‹ Conférence sur l'éducation chrétienne faite à St. Joseph de Bay City [microforme]Chapitre 2 sur 3 · RES · texte numérisé non relu

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Pourquoi la notion d’une vie future devient-elle de plus en plus vague?

Pourquoi le sentimentalisme, l’humanitarisme le matérialisme, le naturalisme, et une foule d’aut ros ismes qui ne valent pas mieux, gagnent-ils tous les jours du terrain sur le christianisme, en certains quartiers du moins?

Pourquoi l’infidélité aurait-elle déjà peut-être englobé toute la race américaine, si lesefforts du catholicisme, le contre-poison des écoles sans-Dieu, avait mis et ne mettait encore des barrières à cet envahissement ?

La réponse est une à toutes ces questions.—Parce que l’on a voulu établir le divorce entre l’éducation

et ia religion.

—Et l'on osera dire que le système des écoles publiques fondé sur ce principe est le meilleur du mon. de!

Ceci donne la seconde raison pour laquelle PEtat éducateur n’est pas dans son rôle; c’est que l'éducation doit être non seulement morale, mais reli. gieuse. Au fond ces deux raisons n’en font qu’une.Car l'éducation ne peut être morale sans être religieuse. Il re peut pas plus y avoir de morale sans religion qu’il peut y avoir d'éducation sans morale. La religion est La sève qui donne à l’éducation toute sa vitalité, Un Evêque éminent comparait dernièrement la religion dans l’éducation au sel qui donne aux aliments leurs propriétés sanitaires et digestives. Bourrer l'intelligence des enfants durant six jours à l’école publique, et leur donner l’enseignement religieux le dimanche au catéchisme, c’est absolument comme si on leur donnait des aliments sans sel durant six jours, et leur faire manger nn galon de sel le septième, comme assaisonnement: La religion n’est pas une médecine qui s’administre à doses réglées, À cer-

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iains intervalles déterminés, à la manière d'un toni. que. Elle doit vivifier l'éducation par une action douce et continue ; elle doit la pénétrer dans toutes ses fibres, comme le sang, principe de la vie animale, pénêtre tous et chacun des organes. La religion et l’édu. eation sont done inséparables. En tentant de les séparer, on détruit l’une et l’autre : on tue la religion dans l'esprit et le cœur de l’homme, et lon ruine l’éducation totalement. L'on veut élever les enfants sans religion etsans Dieu; l’on fait des hommes sans religion et sang Dieu, et ecnséquemment sans principes. C’est tout naturel. On: ne peut attendre autre chose, Comment voulez-vous qu'il en soit autrement?

Si même avec tous les freins de la puissance religieuse, les hommes ne sont que trop souvent entrainés à côté de leurs d voirs, par Jes tentations de 14

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j chair, du monde et du démon, où iront-ils s'ils n'ont

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1 Pas Ces freins puissants pour les retenir?—$S'{! en es À ainsi du bois vert, dit Ecriture, qu'en sera-t-il du bois à Sec? 4

Dés que vous avez banni l'idée de Dieu du cœur humain, qui empèchera la vertu de prendre sa volée ? k

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Dès que vous posez en principe qu’il n'y a pas de Dicu, qui vous Obligera à éviter le mal? Est-ce la bon-

. ne opinion de la SOCIÉté?— [opinion publique ! mais. 4 Messieure, c’est une marchandise qui s’achète À si bon e. marché en ce pays ! Je doute fort qu'elle amène un 4 eune homme à lui sacrifier un seul plaisir défendu, É S'il a la moindre envie de se le procurer, La société à CS TrNp complaisante vis-à vis de ses dévots pour qu'- à ele soit À craindre par eux, Elle se montre, d'ailieurs. 1 à leur endroit, d’une discrétion on ne peut plus ac- 1 commodante, Pendant qu'ils grouillent au milieu de À À leurs orpies nocturnes, elle dort paisib lement F En le É

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par suite d’un bain froid, elle les accueille avec un sourire et les félicite d’avoir si bien dormi.

Si la société américaine n’est pas descendue plus bas qu’elle l’est, À l'heure qu'il est, c’est grâce au Catholicisme et à ses écoles paroïssiales qui jouent visà-vis d’elle le rôle de contre-poison. Si elle doit être sanvée de l’abîme, c'est de 1à que lui viendra le salut. Le Yankee n'aime pas les écoles catholiques ; c’est à ciles cependant qu’il doit de voir son pays retenu sur le bord du précipice de l'infidélité et de la démoralisation, dans lequel les écoles sans-Dieu le poussent. Le catholicisme atteint aujourd'hui une portion assez considérable de la population, pour que son influen- Ce comme antidote se fasse sentir indirectement sur tout le reste,

Je dis le catholicisme, et non le christianisme : eu ce dernier mot ici dirait trop. Les sectes protestantes, toutes chrétiennes qu'elles sc proelament, sont tout-à fait impuissantes et inhabiles sur ce terrain. C'est un fait reconnu et avoué que les ministres protestants sont incapables de garder sous leur contrôle les jeunes genset les jcunesfilles de leurs sectes. Lors même qu'ils auraient un credo positif à leur enscigner, et un commandement pour les obliger à se rendre à l’église tous les dimanches, il seraient encore forcés d’avouer l'insuffisance de ce travail de quelques heures un seul jour par semaine À former de vrais caractères chrétiens, [ls n'ont pas d'écoles sous leur contrôle dans lesquelles ils puissent donner ou Eure donner chaque jour le pain quotidien des vérités chrétiennes ls se contentent des écoles publiques : de jeur impuissance et leur nullité.

Eu présence de ces faits, deux devoirs incombent

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