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Conférences aux dames de Lyon

L'Œuvre instituée à Lyon sous le nom si doux de ï Enfant Jésus, destinée à établir entre les enfants riches et les enfants pauvres ces rapports si agréables à Dieu auxquels on donne les noms de Bienfaits et de reconnaissance, eut Theureuse idée d'appeler les femmes 4u monde, protectrices et patronesses de cetto oeuvre, à se réunir autour de la chaire chrétienne pour entendre la parole de Dieu des lèvres de Monseigneur Mermillod.

L'on sait combien à Lyon, et partout où il se fait entendre, cet orateur chrétien si aimé laisse des impressions profondes dans les âmes.

Il n'y a donc pas lieu d'être étonné de l'empressement extraordinaire, grandissant chaque jour, que Ton mit à se rendre à cet appel»

Que d'immenses consolations il a dû emporter dans son cœur dévoué à la fin de cette retraite !

Monseigneur Mermillod,par sa foi, par son cœur, est avant tout l'homme de la parole improvisée ; on sent que chez lui tout est spontané : ces images si saisissantes, ce langage si élevé et si brillant ; cette parole si émue , si hardie , cette révélation si vraie du monde et du cœur, cette connaissance de l'Evangile, ces mots si heureux et si suaves qui vous attirent et vous suspendent à ses lèvres ; tout cela coule abondammemt d'une source claire et limpide qui ne tarit jamais.

Cependant, pour ceux qui écoutaient avec une admiration croissante cette voix si bien inspirée, an regret venait se mêler à toutes ces délicieuses impressions : c*était de ne pouvoir retenir en entier tous ces enseignements, pour

les méditer dans le silence et le recueillement^ et puiser encore dans ce souvenir de nouvelles forces pour suivre courageusement la voie du devoir et du dévouement.

Prévoyant ce désir, plusieurs personnes eurent l'heureuse pensée de recueillir, en se partageant le travail pour qu'il fût plus complet, toutes les instructions ; c'est ce travail sténographique que nous livrons à la publicité.

Mgr. Mermillod a bien voulu relire le manuscrit et en approuver le texte.

Assurément il n'a pas été possible de conserver à ces discours cette forme vivante qui fait à la fois la puissance et le charme de sa parole.

A ceux qui les ont entendues de la boucha de l'orateur, ces Conférences pourront para f „> tre pâles et décolorées ; mais telles qu'elles sont, par la seule élévation des pensées, par cette intelligence des besoins actuels, par cette connaissance profonde du cœur humain» el~

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les demeureront comme une leçon toujours éloquente pour rappeler leur mission aux femmes du monde.

Elbs seront comme une lumière pour l^s conscl ncos avides, une consolation et un appui pour les cœurs troublés ; elles rallumeront 1 3 zèle toujours prêt à faiblir.

Nous les présentons donc avec confiance aux chrétiennes, avec le double mérite d'un© bonne lecture et d'une bonne œuvre !

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