RÉSUMÉ
En terminant cet aperçu général de l’organisation des manœuvres et de la tactique de la cavalerie française et de quelques cavaleries étrangères, nous appelons l’attention des officiers sur le dernier chapitre des Observations sur la cavalerie ; ils y trouveront ces deux conseils qui nous paraissent mériter toute leur attention : c’est que, d’une part, ils doivent exercer avec soin leur coup-d’œil à l’étude du terrain, et que, de l’autre, l’importance et la responsabilité de chacun, à tous les degrés de la hiérarchie , ont singulièrement grandi.
Que doivent-ils conclure de ces principes dont on s’efforce de les pénétrer sous toutes les formes?
C’est que cette instruction qui leur est nécessaire, cette expérience qu’ils pouvaient jadis acquérir facilement dans les premières marches, les premiers engagements des longues guerres passées, il leur faut absolument la posséder le jour même où l’on fera appel à leur science autant qu’à leur bravoure. Ce jour peut arriver brusquement; et chacun apparaîtra alors sur le champ de bataille avec ce qu’il aura appris pendant la paix. «C’est « donc avant la guerre qu’il faut acquérir l’in— « struction et l’expérience nécessaires au jour du « combat. »