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Rév. L. P. PAQUIN, Curé de Ludington, Mich.
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+: *, Abonnez-vous :a La RÉVUE CANADIENNE DE L'OUEST
En vous adressant au Rév. L. P. Paquin, Curé,
LUDINGTON, Mich.,
Et vous recevrez immediatement tous les Nos depuis Janvier 1884.
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n, Mich.
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n, Curé,
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frite a Bay City pur le
2ev. L. P. PAQUIN.
J'ai accepté avec plaisir l'invitation que m'a faite le digne pasteur de cette église, le Rev. Père Thibodeau, de venir donner ici une conférence. Car c'est toujours un bonheur pour moi de me rencontrer avec mes vompatriotes partout où ïls se sont STOUPÉS CH ce pays; mais je désirais tout particulièrement me rencontrer avec les Canadiens de Bay City, sachant par des informations venues de bonne source, que je trouverais ici l'élite de la population Canadienne. américaine de l'Ouest, un peuple uni parles liens de la foi, de la fraternité et du patriotisme ; je puis dire : un petit Canada avec ces charmés tout particuliers qui caractérisent les relations sociales de l’hert. reux peuple qui habite la vallée du St Laurent, et
qui n'ont pas perdu leur parfum par suite de leur importation en ce pays.
Si j'eus eu à hésiter, c’eût été devant le choix d'un sujet que fut à la hauteur de vos intelligences, et qui put répondre à ce que Vous avez droit d'attendre en vous rendant ici ce Soir.
J'ai cru cependant satisfaire À cette exigence on prenant pour sujet, une chose qui, de tout temps mais aujourd’hui plus que jamais, 4 été et est regardée comme une question de la plus haute importance; une chose qui a toujours captivé l'attention de
l'Eglise, et que nos Evêques et vos pasteurs placent toujours au premier rang pari les objets de leurs plus sérieuses préoccupations ; une chose, enfin, qui s'impose d'elle-même à la ré flexion de chacun de vous, parce qu'elle est intimement liée avec le bonheur de la famille et la prosperité future de la socié-
RE
té: je veux parler, vous le dévinez dejà, de l’éducation de l'enfance.
De nos jours, lorsque l'on veut parler d'éducation, la première idée qui s'offre à l’esprit est celle de protester contre un empiétement, ou de réclamer contre des droits injustement confisqués. Et pourquoi cela?
Parce que l’on a changé l'éducation de place, On l’a arrachée du sol dans lequel la loi divine,ia loi natureile et la raison l’avaient plantée, et on l’a transplantée sur un terrain étranger où elle ne peut que mourir, ou devenir nulle, faute de la sève nécessaire à sa vitalité. Avant l'ère des 1évolutions modernes,
révolutions opérées dans le monde des idées plus encore que dans l'ordre gouvernemental, l'éducation “était et avait toujours été la chose de la famille, vivifiée, sanctifiée, perfectionnée par l'influence bienfaisante de l'Eglise, qui en avai! le contrôle absolu,
‘Allen, avait dit J.-C. à ses apôtres, et enseignez toutes les nations ;” et pendant plus de quinze cents ans. Pglhse à purappliquer ces paroles de son divin fondateur jusqu’à ses dernières conséquences, pour le bénéfice des individus, des familles et des sociétés,
Après avoir enseigné les hautes vérités de la révélation, dont elle seule a-le dépot sacré, elle a pu faire passer la sève vivifiante de ses doctrines religieuses dans toutes les branches des connaissances humaines,
De cette sorte, la raison se maintenait d'accord avee la foi; et le christianisme, comme puissance senetificatrice, a pu envoyer au ciel ces myriades de saints et de saintes dont nous sommes heureux aujourd’hui d’invoquer les noms auprès de nos autels : lo christianisme, comme puissance de formation s0ciale, à pu donner aux nations des sujets lovaux, hon- “êtes et devonés, qniaimaient franchement leur phvx. oui mont iamotse vanvé À demander aux législatures
le l’éduca-
’éducation, elle de promer contre rquoi cela?
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peut que nécessaire modernes, es plus enéducation famille, vi- 1ence bienôle absolu, seignez toucents ans.
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ojslatures
de légaliser le vol, et qui, lorsque la patrie ii rh danger, ne se faisaient pas compter de Ha ann d'aller se battre, mais ceignalent bravement le : épée et allaient verser leur sang par pur do de devoir national, sentiment qu'il GE da ee le laît chrétien de leur éducation ; epiun, le € Hat Lise, comme puissance civilisatrice,a pu nm pus | la barbarie héritière des dépouiiles
: =. . = du soi inculte de u. les grandes nations
: ss du vieil empire romain déch : ie l'E : dans ces derniers S1êCIes.rede l'Europe moderne, qui, dans ee: Fete mn mercient leur mère en lui tournant le dos, en $ eut
| in ac 8 TRES le ant de la reléeuer Île plus loin possible dan, ‘et i 2 ii m { E : : Le u dé t { Ju! fait la France Ja fille ainee qe 15 icsert JUL © [It ia Fa . re ESETL ot À ; ee ARE CSS lise et 4 ujoud’'hui «j revêche dans ses procedes: LE ŒURG EL AU a: GE
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dhui à l’effronterie de faire asseoir Son rO1EUM (se } CRI | tee tu Pape, et prétend le laisser À. tout mal as: ne AU FAC, EL p1 st . 3 fes hotline ect Ouvrez l’histoire de l’êre carétl: nn er Soyit a tro v trouverez la réponse écrite en toutes lett: VOUS OU { ue “ntâres indélihiles que tons les ingrédients «te en caratères indélihiles qu a Jes ingr Na ii t sociale n’ont pas encore rêttsrévolution religieuse et sociale n'ont p encor EX V)iLLUI ‘ = . ee EF A UE H e ao de et ne réussiront jamais À effacer : c’est 1 Eglise d DL À \ LR LA M) Li î Rome. | à di après le renlement Lussi je n'hésite pas à dire que, après le rentemen HR ses” “ alvaite par du Christ consommé dans le crime du Calvaire ] { ; È à ee + ‘à DE de la nation juive, le peuple du Christ, le rentemen € t }
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famille pour lui ravir des droits de nus Inaliénables aux yeux de 1 droits que 40 siè la voie
a Saine raison, des cles ont proclamés inviolables par du sentiment commun de toutes les nations.
On & pénétré sacrilégement sur un te
rrain qu’il n°est permis
à aucun pied profane de fouler, pour \ disputer au Christ lui-mênie 1
es droits sacrés qu'il à donnés à $on église,
Voilà comment, dans Presque tous les pays du monde, tous plus ou moins entrés dans ce mouvement de progrès À rebours du droit, l'éducation de l’enfance n’est plus la chose de la famille, n’est plus Ja chose de l'Eglise, mais est devenue la chose de César
absurde théorie de c’est-à-dire de l'Etat se mettant à la place de l'Eglise auprès de l'enfant pour diriger le développement de son intelligence et les
aspirations de son cœur—théorie qui eût fait sourire les mamans, dans les siècles :
antérieurs à l'émancipation
de la raison fatiguée de la tutelle du bon sens—est aujourd’hui la grande favorite du jour. Conçue sein du Protestantisme au seizième l'état d'embryon au sein du philosophisme du dix-se} tième siècle, elle a pris naissance au commencement de notre siècle, et est sortie toute faite du décret 1808 promulgué par la France tombée sous le pouvoir de la révolution. Mais aussi elle a été la boite de Pandore d'où sont sorties toutes les misères sociales qui ‘pésent aujourd’hui sur le monde, Durant tout ce siè. cle, on a parlé très haut en sa faveur. Elle atteint aujourd’hui ses dernières conséquences ; et elle parle haut, À son tour, et sans se géner, par la voix de la sdynamite en Angleterre, par la voix des machines infernales des nihilistes en Russie, par la voix bombes en Italie, par la voix criailleu
lL radicaille en France, par 1
Voilà comment la grandissime PEtat educateu r,
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ante mais non moins détestable , de l’infidélité et de la démoralisation aux Etats-Unis.
Ces terribles conséquences de l4 théorie del ’Etat educateur mise en pratique depuis plus de cent ans, conséquences que l’on déplore aujourd'hui et qui font trembler les rois et les empereurs sur leurs trônes devaient arriver tout naturellement. On aurait bien dû le savoir. Au moins, on aurait bien pu le déviner, Car les influences exercées sur l’homme dès son enfance, influences qui forment le fond de son éducation, continuent par la suite à se faire sentir d’une manière plus ou moins notable : si ce n’est pe développer ses aptitudes pour !2 bien, ce sera pour donner cours à ses inclinations au mal. Si elles nc règlent pas ses passions, elles les enflammeront. Ki elles ne guident pas ses aspirations vers une vie meilleure, ellesles dirigeront vers les bas-fonds dudésordre et de l’anarchie.
L'éducation est un travail de formation morale qui va de pair avec l’accroissement physique et obéit à la mème loi de nécessité.
Tout homme, depuis le fils du princejusqu’'à l’enfant du plus pauvre reçoit une éducation quelconque, bonne ou mauvaise, Comme la plante qui sort de terre pour s’accroître et devenir un arbre doit nécessairement grandir tant qu’elle vit: qu’elle grandisse droite ou croche, elle grandit quand même; ainsi l'homme en passant de l’enfance à l’âge viril prend un: forme morale quelconque, bonne ou mauvaise.
Ce travail de formation morale chez lui se fait d’une manière continue, et est soumis à toutes les influences qui peuvent exercer une action queluonque sur ses facultés.
L'homme naît avec une intelligence vide d'idées et de connaissances, mais douée d’un pouvoir de per-
ception irrésistible.
De méme qu'un verre photographique, rendu inten-
PT
‘&timoyen des préparations chimiqies convenahles reçoit l'impression de tout objet qui lui est presenté dés: que les rayons de la lumière du soleil le pénétre, ainsi l'intelligence humaine. à mesure qu’elle est péné trée par les rayons de la lumière de la raison qui se
‘veloppe, recoit les idées de tous fre R
les objets qui s'of-
IE 4 Sa perception. En se développant, il faut qu’-
elle connaisse, C’est une loi imprescriptible. Si elle n’apprend pas la vérité, elle adhérera à l’er-
eut ; mais il lui faut des connaissar
Dai quotidien.
} à Q Q : QE is HOMME NA! avec Un CŒUr QUI, dans la premiere
phase de la vie, ne remplit d'autre fonction que celle de donner l’impulsion à la circulation nécessaire à la vie végétative. Mais avec l'intel V{ loppe, se développe aussi
: aspirations qui doivent néce
ices! C’est son
ligence qui se dé au fond de ce cœur des ssairement prendre leur ‘Ssor, soit dans Ja sphère de la vérit
€ et du bien,soit dans le monde du mensonge et du mal
i l’homme est laissé À
soi-même, son éducation sera faite dépendamment des mille
influences accidentelles qui, d’un jour à l’autre, exerceront sur ses
facultés quelque action. [sera exposé éducation plus ou moins bonne, ou plus où moine mauvaise, selon le milieu dans lequel il grandit, la nature de son tempérament et la tournure de ses dispositions naturelles. De ]à la nécessité d’un guide pour diriger le développement de son intelligence et les aspirations de son cœur.
À recevoir une
Ce guide s'appelle l'éducateur. L’éducatenr, Messieurs remplit vis-à-vis de
l'homme dans son état de formation intellectuelle et morale, ler
Des conditions de ce moule
ôle de moule, dépendront les qualités du citoyen qui devra en sortir, Si l’éducateur est ce qu'il doit être, s'il est dans son rôle, s’il est À sa place, l'éducation sera bonne. et. rêgle générale, donnera à la société un sujet utile dont elle pourra être fiè-
‘onvenables st presenté | le pénétre.,
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ts qui s'ofil faut qu’ble,
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éducation ices accClit Eur ses ‘evVoir une ou moins dit, la nases dispouide pour ctles as-
enr, Mesn état de 2 moulr.
qualités ur est ce à sa pla- , donneétre fiè-
ei de re. Si, au contraire, l'éducateur n’est pas ce qu'il doit être,s’iln’est pas dans son rôle,s'il est un intrus cans le sanctuaire sacré de la formation intellestuelie ct morale de l'être humain, éducation sera fausse et manquée, et detera le plus souvent lsociété d'une nuissance,
Or, Messieurs, l'Etat éducateur n’est pas dans son rôle. Ilest un intrus dans le sanctuaire sacré Ge la formation intellectuelle et morale de l'enfance. Voi- À peurquoi ses écoles fournissent à la société tant de nuisances.
Je dis que l'Etat éducateur n'est pasdans son rôle, i cela pour deux raisons. D'abord,parce que l'éducation entre dans le domaine de l’ordre moral ; elle doit être en même temps intellectuelle et morale. Or,la morale ne relève à aucun dégré de l'Etat. Il n’y a et il ne peut raisonnablement y avoir ni code ni administration de la morale. Il serait ridicule d'avancer que l'Etat, entant qu'il est le pouvoir public puisse posséder un corps de doctrine en matière d'éthique. L’inipossibilité radicale de placer un trait d'union entre l'idée bien comprise de l'éducation et la véritable notion du pouvoir publie, sera toujours une barrière infranchissable contre laquelle se heurtera la théorie moderne de l'Etat éducateur. Aussi je n'hésite pas à dire que la dénomination d'Etat enseignant est Ia plus grande absurdité qui soit sortie du cerveau fiévreux des hommes &e la révolution.
Qne le pouvoir public travaille au développement des ressources matérielles,qu'il fasse des chemins fer et des canueaux,qu’il pousse le commerce dans les voies du progrès, qu'il fasse servir la vapeur et l'électricité au développement de l’indusrrie, très bien! LA, il est chez lui jet il peut faire des merveilles.
Mais s’il veut mettre la main sur l'éducation de l'enfance et la contrôler, c'est absolument comme le
sde
forgeron qui se mettrait en tête de s'armer de son marteau et de son enclume pour travailler dans les rouages délicats d’une montre précieuse. Il ne peut que tout casser.
Mais l'on dira peut-être: le gouvernement a ses écoles partout en ce pays, et il les fait bien marcher. Iles fait bien marchur, en chassant impito yablement de l’école ce qu'il va de plus grand, de plus saint, de plus élevé et de plus élevant ! J1 les fait bien marcner en emmaganisant dans la tête de l'enfant un certain assortiment de connaissances usuelles dont il aura besoin pour conduire ses affaires en ce monte, ct laissant l’âme et le cœur mourir d’inanition dan l. désert aride de lirréligion et de l’athéisme! Il les fit bien marcher, en brisant le mariage sacré de l'instruction et de la religion,système de divorce, qui produit tant de bâtards dans l'ordre social, 0600 tant «le citoyens qui peuvent bien reconnaitre leur père dans l'Etat éducateur. mais ne savent pas reconpaitre lenr mûre dans la religion qui n’a rien eu à fai-
re dans l’acte de leur naissance sociale.
li les fuit bien marcher! mais voyons quels sont les fruits de l'éducation sans Dieu qui se donne dans les écoles publiques Que sont les jeunes gens de nos jours, je ne dis pas nos jeunes gens catholiques qu reçoivent une éducationchrétienne, mais la masse des jeunes gens américains pris en bloc, ceux qui doivent être plus tard nos citoyens, nos députés, nos rulers, Si Ton me passe ce mot anglais ?
Combien est faible le percentage de ceux d'entre eux qui professent, et surtout qui pratiquent ne for-
me quelconque de religion? I] se font une gloire
de se moquer de tous les systèmes religieux en bloc : ils font fi de Dieu, de son Eglise et de ses commande. ments ; ils rivalisent entre eux à qui saura aller le plus loin dans la violation des préceptes de la morale. Comime des sépulcres blanchis, il cachent les vives
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1er de son r dans les Il ne peut
ment à ses n marcher. yablement plus saint, bien marenfant un telles dont ce monde.
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ignobles dont ils sont les réceptacles sous les dehors dela gentilhommerie. Polis dans leurs manières, élégants par la coupe de leur habit, culivis dons Lur langage, ils savent se faire admettre dans is + milles respectables, et se gagner les avantages d’un contact social presque «uotidien aves vos jeunes filles pures et candides, avec vos sœurs de l'honneur desquelles vous êtes fier, avec vos épouses dont la bonne réputation vous est plus chère que la prunelle de votre œil, Prenez garde! ce sont des serpents qui se glissent sous votre toit en se couvrent de fleurs, Maisile apportent leur venin avec eux. Ils savent corvertir zraduellement des amusements innocents en véritable: dangers et en occasions de péché. Et, après avoir souillé dans le secret de leurs pensées, de leurs déuire et de leurs desseins pervers, celles dont ils ne sont pas dignes de cirer les souliers, eombien de fois ne boutissent-ils pas à leur enlever leur honneur, À cui poisonner les joies de la famille pour toujours, à faire verser des larmes que rien én ce monde n'est capable de sécher, D'où sont sortis ces serpents qui ont jeté ieur venin mortel sur ces colombes domestiques Qui faisaient le bonheur de la famille?
Des écoles sans-Dieu.—Et l'on dira qu'elles mur. chent bien?
Les résultats de cette éducation se bornent-ils à cela? Mon Dien, ce serait bien assez : la moralité détruite dans la famille! Mais ce n’est pas tout. Uau autre conséquence non moins lamentable. «osé Ju ruine de la moralité dans la société,
Pourquoi notre système de jury est.tl tomb en discrédit?
La loi exige que les jurés soient des hommes intel. ligents, et notre système scolaire est supposé les mettre dans cette condition; mais ce n’est pas assez : ils doivent aussi, pour remplir convenablement leur
pement pnattn ts mdngartin mg. ee ma es rss en han donne crane en
DR ARRE ee M er mm à
mission, être des hommes de principes de saine moralité. Voilà ce que l’école ne leur donne pas. De là la corruption qui détruit toute la valeur sociale de nos corps de jurés ; de là, le trafic honteux qu’ils font si souvent de la fortune, de l'honneur et de la vie même deleurs concitoyens, dès qu’un intérêt personne] quelconque se trouve en jeu, dès qu’il y a une susceptibilité froissée, une pit vengeance à exercer. Quelle est la cause première et principale de ce triste état de choses?
Nos écoles sans-Dieu—Et l’on viendra affirmer qu’elles font merveille.
FOUFQNOE nog cours de justice ne sont-elles le plus souvent qu'une moquerie, remarquable surtout par l’absence de ces vrais principes de morale et de reli. gion qui doivent se trouver au fond de toute loi et influencer son application?
Pourquoi la politique est-elle descendue dans les
. bas-fonds du plus vulgaire tripotage?
Ponrquoi, en dépit de la grande éducation populai. re sur la franchise électorale, la corruption la plus é. hontée marque-t-elle de son sceau presque chaque : élection ?
Pourquoi notre littérature se fait-elle de plus en plus la servante de l’infidélité et de l’immoralité?
Pourquoi notre presse couverge-t-elle de pos en plus vers les effets À sensation?
Pourquoi la grande idée de la responsabilité s’efface-t-elle des esprits des citoyens?
Porrquoi les relations sociales lèvent-elles de plus en plus haut le drapeau ignoble de la license et du libertinage?
Pourquoi le mariage est-il envisagé à un point de vue purement sensuel et profane?
Pourquoi le divorce, l’adultère, la fornication, le féticide, l’infanticide sont-ils presque passés dans les mœurs américaines ?
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