FLANC
par '1.
par 4/2 scct., voitures par 4.
voilures par 2.
Différences.
Longueurs.
Différences.
Longueurs.
Différences
Ces longueurs de colonne ne sont pas d’une exactitude absolue, puisque leur calcul repose sur des données peu connues encore relativement à l’allongement et à la vitesse. Cependant elles présentent quelque présomption de vérité, si l’on considère les deux faits suivants :
1° Suivant Borbstædt, dans sa relation de la campagne de 1866 (p. 94), « un corps d’armée « obligé de suivre une seule route avec ses conte vois et ses bagages forme une colonne qui « occupe l’espace de 4 milles, si Ton ne compte « que les troupes seules. Les convois de mu- « nilions qui les suivent et les ambulances « tiennent encore une longueur d’au moins « 2 milles; » soit donc 6 milles allemands ou 4,4448 mètres pour un corps dont l’effectif était de 34,000 hommes.
Si nous prenons dans le tableau n° 20 (page 126) la longueur de la colonne pour l’effectif de 34,000 hommes d’un corps à 2 divisions, nous trouvons 46,549 mètres, les voitures marchant par une, comme c’était sans doute le cas du corps prussien. Les deux chiffres donnés par Borbstædt etparmoi dans le présent travail ne diffèrent donc que de 2101 mètres, ce qui est peu de chose.
2° Une instruction pour l’armée italienne, intitulée Norme relative aile marcie délié divisioni e dei corpi d’armata , envisage la division à 41,000 hommes et le quartier général du corps d’armée à 6,850, ce qui donne un total de
39,850. En colonne par le flanc, les voitures par deux, elle fixe 27,000 mètres comme profondeur de la colonne de 3 divisions, en admettant l’allongement d’un quart. Si on supposait rallongement de deux tiers, on aurait 33,750. il est dit expressément dans cette instruction qu'on ne tient pas compte des distances qui existent entre les fractions. Si donc je les retranche du chiffie que j’ai trouvé pour le corps d’armée de 40,000 hommes à 3 divisions, j’obtiens 44,924—9,943 = 32,981 (voir les tableaux nos 19 et 20). Si on compare le chiffre de 33,750 d’après les bases italiennes et celui de 32,981 qui résulte des calculs de ce travail, il y a une identité presque complète.
Variation de longueur suivant l'effectif. — L’effectif d’un même corps d’armée varie sans cesse, et quelquefois dans d’assez notables proportions ; presque toujours par suite des pertes, quelquefois par l’arrivée des renforts. Ces modifications dans le nombre des hommes ne changent pas l’organisation des services du corps d’armée, le nombre de ses voilures ni celui de ses pièces.
L’augmentation de longueur du convoi ne porte guère que sur les voitures de vivres, qui augmentent de deux par 1000 hommes, pour les deux rations de réserve ; soit une longueur de 20 mètres si l’on marche par deux, et de 40 mètres si l’on marche par une. II y a donc
une partie variable et une partie presque invariable.
1000 hommes par le flanc occupent 330 mètres, qui, augmentés des deux tiers pour rallongement, donnent 550 mètres. Si l’on y joint la longueur des voitures de vivres et une petite modification correspondante dans la cavalerie qui peut être évaluée à 160 mètres, il est facile, une fois la longueur du corps d’armée calculée, de connaître ses variations de longueur d’après les situations d'effectif.
Nous en donnons l’exemple dans le tableau n° 20 ci-après.
Quant à la colonne serrée par demi-section, sa longueur se maintient constante en ce qui concerne l’infanterie, quel que soit l’effectif. Elle ne se modifie un peu que par l’accroissement ou la diminution de la cavalerie et du convoi de vivres.
Tableau
DÉSIGNATION