupéfiés à la vue de l’armée de Colborne.
À l'aspect de cette colonne de 2,000 hommes, d'autant plus imposante qu’elle couvrait avec ses bagages plus de deux milles de chemin, le plus grand nombre qui composaient le camp de St-Eustache, voyant qu’ils s'étaient trompés, s'esquivérent et lagsérent Chénier avec environ 200 à 250 hommes seulement. Cette Volte face s'explique facilement chez des Paysans qui n'avaient jamais vu tel spectacle dans le chemin de la Grand Côte, l’habit rouge les affola ! 11!
Le curé de la paroisse, M. Paquin, et son vicaire, M. Désève, avaient déjà contribué à affaiblir le camp de St-Eustache par leurs conseils.
Ces deux prêtres, après avoir été partisans de Chénier, essayèrent plusieurs fois de l'engager à renoncer à ses projets de résistance. ‘Un dimanche après-midi le 3 décembre, nous dit M. David, M. Turcotte, curé de Ste-Rose qui allait d’un camp à l'autre, apporta à M. Paquin la nouvelle que des patriotes avaient été battus à St- Charles, . Croyant que cette nouvelle aurait l'effet désiré, M. l'abbé Turcotte et le curé de St-Eustache firent mander le Dr. Chénier au presbytère, lui racontèrent ce qu’ils savaient et tâchérent de le convaincre que tout était perdu.
Chénier ne voulut rien en croire. ‘ Dans tous les cas, dit-il, je suis décidé à mourir les armes à la main, plutôt que de me rendre. La crainte de la mort ne changera pas ma résolution. Autant vaudrait essayer de calmer la mer en fureur que de m’arrêter.”’
Et l'historien rapporte que les témoins de cette scène virent des larmes couler sur les joues de celui qui avait promis de braver l’armée de Colborne.
Il n'y a rien d'étonnant de voir briller des larmes sur les joues d’un patriote ! Chénier avait une femme et des enfants que sa mort laisserait sans ressources, car Chénier n’était pas riche, il n’avait pas €ncore tenté d'exploiter à son profit une profession qu’il n’exerçait
| Que par devoir social, sachant se Contenter de peu, il acSepta; qu'on fui Offrait ; ;l SOngeait aussy à Ja ruine et à [a mort d’un nombre de ses Compatriotes, Mais l'insoj E Bureaucratie lui faisaient Mépriser l’abime Qui allait s'ouvrir sous pas, fleur de } ? On ne se sépare Pas de ceux qu'on ai on ne SONSE pas à quitter la vie sans tristesse, le succès des patric de St-Denis le fascinait toujours, et ;] avait résolu, comme Nelson,
se lai ce.
3 de décem re, la veille du Combat, M. Chartier, Curé de ; Benoit, visita Jes riotes ay Camp de St-Eustache, et les encour 8€a à marcher Courageusement au com
Girod prit aussi Ja role avec une énergie qu'il ne Conserva p:
Le 14, quelques-uns des chefs Patriotes, venus de Ontréal, voyan i inutile, se décident à s'éloi, $ Milly de Lorimier avertit Chénier et l'engagea à les suivre,
“Non, répond Chénier, faites ce que vous Voudrez, quant à moi, je me bats et si je suis tué, j'en tuerai Plusieurs avant de mourir, »
Eh bien ! alors, @it de Lorimier, ému, prenez ces pistolets vous en aurez besoin, ??
Pendant que nos défenseurs se retranchaient dans le presbytère, Je Couvent, l'église et quelques-unes des maisons AVoisinantes, leur Bénéral, le fameux Girod s’enfuyait à Course de Cheval du Côté de St-
enoit Fit À ce momcat Suprême, il ne restait plus Pour lutter Contre l’armée Anglaise que 5 à 600 hommes, dont la moitié environ avait de bons per] fusils, Les autres étaient armés de bâtons, de faulx et de pieux. Sur | | <8 250 hommes Enfermés dans l'église avec Chénier, 60 à 80 seule- | Ment avaient des fusils 1 1
[| “ Qu'’allone-nous faire ici, dirent Quelques uns ce ces braves à | Chénier, ROUS n'avons las d'armes > »
| “Soyez tranquilles, Jeur répondit-i] sérieusement, STavement, ;] y | S? aura de tués, vous Prendiez leurs fusils »
| N'oublions jamais, nous les jeunes, nous Canadiens- Français, ces | Paroles héroïques.
| Déjà, le Curé de la Paroisse et SOn vicaire avaient Pris la fuite | | devant Jes baïonnettes étincelantes de Colborne,
Î Au combat le St-Chales, le curé de la Paroisse ne donna
Dnnnsene en SUR
}! du Combat ; l'abbé chet n’ ésita pas un instant à bénir les pah triotes agenouillés à ses Pieds avant l'engagement, acte de patriotisme jou qui ne l'empêcha Pas de devenir Un excellent évêque qui fit honneur a à la religion et à la patrie,
er, curé de Stles encoura-
Conserva pas itréal, voyant ache ; Cha-
int à moi, ; urir, m7 Je
ets vous en