‹ Conférences de clinique médicale, faites à la Pitié, 1861-1862Chapitre 19 sur 25 · OC · texte numérisé non relu

OC

Autopsie le 19, trente trois heures après la mort.

Abdomen : Adhérences de rutérus>quj est in >-voluuûueui, au transversc» distendu par tin gaz; le tissu qui constitue

tiA Infiltré de pus phîrg min; le petit lu nijdi tiu voèmê

pusj le point de départ est dans les aunexi

paroi antérieure d'un foyer purulent circonscrit en arrière pu

tins agglutinés entre eu\. Lotte disposition est surtout inanju

i t- nu : Vue torîaîoii médiane verticale fait voir h- tau de ni organe* surtout dans Sa portion qui correspond au col* gorge de san^; : un vaisseau lymphatique plein de pus placé superliciell. un tissu utérin; surface interne du col noirâtre, gangrenée; multiples et profondes de la lèvre postérieure, donn de lambeau* flottants; tous les petits sinus sont pleins «l-1 i ^uins, A la corne droite, au niveau de Vanue*e correspondante, m HW du pus phlegmon eux dans une veine et dans le tissu environnant,

d'infiltration; l'ovaire droit est converti en un tissu grisâtre pulpeux; le tissu qui entoure la trompe de ce côté est infiltré de lymphe plastique. Mêmes altérations à gauche, mais moins marquées.

Des caillots de sang noirâtre remplissent toute l'étendue de la veine cave inférieure, les deux veines iliaques primitives, et la crurale droite jusqu'au tiers supérieur de la cuisse ; à gauche, on retire par une ouverture de la veine crurale, un caillot qui devait s'étendre jusqu'au creux poplité de ce côté. Le caillot de la veine cave, sans solutions de continuité, s'étend jusqu'à l'oreillette droite, où il se renfle de manière à remplir cette cavité.

Ces caillots de sang obstruent complètement la veine porte ; reins et foie sains. Cœur : le ventricule droit est distendu par un caillot qui se continue avec celui qui remplit l'oreillette ; le ventricule gauche est complètement vide et revenu sur lui-même. L'aorte est pleine de sang noir coagulé. Poumons œdémateux, gorgés de liquide quasi puriforme. A la partie postérieure du lobe supérieur du poumon droit, quelques petits épanchements sanguins, préludes d'abcès métastatiques. Le cerveau n'a pas été examiné.

Obs. 23. Leduc (Léonie), vingt- trois ans; elle accouche à terme le 7 janvier 1858. La délivrance a nécessité l'introduction de la main, et a été suivie d'une petite hémorrhagie.

Le 8. Elle a été prise ce matin, à huit heures, d'un frisson qui dure encore à neuf heures. La peau est brûlante, le pouls à 120; l'utérus mesure 13 sur 13 ; les annexes sont douloureuses, surtout à gauche. (20 sangsues à gauche et 10 à droite. 2 bouillons, 2 potages.)

Le 9. Le pouls est petit et bat 120; l'utérus n'a plus que 11 sur 11 ; il est douloureux des deux côtés; la malade est très-affaisséc, très-mal à l'aise; la face est altérée. (30 sangsues de chaque côté. 2 bouillons.)

Le 10. 120 puis.; la douleur s'est généralisée par tout l'abdomen. (60 sangsues ; frictions mcrcuriclles.)

Le 11. La malade a eu des vomissements verdâtres depuis la veille, elle a la face grippée, le pouls petit, 144 p. ; elle est d'une faiblesse extrême et a beaucoup de dyspnée. Morte le soir.

Autopsie le 13.— Le petit bassin contient en petite quantité du liquide purulent et floconneux. Les circonvolutions intestinales présentent des arborisations légères, la surface interne de l'utérus est gangrenée, réduite en putrilage et exhale une odeur fétide ; en incisant l'utérus on trouve près des annexes du pus dans les veines de l'utérus ; on en trouve aussi dans les veines du col. L'ovaire gauche est infiltré de sérosité purulente. Les veines ovariques à droite et à gauche contiennent du pus phlegmoneux. On trouve encore du pus dans le conduit de la trompe gauche et dans la veine qui raccompagne.

Obs. 24. Pauvert (Lucile), trente-six ans, primipare. L'accouchement a été long et pénible et a duré du 1 1 au 12 avril 1857, quoique l'enfant

wê lut présente par le sommet; avant la fin du travail la malade a m •iciiv frissons légers, qui ne se sont pis renouvelas ensuite.

Le 13. 120 puis.; peau fraîche; Tu te ras mesure i5 sur 13 a\ çathétéiisme; après r évacuation do l'urine, il n'y a plus que 0 Les deux annexes sont gonflées et douloureuses. (20 sangsues de chaque càtè; 2 bouillons.)

Le 14. 1*28 puis.; peau chaude; le ventre est très-ballon n loureux; l'utérus a 1 1 sur 1,'ï ; on ne peut explorer les annexes. des douleurs que provoque la pression sur le ventre. (*/ s; nie-

llons avec l'onguent napolitain* 2 bouillons, 2 potages,]

Le la. 132 puis.; peau chaude; le ventre est toujours ballonne nr^ins douloureux; la malade a eu quelques nausées et quelques vuiui* l mitions; sa ligure s'altère. (4 bouillons.)

Le 16. 144 puis.; le rentre, toujours ballonne, est beaucoup moins douloureux. La malade se plaint d'un point d** coté ii dt -< elle toussa et expectore des crachats très-légèrement rouilles; de i il y a un peu de malitë en arrière, et la respiration est soufflant- Baignée de deux palettes, ÎO centigrammes de tartre stibié; un vé toire sur le eoté droit dç la poitrine.)

Le 17. 132 puis.; peau brûlante; In face est pile, les yeux hagards; la respiration est fréquente et difficile, toujours du souffle du i avec brnuehophonie ; le ventre n'est plus douloureux. La niulad> le 18, à six heures du malin.

Autopsie le i 9 avril 1 857, à dix heures et demie du malin . — A Ton ve de l'abdomen ou constate la présence dans Le petit bassÎB, il surtout les fosses iliaques, principalement à gauche, d'un épauehement purifo peu abondant, mêlé de fausses membranes jaunes nsseî nom!» i assez épaisses ; la proportion de ces altérations est tellement jietîle dan le petit bassin, qif elles semblent Limitées aux environs des annexes et ans fosses iliaques. Aucune fausse membrane ne réunit les nite>tins ^rrela, dont la surface péritonéalc est saine. L'utérus mesure 12 SUT i 1; si -urfacv externe u pgéamie aucune trace de fausses membranes, une eoloctfift noirâtre est observée aux deux angles supérieurs de l'organe, surtout i gauche. On observe en outre à gauche trois saillies assez, vol uni i jaunâtres, mais recouvertes d'une partie des fibres de l'utérus, el exii Heures à cet organe. Elles sont disposées le long 'lu boni •-

us, en descendant jusque vers le milieu de l'organe. I et leurs pavillons sont injectés* surtout à gauche; 1rs pai Wkm priaient un peu l'aspect lavé et l'apparence d'agate rouge oiv de l'insertion abdominale du ligament rond du côté gauchs, M d lus le tissu cellulaire de la paroi abdominale une surface i une pièce de l franc; dans laquelle le tissu cellulaire est Injecté jaune clair, véritablement phlegmoncux; la face postérieure du ment est elle-même infiltrée de pus, ma is cette iuiiU ration ne remoiifc

tue d'un léger enduit blanchâtre. Les lèvres et les dents sont couvertes de fuliginosités. Il n'y a pas eu de vomissements depuis l'entrée de la malade. Les seins sont peu développées et contiennent peu de bit. Iji peau est chaude et humide ; le pouls est à 118-122 ; la respiration est légèrement accélérée. Pas de délire. (Glace sur le ventre; opium, 0,13 eu huit doses.)

Le 16. Ictère toujours intense. Coma plus profond que la veille, mais dont on peut encore tirer la malade. Langue humide et blanche ; fuliginosités des lèvres; peau chaude et humide, pouls à 118 ; diarrhée peu abondante ; pas de délire ; la respiration n'est pas plus accélérée que la veille. Elle meurt dans la journée, sans convulsions et presque sans agonie.

Autopsie le 17. — A l'ouverture de l'abdomen, il s'écoule environ deux litres d'un liquide trouble, d'aspect purulent, ayant une couleur particulière due à r ictère. 11 y a peu de fausses membranes ; il existe sur les circonvolutions intestinales quelques petits tract us pseudo-membraneux et purulents. Pas d'adhérences entre les intestins et les organes génitaux . L'utérus est volumineux, 15 centimètres de hauteur sur 12 environ de largeur. La surface extérieure n'offre rien à noter. La surface interne est noirâtre, répand une odeur fétide et gangrénense, et offre des fausM* ■Kmbranes grisâtres, diphtbéritiques. La face iu terne du vagin e*t flans le même état. L'insertion placentaire a lieu sur la (ace postérieure de I~ utérus, près du fond de l'organe. Elle est tornenteuse et présente la uêiDr pourriture que le reste de la surfaix* utérine.

Eu incisant sur le bord droit de l'utérus et sur le bord gauche, on trouer une ma**: de veines doublées à leur intérieur d'une (au**e memfcraae purujmte. Près de l'insertion de» trompa à l'utérus, on trouve, teuKMip de veines, du pus véritablement phlegmooeux, comme •ia&? •iBrjqne» petites veines du col utérin. Rjen a l'ovaire droit. bu? r .'»***: rao/he, on trouve une tell*- abondance dr jhj*, qu'il est âBpjhfclAe à*. rev'Xinaitre le t.^u de l'organe L*-s tr^mp*-* vont saine*. fcjtra. vtiirt-tr^ an?, •.-.■jtuner*. Le--» r»^fc> ne furent jamais («ru aW*daot>> et douioureu%e*. lYnuiere a99<rx3* I * & r;a an : la iDenàtruaiion n en fut pa« pin* r^ubere m pu* i*r,* et f-t tAi/mr* :rr«-^*jiMur*u*s. Fa* de *«n/>:*f |*?w d« Tfnimif gru, pas d^vme 4-u» la £ra«*se. .Vyxjti*:, le V février 1*54- ^ta. atrwG a ternie.

L? il1 fc'^itr. P-ic» N4i* rarKtrr^, a '•; puîtal^sa*. uterv* H wr 13 fjçTi^JUKî^** *»•*. r -effeoect noUrvt & -ir *;>. *.-j eij4e 4* U *yjieurf

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Le poumon gauche offre dans son lobe inférieur, vers la partie postérieure, des noyaux du volume d'une forte noix, inégaux, d'une coloralion noirâtre assez deuse, ne surnageant point, mais n'offrant qu'un degré relatif de ramollissement et nullement semblables à l'hépatisation.

Le poumon droit présente tout d'abord, dans son lobe inférieur et sur la partie inférieure du lobe moyen, une lésion singulière, consistant en un lacis inextricable de stries continues, d'un blanc jaunâtre, sous-pleurales et légèrement saillantes ; elles se rendent les unes dans tes autres suivant un certain ordre de subordination ; lorsqu'on pique un de ces vaisseaux, il en sort une gouttelette d'un pus phlegmoneux, dont tes caractères ne sont nullement douteux et que l'examen microscopique confirme pleinement. La languette est sillonnée par ces vaisseaux; lorsqu'on arrive vers la racine du poumon, ce sont de véritables flaques de pus. Ces vaisseaux, qui ne sont autres que les lymphatiques, laissent tous échapper des gouttelettes de pus lors de la coupe. Dans plusieurs de ces points, le tissu pulmonaire est d'un rouge foncé noirâtre, dans lequel on voit encore la composition du poumon qui ne présente pas l'apparence granuleuse ; la densité est augmentée et la friabilité est aussi plus grande, bien qu'elle ne soit pas aussi grande que dans l'hépatisation. Le poumon, dans ces points, n'est pas aéré et laisse écouler un sang noirâtre à la coupe ; dans un de ces noyaux, vers le centre, on trouve une petite quantité de pus infiltré. Le lobe supérieur ne présente aucune altération.

Le canal tboracique, disséqué et suivi dans toute sa longueur, ne préson te aucune altération et ne contient aucune trace de pus.

Uns. 25. Bontenips (Delphine), vingt ans, domestique, entrée le 14 mais d8l>2 à l'hôpital de la Pitié, salle Saint-Charles, n° 14. La malade raconte qu'il y a dix-huit jours elle accoucha d'un garçon à terme, sou premier enfant, à l'hôpital de la Maternité. Après neuf jours de séjour à l'hôpital, elle sortit à peu près en bon état, ressentant, dit-elle, quelques malaises passagers. Les lochies marchaient normalement. L'accouchement avait été facile. Quatre jours avant son entrée à la Pitié, la malade lut prise, sans cause connue, d'un violent frisson d'une heure environ de durée ; ce frisson se renouvela encore deux fois dans les jours qui suivirent. Eu même temps les vomissements, peu abondants, la diarrhée, les douleurs de ventre, mais sans ballonnement, survinrent. Les lochies continuaient à couler.

Etat actuel, le 15 mars. A la visite, on constate un ictère général intense, un état demi-comateux ; la malade ne répond que très-imparlaitciucut aux questions qu'où lui adresse. Le foie ne semble pas augmente de volume. Le ventre a un volume peu considérable, il est peu sensible à la pression. La face ne présente que peu d'altération, à part une certaine expression d'hébétude dans le regard. Ou ne peut sentir la présence de Vutè? us axt-tassus dvi çubis ; la langue est humide et rêvé-

tue d'un léger enduit blanchâtre. Les lèvres et les dents sont couvertes de fuliginosités. 11 n'y a pas eu de vomissements depuis l'entrée de la malade. Les seins sont peu développées et contiennent peu de lait, lu peau est chaude et humide ; le pouls est à 11 8- 122 ; la respiration est légèrement accélérée. Pas de délire. (Glace sur le ventre; opium, 0,13 eu huit doses.)

Le 16. Ictère toujours intense. Coma plus profond que la veille, mais dont on peut encore tirer la malade. Langue humide et blanche ; fuliginosités des lèvres; peau chaude et humide, pouls à 118 ; diarrhée pou abondante ; pas de délire ; la respiration n'est pas plus accélérée que la veille. Elle meurt dans la journée, sans convulsions et presque sans agonie.

Autopsie le 17. — A l'ouverture de l'abdomen, il s'écoule environ dewi litres d'un liquide trouble, d'aspect purulent, ayant une couleur particulière due à l'ictère. 11 y a peu de fausses membranes ; il existe sur les circonvolutions intestinales quelques petits tractus pseudo-membraneux et purulents. Pas d'adhérences entre les intestins et les organes génitaux. L'utérus est volumineux, 15 centimètres de hauteur sur 12 environ de largeur. La surface extérieure n'offre rien à noter. La surface interneest noirâtre, répand une odeur fétide et gangreneuse, et offre des fausses membranes grisâtres, diphthéritiques. La face interne du vagin est dans le même état. L'insertion placentaire a lieu sur la face postérieure de l' utérus, près du fond de l'organe. Elle est twnenteuse et présente la même pourriture que le reste de la surface utérine.

En incisant sur le bord droit de l'utérus et sur le bord gauche, on trouve une masse de veines doublées à leur intérieur d'une fausse membrane purulente. Près de l'insertion des trompas à l'utérus, on trouve, dans beaucoup de veines, du pus véritablement phlegmoneui, comme aussi dans quelque» petites veines du col utérin. Rien à l'ovaire droit. Dans l'ovaire trauene, on trouve une telle abondance de |kj», qu'il est impossible de reconnaître le tissu de l'organe. Lrs trompe* sont saines.

Ons. 26. Bara. viu:rt-troi> ans, couturiert*. Le> regk> ne furent jamais tre-règiiliere«, mais |«eu abondant*-* et douloureuse*. Première approche il v a un an ; la menstruation n'en fut pa* plus régulière ni plus facile, et fut toujours tre»-douk»ureu*:. Pa* de varie»:*, pa» de vomissements, pas d œdème dans la grossesse. Aax-uche, le » février 1856, <Tun garçon à terme.

Lt 10 fcvrier. PouU un» caractère, à ~0 |*uUation*: ubru* 13 sur 13 centimètre* aw ?.*uûement notable à droite, ou eii<4*.- d? la douleur, ainsi qu'à gauche, bien que de ce cAte le ^ôîuVmefit «**t m >m- marqué. Tiens touillons, deux potage»; 40 *an?Mftr». 20 d». ch*q'K eôUr.»

L* 11. te pulsation*; |«au fraîche. Lil- avoue ce uulin qu'hxr elle se pouvait ni remuer ni tousser sau> $*.«uffhr dans le t entre, ce qu'elle a nié de penr des sangsues. Elle ne souffre plu* depuis TappLicalMi de > dmwr. Encwe des lochies assez abondante*, toujours rungt» : la

malade souffre beaucoup d'une déchirure vulvaire. Utérus, 10 sur 14 centimètres. Des deux côtés, à droite comme à gauche, il y a du gonflement dur, du volume du petit doigt et douloureux à la pression. Montée du lait cette nuit. (20 sangsues de chaque côté; une portion).

Le 12. Utérus, 8 sur 12 centimètres. Les deux côtés offrent toujours du gonflement sans douleur à la pression ; lochies abondantes. Seins trèsgonflés ; lait en grande quantité. Appétit vif. (10 sangsues de chaque côté; deux portions.) Le soir, 128 pulsations ; agitation, douleur de tète, peau moite.

Le 13. Peau chaude, 132 pulsations, utérus, 8 sur 12 centimètres. Eucore du gonflement; lait très-abondant; lochies fétides; soif vive; appétit marqué ; frisson assez vif ce matin. (30 sangsues; cataplasmes ; frictions mercurielles; deux portions.)

Le 14, Peau moins chaude; 132 pulsations; utérus, 12 sur 12 centimètres; toujours gonflement des annexes ; lait et lochies moins fétides, très-abondants; soif vive ; appétit médiocrc.î(Une portion; 20 sangsues.)

Le 13. Amélioration ; 128 pulsations. Moins de chaleur; face plus naturelle et moins abattue ; ventre plus souple. Deux selles liquides.

Le 16. La diarrhée a continué depuis hier ; plusieurs selles dans la journée, trois cette nuit et trois ce matin, jaunes, liquides, abondantes; les dernières sont verdatres. Pas de vomissements, pas d'appétit, soif. Cependant état général meilleur en apparence, et moins d'abattement ; peau plus fraîche ; pouls à 198, assez résistant; utérus, 11 sur 12 centimètres 1/2. Cordon assez dur à droite ; il n'y a rien au ventre, à part la tumeur utérine. (4 grammes de sous-nitrate de bismuth ; 3 grammes Je ratauhia ; 0,05 extrait thebaïque ; frictions mercurielles ; une portion.)

Le 17. Peau fraîche; 100 pulsations; langue nette; utérus toujours volumineux, déjeté à gauche. Bon état ; bon appétit ; moins de soif, mais sécheresse de la bouche. (Prescription ut suprà.)

Le 18. Peau fraîche; 92 pulsations; appétit; utérus moins volumineux. (Même prescription.)

Le 19. 92 pulsations; peau fraîche; salivatiou commençante, douleur aux gencives ; lochies abondantes. (Deux portions.)

Le 20. 90 pulsations ; peau fraîche ; rien au ventre, qui est souple sans douleur. Elle soutire beaucoup de la bouche. Peu de selles depuis deux jours; utérus peu perceptible, 6 sur 0; lochies abondantes. (4 grammes sous-nitrate de bismuth ; 1 gramme extrait de kiua ; frictions mercurielles.)

Le 24. 84 pulsations ; stomatite; bon état; un peu d'écoulement blanc par le vagin.

Le 25. 92 pulsations. Même état de la bouche.

Le 2(5. Ulcération de la grandeur d'une pièce de 20 centimes sur l'amygdale gauche ; douleur dans la bouche. (Gargarisme émollieiit, cautérisation au nitrate d'argent ; quatre soupes.)

Le 27. Souffle anémique au cœur. (Quatre soupes ; deux œufs.)

Le 28. Rien à noter.

Le 3 mars. Exeat, guérie.

Obs. 27. Vérité (Céline), vingt-huit ans, couturière, non mariée ; réglée à vingt ans, irrégulièrement, avec douleurs pendant deux ans; à vingtdeux ans, la menstruation se régularise et devient plus facile. Premier coït, il y a neuf mois. Vomissements pendant les trois premiers mois de la grossesse. Pas de gonflement des jambes ; pas de lait dans les seimi. Accouchée, le 24 février 1856, à une heure et demie du soir. Pas de frissons; perte de sang normale.

Le 25 février. Peau fraîche ; 80 pulsations ; langue un peu Mile. Utn lochies coulent bien ; le lait est monté Utérus volumineux et douloureux ; gonflement aux deux cornes, surtout à gauche. ',20 sangsue* de chaque côté , une portion.)

Le 26. Pouls vif, à 112. Les sangsues prescrites n'ont pas été appliquées; ventre un peu ballonné ; toujours du gonflement douloureux ; p<*au chaude. (50 sangsues, 20 à gauche, 30 à droite; une portion.)

Le 27. Pouls très-vif, à 132 pulsations ; peau chaud*;; langue large et un peu blanche. Frisson, puis chaleur et transpiration ; sommeil àsma bon ; se dit très-bien. Ventre très -bal Ion né ; pa» de douleur à la pression; utérus tres-\olumineux, 11 sur 12 centimètre» 1/2; douleur et gonflement des deux cotés. 40 sangsues.;

Le soir, pouls à 112-1 16 puUations ; ventre plus souple.

\jt 28. 116 pulsations; peau fraîche ; ventre indolent; moin* <le gonflement et souplesse à droite; à gauche, plus de gonflement ; ut/ru*, 10 sur 12 centimètres; le» lochies vont bien; lait abondant, appétit; pas de frissons. (Deux portions.)

Le 29. Pouls vif, à 120 ; p*-au un jeu chaude ; pa§ de garde -rote»; langue humide, un peu blanche; ut*rnj> 10 sur 10 centimètre*; **jplesse et indolence des annexas. (Lavement avec 40 ^ranime* de miel 4e mercuriale ; 30 sangsues..

Le 1er mars. Items, 12 wr II, suis douleur m ?'rfiflem»'nt ; pa* 4e ballonnement, pas de frvwMi, pas de v>m«*v-ment r»; *\< ii&tMf- . u;t et lochies a$sez abondante . quatre *e»k> la »eihe, qui Mit pi ru fc« fa/wt ; appétit; langue blanchàtr*:; poui» a !•«. >\r^j\ yx%»*i*. 2 s?*i&att» d'extrait 4e Lina.

l> 2. Peau frairhe : '*> j-oivitiMi* : ptA 4e t/A -}**:•. : -sut *t ***** comme la %K\iV.\ aç^tji: ttir.ru* M **r \z '*?.;.'.*-. r.--.*. ;,*.< > jrjr.S*.ment, pas de frv~**ï*. p*« de au^r». l**\ *'*?*->* *:*ar. >. %«* ; 0,3o de Srljir ta ZT-A* *rr>*: z ;r\iitr.;*?: ; \tn.i ■> 4 ■•*.*.

Le 3 Pra j fr»^î>. ••» f </.-*: .,*,* ; '-/-w *:>•:../•. , *.• .« +> *~+ .£.**+%.

Le 4. l'o fpîii «iî oa*^? . *t;- *. i j^-j* /** ^> ',r*- * »'>^4. (15 gnma 4"baus: 4e r-/.n. ^ r-*ne '^.-ur •;- >«*v*.

Gfit

Ici, 29, <i0 sangsues répandues sur La jambe et sur la cuisse ; un put di limonade vineuse; "1 grammes de kïna; une portion )

Le 15. 10S pulsations j pouls pas trop petit ; peau chaude, mais Lieiv; pas de fripon; ■ • h . 1 1 < j 1 1 r i ; le ; ut n donné tieauciHip; lim

gue nette eL rose; se sent niieu\ qu'hier Cl moins inqnit-d à la selle; nuit pas trop agitée, moins mauvaise que l.t précédente, de délire ; la cuisse est moins douloureuse, elle < u souffre cej jours beaucoup dans les mouvements. Aucune douleur de ventre, i à une finie pression; il est un peu distendu par d<% gaz; futéfl palpable; loCbfiêS abondantes et jaunâtres, un peu fades quant h la cuisse et la jambe n'offrent presque plus de ilotilnir à la quant au gonflement, on le peut difficilement mesun r, à cause de S&ogsuâsquj i\ui^me:iiteratent pour leur part; l'œdème île lajamb. bien moins fort; faee pâle, bouche mauvaise, langue nette, (30 sangsues, i'ô u (a cuisse, 16 à la jambe; un pot de limonade viaeuse mies

de kina; 0^0 de bagmds : 2 bouillons, '

Le 10. Se trouve très -bien, est sûre, dit-elle, de ne pas avoir déliré, ce qui paraît exact; Tare pale, non tire*', tangue pftlé, humide; 120 | peau chaude; pas de dniibur de tel»', pasoV frisson, pas de SU moins abondantes, paade selles; urine assez bien; rentre indolent le potage trop laie H refuse pour cela de manger; désire ardemment du lait, soif vive, désirs d'aliments froids sensation de sécheresse à la I che, que nous trouvons humide ; ventre entièrement indolent, presque sans ballonnement; la drisse et ta jambe ne sont plus du tout liaat reuses, l'œdème est tout à fait disparu"; la malade remue elle-n jambe sans difficulté. Limon ide vineuse un p"t ; 2 grammes de kina; 00 grammes* de hagnols; t laits, 2 potages au lait*)

Le 17, Se trouve faible, a mal dormi, se réveille en sursaut ■ soif vit nausées ce matinj après un effort de toux, Pouls, 108, assez plnïi fraîche; se sent mal à Vaîse ; ne peut, dit-elle, remuer sa ja hier, Se sent engourdie; langue nette, humide, sans enduit ; n*a plus* lait ; ne soutire pas des seins. Beaucoup de pus s'échappa \ lorsque Ton comprime pendant quelque temps la région inférieur* du yentre» qui n'offre cependant aucune tumeur et n'est nullement d<»u kxtraise, ce sont probablement des lochies; pas d'appétit, (Bll apprend qu'à une fausse couche, elle a eu aussi mat h U jante ;i la cuisse droite, qui sont toutes deui restées gonflées apri longtemps.) Rruil continu avec ronflement au cou. A la partir * de la cuisse d mi le, en remontant vers Paine, on trouve un noyau durai résistait t} in m douloureux; au niveau de la veine erie la jambe sont plus lourdes et plus gonflées, un peu d'ead unit»-.

(Limonade vinatisa, trois p.»is ; i grammes de kina; 110 de b<- LOgaras >m le gonflement; *^ Liits, ! potages au lait*]

Le 1 8. iOS pulsations, pouls assez fort ; peau sans grande chaleur, a eu

pendant désirer des aliments, qui sont rendus aussitôt qu'ingérés; 128 puis.; peau chaude; pas d'élancements dans la tumeur; pas de perte blanche ; pas de lait dans les seins. La tumeur est plus facile à circonscrire, parce qu'elle n'est plus douloureuse à la pression; elle s'étend jusqu'à deux travers de doigt des fausses cotes, et vient à un travers de doigt au-dessus du pubis, en forme plus effilée que par en haut. En largeur, elle s'étend de l'ombilic jusque dans le flanc gauche : longueur 46 centimètres, largeur 14 centimètres. 11 semble qu'elle soit un peu fluctuante. (Frictions mercurielles; 4 verres d'eau de Seltz; 4 bouillons.)

Le 9. 4 28 puis. ; peu de chaleur à la peau ; elle a vomi ce matin et cette nuit, sans grandes douleurs de ventre ; impossibilité de dormir depuis l'entrée ; pas d'écoulement par le vagin, le dévoicment continue ; langue blanche, peu humide, mais non pas sèche. La tumeur a pris encore du développement, elle a augmenté dans tous les sens, et est moins douloureuse ; les vomissements seuls fatiguent la malade. (Frictions mercurielles; eau de Seltz ; vin ; quart de grain de chlorhydrate de morphine sur un vésicatoire à l'épigastre ; demi-lavement avec 1 2 gouttes de laudanum )

I*e 40, Peau sans grande chaleur; 4 46 puis.; les vomissements ont continué; pas de selles depuis hier; langue blanche, humide ; un peu de douleur de ventre à la pression de la tumeur, qui maintenant dépasse la ligne moyenne d'environ 3 centimètres ; la pression est pénible, surtout à la partie inférieure; le ventre n'est pas ballonné et n'est pas douloureux à la pression. (Quart de grain de morphine sur le vésicatoire; frictions mercurielles; extrait thébaïque, 0,05 en pilules; quart de lavement avec 40 gouttes de laudanum.}

Le 4 4. Peau fraîche; 108 puis.; moins de vomissements; moins de douleur dans la tumeur, qui est toujours volumineuse et sans diminution appréciable ; langue assez nette à la pointe, blanche sur les côtés ; pas de selle*. (Même prescription.)

Le 13. Peau fraîche; 404 puis.; la tumeur, moins douloureuse, occupe toujours toute la moitié du ventre ; appétit ; plus de vomissements ; meilleur sommeil ; cette nuit moins de souffrance dans le teutre. Même prescription.)

Le 1 4. Même état de la tumeur ; salivation mercurielle ; la tumeur est peut-être un peu moins tendue ; deux selles que nous ne pouvons voir.

Le 47. La salivation continue; plus de selles, à cause du bismuth, 10 grammes, et du tannin, 10 centigrammes, en la\«-ment> laudaniso». La tumeur a diminue de volume et est beaucoup plus dure. vMétne prescription ;

Le 4'r mai. La salivation a été en diminuant, et la tumeur fai>ait bien moins de saillie, mais elle était encore très-dure et tn>- tutu mineuse

Le 3. Selles tris-abondante:» jusqu a U \Uite du 4 au mutin , alors on

venues la chaleur et lasueur actuelles ; langue humide, pas de céphalalgie, mais sentiment de faiblesse ; la cuisse et la jambe sont toujours très-légèrement œdématiées sans augmentation des phénomènes locaux ; l'engorgement de la cuisse n'augmente pas du tout et n'est nullement douloureux, la face est plus colorée, (i gramme de sulfate de quinine ; 2 grammes de kina ; 120 grammes de bagnols ; 2 laite ; 2 potages au lait.)

Le 23. N'a pas eu de frissons ; calme la nuit ; pas d'envie de vomir ; pas d'appétit; soif vive ; a été abondamment à la selle ; un peu de toux ; 116 pulsations; peau chaude, un peu sèche; ne souftreni dans le ventre ni dans la cuisse; langue blanche, un peu collante, face jaunâtre, amaigrie ; yeux excavés ; vaste phlyetène au talon droit ; l'engorgement de la partie supérieure de la cuisse diminue, lochies presque nulles. (1 gramme de sulfate de quinine ; même prescription.)

Le 24. Pas de sommeil, frisson ce matin, délire la nuit, langue blanche, bouche pâteuse ; 144 pulsations ; peau chaude, moite ; pouls fort, plein; face un peu colorée; abattement, somnolence; ventre indolent; lochies presque nulles ; même état de la cuisse.

Le 25. Pas de sommeil ; a déliré presque toute la nuit, ne parait pas avoir eu de frisson ; ventre indolent, peu ballonné ; l'utérus n'est pas perceptible; peu de lochies blanchâtres ; faciès profondément décoloré ; yeux creux et excavés; langue sèche, sans enduit; 140 pulsations; peau chaude ; sommeil subdélirant ; même état de la cuisse et du talon ; 32 inspirations; prostration profonde. (Même prescription.)

Le 26. Frisson assez marqué; face pâle ; demi-coma ; pouls à 96, faible, inégal, ce qui fait que ce compte est peu rigoureux. (Même prescription.)

Morte à trois heures du matin, le.j27.

Autopsie le 28, à onze heures. — Aucune trace de liquide péritonéal. La veine fémorale, à partir de l'anneau obturateur jusqu'au pli de l'aine, est épaisse et ressemble aune artère. Le tissu cellulaire est collé dessus, et tous les tissus sont très-adhérents ; la cavité est presque détruite et rétractée ; elle ne présente à l'intérieur aucun caillot. Jusqu'à 2 pouces de l'abouchement, dans la veine iliaque, elle est revenue sur elle-même, épaisse d'environ 2 ou 3 millimètres ; le tissu est nacré, l'intérieur est blanc sans fausse membrane apparente. Utérus, rien à la surface; l'ovaire droit semble volumineux et est réuni au ligament large ; l'utérus, 10 centimètres [du col au fond, 9 centimètres en large; pus dans les veines de la partie antérieure; ce pus est concret, surtout dans les veines du milieu du corps ; à la face antérieure, le pus est contenu dans les vaisseaux; on retrouve encore du pus au niveau du col; pus dans les veines ovario-utérines du côté droit, avec fausses membanes obstruant leur lumière et les maintenant béantes. Noyaux de pneumonie grise trèscirconscrits, véritables abcès métastatiques , les plus volumineux, gros comme une noisette, se trouvent dans le poumon gauche ; un ou deux petits noyaux, avec congestion autour, dans le lobule inférieur du poumon

Vers le 5, elle est un peu plus souffrante, la fièvre la reprend à intervalles inégaux, on ne perçoit cependant plus de tumeur à gauche, mais le côté droit est empâté, douloureux.

Le 7. Hier au soir, apparition d'un frisson d'une heure environ, suivi de chaleur et de sueur ; on constate à droite, par l'examen de la paroi abdominale et par le toucher vaginal, l'existence d'une collection purulente de la fosse iliaque.

Du 9 au 11, la malade éprouve deux ou trois fois par jour des crises qui lui arrachent des cris, et à la suite elle perd beaucoup de pus par le vagin. Ces symptômes continuent pendant plusieurs jours, et le 18 elle cesse d'éprouver ces crises douloureuses et n'a plus d'écoulement blanc; elle ressent encore quelques douleurs de temps en temps, (t portions.)

Le 26. La malade sort pour aller au Vésinet en très bon état, n'ayant plus d'empâtement des fosses iliaques, même au toucher vaginal, et ne perdant plus de pus, ni par les selles, ni par le vagin.

Ons. 30. Le 2 mai 1861 est entrée la nommée Dubois (Zélic), vingtsept ans, lingère, née au Plessis (Manche). Elle habite Paris depuis *ept ans. Apparition, à dix -huit ans, de la menstruation, qui *M régulière, peu abondante et dure quatre jours; beaucoup de (lueur* blanche»; trois enfants ; la dernière grossesse s'est très-bien passée, sauf quelques vomissements et des douleurs de reins. Accouchée chez elle d'une fille a terme le 31 mars; pas de frisson consécutif, sang tres-abondant ; elle ne s'est pas levée avant le quinzième jour, à cause de frissons reflétés qui survenaient irrégulièrement. Depuis le 15 avril jusqu'au 2 mai, à y a en des alternatives de bien et de mal : de la fièvre, de la faible**, qui mutaient la malade dans l'impossibilité de travailler ; elle se décide alors à entrer à lVspital.

Le 2 mai. La malade se plaint de grands fnwxn, <f inappetet**, de vomissements bilieux de temps en temps, de diarrhée, de douleur* de ventre, de coliques qui siègent, dit-elle, plus a gauche qu'a droite; pouls à 120. Glace sur le ventre; exL quinquina, 1 gramme, dans «m julep diacodé ; une p<*1iob.

Le 10. Ni mieui ni plu* mal ; la fièvre ei*%4e t/su/w» ; dtarrhee moindre qu'au début ; p*ik a 100.

Le 20. On constate que 4e la fc**e ihaqae ru**** part une Uuuew qui se porte de p!*» en plu* a dr .«jV-, et qo: pr»**ttV «ne fLut&uaUuu obscure 11 n'y a pas de '.iuot?e*!*ixt d> ^/i^a a U psa*.

Le 25. La tumeur *M a.T*j*dje, tendue *** me*vr* 2M •rtâiw**** <T me fase iliaque a l'autre, et 1* <ys&isi<âre de f urubu* «• pub*, pins de frissons; encore quelque* T*aii«**ueun bibeari: »•* appbque ut de potaae caustique wr la partie eutauMEuV de ia tumeur.

Le 26. Appièriliiin ntf*r*efle de iudmi» wr feieiiaf» et » ^eubu

Le 27, En pressant la tumeur, il s'écoule avec peine quel] de pus.

Le 28. Hier, dans îa journée, il s'est écoulé environ un hou verre < pus infect

Le 20. Par une pression très-douce, on fait sortir facilement plus du gobelet et demi de pus; santé ifèiiéiale bonne., du reste.

Le 1G juin, La malade se plaint; Le ventre est douloureux à l sion ; les douleurs ont commencé la nuit précédente, sans r cédées d 0 f ri sso n s ; pou 1 s à 00 ; pas de foatissemen t s I de la peau <ksl complète au niveau de L'ouverture qui avait été pratiquée

Le iê juin. Boisfctxr&t*èft*?iTOB dans le ventre à kmoiflérepMaî«i vomissements bilieux depuis deux jours; faciès car.n -ii nshqut* de ta \ rïtoaite ; pouls, ~2 1 coliques <pii arrachent des cris h la malade, (ï meruurielles sur le ventres ; ext théb., 0,02; eau de Vichy ; cakwiel, 0,(0 en douze paquets.)

Le 19, Il \ i nu peu de mieux; pas de diarrhée; la voix est cash pouls à 06*

L»' 20. Grande amélioration ; plus de vomissements; plusieurs liier, dans lesqm-ll< > on ifa pas recherché la présence du pus; langue peu près nette; plus de coliques; crampes d'estomac; presque pins altération des traits; pouls à H>8; traitement ut suprit.

Le 22, Le visage a repris son expression naturelle ; plus de * mente; un peu de diarrhée ; pouls à 06; L'amélioration mniinue.

Le 25, Rien a noter, si ce n'est une gingivite mercurielle U relise ; gargarisme au chlorate de potasse.

Le tçr juillet. Les douleurs gingivales ont peu diminue; citron fn>u sur les gencives.

Le Î4. La malade est emmenée par ses parents, se trouvant betfl mieux, et actuellement sans accidents abdominaux,

Obs. 3L Saget [Françoise , quarante-trois ans, sans profession, mariée, réglée à treize ans, règles régulières, un peu douloufl dantes, a eu sept enfants. Le premier a quatorze ne le second, lille de treize ans; a encore un garçon de neuf ans ;« | fausse couche il y a seize mois, a été trots mois malade avec u dont un voit aurore l'ouverture dans raine droite. Depuis ce temps, < a timjom* eu des varices et les jambes enflées f elle ifa jannus vomi laits se* grossesses, qui, moins une* ont été i Dana la der-

m. iv, Penfinri des jambes a beaucoup augmenté et elle a eu des r violentes.

toecniéhée, le 7 février 1855, à onze heures du soir, d'une fille l**rn

portante, les douleurs ont duré cinq heures; a en une héiimrrbajrîe t|ti

pontanément,

Le 8, Sommeil la nuit, pas de frissons, sueur, 72 pulsation*; a; n'a pas été à la selle, pas de coliques; toux; ventre indolent a Ut l

sion; utérus 15 sur 45; lochies abondantes, rouges; seins un peu sensibles, un peu de lait, l'enfant tette; crampes dans les jambes. (Gomme édulc; deux bouillons ; deux potages.)

Le i). 96 pulsations ; le lait est monté cette nuit ; vomissements, frisson à ce moment ; une selle ; langue nette et rose ; coliques fréquentes ayant pour effet l'expulsion d'une forte proportion de sang ; 1 1 sur 0, dur et sans aucune douleur; l'enfant tette bien; appétit. (Gomme édulc. ; une portion.)

Le 10. 128 pulsations; le lait est monté ; pas de frisson, cbaleur vive la nuit; sentiment de faiblesse, coliques assez vives, qui, dit-elle, se réveillent au moment où elle entend pleurer son enfant. Les lochies sont asst-z abondantes, rouges, et coulent surtout quand l'enfant, en tetant, prend le sein, dont le bout est douloureux; ventre entièrement indolent; une selle; utérus mal perceptible, 9 centimètres environ; langue nette, appétit vif. (Une portion.)

Le 1 1. 108 pulsations, pas de frisson, un peu de sueur ; se sent faible ; les lochies, rouges, sont toujours abondantes ; le lait coule abondamment; les seins sont souples et indolents, sauf au mamelon ; utérus 8 centimètres. Langue nette et un peu pâle ; ne tousse pas et se sent mieux ; peu d'appétit et pas de céphalalgie ; les lochies sont toujours augmentées par l'allaitement. (0,02 ext. thébaïque; 1 gramme de kina; une portion, 2 portions de vin.)

Le 12. 100 pulsations ; peu d'appétit ; peau chaude ; soif vive ; pas de frisson; utérus 7 centimètres, sans aucune douleur ; lochies abondantes et jaunâtres; les seins, très-douloureux hier, le sont moins ce matin ; une selle hier ; langue nette et rosée ; l'enfant tette beaucoup ; pas de céphalalgie. (Limonade; 2 soupes; 2 bouillons.)

Le KL Frisson d'une demi-heure, hier, vers quatre heures du soir, suivi de sueur ; le lait a monté vers le même temps ; peau chaude ; les seins, un peu durs, sont le siège d'une grande pesanteur ; lochies rougeâtres un peu abondantes ; n'a rien mangé hier ; un peu d'appétit aujourd'hui ; soif vive, bouche pâteuse ; une selle ; ventre indolent ; utérus impalpable. (Même prescription.)

Le IL 96 pulsations; pouls petit; a »u hier un frisson de peut-être un quart «l'heure, qui a été accompagné d'une montée de lait; lochies abondantes et jaunis ; seins indolents et gonflés de lait ; crevasses aux deux mamelons; douleurs dans la jambe et dans la cuisse droite ; utérus impalpable, ventre indolent; |ias «le délire la nuit; dit qu'elle n'a pas dormi; l'enfant t«*tte; la cuisse droite estg«>nl1ée modérément et œdémateuse, ainsi que la jambe. U cuisse a î> centimètres de diamètre de plus que la misse gauche, et la janitie 2 centimètres d* plus que la gauche, i centimètre au niveau «lu mollet ; on ne sent aucun conduit noueux, oo ne voit aucune rougeur. Cuisse, 42 centimètres ; jambe, 22: mol-

[mit. [Prescription ! lam^me j vésitâtotre sur l< dos du pied gauchej

Le 11. Ii8 pulsations 6 la carotide* Subdclirium (Miiiclanl la nui it ut lin ; encore un peu de chaleur de la peau ; ui inspirations inidej sans routeur à la pointe ; enduit blanc jaunâtre a la base itubdenl, 8 centimètres ; fentre ballonné, une selle demi4iquide hier matin ; jambe droiie légèrement cedématiée. Noyaux des merul férieurs moins douloureux, niais au bWB droit ta suif.iee du vosieatoir

iiu niveau du pli du C le » t le long dU dos du bras, CS4 COW

taches noirâtres gati Forces c ptétetm ni ijépriim

n'est pli» fusible à la radiale, œdème de la grande lèvre dl

rriptinn s décoction de kina; cxiraii de kina, \ grammea; bagnoh

KM» glWHBflfc

Morte te 14, a deux heures de l'après-midi.

Autopsie. — Phlébite adhésive des veines du bras droit sans cailla adhèrent, li uperficielle de la peau; infiltration sérettt»

du tissu cellulaire.

l 'ter us du volume du poing du sujet; détritus adhéreut h 11 l i lérieure et au fond, comme sïl restai! une |K>rtion du placenta, Vm I parti*- gaoebe et postérieure du col, a ta jonction «lu o a cul. -

tmuve plusieurs veines pleines d'un pus crémeux Plusieurs de cetîcs qu Boni au niveau de l'implantation de la trompe coatienQenl une poniio.>,oi.-uiii^irute. Ou trouve aussi plusieurs foyers panaient*, qv Miui.it nt de m tii.ibhs .ilms du tissu utérin, parc que la eorunttUBE tion parait interrompue avec les veines, qui sont revenues comj>l sur elles-mêmes A gauche, au niveau de l'implantation du lar^u, le pua, contenu dans de très-petites veine*, semble inlilt; parenchyme utérin d'une manière analogue à t'inlill ration tut*ercu1ru** dea pareuehvmcs* À la face postérieure, au niveau de u jonction ilu coi il du corps, et me me un peu plus haut, vers la gauche, un (mm, sou* une couche de tissu utérin de 2 Lignes d'épaisseur, un fojtff de pus I quide, gros comme une aveline, bans l'ovaire gauche, d< purulents., gros eu tu me un pois. Ovaire droit sain. Pas un atome lia Ifffuii dans ta péritoine. Congestion passive .i la face posii ncun Les vt.ims vampu-uses, eullauuuces aux cuisses et aux jambe*, sont i plies de sanic pu ri Tonne, Dans l<i tissu cellulaire de la cuis* trouve auteur d'une des veines enflammées du pus *jui iu t«n

cellulaire. Les ûovaui veineux isoles, signales à la jambe gauche, purulents* De l'un et de l'autre coté, les veines prulundes sont i deux cotes. Kien au cerveau,

Uns. 32 Us. Le 22 janvier tsj8 entre l Magron ; vlngt-siat ans ; hutitre, habitant Pans depuis (rci/uana I Vige de treize ans dans son pays; ses règles rureul su s pendant

un au, puis revinrent régulières, abondantes, -ans douleurs, t trois grossesses auteneures a celle-ci. Elle n'a éprouvé d'autre tndtapo-

hier des coliques saos garde robes ; lochies moios abondantes, jaunâtres ; un peu de frisson hier au soir, pas de délire ; se trouve plus souffrante ; elle éprouve une pénible agitation intérieure, la position couchée lui est désagréahlc ; souffre moins de la cuisse et de la jambe. L'wdcme île ce dernier point est très-sensiblement diminué, la cuisse elle-même est moins grosse, et dans quatre travers de doigts, à leur base, eu partant du pli de faine, on trouve toujours l'engorgement veineux profond quVlle avait avant-hier, mais il a moins de volume. Pas d'appétit. Us forces sont amoindries, sentiment général d'affaissement, face paie, jaunâtre ; yeux excavés, sans cependant présenter d'aspect trop grave et trop menaçant. (Limonade vineuse coupée d'eau de Seltz ; trois pots ; 120 grammes de liagnols; 4 grammes de kina; 2 pots de lait; 2 potages au lait; injections chlorurées)

\je 19. S'est trouvée relativement bien hier, n'a pas eu de frisson, n*a pas eu de délire cette nuit ; a mangé une soupe au lait ; langue nette, sans enduit, humide ; 100 pulsations; peau sans trop de chaleur ; les %eins sont flasques et sans lait ; pas de nausées; les lochies sont toujours jaunâtre*, mais elles ont beaucoup diminué d'abondance. Le ventre est entièrement indolent, on n'y trouve aucune tuméfaction limitée ; il y a f»ncor»r un peu de ballonnement; une selle solide hier, peu abondante, tre*-dure . La cuisse ne présente plus aucune trace de phénomène inflammatoire ; ITedeoM, est diminué et les tuméfactions veineuses du vnnmet de la cutae sont beaucoup moins volumineuses ; le faciès est toujours pâle, les yeux excavés, mais il est meilleur comme expression ; elle a plu* de confiance et plus dVntrain. Trois p*ts de limonade ; 8 grammes de citrate de on* gnésîe ; même prescription du reste.

Le 20. Iftft pulsation*. Se sent assez bien, pas de selles : apf*ùt okï1~ leur, quoique peu dêTckippé : langue humide, collante, épatât, n'a wuffert de nulle part, #t pe?t un peu remuer ta jamte ; loch** bien moi» abrtidanu-* et m+me \*u abondantes *-\ jaunâtre* ; pa* 4* lait ; touf/or* assez de soif ; pa* d*- cotique* ; ventre toujours itkbM.ul. uth& a «m* frjfle pressi'«. balioan-r ; la yvnû*: et la ruiM*- vint trjjocr* sans 4aù>x?? *gêremrnt chirrnutk**». av*r touyyjr» i- me^xie »*j;t «e-jy-jt i .* :*TL*supérieur*: de U ruiw. M» me pr^-wïj/ti'-n

Le 21. M". ;*-jisïti >-ii t\ -rme fn-v/i *&»' 4vu>9*. 'i-'-t ** ' +•+ * J** près in vol «!a:r*s ; hier, cil* avait b*rj sa 'jr/utt.«-«ia?j'K ; *:> •:«**£ pat rté roaJ nrtVr ûu.î : U p^wj t.'*.< ;.<t* t :*>*&*». fi :^*. a- *. «vi ; 4»nn*» le fri«.x). ï*à--ie 4 •-, jr* : '<.-* :*i* d"*-ai * :"*li-' t .t *+** : *-ttïrw»in g» pa* et 4- •zia:>'?** i*juii— -, z* v«a£?» pa* > .i ^rai»- •*: o» i* 'n»j*** * a pre**i-^j L -a. t -j . ** ;./. . •.'/ -V -j **v s* ^.vj i*- -i •--.«* â •»»* :

l#- 22. i:i ;«-*.st:j'>L^ ; ;*au î^#.v ; '.mi: » a^*r*. ft* *to»-ir. i *n u*r de la rtxtK-sr *ï > i* *•***;*; t >»m i***** «a» !n«» 4u * **> ••»»!» **i*»uïv n»u*eaa fn**.* ce ouït», a k$* »w»t jeaiûacu: 4L? niuiioe» pu» *tf

que présente le ligament large du coté gauche, surtout dans sa partie supérieure. 11 est très-épaissi par un dépôt plastique, qui le rend extrêmement dense et très-épais, rouge et comme tuméûé d'une façon considérable ; sa teinte est foncée. Les vaisseaux ont conservé un énorme calibre et s'anastomosent largement entre eux. Ce gonflement induré continue selon le trajet de la veine ovarique gauche jusqu'à son abouchement avec la veine rénale. Cela forme un cordon dur, du volume au moins de l'annulaire, au centre duquel est la veine qui ne contient plus qu'un détritus fibrineux, friable et brunâtre, qui agglutine les parois de la veine. Ce prolongement forme, par rapport à l'engorgement du ligament large, beaucoup plus volumineux, comme une sorte de queue. Sur tous ces points l'injection capillaire est telle qu'on dirait uuc sorte de tissu érectile, au moins pour l'apparence grossière et extérieure. La trompe est saine, ainsi que l'ovaire, au milieu de cette infiltation plastique, qui semble devoir être rattachée et subordonnée à une altération veineuse, puisqu'elle suit la veine ovarique. A droite, les vaisseaux des annexes sont volumineux et distendus par du pus bien lié, crémeux. Rien dans les vaisseaux hypogastriques ou iliaques. Les poumons sont bruns, congestionnés, mais ils crépitent malgré cela sous le doigt. Le foie est décoloré et un peu mou. Rien aux reins.

Obs. 33. Manchon (Louise- Sophie), vingt et un ans, lingère; accouchée le 8 juin 1857. Elle a été réglée à dix-sept ans; la menstruation est moins régulière depuis deux ans, époque de l'arrivée à Paris ; «lie est peu douloureuse. Première approche il y a neuf mois ; pas de vomissements, pas de dégoût, un peu d'œdème aux jambes le soir. Lait dans les seins à sept mois ; pas de varices. L'enfant est du sexe masculin et à terme.

Le 9 juin. Bon sommeil, pas de douleur, peau fraîche , pouls à 88 ; utérus 14 sur 15 centimètres 1/2, non douloureux; langue blanchâtre; appétit ; les lochies coulent bieu. (2 bouillons, 2 potages.)

Le 10. Pouls à 60; peau fraîche; utérus 15 sur 12 avant le cathétérisme, 9 sur 12 après. Langue blanche, épaisse, bouche pâteuse \ soif assez marquée ; un peu de douleur dans chaque fosse iliaque. (30 sangsues ; ipéca, 1 gramme.)

Le U. Peau chaude; pouls à 120; inappétence, soif très-vive; langue blanche et sale ; assoupissement continuel -, il y a eu, la veille, un frisson après un vomissement et une selle diarrhéique ; le frisson a duré toute la nuit; céphalalgie légère. (40 sangsues; onguent napolitain; 2 bouillons; 2 potages.)

Le 12. Amélioration notable; pouls à 96; peau peu chaude; peu de douleurs dans l'abdomen ; langue sale et humide ; pas de garde-robes, pas de nausées; pas de céphalalgie; les lochies sont peu abondantes, mais rouges; seins volumineux et gorgés de lait; utérus 12 sur 12; un peu de douleur de chaque côté. (20 sangsues.)

droit ; les abcès véritables sont surtout nombreux dans le lobe inférieur du côté gauche. On trouve aussi, au milieu du lobe droit du foie, un noyau peu volumineux, qui est de couleur brune avec petits points blancs; il est mou et contient une bouillie noirâtre très-consistante ; on dirait un noyau presque apoplectique; deux ou trois petits noyaux, du volume d'un grain de chènevis, se remarquent aussi à la surface du foie et sont un peu plus purulents que le noyau intérieur. Rien aux reins, rate longue, molle, de deux couleurs, peu congestionné*», son tissu est même pâle.

Obs. 32. Marchand, trente-huit ans, femme de ménage, marié*\ réglée à quinze ans. Menstrues régulier»**, peu abondantes; huit enfants. Le troisième, qui est une fille, et le sixième, qui est un garçon, vivent seuls et ont, la première, treize ans, l'autre, cinq ans. Toutes k-s grossesses ont été régulières, la dernière seule sans vomissements.

Il y a quatre semaines, elle avait été pris/* de douleurs viv^s, comme si elle allait accoucher. Le !,rfévrier, elle vint encore à l'hôpital, crotant que le travail allait commencer, puis elle en repartît pour revenir accoucher, le 5 février 1855 seulement, à huit heures un quart du matin, l/accouchement a été très-naturel #rt suivi de très-peu 4'hérnorrhagi<:.

Le 5 février, à dix heures, on constate que depuis racconeheuf'ftt elle a eu beaucoup de coliques avec expulsion de cailiot*. o* qui v»ulage beaucoup la maldil*'. C'-phalabi?, frissons violents. Depuis huit jour*, dit-elle, plie n'a pas d appétit, et depuis cinq jours elle a vomi toutes le* foi* qu'elle a voulu manjer. 6i puUiti«ms, pouls f^tit. p*a»j frajchf, rien aui **îns. L'utérus me^ur»: 15 crntimt-tas sur H. Sensibilité avez nv* i U pre*HMi sur toute la «urfar»- utérine. I>-s mouvement*, la t»#ut, qui **t «« I** gTasse, retentissent douloureusement ter» U nv»tt>- rétfi-.-n. Pr*-v.njrfjon ; 25 sangsues: somme sucrée; 2 bouiilonà, 2 1*4*?*»..

Le 6 février. !0v p«jUitK«n> : j*au un f*n chaud*. ImDjrdMrteiiKirt après U chute des sanj>«]*s. douleur de* rein* et d** cjj !***». q^s a diminué ce matin. »tf v.i#-. frA»« qui a doré un quart 4~t»*Ta* *zt** ta diute de* sanzsue». Rien à U i-ntrine ; Lutu* nett* et r<* : Çrt* 4e srile-sdepois le &*jxnr*r. Pnar*!ption : hci'y- &■ rvan. t"# rr*Rs#^: detra b-ui3oo> : <fc«î\ :«-tam

L* T. *4 pibsxh-.-o* ; ;<au chaud* ; «ept a ha.* v-.jw Ici. î*» ; -K-migie s*€tri>4iat. «•;«?* fora* -Je mr:.-e*. #'w«r>* -it"> -• i-r-x #.t:.:£#*. Pendant to<zt£* **•* rr»>w»?«i*** *tj* a. :.î-*v*r. *•- r.*a-T»v»iy 6» -T.-no^». et apr»s eha»T«e "wb* *î> a <f.o* t- «*i •*.* tjk a»*» .r-*r»:«». Snmmei! inlerr.«i;G i*ir i< L* ->*«.*.* ît'-" *z >* na^* ru vw.:t»nc le» draW^cr* ht*, .„n.cr>ï y*. A- •sr.-o'st >► *** :. «i>il**- j-* i *nw+- «FaiBevs pets ai«.oii-vs et r*;re*. **.c: i.ir^ïiv~s.. : -r^- ifi#«idaxrtr* : si Crs».<. s.: fcrr* ; ïïSrrB*. î : *n.* f ■ . tr-*— ir»" : A.vnr iirr* et btaaràe : («an tr-^-^.^i.rfV : rya i*£s a :mv:ï»» . r.r% •»-* m ■•renvoi». eWiiwr* ▼■.*» y* .-via*, p*** .rjirri^-* i sr«v *il* a "-un»> e, a ta part** attend et dan» a rer^a nr<«-»nxi»*. m ••aricnr» u

Le 20. Il y a encore eu un accès de fièvre dans la nuit, eepead ! munir diminue et i.st indolente.

Le 22. La diarrhée a recommencé; trois selles liquides ; la luidiminué un peu, et la douleur est moins vive ; pouls ;> 0**€$1 lavrniviit avec \2 -ouïtes de laudanum.)

Le 28. La diarrhée persiste, quoique avec moins d'»ni«

Le M* Plus de diarrhée; la malade est allée au jardin, et * en t rouvre.

Le fi août. La malade ressent dans la fosse iliaque gauche, l'arcade fémorale, nue douleur anfrmentaïit pur la pression State une induration au niveau du pubis.

Le 7. Il y a eu un peu de h> la journée : il y a toi

douleur dans la fosse iliaque droite. fondions tnercurieltes.)

Le !2. L'extension du membre inférieur gaucfa s-diflic

fa douleur de lu fosse iliaque est moindre, (Pommade belîad<>

Le 10. Mèmeelat,

Le 20. Pas de changement.

Le 9tfé 11 y a eu des frissons erratiques; la diarrhée est al seul toujours le cordon durées vaisseaux Hi ictus. Li

meurt le S octobre 1857, ti.i n^ un étal complet de marason u

Autopsie,— Maigreur considérable; pus d'épaurheuient prrifun de traces de péritonite ancienne; deux ou trois anses ini< niveau du commencement de l'îlèum, sont très- forte ment injecter L'utérus, fort petit (3 so< :i , psi blanc et sans injection (km la phi

de son étendue; seulement, au niveau de ses detrj supérieurs, il est marbré de larges lignes noires, rappelant I

métallique.

auebe, eetle coloration est beaucoup plus forte, et ell le lignaient largi , Lorsqu'on incise sur ce point, on ouvre un fo MConticiltqucdupusjuutiàtretres-aqueuxttres-mJ qui commence sur îes parties latérales droite de l'utérus, an m% col, se continue le long du ligament large jusqu'à iserk

mnsri orbe, dans l'épaisseur duquel c\isle une partie du

le reste s'étend dans toute la fosse iliaque gauche, dans répaisaeor i muscle iliaque, dont une couche de libres intacte, ni. lympho plastique, est comme fibreuse et tapisse l'os iliaque, qui altéré, Le foyer en avaut s'étend jusque SOUS Pa rende entrai

Le pus contenu dans ces ditTurents endroits est i*jui>im* jaun&td< séieux, Lorsqu'on examine l'utérus et les annexes, aurtoul voit que les points noirs ne sont autre chose que «i d'une matière noire, concrète, qui ne s'écoule pas a la r sont toutes tr^ mais très* nom breusee; elles p cem

qui les examinent des vaisseaux qui, jadis entlau du sang que des changements ultérieurs ont notablement muditté»

de selles. (Prescription : i gramme d'ipéca en trois paquets ; julep diacodé ; cataplasmes sur la cuisse droite.)

Le H. 80 pulsations; peu de chaleur à la peau, grande faiblesse, fîette nuit, chaleur assez vive ; peu de toux, langue moins sale ; la malade n'a pas vomi hier, mais a été plusieurs fois à la selle (5 à 0 fois). Pas de coliques, pas de douleur de ventre à la pression ; utérus, 7 centimètres ; les piqûres des sangsues suppurent. Ala cuisse droite, six noyaux gonflés et rouges, mais mous. Ces gonflements sont diffus, mais assez considérables. La coloration des noyaux inflammatoires de ce membre et de ceux du mollet droit est moins vive. Au dire de la malade, ce seraient des varices enflammées. Des deux côtés, on trouve de la douleur au niveau du confluent des deux saphène:» internes avec les crurales. Au bras droit s'est développé, depuis hier, un en si pèle qui occupe en une large plaque rouge tout le coude, et s étend à cinq ou six travers de doigt au-dessus et au-dessous, couvrant tout le côté externe et postérieur. A l'aisselle, un peu de douleur, quoique les ganglions ne soient pas développés. Un peu de rêvasserie la nuit. Prescription : décoction de kina; extrait de kina, 2 grammes ; bagnols, 60 grammes ; cataplasme de fécule sur les cuisses ; vésicatoire au milieu de Perysipêle du bras, et sur le reste de l'énsipèle compresses imbibées d'eau de sureau. Deux soupes , deux bouillons ; deux vins.)

Le 12. 90 pulsations, pouls faible, chaleur modérée de la peau ; cette nuit, délire léger. L'énsipèle a gagné l'avaiit-bras, mais s*e*t limité en haut, du côté du vésicatoire. Langue pâle et couverte d'un enduit jaunâtre. Cuisse gauche moins douloureuse. Le noyau supérieur du uiouVt gauche est couvert de petites vésicules contenant un liquide puriforuie. Le noyau inférieur, toujours rouge, n'est que tres-peu douloureux. Le* points enflammés, signalés à la cuisse droite, subsistent et *oot occupé* par une varice dilatée et rougeàtre au ontre. Douleur me au Ulou droit qui porte sur le lit; un peu d'oedem»: de la jambe droite : utérus. H *jtntimètres, sans douleur ; peu de ballonnet lient ; ni vrlles ni colique* ; toutes les piqûres de sangsue* »uppurcnl ; lochies suppriri**-*. Prescription : décoction de kina ; extrait de kina. t grammes; limonade vineuse, un pot ; bagnols, 60 grammes ; trois vestcatofre* mit la cuisse droite; quatre bouillons , un potage

Le 13. Pas de sommeil, pa* d? frisvjns. agitation, fcivt . % pu:»tXM*; peau chaude, moite; Un/ ne »ak, l^su'be nu ma**; eut** 4- \*mu*% trois on quatre selles liqiudev V*rntre ind^-at a la pf****<<ù : vkntt, * centimètre* ; kcbi** Manc-ii**. \**i *>x*daiji*"*. Au Le** drat. '-tufittement, phhcVw*. Any^le seUnd m;* V. 4'.* 4*. * va^n. Kl tira» gauche, an niteaa du o\'0 i*. 4'>Jeyr : ur; ;***# d "*-•• ^.v> w. ; >ur»w saperurieil? a la psrli*- • i>ttk L* m» taie » lui-r* >r o* .•:! •■*« auit k Blême état : le rawi* *•< u*au*? doukxtf *m ; ^-mpav-u^ir: ai invite! ^ da ou«dep*oi ; i*v?au dur et dottlMima mj icna* <k 6* àm

pjt& Prescription : la BÉ àoatoht sur li dos du pi^d gatfefej

Le H. 1 ^8 pulsations à la carotide. SuhuVlirinm fffirhfrt la nm matin; encoiv un peu de chaleur de la peau; lit inspirations; taiun*hfl tnide, sans rougeur à la pointe ; cm lu il Main* jaunâtre à la base; uitTta indolent, g centimètres; ventre ballonné, une s -hjuiJrhrr

matin ; jambe droite légèrement œdemaiiéi

IV- rieur* moins douloureux, niais au bras droit 1.» surface du wjuitilww» au niveau du pli du coude et le iouup du dos du liras, est e>u¥*rtfe> taches noirâtres jtrai r . le f&M

n "■ st plus sensible à la radiale, delà grand

cripUon : décoction de kina; citrait du kmi. > grammes; Im.-i :*

Mûrie ta il, a dem heures de t'aprrs-midi.

Autopsie. — Phlébite adhesive des veines du lira» droit sanspoi; caillot adhérent. Gangrène superficielle île la peau ; infiltration fern» du tissu cellulaire.

L ter us du volume du point: du sujet; détritus adhérent a la face pm* térieure et au fond, comme s'il restait une portion du placenta* \mU partit' gauche et postérieure du col, à la jourli-m du t trouve pli^ieurs veinei pleines d'un pus crémeux rhllîcuri dfl crUBfb sont au BÎYtati rie l'implantation de la trompe contiennent «ne mû» purulo-saugnirioîeutc. On trouve aussi plusMuiN fojm pumkttt^qu semblent de véritable* abcès iln tissu utérin, parc*' nue ta lion parait interrompue avec les veines» qui sont retenues < sur elles-mêmes, A gauche, au niveau de l'implantation du LtgjiMl large, le pus, contenu dans de tres-petiles veinea, semhle ndiltre àgmk parein h>mi utérin dune manière analogue i httfitfemUttt tutiertale** des païen divines. A ta face intérieure, au niveau de la jonction do «* et du corps, et même uu peu plus haut, vers ta gauche, on trouva «m» une couche de tissu utérin de t lignes d'épaisseur , un foyisr de pi» à* iptide, gros comme une aveline* Dans l'ovaire gauche, dt u\ un trua feijefl purulents, gros connue uu pois. Ovaire droit sain l'as un Atome de I dans le péritoine. Congestion passive à la face i>osteriouiT de Les veines variqueuses, enflammées au\ cuisses et a n* jambes I plies de saine nuriforuie. Jiaus le ti->u cellulaire de la eu trouve autour d"uuu des veines cntlammées du pus qui cellulaire. Les uovaux veineux isoles, signalés 4 la jarnl purulents. De l'un et de l'autre coté, les veines profondes i deux cotées. Kien au cerveau.

Uns. si ùi$. Le 2J janvier !8à'8 entre Pigeon \ir:mi llagron ; vingt-six ans; laitière, habitant Paris depuis trei/e au*; n.-»l'âge de trente ans dans son pays; ses règles furent su\ j«pée*

uu au, puis revinrent régulières, abondantes, sans douleurs. Ok • « trois grossesses antérieures â celle-ci, Llle u dauue in-Af*-

sition dans la présente grossesse que quelques vomissement* au déhtit; pas d 'œdème des membres inférieurs, pas de varices, pas de lait dans les seins. Accouche le 22, à dix heures du soir, d'un enfant tn s- volumineux à terme (fille). Perte de sang très-considérable, qu'on arrête avec des applications d'eau froide sur le ventre; le travail a été long ; frisson très- vif avant et après la délivrance.

Le 23, au matin, elle se trouve bien ; pouls à 84 normal ; peuu fraîche ; utérus 43 sur 15; douleur assez vive à gauche, où ou trouve du gonflement. (£0 sangsues à gauche ; 2 bouillons , 2 potages.)

Le 24. Dans la journée d'hier elle s'est assise et a écrit ; elle a été prise d'un violent frisson, qui a duré de onze heures du soir à sept heure* du matin. A la visite, elle est très- affaissée, a un air étonné ; langue sale, bouche mauvaise; constipation; mal detôte; le ventre <»st douloureux à gauche à la pression; pouls MO, petit et dur; |>eau chaude; respiration un peu plaintive. (0,50 sulfate quinine; 0,20 calom. Mêlez, 4 prendre en douze paquets ; diète.)

Le 25. Elle a eu de fréquentes envies de vomir; bouche toujours mauvaise, langue blanche, ventre un peu ballonné; il est cependant souple, encore douloureux des deux côtés; deux selle» liquide»; \*>u\si2H; peau brûlante et sèche; ties-vive céphalalgie, quelques ehloui**eiuentfl, pas de sommeil ; soif vive, parole anhelante, pénible, voix plaintive, respiration a n lie la ri te. v50 sangsues, 25 de chaque côté; vésicatoire au milieu du ventre ; glace |»ar petits morceau % ; diète.;

Le 20. Prétend être assez bien ; elle est d'une faibles*- et d'une pâleur extrêmes ; Us sangMie* ont coule modei émeut, diarrhée asuez abondante ; n'accUM.* plu* de douleur a la pression : l'utérus tu* Mire 1 fc mji \ti ; pouU à IJ2, trvs-petit : sommeil a^v-z bon. o,l.# eitra.t aqueui en tf pn*r»; denn-lav. laudanum, »î goutte»; friction* uiei* unelles ; di<tej

Morte le 2»«, a neul heur» *d.j soir A utopie le £4 au matin.— S \<ASVtf ture de l'aMomen. il *\t>.'Uje du |<Ut ba»*»n un peu de m?«j*»iU: vHifutw*leute; le>un.ouvu1u;..ri± qui vrfit *• piu* de* Me» vw*t forO-inent **M* * «* en \ioi*t par de ntn*r» aiUjn**tiou>. liam * Ut*u 'le î ubiu*, « ■* Um; antérieur* , ou tr»>u«e du pu» tre^-oHJtret dan» k% n. a*:* qm m. i* vient

SOIlt U*UChe*.*p*; *•> «.*:i.'A*> boute! 0* :*»U+*iUl*A ljUi'j*3UVr. % 'JJviU, quelq u*> * Ai*-** ui o*ii : « :j i*eij ; 4e» cajù-A* , o * ulf e* t **, 1» ju* a l 0 u pu» Au niveau d*. u t**> +u>s+mik au c^>, «n u^»». o^ ^v» a*.ui i**.*/**^ de taïaôtaui. L& '.«.•ujk-ui «i »« co<i***Ui»'> 0j t-«*.< *v»..n#j *v */M }*«». du r« -t» . *:;•.: *x-». ï'w.u i !#•>:: -■-: -^ !«. *. ..v^.rv „• . *i-.?u».L« /'«/jO» veine ^»r:»rur-. *l $••»!•..•*• uv. *.:»a.v. 3 *.*i*..t x^» «v *.•,J:,» *»t \*-w ;*-

ttriftle-9 e>t frrlLJ.j»: . ^^ ♦^.:j.*'. S .■Ui**.. -.'. V^yl «..t .»U* V • -j* . «. *>• II/*! M.

tis»a ufenii rss . ■„— i*vi-.-"j-. » .>!.••*. *-:t î\k,v* »*. •.*•/» . *,'iu» \ic* a. ir";«v

du M/1, tt Lu** te ,^fcj» ;^ *1«Vr%c* . iU^.-r"u.»L '^t »*jt'-î •»•; »ui l'.-t at

l%u4-bc \\±-vsr. ei ï'jtuxate Lu iewj* u j*iu* f vum* uu«u«t ».tr #«pfr.

ul> LtiT. -tt :- =- u;^ . ji»-.: ~ -^ - îdti sor .es vî:a L ' irm ■:- i.

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: snrânKSt : ras i«d«e» |»

«r 4u* î& crase xuwëbe i«?n»iint bis 7» àcnOE* %XT* xGLcO£Qt. Accouchée & «V c"ca rarr.-a à ternie ; premier mortes Jprès Faccvaetement ; perte as*

Le 22. Se dît bien, malgré quelques a nrinê. Pools, 56; peau fraîche ; utérus, 6 su leur des deux côtés de la pression, surtot Tient de rendre beaucoup de caillots. (40 2 bouillons, 2 potages.)

Le 23. Se dit bien ; pouls, 81; peau medic 8 ; plus aucune douleur ; lochies, bien rou sangsues ont saigné considérablement, lait abondant. (Un potage.)

Le 24. Se dit bien; pouls, i 12; le 23, àq le lait monter violemment ; lochies norma lions.)

Le 25. Se dit bien ; pouls, 100; utérus, 7 faéen.

Le 26. Pouls, 104 ; utérus, 7 sur 1 1 ; lait — La malade tousse beaucoup depi

Le 13. L'amélioration se soutient.

Le il. PniiN à 80; utérus .S sur 8; le ventre est un peu douloureux à la pression; appétit. (Une portion.}

Le 13. l-a veille, des douleurs vives apparurent dans le \ entre, le pouls était à 120, on appliqua 30 sangsues. Aujourd'hui le pouLs est à V6; |ieau fraîche: grande faiblesse. (Extrait de kina, I pramme..

Le 10. Pas de sommeil; rêvasseries-, moins de soif; anorexie. Sulfate de quinine, 0,60. .

1-e 17. Peau un peu chaude; [»ouls à 92. pa* de fri>S"n; un \»:ti de diarrhée ; soif vive. (Lavement avec 23 gouttes d«: laudanum.,

Le 18. Un peu d'amélioration.

Le Ifl. Dans la nuit, elle a eu un acc*js do ti«"-vre qui a d«iré truis heures ; h* ventre n'est pas doulmreui. Menu: prescription ; bonk-aux, ISO grammes.

Le 20. Pouls à 84; la peau n'est pas chaud*.- ; Us bjehir* ^int peu abondantes, ffàles ; pas â*- lait. Faiblesse eilréu»;; I-— Ài\* fréquents d'alliT à la garde-rob*:, i;t «\pulsion de tn>-|»eu •!•: mai:» ir-»: un [*•« de diarrhér. .E\t. théb.. «)*r.Ui en si\ do^es; e\l. •!.- kina, 1 .TiHiruv; déçue lion blanche ,

Le 21. ban» la nuit, il \ a».u ciuq ••« <>i\ v;l!»:> liq;iiJ»;<?; \»juU i :«2; peau un peu chaude; hngu* Manche et épa;-~-; &iuu*:ï. .-..'.t.. 'On ajoute à la prescription 0«M ft d'.- uitiat- d'arux.'.t

Le 23. Il y a toujours un ptu dv diarrh»- ; \--vi frai '.-rie : i^ui* i *0 ; les lochies sont jaunâtre* et hk-1 ii.es; un |<u d .ifj-îit.

Le 24. La diarrhée c^rr muant, «^n pre^rrit ou *\*::iaiA:%s*il:-:ï.\ &**c 2 grammes d» tannin ».-t 12 gouttes d* laudanum.

Le 2ti. Piu>de diarrhée ; puuls à V2. MeriK- pr^script: in.»

Le \9t juillet. Poul* à Vl\ {<r<iu fraiche. Ladiarrh-.^ n'a pis r-yaru. Une portion.

Le 2. La diarrh*.-»; *st revenu»: a*ec abondante : ;-;-> i m. I/.*-t#r ; potion a*ec 3«.» ?muU»-- de laudanum.

Le 3. I>a ui-fitié nuiraient d-.- U ;-.■* .-:i : :■. 'W.i s? . •■*. il «i. .rr*i*.r a cesse. On fait ; rendra a U ruaiad*; \k :k<>- \- ': j-.t ;. : ii i-irrh-v ik reparait plus, et ui.ii.T-; -*a faibir-sv. i* :;-> ii-. ^..ii: !-.•:.':: '■a-ijra jusqu'au 13 juill-.t.

L* W>. La veille. :i > a »:l d- la fjev:«.-: * .'eis'i^n <> .*s:«>.m».:.. -n trou««- dans la fos-- i!:iqor: .Tivh . !: — :*:•-:: :c:- .-:. -T.. .;■• îi*r.>nr plat**; dan» la dirv ■".:•..& *> l'-ïr- i ir •:*.*.>.. i-.«.-.: •i.-.". '^wr.rtr^ fc looini'ur. sur 0,«"r! :• .;:.:•:' : : ;*-u.« d ■•»■; :.• -;r::- ; :*• -- . u\\\\ : :.t,«*nient i-ni»liienl ; *.-\.\ L^T-r? : vnc: .■>:*• r: :.'-:. ■.••. ... ■!• k.ii, 1 ^rainint.-..

!>• 17. La veii>.. . •■ . r ; . . :. .■ : • . ■-■ : . • *.*r. -< toujours tres-sea-.L.-: *.: .? î-*, -. r. ■..—:■ *•■ -- . • -.-. .. - •::. 1 A-a à 10."*; peau frairh»-.

tète, pas d'envie de vomir; elle a un peu vomi après les pilules A'opfom- Se plaint aussi du mal de gorge- On trouve sur Pamygdale gaudM utu plaque esebarifu e jaunâtre, pulpeuse, qui est placée entre lesdeui piliers gauchi laie es! peu gonflée ut La plaque s'enlève as&i i ujctlêaiçoi

avec le doigt, (tfême prescription,)

Le KL Même diarrhée, nitirni: faiblesse; pas d'appétit; elle m p ricr les lavements. (Môme prescription ; plus,décotionblanrhe ; un mmi de potage ; i bouillons, )

Le M. Pouls, 104 ; peau un peu chaude ; toujours lan g Q disrrfr e îivs-fréqucnte,, peu de matières sont rendues a la fois de lavement avec 6 gouttes laudanum et amidon, à répèîer quatre fois ;iii>sil'.Vt qu'il sera rendu; même prescription du reste; 2 portions,

Nu lliau 22 mai. L'état est le même, et la malade \,i - n1r Xi

le tannin^ 2 grammes par quart de lavement, ni le nitrate d'aï i tim animes en potion, ne peuvent arrêter nu u leroi la «iiAtrhrV

I - SSL I n peu moins tin diarrhée ; légères traces sur la fece ifttetve de la lèvre inférieure d'une éruption qui est ou un aphlhc ou du m (M- nie prescription, cl, de plus, compresse froide sur le ventre pi uw heure; reconiuieneer le soir; se gargariser avec 4 grain mes dfi bicarbonate de soude» eau» tOO grammes.)

Le 23. Frisson qui (ait trembler tous les membres; hnm-ln valse, langue hésitante et tremblante ; respiration pénible et môeiat ; douleurs vives dans la région des n in> ; faibli ]

cripfiûQi

Le %\. Exactement même état ; de plus, gonflement as? .1 érable

delà région parotidienne gauche, 80 avant du creux mavtlhu un peu ronge au même niveau. Mort à quatre heures du soir, le 2k

Autopsie, le 26, à neuf heures du malin.

Pas de traces de purulence, ou, pour mieux dire, pas de traces d ehemcnt.au niveau de l'annexe gauche; vers 1 1 trompe oT» trouve «ju^l ques plaques pseudomembraneuses sèchea, non adhén rensot

plastiques; non puri formes; de même^ a l.i partie poslérii urcdi Pu au niveau du repli recto -utérin, on observe quelques fausses uviubran fibrineuses sèches, peu étendues, peu adhérentes: c'est Li i l'evisteuer dîme péritonite antérieure, bien restreinte nulle trace d'injection- On cherche à enlever le paquet in tes! "l,i *m fait sur le col descendant, un peu au-dessus du Dûrameiu de TS iliaque, une première ligature, qui, au moment on el3

eroanl l'intestin ramolli. On voit déjà par cette section la paroi intestinale esl épaissie, blanchâtre, h que la sur! est inégale, anfractueuse par le fait d'un état d'ulc .ratures

appliquées de nouveau, la partie moyenne du colon descendant fc déchire parle i.iii d'une traction, assez modérée» cepcndatit i

lâcher; le tissu cellulaire de l'abdomen ud tout

sain, sans infiltration aucune. L'utérus est caché au fond du bassin ; il ne présente que 7 centimètres de hauteur sur 8 de largeur ; les trompes et les ovaires sontsains. En le détachant du bassin, le scalpel arrive au niveau du côté droit vers le col ou à peu près, dans deux ou trois foyers de pus véritablement phlcgmoneux, d'un jaune verdàtre très-lié, foyers qui sont environ du volume d'une petite noisette, L'utérus enlevé, il est facile de trouver au milieu de ces foyers des veines du volume d'une plume de corbeau, remplies elles-mêmes de pus dans une petite étendue : c'est autour d'elles que le pus s'est développé ; ces foyers occupent le tissu cellulaire ; les veines purulentes appartiennent au plexus pampiniforme du côté droit ; une ou deux d'entre elles s'abouchent avec les veines rompues dans l'utérus au niveau du col. La grande veine transversale au niveau du col est du volume d'une petite plume d'oie, elle est rougeàtre et ne contient pas de sang. 11 en est de même du sinus latéral, qui est beaucoup plus volumineux et qui remonte dans l'épaisseur du bord droit de l'utérus-, il ne contient ni caillot ni pus, mais ses parois sont d'une teinte rouge, que le grattage et le lavage n'enlèvent point. La veine hypogastrique de ce côté et les deux veines iliaques n'offraient aucune altération appréciable. A gauche on ne trouve pas de pus dans les veines, au niveau du col de l'utérus, mais rhypogastrique,la veine sacrée moyenne et plusieurs des veines du plexus pampiniforme sont remplies de caillots, sur l'apparence desquels nous allons insister. Ces caillots se continuent par l'hypogastrique jusqu'à l'abouchement de celle-ci à la veine iliaque, au niveau du point ou l'artère iliaque croise la veine. La veine elle-même est pleine d'un énorme caillot blanchâtre, visible au travers des parois veineuses, qui ne sont pas épaisses; ce caillot se prolonge en bas,jusqu'en l'arcade crurale, où il se termine en pointe et se continue jusque dans la fémorale, sous forme d'une corde rouge, mince, et qui est très-loin de boucher la lumière du vaisseau de la circonférence, duquel elle n'occupe pas le cinquième. Aucun œdème n'existe au membre inférieur de ce côté. Ce caillot présente donc un corps principal qui siège dans la veine iliaque et qui offre sa plus grande épaisseur au niveau du passage de l'artère iliaque sur la veine. Là le caillot remplit complètement le vaisseau dans une étendue d'environ 6 centimètres; au niveau du passage de l'artère iliaque droite, ce caillot se termine nettement par un bord mousse, aplati, comme festonné par de petits enfoncements assez réguliers : ce caillot est d'un blanc jaunâtre, d'apparence fibrineuse. Vers la partie postérieure cette apparence jaunâtre est beaucoup plus étendue, tandis qu'à sa face antérieure, après 4 centimètres environ, commence une couche, effilée d'abord, mais plus large à mesure qu'on descend vers la veine crurale, de matière colorante rouge. Presque au niveau du point où finit ce caillot, vers la partie supérieure, on trouve l'insertion de la veine sacrée moyenne, qui est elle-même remplie d'un caillot blanc continu avec le plus gros du caillot iliaque. Ce dernier, examiné de plus près et retiré de la veine

f$2 MALADIES DES FEMMES ES ODCŒI5.

d'atard, ne présente avec la parti veineuse ïotd? i&ér?a?? brm:*, l'incise, on trouva qu'il constitua une sorM- d~r>r>= ^t-rz^-x» aur*::--^?; dont le centre est occupé par un liquide purôlrnî J-id* r » :*.-:-2 ^ira.fcr.*ë. Us couchas les plus intérieures du caillot *n c.:^:^:^ r«^- i? :o> *«t beaucoup moins consistantes que le* couches le* r".a* e wrircr** ?ï *v*t p resq ne de ni i -liquidas, d'une constance çradurLkQ^x izrs>f*x à mesure qu'on se rapproche de l'extérieur : si bi-n qc*. > ps dus^, a" ue reste plus, pour ainsi dire, qu'un tubefibrineux inîcrâ^r d^d'-c-csètut. Le caillot contenu dans la veine sacrée moyen n? c-rlr* .î"ii»:ri -i- a:%jrenre blanchâtre et une grande consistant daa* \* j- in: en .v-ati-t a'* le gros -lu caillot iliaque plus bas, au niveau île il c ^rt:r? -iu «rraai: c'est un mélange de concrétion fibrine use, de matière «-.inntt. rn petite proportion et de pus véritable, dont les caractères n^ >.'Eiî j:o.« •-: aiguës. De même dans la veine hypogastrique un caillot purulent >:-ut «itre >uiii; ou eu trouve aussi une trace sensible dans le commencement do la v. ine azygos, <|ui s'étend le long de la colonne lombaire à gauche. Le* vt ines du plexus pampiniforme sont remplies par des caillots librino-sariîruins non adhérents, mais très-volumineux et qui, dans une ou deux ramifications offrent une apparence puriforme mal précisée. Pans aucun point de la veine iliaque on n* observe d'adhérence du caillot ..u dVpai*>i>enicnt «1rs parois. Les parois de la veine hypocistriqur- et •.oll»-^ -î ■ !i \ >.[•:,*■ sarrée moyenne semblent plus (Caisses, mais sans qu«- c> îtr- ,!:»:,;;; a soif, tre.s-ma ni leste. Les veines qui, à gauche, rampent dans I*. ;'ii><- !.;;•. i<1 l'utérus, ne sont pas altérées au col ; une d'elles renferme un peu ,\, ; us phlcgmoucux, sans caillot obturateur apréciable, mais auso >.ikn .j .i\-u puisse saisir ailleurs, soit au delà, soit en deçà, de continuât!":; pi:ul.->ik; eetle veine est du reste d'un très-petit calibre, environ imdenii-millini- * Ire, et elle est tres-isolee.— L'intérieur de l'utérus offre une teint- noiritre produite par un mucus mêlé de matière noire; quelque traces de tm><e membranes grisâtres sur quelques points de la cavité, très-ré: récie du reste, de rutériis. La trace de l'iiic.Nion placentaire est constituer p-truiK surface granuleuse inégale. (Juand on y regarde de très-pies «.u v..d .|'i«' quelques-uns de cesgrumeaux sont constitués par du pus cnnrM ; uimj'îv, et (|tiaud on dissèque attcuti\ement ces points, on constate faeil. m. :ii qu'ils ne sont autre chose (pie la terminaison de vaisseaux dont la lainière est obturée, dans l'étendue d'un demi-centimètre au nioiu-. p-.r un nlimircde pus concret.

L'intestin grêle, non plus que l'estomac, ne présente aucune altération appréciable; rien sur les plaquesdePeyer. Vers le milieu du c! n ascendant commencent des ulcérations d'abord rares, connue di.-n !•-. 4'M.lgalcs, mais h bords découpés; puis ces ulcérations sont bientôt r« i"- ■* de larges plaques au niveau desquelles la muqueuse. ionini«- ^schares grisâtres de la largeur d'une pièce de \inji >"iK IT une couche de pus qui la décolle. Os e>cban>, su:

les trouvai tous deux d'un rouge foncé, tirant sur le violet, d'un volume un peu au-dessus du volume normal. Leur surface extérieure présente sur plusieurs points, tant pour le rein droit que pour le rein gaucho, île larges boursouflures d'une teinte plus louche, circonscrites par don lignes plus jaunâtres. Lorsqu'on incise les reins et qu'on toute dVulover leur capsule fibreuse, on reconnaît que leur tissu est généralement ramolli, que la substance corticale est plus épaisse, plus développée, oiillu que les soulèvements, visibles par l'examen extérieur, correspondent à de vastes foyers circonscrits par une couche pseudo-membraneu*! f d'aspect purulent, non régulièrement continue dans toute l'étendue du foyer, et renfermant dans son intérieur une pulpe, une sorte de magma d'un rouge sombre, louche, môle de tons jaunâtres, véritable pu» coloré par un peu de sang. Ces collections ne siègent pas seulement a la périphérie des reins; elles existent inégalement répandues dan» toutij l'épaisseur de ces organes. Plusieurs, commencées dans la subutamw ror • ticale, ne se portent pas à l'extérieur, de manière à venir à la *urfare, elles se plongent, au contraire, dans le sens des côws de »uUtafif*e fabuleuse, dont elles semblent écarter les conduits par un prolongement qui donne à l'ensemble de cet abcès une forme trilobé* comité le% feuille* de certains végétaux, à l'exception que ce qui représente U foliole i*htraie dans l'abcès est très- prolongé en pointe. f lutteur* de v* abre* occupent le centre des cônes et sont généra lernent plu* petit* ; enfin on en trouve quelques-uns au sommet des cône* eux- même*, *>% wâ~ lections sont beaucoup plus nombreuse* dans le rein gauebe, et pré*e»tint partout 1 apparence que j'ai déerite t/*it a l'heure,

O». 35. Le l\ mai 1*31 est entré* la nwimw liebîetive Marie #*i«grtsept ans, d-*me*tique EUe a été reliée a *eize an* : U mtU3ârvA*m <*t régulk^e et abjodante . eue a de U koeorrhe*. L* jrrowe%%e a ele %n*r heureuse, et U malade aer»<Kitt a U Ciiniqve, le '4 mou, 4'vm fcJe a terme, soci §efioo4 entant. Lit virte* de ttrtKfe** firent r*y*A*re%, et b malade §»<rt feu p*rtante V. I* mu

Le 22. Ea 9rrï**Bt fhtz ei>? eiîe es* prwe 4e frmoM «pu 4ep** «u* fécuberemeal r^i^s-» t.*±* ie* y/ir* : '«a f*s* 4* -^ame* : vt* > *v*- Vurs aW-xn^u-ie». zy&v** *--.•-•*-♦ >.»■..*«.•■% •jttL.\*i.#et L/* *>jau* v.%^ lent ear»*^ -2 > 1 : •*» esit-yi- : &msù* k !ti L* suturt» * )itiut*

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Cfmt^rut. *^ne jr^rrocun Le s*. ti«u nia^r on» **ur*ffvuta «t U T.. %jti

Le 20. 11 y a encore eu un accès de fièvre dans la nuit, cependant la tumeur diminue et est indolente.

Le 22. La diarrhée a recommencé; trois selles liquides ; la tumeur a diminué un peu, et la douleur est moins vive ; pouls à 108. (Ext. théb. 0*r,02; lavement avec 12 gouttes de laudanum.)

Le 28. La diarrhée persiste, quoique avec moins d'intensité.

Le 31 . Plus de diarrhée ; la malade est allée au jardin, et s'en est bien trouvée.

Le 6 août. La malade ressent dans la fosse iliaque gauche, près de l'arcade fémorale, uuc douleur augmentant par la pression, et on constate une induration au niveau du pubis.

Le 7. 11 y a eu un peu de fièvre dans la journée : il y a toujours de la douleur dans la fosse iliaque droite. (Onctions mercurielles.)

Le 12. L'extension du membre inférieur gauche est très-difficile ; la douleur de la fosse iliaque est moindre. (Pommade bclladonée.)

Le 16. Même état.

Le 20. Pas de changement.

Le 29. 11 y a eu des frissons erratiques ; la diarrhée est abondante. On sent toujours le cordon dur des vaisseaux iliaques gauches. La malade meurt le 8 octobre 1 857, dans un état complet de marasme.

Autopsie.— Maigreur considérable; pas d'épanchement pcritonéal ; pas de traces de péritonite ancienne; deux ou trois anses intestinales, au niveau du commencement de l'iléura, sont très- fortement injectées. L'utérus, fort petit (3 sur 3), est blanc et sans injection dans la plus grande partie de son étendue ; seulement, au niveau de ses deux angles supérieurs, il est marbré de larges lignes noires, rappelant la coloration mélanique.

A gauche, cette coloration est beaucoup plus forte, et elle occupe tout le ligament large. Lorsqu'on incise sur ce point, on ouvre un foyer qui ne contient que du pus jaunâtre très-aqueux, très-mai lié. Cette collection, qui commence sur les parties latérales droites de l'utérus, au niveau du col, se continue le long du ligament large jusqu'à son insertion sur le muscle psoas gauche, dans l'épaisseur duquel existe une partie du foyer; le reste s'étend dans toute la fosse iliaque gauche, dans l'épaisseur du muscle iliaque, dont une couche de fibres intacte, mais imprégnée de lymphe plastique, est comme fibreuse et tapisse l'os iliaque, qui n'est pas altéré. Le foyer en avant s'étend jusque sous l'arcade crurale.

Le pus contenu dans ces différents endroits est toujours jaunâtre et séreux. Lorsqu'on examine l'utérus et les annexes, surtout à gauche, on voit que les points noirs ne sont autre chose que des veines remplies d'une matière noire, concrète, qui ne s'écoule pas à la coupe. Ces veines sont toutes très-petites, mais très-nombreuses; elles retracent pour ceux qui les examinent des vaisseaux qui, jadis enllammés, sont restés pleins du sang que des ch&n^wuecits ultérieurs ont notablement modifié.

ève ; pas de douleurs abdominales ; pas d'appétit. (Kina, 1 gramme; bordeaux, 100; un potage.)

Le 28. Même état; pas d'appétit ; pas de selles depuis l'accouchement. (Bouteille d'eau de Sedlitz ; une portion).

Le 29. Elle a été vigoureusement purgée. Utérus, 8 sur 1 1, avec un peu de gonflement et de douleur à droite. (Frictions, onguent napolitain ; vésicatoire au-dessus des sangsues. Une portion.)

Le 30. Pouls, 120; peau peu chaude ; se dit mieux, mais faible. (Une portion.)

Le 1er mai. Pouls, 120 ; douleurs de chaque côté. (20 sangsues, 10 de chaque côté; une portion.)

Le 2. Pouls, 100; lochies très-peu marquées; diarrhée. (Lavement avec 30 gouttes de perchîorure de fer au trentième; une portion.)

Le 3. Pouls 120, vif; inappétence; muqueuse buccale et lèvres trèspàles; diarrhée un peu diminuée depuis hier, pas de selles la nuit; lochies três-|)cu abondantes, pâles; se plaint toujours de prurit en urinant. (Même prescription.)

Le 4. Pouls, 104 ; peau fraîche ; pas d'appétit, un peu moins ; n'a plus de diarrhée ; le lavement n'a pas été rendu ; marnes douleurs en urinant ; perte en blanc; commence à avoir mal a la gorge. • Bordeaux, 100 grammes ; kina, 2 grammes en potion; 10 gouttes perch. fer dans un demilavement ; une portion.)

Le 3. Pouls, 112; peau chaude ; pouls petit; n'a eu qu'une seule selle liquida ; le ventre est indolent et souple ; elle n'a pas d'appétit et a dormi assez bien. (Potion avec 10 gouttas de perchîorure de fer au trmtiéme; lavement avec 20 gouttes de la même substance ; une côtelette ; une portion ; 100 gramme de bordeaux ; 2 grammes de kina.)

Le 6. Pouls, 108; j»eau chaude et sèche: n'a «mi qu'une s<dle liquide pendant la nuit; Dits de sommeil, faiblesse; mal de gorge ; un peu de rougeur seulement ; faiblesse extrême, rêves fatigants pcndint la nuit. {Gargarisme aînmincuv; même prescription du rest»\)

Le 7. Pouls, 10*; pea u chaude et sèche : la diarrhée est revenu^; mauvaise bouche, langue d-'-eolorée, trembîan!»-; fiiMe*^. Poti-m: 3fi goutte* de perchîorure fer; bain )

Le !<». pf»u!<, l'M; peau chaude : diarrîi -e *ue"e«ive: pi* <l- «onimeil; langue d'*eo!or»>, tremblotante. MO cnfi/nnimes d'extrji! aq :eui théhaîque : suspendre les bains q-ii ont été d »:iué« d'oui* le T.

\j> 1 1. Se dit mieux: pouls w> : peau «■■u*i !•: et * .-h*. <*À( extrême, pas d'app* tit : Nairrnip imoîih •!•■ diarrh-'—; »nati« ■-■* nVres a'ir^o/^es au p*rHd'ri:re : ^•u.rii-il Ion. mû* ?:n ]■ «u agit*. «-jeur* i>-:; ianv* : •■II»- a vomi un ï*m d- bile ce malin. 10 c>n* ig^amm* * d"»»xtr:i:» * r.'-.ui thrtaîqu»' : l îfrnmiri'"» de *iu*-nitr.ite o> bismuth : on* f-rt; -n.

b- 12. Vi rni :i\. m *m c^-endant «e plaint •!•■ nv> *: i V- ••;•■» i-sp moin> Je diarrhée; tiH puis liions: j^ju chaude: p.i« •!•? i a-urs ■>*

jaune; le pouls, très petit, à 108. La peau sans grande chaleur; pas de sommeil. Aux onctions mercurielles, à l'opium, on ajoute le laudanum en lavements; une potion avec 0,50 de perchlorure de fer; 100 grammes de vin de Bordeaux. — Les phénomènes vont en s'aggravant ; la malade est étendue dans son lit, affaissée, sans forces, la face de plus en plus altérée et comme terreuse, sans être grippée ; la langue toujours sèche, noirâtre, tremblotante ; la parole faible, lente; sans délire; la respiration très-fréquente; sans réel ballonnement du ventre; la. soif plus vive; pouls à 108, petit; peau chaude, sèche; pas de sommeil; la diarrhée reste très-répétée, involontaire ; les matières rendues sont d'une fétidité excessive, et la malade succombe le 15 mai, dans un état qu'il eût été tout à fait impossible de distinguer, quant aux symptômes généraux, de celui que présente un amputé atteint d'infection purulente.

Le 16. A l'autopsie, nous avons constaté qu'il n'existait aucun épanchement abdominal, aucune fausse membrane. L'utérus, déjà revenu sur lui-même, n'offrait, non plus que les ovaires, d'ailleurs peu volumineux, aucune trace de pus dans ses vaisseaux veineux, pas plus aux parties latérales que dans l'épaisseur du col. Pas de gangrène, pas de plaques diphthéritiques à la face interne de cet organe, que recouvre un mucus légèrement grisâtre et un peu sanguinolent par plaques. — Le plexus pampiniforme du côté droit est entouré d'un tissu cellulaire un peu épaissi ; dans une des grosses veines qui le composent, on trouve un pus épais, crémeux, jaunâtre. Cette veine est bien du volume d'une grosse plume de corbeau. Ses parois sont épaissies, nullement transparentes et injectées de petits vaisseaux rouges très-nombreux et très-apparents. Elle ne saurait être prise pour un vaisseau lymphatique. Aucun de ces derniers n'est perceptible dans tout le bassin. — Le foie est pâle, plus décoloré par plaques, sans offrir rien qui ressemble à du pus. — Les poumons sont on ne peut plus sains et n'offrent pas même de congestion passive et ultime à leur partie postérieure. — Tout le rectum, le colon ascendant et une partie du colon transverse offrent une altération profonde de la muqueuse, laquelle paraît, comme dans certaines formes de dysenterie, remplacée par une couche épaisse de fausses membranes d'un gris verdâtre, inégales, profondément déchiquetées sur certains points, exhalant partout une odeur des plus fétides, comme gangreneuse. — Les ganglions du mésentère, dans les points correspondants, sont développés depuis le volume d'un gros pois jusqu'à celui d'une petite noisette, et offrent tous, ou à peu près, une couleur noire. — Le cerveau, de consistance excellente, ne porte aucune trace d'altération, non plus que les méninges parfaitement saines. — Nous allions en rester là de l'autopsie, lorsque, ouvrant la vessio, dont la surface interne était rouge piqueté très-inteuse, marbré môme çà et là de petits épatichements sanguins sous-muqueux, et rencontrant à l'intérieur de ce réservoir une uxine ^uriforme, l'idée me vint d'examiner les reins. Je

ève; pas de douleurs abdominales ; pas d'appétit. (Kina, i gramme; bordeaux, 100; un potage.)

Le 28. Même état; pas d'appétit ; pas de selles depuis l'accouchement. (Bouteille d'eau de Sedlitz ; une portion).

Le 29. Elle a été vigoureusement purgée. Utérus, 8 sur i l, avec un peu de gonflement et de douleur à droite. (Frictions, onguent napolitain ; vésicatoire au-dessus des sangsues. Une portion.)

Le 30. PouLs, 120; peau peu chaude ; se dit mieux, mais faible. (Une portion.)

Le 1er mai. Pouls, 120 ; douleurs de chaque côté. (20 sangsues, 10 de chaque côté; une portion.)

Le 2. Pouls, 100; lochies très-peu marquées ; diarrhée. (Lavement avec 30 gouttes de perchîorure de fer au trentième; une |K>rtion.)

Le 3. Pouls 120, vif; inappétence; muqueuse buccale et lèvres trèspales ; diarrhée un peu diminuée depuis hier, pas de selles la nuit ; lochies très-peu abondantes, pâles; se plaint toujours de prurit en urinant. (Môme prescription.)

Le 4. Pouls, 104 ; peau fraîche ; pas d'appétit, un peu moins ; n'a plus de diarrhée ; le lavement n'a pas été rendu ; mêmes douleurs eu urinant ; perte en blanc; commence à avoir mal à la gor^c. (Bordeaux, lOOgrammes ; kina, 2 grammes en potion; 10 gouttes perch. fer dans un demilavement ; une portion.)

Le ;i. Pouls, 1 12; peau chaude ; pouls petit; n'a eu qu'une seule selle liquide ; le ventre est indolent et souple ; elle n'a pas d'appétit et a dormi assez bien. (Potion avec 10 gouttes de perchîorure de fer au trentième; lavement avec 20 gouttes de la même substance ; une côtelette ; une portion ; 100 grammes do bordeaux ; 2 grammes de kina.)

Le fi. Pouls, 108; peau chaude et sèche; n'a eu qu'une selle liquide pendant la nuit; pas de sommeil, faiblesse; mal de gorge ; un peu de rougfur seulement ; faiblesse extrême, rêves fatigants pendant la nuit. (tiargarisme alumineux; même prescription du reste.)

Le 7. Pouls, 108; peau chaude et sèche; la diarrhée est revenue; mauvaise bouche, langue décolorée, tremblante; faiblesse. (Potion ; 30 gouttes de perchîorure fer; bain.)

Le 10. Pouls, 104; peau chaude; diarrhée successive; pas de sommeil; langue décolorée, tremblotante. (10 centigrammes d'extrait aqueux thébaïque : suspendre les bains qui ont été donnés depuis le 7.)

Le 11. Se dit mieux; pouls, ÏI6 ; peau chaude et sèche, soif extrême, pas d'appétit; beaucoup moins de diarrhée; matières noires, attribuées au percblurure ; sommeil bon, mais un peu agité; sueurs abondantes ; elle a vomi un peu de bile ce matin. (10 centigrammes d'extrait aqueux tlit'haïqui* ; \ grammes de sous-nitrate de bismuth ; une portion.)

Le 12. Va mieux, mais cependant se plaint de nausées; a lieaucoup moins de diarrhée; 108 pulsations; peau chaude; pas de douleurs de

Autopsie. — Pas de péritonite. Le plexus pampiniformc du côté droit est plein de pus. Toutes les veines ont suppuré et sont plongées au milieu d'un tissu cellulaire dcnsifîé par l'infiltration plastique. Toutes les veines» du col utérin sont pleines de pus, qui s'écoule par Fincision ; l'ovaire gauche est transformé en une vaste poche purulente. L'ovaire droit est à Tétat normal. Le foie est ramolli, diffluent et s'étalant sur la table. Deux gros abcès existent à la base du poumon gauche. 11 y en a deux aussi, mais plus petits, à la base du poumon droit.

Obs. 36. Triquet (Vital) vingt ans, piqueuse de bottines, née à Seton (Orne), fille; elle habite Paris depuis quatre ans. Réglée à quinze ans dans son pays, sans indisposition ; trois mois d4intervalle entre la première et la deuxième époque, puis très-régulièrement le 15 de chaque mois ; peu abondantes (deux ou trois jours), bien rouges. Première approche, dix- neuf ans, sans cfTet sur les règles. L'arrivée à Paris les suspend pendant trois mois. — Pendant la grossesse, mauvais goût à la bouche, dégoût pour tous les aliments, excepté pour les fruits. Quelques vomissements au commencement seulement ; pas d'œdème, pas de varices; au début vive douleur dans la cuisse gauche pendant huit jours ; lait dans les seins, les trois derniers jours seulement. Accouchée le 21 avril 4857, à deux heures du soir, d'un garçon à terme ; premier enfant. Frisson intense cinq minutes après l'accouchement ; perte assez abondante. •

Le 22. Se dit bien, malgré quelques coliques erratiques ; elle n'a pas uriné. Pouls, 56; peau fraîche ; utérus, 6 sur 11 . Gonflement et légère douleur des deux côtés de la pression, surtout à gauche ; lochies bien ; elle vient de rendre beaucoup de caillots. (40 sangsues, 20 de chaque coté ; 2 bouillons, 2 potages.)

Le 23. Se dit bien ; pouls, 84; peau médiocrement chaude ; utérus, 6 sur 8 ; plus aucune douleur ; lochies, bien rouges ; annexes très-souples. Les sangsues ont saigné considérablement, elle a eu plusieurs syncopes ; lait abondant. (Un potage.)

Le 24. Se dit bien ; pouls, 142 ; le 23, à quatre heures du soir, elle a vu le lait monter violemment ; lochies normales, pas de douleurs. (2 portions.)

Le 25. Se dit bien ; pouls, 100; utérus, 7 sur 8; lait abondant ; lochies, bien.

Le 26. Pouls, 104 ; utérus, 7 sur 11; lait abondant ; lochies, bien, mais paies. — La malade tousse beaucoup depuis hier, sans en connaître la cause. Elle souffre dans la poitrine, mais ne peut cracher ; pas d'appétit, soif vive ; elle n'a pas été à la selle depuis sa couche ; un peu de douleur. (2 potages.)

Le 27. Se dit bien ; pouls, 104; utérus, 8 sur 9 avant d'uriner, 7 sur 9 après ; lait très-abondant ; lochies régulières ; de l'œdème do la vulve et des petites lèvres surtout donne une sensation de cuisson quand elle se

ève ; pas de douleurs abdominales ; pas d'appétit. (Kina, 1 gramme; bordeaux, 100; un potage.)

Le 28. Même état; pas d'appétit ; pas de selles depuis l'accouchement. (Bouteille d'eau de Sedlitz ; une portion).

Le 29. Elle a été vigoureusement purgée. Utérus. 8 sur i i, avec un peu de gonflement et de douleur à droite. (Frictions, onguent napolitain ; vésicatoirc au-dessus des sangsues. Une portion.)

Le 30. Pouls, 120; peau peu chaude ; se dit mieux, mais faible. (Une portion.)

Le 1er mai. Pouls, 120 ; douleurs de chaque côté. (20 sangsues, 10 de chaque côté; une portion.)

Le 2. Pouls, 100; lochies très-peu mavquées; diarrhée. (Lavement avec 30 gouttes de pcrchîorure de fer au trentième; une portion.)

Le 3. Pouls 120, vif; inappétence; muqueuse buccale et lèvres trèspàles ; diarrhée un peu diminuée depuis hier, pas de selles la nuit ; lochies très-peu abondantes, pales; se plaint toujours de prurit en urinant. (Mémo prescription.)

Le 4. Pouls, 104 ; peau fraîche ; pas d'appétit, un peu moins ; n'a plus de diarrhée ; le lavement n'a pas été rendu ; mêmes douleurs eu urinant ; perte en blanc; commence à avoir mal à la gorge. (Bordeaux, 100 grammes ; kina, 2 grammes en potion; 10 gouttes perch. fer dans un demilavement ; une portion.)

Le 5. Pouls, 112; peau chaude ; pouls petit; n'a eu qu'une seule selle liquide ; le ventre est indolent et souple ; elle n'a pas d'appétit et a dormi assez bien. (Potion avec 10 gouttes de perchlorure de fer au trentième; lavement avec 20 gouttes de la môme substance ; une côtelette ; une portion ; 100 grammes de bordeaux ; 2 grammes de kina.)

Le 0. Pouls, 108; peau chaude et sèche; n'a eu qu'une selle liquide pendant la nuit; pas de sommeil, faiblesse; mal de gorge ; un peu de rougeur seulement ; faiblesse extrême, rêves fatigants pendant la nuit. (Gargarisme alumiucux; même prescription du reste.)

Le 7. Pouls, 108; peau chaude et sèche ; la diarrhée est revenue; mauvaise bouche, langue décolorée, tremblante; faiblesse. (Potion ; 30 gouttes de perchlorure fer; bain.)

Le 10. Pouls, 101; peau chaude; diarrhée successive; pas de sommeil; langue décolorée, tremblotante. (10 centigrammes d'extrait aqueux thébaïque : suspendre les bains qui ont été donnés depuis le 7.)

Le II. Se dit mieux; pouls, 06 ; peau chaude et sèche, soif extrême, pas d'appétit ; beaucoup moins de diarrhée ; matières noires, attribuées au perchlorure ; sommeil bon, mais un peu agité ; sueurs abondantes ; elle a vomi un peu île bile ce matin. (10 centigrammes d'extrait aqueux thébaïque ; 1 grammes de sous-nitrate de bismuth ; une portion.)

Le 12. Va mieux, mais cependant se plaint de nausées; a beaucoup moins de diarrhée; 108 pulsations; peau chaude; pas de douleurs de

tète, pas d'envie de vomir; die a un peu vomi après les pilules ri Se plaint aussi du mal de gorge. On trouve sur l'amygdale1 -

escharifîée jaunâtre, pulpeuse, qui est placée entre lesek nv gaudies ; Tamy gdale est peu gontlêcel la plaque s'enlève avec le doigt. (Même prescription.)

Le 13, Même diarrhée, même faiblesse; pas d*appêtit; elle ne peut s drr les laveuu iUs. [Môme prescription ; phis, dêcotion blanche ; un qu de potage ; 4 bouillons.)

Le 14, Pouls, 40-1 ; peau un peu chaude -, toujours langue tremblotante; diarrhée très- fréquente, peu de matières sont reoduei I la toi*, (1 n qna de lavement a vu | pwties laudanum et amidon, à repeter quai aussitôt qu 'il sera rendu; même prescription du reste; 2 porttCMU

Du L'J au 22 mai, L'état est le même, et la malade va s\iiïai1 le tannin, "2 grammes par quart de lavement, ni le nitrate d'aï gi ni , . .. « tïgrammes eu potion, ne peuvent arrêter ou même modérai la diarrhée.

Le 22- Un peu ri liarrhëe; légères traces sur la fan mt»

l.i l< vre inférieure d'une éruption qui est ou un aphthe ou du m (Même prescription, et, de plus, compresse froide sur le ventre |n;ndaa ii:i<' heure; recommencer le soir; se gargariser avec 4 j de W

carbonate de soude, eau, 100 grammes.)

Le IL Frisson qui tait trembler tous les membre*: Uuche matifftte, bogue hésitante et tremblante; respiration pénible el BflXfe douleurs vives dans la région des reins ; faiblesse exeôâsîve. | Mniptiim.

Le Jl. Exactement même étal ; de plus, goaflem8Qt assez considérable de la région parotidienne gauche, en avant du creux maxillaire; | un peu rouge au même niveau. Mort à quatre heurw lu loir, b

Autopsie, le 26* a neuf heures du matin,

l'as de traces de purulence, ou, pour mieux dire, pas de tne chôment au niveau de l'annexe gauche; v^rs la trompe Mi trouve .[ ques plaques pscudomembraneusi uuii ado

plastiques, non puriformes; de même, à la partie au niveau du repli recto-utérin, on observe quelques fausser m fd*rineuses sèches, peu étendues, peu adhérentes : » pesl la IVvisteiicr dimc péritonite antérieure, I m m restreint nulle trace d'injection. On élu relie à enlever le paquet intestinal, i t ; cela on fait sur le cul descendant, un peu au-dessus du e« de TS iliaque, une première ligature, qui, au moment où * coupe complètement l'intestin ramolli. Ou voit déjà par cet i que

la paroi intestinale est épaissie, blanchâtre, et que la

de, mrfractueuse par le fait d'un état d'uïocratfûu. lj& i appliquées de nouveau, la partie déchire parle fait d'une traction, assez modem tn pi-ndaut exen b* but de le détacher; le tissu cellulaire de LaMomcu est b>ut a fait

un ou deux points, circonscrivent un ilôt de muqueuse encore saine de la largeur d'une pièce de vingt centimes. Vers le commencement du colon descendant, presque toute la circonférence de l'intestin est ainsi escharifiée. A partir du milieu du colon descendant jusqu'au rectum, la muqueuse est enlevée; il ne reste plus (pu; la tunique musculaire mise à nu, offrant une apparence feutrée et comme réticulée par le «ronflement d^s fibres injectées. Dans la cavité de cette portion de l'intestin, on trouve, un tube grisâtre de 25 centimètres de largeur environ, constitué par un détritus filamenteux et rugueux, qui n'est autre que la muqueuse de toute cette partie de l'intestin convertie en une escliare tuhuleuse. La tunique musculeuso qui forme la face interne de l'intestin repose sur un tissu cellulaire infiltré de lymphe plastique, qui donne à la totalité de la paroi intestinale une épaisseur de 0,02 centimètres, mais en môme tnnps cette paroi ainsi épaissie est très-friable et très-facilement déchirée; la coloration de ces parois, vue dans leur épaisseur, est d'un blanc demi-laiteux grisâtre. La surface interne de l'intestin, inégale, striée dans le sens de la circonférence intestinale, offre une apparence rosée analogue à celle d'une plaie qui, d'abord blafarde et grisâtre, n>minence à s'animer et à se déterger. Ce n'est autre chose que la membrane musculeuse en voie de bourgeonnement cicatriciel. Kien dans le foie, dont le tissu est pale, rien dans la rate, rien dans le poumon droit. A gauche, épanchement purulent de quantité médiocre, fausse*» un mbrancs formant une couche purulente au niveau «lu médiastin antérieur. Toute la partie inférieure du poumon gauche est dense, opaque, lourde, non revenue sur elle-même, non crépitante, marbrée de jaune par laives plaques sur un fond rouge. Quand on incise le (winion, on voit que «m tissu est infiltré de pus concret très-visible, quant à ses car.if tère*, mais qui nulle part n'est réuni en véritables foyrrs; cette infiltration purulente est injectée ça et là de taches muges. Dans certains p/»inK le tissu pulmonaire est presque ramolli, mais sans app irence de col!#-etiun liquide; cette vaste infiltration purulente est très-friable à la pn*-i"n. il s'écoule alors un pus rose sous le doigt qui 'comprime et détruit l:i li^u pulmonaire, dont les éléments ne «ont plus appréciable* : c \ «t u . ■■ \ M'* infiltration véritable. Pas de plaques pseudo-membraneii?»-*» *ur 1 1 ;»'. w.\ m niveau des points jaunâtres les plus visible*. |i>qm-N ne f ••ut iiMÎb-ni- rit saillie au-dessus du niveau du reste du poumon. <>«* m» m"* p iiN ne sont pas n«»n plus déprimés. — A la fiée, le junfb m- ht. au ti i^ ^ -«n <\la parotide gauche, oh>ervé pendant la \ie, r-t • «n^îitu- \r. u::infiltrât ion de s»*roMté rou^-àtre dans tonte IV p. j •«*»■■ ur d- \i •! rH- . sanstracr- de suppuration. —Rien .m cour.

0*. 3fi hit. M"* H**- élève sa.»»'-', mm- . r..n.»ir:uf.-i! 1-- -• î-u-v. bonne santé ha hit ni lie, a eu «■**> rnrl»-* il.:n- \* < pr»-: >\-w~ ; • ::* ■ . !:. ■■- <fc mai : réf-nulenn-nt men^trinl a été iriéjob- .■ i Is ■.;■;.;. ï. 1 ••;.;> * temps, malais*.' général. |iexte de- forei>. huppet» n* ■•.-. \ + *u* v- rum:- .

: 1rs yeuij expriment l'astiété, U) rtspiraiiaaj cat

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Autopsie. — En ouvrant L'abdomen, il s Vomie à peu près drm ou ta* litres ifuji liquide brun, trouble, uni aspect purulent, eihaUal a» odeur des plus félidés. Dans toute la r^ioti livp i niu»

a acquis une épaisseur d'un demi-erutmiètre à peu prr*. Sasuriavet complètement noire. Tout le petit bassin et h eurfiaOO de tout» k*ia* Mil- finales de cette région présentent îles altérations seiuhUM* ■ eu m pie le ment impossible de faire aucune ; que toutes ees parties in forment plus qu'un magma pi odeur à la fuis gangreneuse ut fecalc. Li'S parois [iu< Luus points, sont extrêmement amincie», Derrière l'utérus, quialoa> pletemenl revenu sur lui-même, existe un espace en Tonne de asete paraissant limite de tous les cotes par le péritoine qui*si, nu** cou tenant aucune autre espèce tle liquide que celui qui s l'ouverture de l'abdomen. Cette poche a le volume du poing a poif** Si de chaque côte, à partir des fosses iliaqm le* i

on rencontre les mêmes lésions du péritoine qu'à rhypogastre, Uj faction remonte de ebaque côté jusqu'au fuie et à la rate, qui oc | teut rien à noter j si ce n est quelques adhérence», ta I» rc?

épi gastrique, l'estomac el les intestins libres d'adhéré tire* uût btfar peei normal I lieu qu'on n'ait retrouvé sur aucun point la aimne*** tion qui existait entre le colon el la cavité i , U naturel»*1

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Gbs, 38. Le 2 mars 18 37 esl entrée à l'hôpital Menar *#"

phi-* (\o murmure \ê«iriil.iiiv à «lri>it«- ; rieii • I ■ i •••"•t»"- -lu \. ntn- ; 1 1 i!v«;.!h'i> «•si moins cmiMilérahlt-. — \jp \'.l. Même •"■lai ; Lui un h? Maudii . — L«- ! I. Fietre de lait ; frUs-iii ; état >;ilnin\il lp.-i.a- stihie, ut *upni. Siir, va un pi-u mieux; 1«- pouls e^t à l».»u; uièrn»? épineh'Min-ut. — !.• I."i. M-.iue état. S>irt fris* »n* erratique» . — Le 10. «ni pratique la th-iuo-ntt*-; quelques trouttts «le jM:n»>îtt- purulente. vi«%qiiru*" : nittitt- i;^ii*i-i»-rahi«- ; on air i te le tmcart. >|ui a •-!•"■ intiuluit •■ntrr 1»* »*pli«iuê •■! tiuits- me espace intercostal. On puiisv une iinVctiuii tn-*-l» ■-'•t. p-air «1* ■!-■•: U canule. Pas «le lti|iiî*le. — !.■- 17. !.•■• *\uiptn!iu:«Va-'..'r.ti'iit . ■■•îiIkt-im-. — I.i* 1«. Murt. — AutMpMt'. Kii'ii -lan» li> int»» m^ ; MchMii"»»» -.»*»pleurales; cu'iir m-tii ; i-jmu' lii-meiit purulent in-»— p.ii»: |i^:u«i«>-ni--rnbranes très-epai »**■>: liquide d'une. sépi*iîe tp *-«>m*i ■!•-! ihle \ tl ■•< on» fibrim u\. it'harritr. Ik la ficrn* p'trrp'rnh. Hpûbmi- t,Ute<rrr tn <8olà la MaUmiiê de Paris. The>e. -±\ deeern:«K K/i. Pari* f.-q-ie textuelle.

Ubs. -TT. Martinel • Mari'- . vimi-l:"i* an-, m ■ u-î- : •■jjîr»-»- le S mar* \>*± a l'hôpital •!•• la Piise. 5ill»- SiinM.hiri- ». u ♦•.

Vnîci iv (pie la ni il id»- : i> -.-nti- »ur !••» ant'-eMi.-nt» ■!»■ »a w. ■. • i- :

Il v a huit m- ii», . -n-.- ».»t .i-r-'idi'i:, au huiîii-m* ni-.», dVi-- :.. • . -p.i est niurte au b*ut «!t- huit j-.-u:». I.'arcuiK h» - f ? i»-iiî fijt f:» .':•■. L»- . .-.r-.-» d'atan! >uivimit i..urc"in» .••-■..-.•■rot !.•■»»»!• M î ■ - 1 i f : : "*• » * treiuwin.|ui*-iii» ..-ti lt quiraiit. ::.• .--ur. La i:. :i « !•-- .■• u .' i» :• »-f .pmr», riiiunieii'-a a r» ;-:»-ii»ir»- *. * - -.'jï-iti'-n» ; • ■ 1 1 r - .i ;:■:•-::: •..- : . 'i/-jours à peint >'. tuent «ivul-» «i-.j :.» -«Ma- ■ -.;* -}*-. r^.- u:. q .'- • * .' péede >*f reui'ttre au i.t: • ii'. .-.\.i.; : »i: i ju« »%:■.■ /•«■- ; :. ■k--, sans tmllonnêiiierit Ju \» rit:».-, ^iii* !:.--■:.. A »i i- .: : " .:-. ■ ■

■éleva de n'4it'.iii. iim>» ..!,- - i.iït f-i.L-, ::.-.. •• i' • ** • *.. • :.-:.' ■.:'.*. eHle sentait, a>-u ;»>t -».!.•. . i.n* |-sa:.î-..: i -.:.».• ï.-.—w;".» . '-■••- ■;■: -i douleur au-de%ài;t 'i».-s ^u>-». Li •i»>^a;.---ii -i- \.:i • :,.-

Uuiuzt: j«iui s a^àiit ^..!i».ïit:-'- a .'n'-i .:.i.. ■ ..• '.■;■' ■ • —*■ ■ • *asei iiitêiix.-. et ».:» ïi.-.ï:.». irn ;- • . » * ■ :.-: :r -.;■ • * ■ . ".- -

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dHupI«-ti.iu.ïi:. i»:; :.r

68 i MALADIES DES FEMMES EN COUCHES.

pas de douleurs de ventre. — Le 9 mai, entre le soir à l'infirmerie. Fièvre, peau chaude, céphalalgie, bouche mauvaise ; rien ne peut faire présager une maladie grave. (Limonade, deux pots.) Le 10. Fièvre, peau animée, face rouge, céphalalgie, langue sale : aucun autre symptôme local. (Ipéca, 2 grammes; émétique, 5 centigrammes; divisez en trois paquets.) Le soir, a bien vomi ; se trouve soulagée ; souffre encore de la tête ; fièvre moins vive. — Le 11. Fièvre vive; a eu un frisson intense; un peu de douleur dans le ventre ; 120 pulsations; nausées. (Limonade, deux pots; julep avec opium, 5 centigrammes, et alcoolature d'aconit, 3 grammes; cataplasme abdominal; glace, 3 kilogrammes; deux lavements émollicnts). — Le 12. Etat grave ; fièvre très-vive ; douleur dans le ventre ; vomissements verdàtres ; faciesaltéré ; agitation ; respiration gênée ; rien à l'examen des poumons par la percussion ou par l'auscultation. (Limonade, deux pois ; julep opium, 5 centigrammes ; alcool, d'aconit, 3 grammes ; cataplasme abdominal ; glace ; vingt sangsues à la face externe des grandes lèvres.) Le soir, état excessivement grave ; les vomissements continuent; la fièvre est très-vive ; pouls petit, faible; faciès très-altéré ; respiration très-gênée ; cyanose, refroidissement des extrémités; rien aux poumons. (Thé au rhum, vin de Malaga.) Le 13. Pouls très-fréquent, presque insensible ; prostration complète ; respiration très-généc ; refroidissement des extrémités, avec teinte bleuâtre î mort imminente. (Thé sucré, deux pots; julep opium, 10 centigrammes; punch au rhum, 400 grammes; alèzes chaudes; un quart de lavement avec 10 gouttes laudanum.) Mort à midi. — Autopsie, trois heures après la mort. L'abdomen seul a été examiné, sur la demande de la famille. Cavité péritonéale contenant une grande quantité de sérosité purulente sans grumeaux ; quelques plaques purulentes de consistance crémeuse adhèrent aux viscères abdominaux ; injection du péritoine viscéral; foie volumineux tacheté de jaune, très-gros; V utérus et ses annexes ont été coupés par tranches extrêmement minces, et leurs tissus étaient parfaitement sains et fermes ; la cavité utérine était intacte et contenait un peu de mucus épais, filant, onctueux, transparent. (Tarnier, Recherches sur l'état puerpéral et sur les maladies des femmes en couches. Thèse, Paris, 17 avril 1857.) (Prise textuellement.)

Obs. 36 ter. Chevili.... primipare, vingt-trois ans, domestique. Elle est depuis dix jours à l'infirmerie des femmes enceintes, pour de la diarrhée. Le 10 octobre, la fièvre est intense ; dyspnée ; douleurs sous-sternales; pouls à 140 ; la face est assez colorée; constipation ; matitc à droite ; égophonie ; on entend la respiration très-obscurément et encore au sommet. (Vésicatoire ; purgatif salin ; limonade, 'deux pots.) — Le H. Dyspnée ; mémo fréquence du pouls, plus de douleurs dans le ventre ; la face est pâle ; les battements du cœur du fœtus ne sont pas modifiés. (Huile de ricin ; limonade, deux pots). — Le 12. Elle accouche naturellement ; L'enfaut est \Wa.ut -, le oouls est à 110 ; douleur sous-sternale;

Le 10. Bien moins de tension du membre. (Même prescription ; y ajouter spa, deux Terres.)

Le H. Les mouvements sont faciles aujourd'hui; mieux sensible. (Continuer la prescription.)

Le 13. La cuisse gauche surtout est moins volumineuse. Le pied est encore bien tuméfié, mais non tendu, comme les jours précédents. A frine reste-t-il de l'œdème au genou ; le ventre est moins ballonné. (Même prescription.)

Le 14. Hier, elle a eu de la diarrhée, et le matin, elle a vomi en tous- Bouche mauvaise, gorge sèche ; pouls, 104, peau sans chaleur; : état du ventre et de la jambe gauche, urines faciles. {Riz, sirrç> de eaing ; extrait aqueux thebaïque, 0,02, en deux pilules ; demi-lavemeat 2r **ec extrait de ratanhia, 2 grammes, et laudanum, 10 gouttes ; gargaà lianes avec miel rosat ; 2 bouillons, 2 potages.) Ç Le 15. Plus de diarrhée ; elle a encore vomi un peu de bile le matin* ? (Même prescription.,

Le 17. Elle a vomi beaucoup de bile pendant la nuit ; en même temps

«•diarrhée est revenue. Le ventre est un peu plus ballonné, fl est doo-

Vmrcui. Soif vive, fièvre intense. Riz, sirop de coin? ; juVep diaeodé ;

attrait aqueux thebaïque, 0,02; sous-nitrate de bismuth, 15 [himpi;

. wement avec 12 gouttes de laudanum ; dkte.j

le 18. Toujours diarrhée. Extrait aqueux thebaïque, 0M en cinq 9ms; 15 grammes de s*>us-iiitrat£ de bismuth ; petit vésîeaVjîre à la toatt iliaque gauche ; diète.

Le 19. Dans la journar du 1*, pa* de diarrhée ; ee matin, elfe a es et Nouveau la fièvre, les mêmes douleur* de centre ; état grave. prescription

Le 20. Le matin, dix selle» uqiudes. Même praenpttta.}

Le 21. Même <Larrhee ; anailritwanent extrême. Hcrte a '.mut \ 4u soir.

Autopsie, le 23, a dix heur» du manu. — A Y'mjvtvs?*. i* raiiâ < €• trouve, en aiant du paquet intestinal. uDt v-rv -ir ;•'«£** ïr.cù k» parois sont formées par un* fau-v: tD&Lbnut <f ai jïsm: **rài^re, rugueuse, et de 2 â 3 n^^nrii** à -^it^ur. L'utem ei i» '«*»» ém petit bassin *>nt pian* ea 44»>r« ** as-4e& ** £? otô: j»:<a* j*s»**membraoeu^. bu» *«*i ou trvii j»-«:Et«, r.2»* S*.* a^v* intefijiaiks ftuf-jacêiite* wààt TWfix**f?*. à'uir. fc*çse Krisudru»» m.»:i* *qnnm>, mai* il tsi aa^owl** à* -i*/A.-i:-r uo* **afe ;*rVrsii-*- *•- W£ r *samtn direct ext«r>tw. v.*.-t a^s* ptu* tari, q^aas a *~* r»-Â*rait *» examinant la la» estera 4* f.ssetfca. œç*a»s*n. •*» j»*i*» ou. ??moote ju*jue **r* î>p «*£•*. rt -j-sl •szzxp: i «ste u Arr^ur fr .'iu*bw mea, e*£ r-^spi*- : i* yx *y* ra fv&t '**-*+•>. €iv.:nr •.* fui* momt focale, q*j ^«eàaçfKsn i .' •r»*r:-jr^ i* : ii*û «n#*a : r* Cul ûuut» l ux ik«t v^rdiir»- «riM** in, *£*>«**: fw: S-orr* fea.* ev*s=r*t- La

grippé; les yeux, excavés, expriment l'anxiété. La respiration est normale , la langue est sèche et rouge ; la sclérotique est le siège d'une coloration ictérique plus marquée sur le reste de la peau. La miction s'exécute régulièrement ; intelligence nette. (Application de deux vessies de glace sur le ventre ; 2 bouillons ; 2 potages.)

Le 9 mars. La malade a été notablement soulagée par l'application de la glace; la peau est moins chaude qu'hier ; pouls, 120, 124, toujours assez petit. L'état général est bien plus satisfaisant. (Même prescription.)

Le 1 1 . Le mieux continue, le pouls est tombé à 90 ou 94 ; la peau est moite ; cependant l'inappétence continue, la langue est toujours sèche et rougeàtre; bouche mauvaise. (Même prescription.)

Le 17. La malade est très-abattue; la face est très-grippée. Les vomissements ont repris depuis la veille ; ils se répètent à de courts intervalles. Le ventre est ballonné, mais presque insensible. ( Injection à l'hypogastre de 10 gouttes de chlorhydrate de morphine au centième. (Même prescription du reste.)

Le 18. Il n'y a eu aucun symptôme d'intoxication opiacée; les vomissements n'ont pas diminué ; la malade s'affaiblit de plus en plus, et meurt sans délire, sans convulsions, le 21 mars 1862.

Autopsie. — En ouvrant l'abdomen, il s'écoule à peu près deux ou trois litres d'un liquide brun, trouble, sans aspect purulent, exhalant une odeur des plus fétides. Dans toute la région hypogastrique, le péritoine a acquis une épaisseur d'un demi-centimètre à peu près. Sa surface est complètement noire. Tout le petit bassin et la surface de toutes les anses intestinales de cette région présentent des altérations semblables ; il est complètement impossible de faire aucune recherche cadavérique, parce que toutes ces parties ne forment plus qu'un magma putrilagineux d'une odeur à la fuis gangreneuse et fécale. Les parois intestinales, dans certains points, sont extrêmement amincies. Derrière l'utérus, qui est complètement revenu sur lui-même, existe un espace en forme de poche, paraissant limité de tous les côtés par le péritoine épaissi, mais ne contenant aucune autre espèce de liquide que celui qui s'est écoule à l'ouverture de l'abdomen. Cette poche a le volume du poing à peu près. Si de chaque côté, à partir des fosses iliaques, ou soulève les intestins, on rencontre les mêmes lésions du péritoine qu'à l'hypogastre. La putréfaction remonte de chaque côté jusqu'au foie et à la rate, qui ne présentent rien à noter, si ce n'est quelques adhérences. Dans toute la région épigastrique, l'estomac et les intestins libres d'adhérences ont leur aspect normal. Bien qu'on n'ait retrouvé sur aucun point la communication qui existait entre le colon et la cavité péritonéalc, la nature tout à fait fécale des matières contenues dans l'abdomen et l'odeur toute spéciale qui s'exhalait de ces surfaces, ne peuvent permettre aucun doute sur la réalité de cette communication.

Obs. 38. Le 2 mars 1857 est entrée à l'hôpital Menard (Louise), vingt-

deux ans, blanchisseuse, née à Cloyes (Eure-et-Loir); habite Paris depuis deux ans. Fille. Réglée à quinze ans, sans indisposition. Kègles tout d'attord régulières, pou abondantes, durant peu 'deux ou trois jours1, lumière approche, dix -neuf ans, sans effet sur les règles. Pendant la grossesse, ni dégoût, ni \ouiisseuients; étourdissements presque tous les jours pendant les trois ou quatre premiers mois. Œdème aux deux jambes dans les trois derniers mois ; varices aux deux janiltes et aux deux cuisses à la même époque ; plus nombreuses à gauche. La première grossesse a présenté les mêmes symptômes; la faible -se et les ébiurdi»sements ont été plus marques.

Accouchée, le 3 mars l»37, à une heure du soir, d'une fille à ternit, deuxième enfant. L'accouchement a été bon, et n'a été suivi d'aucun accident.

Le 4. Pouls à 76; utérus. Il sur 13, avec gonflement et douleur» à droite, souplesse à gauche. .30 sangsues, 20 à droite. 10 à gauche; 2 bouillons: 2 potager'

Le 5. Se dit bien : pouU à &lv peau fraîche : lochies, bien ; utérus, 6,5 >ur 0,o? sans gonlleni* ;it ni doul» ur. Lue portion.

ijt 6. Se dit bien «>• matin ; mais hier soir.t lie a eu 11 fièvre, de quatre heure» à huit ; cette li«.-v:>- a débuté par un fn-v»n qu* a * V: *Lλi d«sueurs. b<ehit«, l»i« u : Lit. Pou.*, iiîo; f<-au * hrid- : uu-n». 7 iur 12, ni douleur ni gonlleiiiezit. ^ i » 9an.»j«-> dis** ni :::*.-• s -ur \ tUW.ir-u : p-ji* frictions avec iV-nguen: i»ai-siU:r;. O tr.iittii:*iit «M • nipïoje a *:au*. de la chai». ur de la p»-au. ou fr;**-jn. etc. Lae |»>rb.*:i.

Le 7. M>'U\. Pvui*. ! so : u'.i.-ru?, 8 sur y,"i : tîat .•• -riTral !.Vn aia-ji.»: ; peau moins chauie. pa* «i- doi;i'-u:v In i-A*/- .i

Le S. Puu:>. 12» : j-mu ■ ruui-:. Tout* u :*j.t. e.»e ^ t-j im w:.";.*!*..mciits de hïx ».t d»; ii iL^rxh*.'.'. L-. ;a*tiii. .i ï-j i« tir ■ .V. i:*au%s.*r. I* t. sirup de c^ia.-* ; nv-iii r.,» a-.-. 2 ..Tararar* J '»;itr..: i». ri^'i'.^ «rt 12 goutte? de lauddr.u::. ; ij.et..,.* i'va.: > rit a:;-*..°~:ri: j*.>. ■*:. >; î*-vière ; l'-û j;a:a::.e» *e ».-.■.:■ iUi ; 2 ».->ij.;. •*.**. l >.•!*.*•*.

Le a. Se <i.t s^bi : ;-.r-:s. ili; ;-:jd m -.:jic:.&«! : ->.:-•. 7 •>;.• *. Elle n'a v.»nji quu.v- fv.*: :^i«vr hasj*«i.-. . .*:*-•-. «>*-■: ** :.i :.*.'. : les piqûre» •!•. %i:*.*- . ■» *-:;-* ■:<"■- '--'i; -* ï -- ' -r\ n:rti aqueux ihrbaif^, • -.■.-;: . j;, -i- :,.:-***■ iir.at a*t-, »; .■ . +\vr+ qk .±- -ui-' : tau d». >-.ilz: i !•.- .•:.!. a*: 2 ;• Vi-;-? :

Le lu. P»>b.s 12" : j---iu f: -«...--. p^ .; «..•..,>-*. : -» > * ■".-"•'il* nis. !•->:-'::•: î- t.- - •-.-- :-i 'i-* - -' . .:■-;.:.." --**-. .v.n* impoij.'-J-.t:, i*is ic -i^.- -: i- **:.;:-.. M — - :.•■■■• • :* .

U 11. J-.-.-. !!■• . ;-*.- :•■..:.• -r-^: -, > -, : .-i" --. " ..- -- "» mi>?eLutai> ::».»>. \*„ -*• a- , *«•.'. u- .*: ;■=.;•-- - - * ."-'-■. > - •*-• ,:-"J" ■ (2mo jT+iu'j*?* L-, :• ■: >,-li . î j-r,-. ilt i • i;: -, : :■ •. i . . v ;• r.* ^

quio\>; pis de Uu^xu^tutat, p&ï «it âyjLKUi a-. »«£.:'? ^-Jïui^xri &

Pépigastrc, le panser avec 0,01 de morphine ; potion de Rivière ; frictions d'onguent napolitain ; lavement avec 30 gouttes de perchlorure de fer.)

Le 13. Plus de vomissements ; la diarrhée avait cessé toute la journée, mais elle a recommencé à minuit, et les selles ont été très-fréquentes. Elle tousse ; cependant l'auscultation ne révèle rien à la poitrine. (Sousnitrate de bismuth, 15 grammes ; deux demi -lavements avec 30 gouttes de perchlorure de fer ; potion de Rivière ; tisane coupée avec eau de Seltz.)

Le 14. Moins de diarrhée, surtout depuis le lavement; même état du reste. Elle se plaint d'une douleur dans chaque côté de la poitrine, mais l'auscultation ne révèle rien. (Même prescription; plus, gargarisme avec citron à cause de la sécheresse de la bouche.)

Le 15. Hier on lui a donné un lavement avec 2 grammes de ratanhia et 25 gouttes de laudanum ; depuis, pas de diarrhée ; 120 pulsations, peau sans chaleur. (Supprimer les boissons et les médicaments, ne donner que le lavement.)

Le 16. Pouls, 104 ; pas de selles ; elle se sent mieux ; la peau est plus fraîche. (Môme prescription.)

Le 18. Se sent mieux, mais d'une faiblesse extrême. (Même prescription.)

Le 19. Pas de selles depuis le 15 ; sécheresse de la langue ; pouls, 104 ; peau sans chaleur. (4 bouillons ; tilleul sucré.)

Le 24. Elle se sent bien. Appétit ; mange peu, à cause du mauvais goût qu'elle a dans la bouche. Elle crache souvent, sans cependant avoir de gonflement ni de congestion réelle vers les gencives. (Gargarisme avec 6 grammes de chlorate de potasse; une portion.)

Le 25. Mieux ; se dit même bien ; bouche moins mauvaise, mais digestion difficile ; éruption sudorale. (Même prescription.)

Du 26 mars au 2 avril, rien à noter de nouveau.

Le 3 avril. Etat général meilleur ; mais le ventre est ballonné et renferme du liquide. Dans la journée du 2, elle s'est aperçue que le membre inférieur gauche tout entier était œdématié ; la pression y cause de la douleur, et laisse une légère empreinte du doigt. Il est évident qu'il y a là une oblitération veineuse. (Frictions avec onguent mercuriel et belladone. (Une portion.)

Le 5. Le membre abdominal gauche est de plus en plus tuméfié ; le ventre est aussi très-ballonné. (Même prescription.)

Le 7. Le membre inférieur diminue un peu de volume. (Même prescription.)

Le 8. Le membre inférieur gauche continue à diminuer un peu de volume. (Kina, 1 gramme ; continuer tout le reste.)

Le 9. Membre inférieur gauche moins tendu, moins volumineux ; les mouvements sont redevenus possibles. (Continuer les frictions avec la pommade, en ayant soin de bien laver les surfaces au préalable ; bordeaux, 100 grammes -, extrait de kina, 1 gramme ; une portion.)

commence à gonfler les seins ; les lochies sont abondantes et rouges. (20 sangsues seulement, la femme étant faible et petite.)

Le 7. Hier, frisson très-violent, qui a duré dix minutes et s'est répété pendant la nuit. Le matin, vomis&ement peu abondant; 144 pulsations; peau chaude ; face pâle, jaunâtre : lochies toujours abondantes; l'enfant tette bien : les seins contiennent du lait, mais sont cependant assez mous. L'utérus a 18 sur 19; le ventre est douloureux à la pression. Des deux côtés de l'utérus, au niveau de ses annexes, on trouve à la palpation une corde saillante ; la pression à ce niveau est si douloureuse, que la malade fait alors involontairement un mouvement rapide. 6o sangsues; extr.de kina, 2 grammes; bagnols, 12 grammes; cataplasmes de fécule et frictions sur le ventre avec de l'onguent napolitain.

Le 8. La malade s'est trouvée assez bien après l'application des sangsues ; la douleur de ventre a diminué ; un peu de diarrhée, survenue dans la journée, a cédé hier au soir à 0.05 d'extrait aqueux thébaïque. (Ext. kina, 2 grammes: hagnols, 120 grammes; frictions mercuriales ce soir; extr. aq. théb.,0.05.)

Le 9. 104 pulsations, la peau est moins chaude; un peu de diarrhée ; on peu de stomatite mercurielle: utérus, 1 1 sur 16; peu do douleur à droite. (Ext. kina, 2 grammes; ext. de ratanhia, 4 grammes; 2 portions.)

Le 10. 124 pulsations; dyspnée; peau moite et mouillée de sueur (mais la température est très-é levée. L'utérus a 1 4 sur 16, avec un peu de douleur ; les cornes de l'utérus «sont dures ».t volumineuses; nausées, diarrhée très-abondante. (Même prescription, et de plus un large vesicatoire au-dessus des piqûres de sangsues.;

Le II. 112 pulsations; peau moins brûlante; pas de nausées, pas de vomissements; la diarrhée est moins abondante; ventre indolore; bon fotnmeil. Même état des annexes. (Même prescription.)

Le 13 100 pulsations; un peu de diarrhée cette nuit seulement; encore un peu de lochies; pas de nausées; refroidissement des extrémités inférieures sans frissons; toux grasse peu prolongée; utérus, Il sur 13; peu de douleur à droite. fMéme prescription.]

Le 14. Beaucoup de dévotement, cependant la malade prétend se trouver mieux et dit respirer plus facilement; 108 pulsations; peu de chaleur à la peau, ni nausées, ni frissons; le vêsicatoire marche bien. A droite, on trouve dans le tiers inférieur de la poitrine de la matité avec diminution du bruit respiratoire, qui est mélangé d'un peu de raie sibilant ; on perçoit aussi un»* égophonie lé/ère. A gauche, il n'y a que du râle sibilant. La langue est humide, la soif vive; anorexie, rêvasseries. (Dissertation sur le cidre de son piys et la lionne santé dont on jouit, parce qu'on n'y boit jamais dVau.; (Même prescription.)

Le 15. Même état, moins de diarrhée. (Yésicatoire en arrière de la poitrine, à droite.)

Le 16. La diarrhée a augmenté, cependant lu malade prétend se

quantité en est assez considérable, deux litres ei demi I trait ft viron; 3° d'une bouillie d'un noir verdàth, véritable purée sans *|f rence de forme alimentaire, sans détritus à Corme siiMSNibk. L;i «luaiitsii de cette masse boueuse est telle, que L'hypoga&ttt en est plein* et qu» deux lianes en sont envahis. Sous cette poche, La lotalu stl t**

linales est soudé e par dr> i m -■■- lueiubcanes souvent fort épaisses* assez adhérentes. I - auses intestinales sont, du reste, distend d« ga/ et une certaine quanti .<sité purulente qui

et là enfermée dans des replis intestinaux par des tan- iibrane

injectées et parcourues mé un; par des vaisseaux assez volumineux.

Sous cette vaste poche teeale, l'utérus et ses annexes sont accolés i semble par des fausses membranes épaisses, au milieu desquels ree lie relier ces parties. Un reconnaît que L'utéru» est presque, revenu sa grandeur normale; sa cavité est trcs-rélrccie et renferme un mu d'un brun rosé sans fausses membranes* Le tissu des paroi néral blanchâtre ; les sinus ne suu t plus représenta s que par «.. vaisseaux dont plusieurs conservent, dans leur lumière, quelques et bits rou^eàtres ; autour d'autres vaisseaux, ou voit une teinte roug asseï marquée, comme s'd y avait eu là quelque travail antérieur. trouve également, au niveau du point où la trompe gauche s : l'utérus, une coloration verdàtrc du tissu utérîu, flftftfl pus appréciant et qui paxait bien retracer une maladie antérieure de eette partît

En examinant te> \eines du bassin, on constate qpUi eau l

point où la veine iliaque primitive gauche est croisée par l\u veiue présente un volume considérable et une épaisseur de par qu'elle ressemble beaucoup plus à une artère qu'à une reine. I meotation d'épaisseur s'étend jusqu'au point où la s&phêne inter bouche dans la fémorale ; au-dessous, le volume de la * jusqu'au delà «lu jarret, est toujours considérable : là, comme plus haï elle est distendue par du sang, ei très-dure au toucher ; mais, de lasaphenc, les parois n'ont plus la même épaisseur. La vin< h\ gastrique et ses branches prinei pales participent à ce vol* épaississe me ni de l'iliaque, lieu es! de me nie des veines que l\<n dans le ente gauche du paquet que représentent Putéi soudes ensemble. Au pomt uù l'oblitération commence, au ni l'artère iliaque, lorsqu'on ouvre la vetoet on trouve que le caillot limite eu liant par une sorte de toile Séreuse très-fine, qui res&ejnfc tout a iaii à des adhérences pleurétîques frès-andetniiefr aussi mince qu'une séreuse, n'est pas tout a lait continu^ quelque suiie composée de petits lilamenb réunis «;a et la en par de petits prolongements très- minces. Ces uuIm côté de la veine à laulre, et elles voilent pour ainsi dire le cadlul qui « trouve daus i1 intérieur du vaisseau, lequel caillot m | lra*e

eette toile légère, Au même point, en dehors de cette adii

on trouve une tache oblongue, d'un noir bistreux, directement au niveau de la bifurcation de la veine ; cette tache ne s'efface pas par le frottement. Au delà de l'adhérence, et dans toute la partie de la veine iliaque que nous avons trouvée épaissie à la manière d'une artère, comme aussi dans la veine hypogastrique, on trouve un caillot noirâtre pour une portion, jaunâtre pour une autre, surtout dans la partie qui est en contact avec la partie postérieure de ces veines ; mais ce contact n'est pas immédiat, car presque toute l'étendue de la veine, surtout dans sa partie postérieure, mais çà et là aussi, dans d'autres points de sa circonférence, est recouverte par une fausse membrane d'un gris rosé, très-adhérente à la face interne de la veine, laquelle surface reste inégale et rugueuse lorsque le grattage a enlevé la fausse membrane. Le caillot, dans toute l'étendue de la veine, jusqu'au niveau de la saphène, est grumeleux, peu coloré, friable, sans grande quantité de matière colorante, tandis que, au-dessous, il est entièrement composé de matière d'un rouge noirâtre, véritable sang coagulé, mais non altéré, comme la partie du caillot qui précède.

Rien dans les poumons, ni de l'un ni de l'autre côté ; un peu de fausses membranes à la base du poumon du côté droit. Aucune trace d'altération dans le parenchyme lui-même ; pas de pus. Rien dans le foie, dans les reins, ni dans la rate. Obs. 39. (Je joins cette observation aux précédentes, bien qu'elle ait été relevée en dehors de toute influence puerpérale, parce qu'elle montre d'un manière claire le mécanisme de formation de ces collections fécales du péritoine.)

Le 5 mai 1861 est entrée, salle Sainte-Monique, n° 8, hôpital Beaujon, la nommée Peudepièce (Victoire), trente-quatre ans, ouvrière ; elle est à Paris depuis neuf années ; elle a été réglée à quatorze ans, et depuis, la menstruation a toujours été régulière et assez abondante. Flueurs blanches depuis l'arrivée à Paris. Bonne santé habituelle. Elle a eu deux enfants ; le dernier est né il y a cinq ans.

Le 15 avril 1861, pendant le flux cataniénial, elle éprouva de très* vives contrariétés, au sujet d'affaires de famille. Ses règles s'arrêtèrent. 11 survint de violentes coliques ; le ventre se ballonna considérablement en très- peu de temps ; la malade, malgré de très- vives souffrances, continua ses occupations journalières jusqu'au 5 mai, jour de son entrée.

Le 6 mai. L'abdomen est distendu et très-douloureux j faciès péritcnéal ; pouls petit, langue un peu sale ; il y a un peu de diarrhée, pas d'épanchement abdominal appréciable. Depuis deux jours, la malade vomit de la bile, soif très-vive. (Quatre pilules de cynoglossc ; glace sur le ventre et dans la bouche.)

% Du 6 au 15 mai, il n'y a rien à noter, si ce n'est un peu de mieux, (Même traitement.)

Du 1 5 au 25, les vomissements cessent ; le ventre diminue beaucoup; les traits sont moins tirés.

Du 25 au 31. Le mieux continue ; un peu d'appétit. Le 1er juin . Le ventre s'est complètement affaissé ; bon sommeil. Le 2. Ventre indolent; grande faiblesse. (Un peu de viande; vin de Bordeaux.)

Le 4. Le mieux continue. La malade éprouve quelques coliques, qui, selon elle, indiquent l'apparition de ses règles.

Le 6. La malade est moins bien que les jours précédents. Quelques légers frissons sont survenus et ont précédé le développement d'un état adynamique véritable. Très- grande faiblesse; pâleur très-marquée. (Extrait de kina, 1 gramme ; bordeaux, 100 grammes.)

Le 7 juin. La face est bouffie et pâle; la faiblesse a augmenté; les paroles sont difficilement articulées ; la maigreur est extrême ; la faiblesse croit toujours ; pas de douleurs de ventre ; la malade semble trop déprimée par l'adynamie pour les percevoir. (Même prescription.)

Morte le 12, sans accidents graves, elle s'est éteinte graduellement.

Le 1 3. Autopsie.— Traces de péritonite généralisée : des adhérences faibles, filamenteuses, relient la plupart des anses intestinales entre elles. En arrière de l'utérus et en avant du rectum, on trouve une vaste poche bien circonscrite, tapissée de fausses membranes imbibées de pus et de matières fécales très-liquides. A la partie supérieure de cette poche, on trouve une ouverture grande comme une pièce de 1 franc, et qui conduit dans rintestin grôle. Les bords en sont déchiquetés, noirâtres, gangrenés. L'adhérence entre le péritoine et l'intestin est très-intime. Les recherches les plus attentives ne permettent de retrouver aucun corps étranger dans la cavité péritonéale. La communication semble résulter de l'ouverture d'une collection rétro-utérine dans l'intestin, lequel a versé ultérieurement des matières fécales dans la cavité accidentelle.

Obs. 40. Kergoite, âgée de vingt-deux ans, couturière, née à Saiut- Brieuc (Côtes-du-Nord) , non mariée ; a été réglée à l'âge de quinze ans. Ses règles ont toujours été régulières et duraient d'habitude pendant huit jours. 11 y a deux ans, elle a eu un premier enfant du sexe féminin, et pendant cette grossesse elle a eu des vomissements depuis le début jusqu'à quatre mois. Pendant sa deuxième grossesse elle n'a eu ni vomissements, ni varices, ni œdème des membres inférieurs. Elle est accouchée d'un garçon à terme, le 4 juin 1856, à neuf heures du soir.

Le 5 juin. 108 pulsations, pendant la nuit quelques douleurs de ventre suivies d'émission de caillots sanguins mêlés aux lochies. Les dimensions de l'utérus sont 20 sur 17, sans gonflement ni douleur avant d'uriner. Une quantité modérée d'urine ayant été retirée par le cathétérisme, les dimensions tombent à 14 sur 2. (12 bouillons, 2 potages.), •

Le 0. 92 pulsations ; 18 sur 19 ; gonflement et douleur à droite ; le lait

on trouve une tache oblongue, d'un noir bistreux, directement au niveau de la bifurcation de la veine ; cette tache ne s'eflace pas par le frottement. Au delà de l'adhérence, et dans toute la partie de la veine iliaque que nous avons trouvée épaissie à la manière d'une artère, comme aussi dans la veine hypogastrique, on trouve un caillot noirâtre pour une portion, jaunâtre pour une autre, surtout dans la partie qui est en contact avec la partie postérieure de ces veines ; mais ce contact n'est pas immédiat, car presque toute l'étendue de la veine, surtout dans sa partie postérieure, mais çà et là aussi, dans d'autres points de sa circonférence, est recouverte par une fausse membrane d'un gris rosé, très-adhérente à la face interne de la veine, laquelle surface reste inégale et rugueuse lorsque le grattage a enlevé la fausse membrane. Le caillot, dans toute l'étendue de la veine, jusqu'au niveau de la saphène, est grumeleux, peu coloré, friable, sans grande quantité de matière colorante, tandis que, au-dessous, il est entièrement composé de matière d'un rouge noirâtre, véritable sang coagulé, mais non altéré, comme la partie du caillot qui précède.

Rien dans les poumons, ni de l'un ni de l'autre coté ; un peu de fausses membranes à la base du poumon du côté droit. Aucune trace d altération dans le parenchyme lui-même ; pas de pus. Bien dans le foie, dans les reins, ni dans la rate. Obs. 39. (Je joins cette observation aux précédentes, bien qu'elle ait été relevée en dehors de toute influence puerpérale, parce qu'elle montre d'un manière claire le mécanisme de formation de ces collections fécales du péritoine.)

Le 5 mai 1861 est entrée, salle Sainte-Monique, u° 8, hôpital Beaujon, la nommée Peudepièce (Victoire), trente-quatre ans, ouvrière : elle est à Paris depuis neuf années ; elle a été réglée à quatorze ans, et depuis, la menstruation a toujours été régulière et assez abondante. Flueurs blanches depuis l'arrivée à Paris. Bonne santé habituelle. Elle a eu deux enfants ; le dernier est né il y a cinq ans.

Le 15 avril 1861, pendant le ilux cataménial, elle éprouva de très* vives contrariétés, au sujet d'aflaires de famille. Ses règles s'arrêtèrent. 11 survint de violentes coliques ; le ventre se ballonna considérablement en très- peu de temps ; la malade, malgré de très- vives souffrances, continua ses occupations journalières jusqu'au tt mai, jour de son entrée.

Le 6 mai. L'abdomen est distendu et très-douloureux; faciès péritonéal ; pouls petit, langue un peu sale ; il y a un peu de diarrhée, pas d'épanchement abdominal appréciable. Depuis deux jours, la malade vomit de la bile, soif très- vive. (Quatre pilules de cynoglossc ; glace sur le ventre et dans la bouche.)

% Du 6 au i'â mai, il n'y a rien à noter, si ce n'est un peu de mieux. (Même traitement.)

trouver mieux. Pas de délire; plaintes en dormant ; oppression ; le vésicatoire a bien pris ; 100 pulsations sans grande chaleur à la peau. (Même prescription , et, de plus, demi-lavement avec nitrate d'argent, 0,10.) Le 17. Une seule selle; pas de délire; un peu d'écorchure au siège; le vésicatoire est sec.

Le 27. La diarrhée continue; hier beaucoup de toux, qui est complètement cessée. (Prescription : Décoction blanche ; acétate de plomb en lavement, goutt. 12.)

Le 6 juillet. Diarrhée toujours abondante ; œdème de la main droite ; faiblesse très-marquée. (Même prescription, et en outre sesquinitrate de de fer, 0,20.)

Le 8. Diarrhée beaucoup moins forte ; sur l'épaule droite on trouve un abcès indolent, sans rougeur, du volume d'une petite pomme d'api. (Même prescription.) Le 12. L'abcès s'ouvre et donne un pus assez bien lié, mais clair. Le 23. Mieux sensible; pas de diarrhée; les forces reviennent; la malade mange une côtelette et deux œufs depuis le 14. L'abcès s'est vidé, la peau est recollée, le mieux semble devoir s'établir. Le 25. Eruption générale de taches de purpura. Le 2 août. Douleur dans le côté droit de la poitrine ; matité ; gros râles des deux côtés; retentissement notable de la voix à droite. Un vésicatoire de ce côté ; même prescription du reste.)

Le 4. Elle a tout à coup expectoré du pus en abondance pendant la toux. 1 32 pulsations ; chaleur très-modérée de la peau.

Le 11. Elle crache toujours beaucoup de pus; pas de diarrhée, pas d'cschares nouvelles, mais affaiblissement très-marqué ; altération profonde des traits, amaigrissement; pas de frissons cependant. (Même prescription.) Le 13. Mort.

Autopsie le 14. — Pas de traces de péritonite \ l'utérus est revenu sur lui-même, et on ne trouve pas de pus dans les veines ; mais à droite, au moment où la veine qui se détache de la corne droite de l'utérus va s'aboucher avec la veine ovarique qu'elle constitue en grande partie , on trouve que cette veine est restée encore dilatée, mais elle est oblitérée par un caillot flbrineux adhérent, par les deux tiers de son diamètre, à la face interne de la veine qui,dans ce point, a certainement été altérée, comme l'indique sa surface inégale et réticulée. Dans la poitrine, ou trouve dans le côté droit des fausses membranes épaisses occupant une large surface vers la base et vers la partie postérieure du poumon; nulle part il n'est possible de trouver la trace d'abcès du poumon ou de communication avec la plèvre des bronches, qui sont pleines de mucus puriformc. Le gros intestin est le siège de nombreuses ulcérations; la muqueuse, sur certains points, est comme dentelée et découpée. Un liquide puriforme et fétide est môle aux matières fécales.

commence à gonfler les seins ; les lochies sont abondantes et rouges. (20 sangsues seulement, la femme étant faible et petite.)

Le 7. Hier, frisson très-violent, qui a dure dix minutes et s'est répété pendant la nuit. Le matin, vomissement peu abondant; 144 pulsations; peau chaude; face pâle, jaunâtre ; lochies toujours abondantes; l'enfant tette bien ; les seins contiennent du lait, mais sont cependant assez mous. L'utérus a 18 sur 19; le ventre est douloureux à la pression. Des deux côtés de l'utérus, au niveau de ses annexes, on trouve à la palpation une corde saillante ; la pression à ce niveau est si douloureuse, que la malade fait alors involontairement un mouvement rapide. (60 sangsues; extr.de kina, 2 grammes; bagnols, 12 grammes; cataplasmes de fécule et frictions sur le ventre avec de l'onguent napolitain.)

Le 8. La malade s'est trouvée assez bien après l'application des sangsues ; la douleur de ventre a diminué; un peu de diarrhée, survenue dans la journée, a cédé hier au soir à 0,05 d'extrait aqueux thebaïque. (Ext. kina, 2 grammes; bagnols, 120 grammes; frictions mercurielles ce soir; extr. aq. théb.,0,05.)

Le 9. 104 pulsations, la peau est moins chaude; un peu de diarrhée ; un peu de stomatite mercurielle; utérus, 14 sur 16; peu de douleur à droite. (Ext. kina, 2 grammes; ext. de ratanhia, 4 grammes; 2 portions.)

Le 10. 124 pulsations; dyspnée; peau moite et mouillée de sueur (mais la température est très-élevée.) L'utérus a 14 sur 16, avec un peu de douleur ; les cornes de l'utérus sont dures et volumineuses; nausées, diarrhée très-abondante. (Même prescription, et de plus un large vésicatoire au-dessus des piqûres de sangsues.)

Le 11. 112 pulsations; peau moins brûlante; pas de nausées, pas de vomissements; la diarrhée est moins abondante; ventre indolore; bon sommeil. Même état des annexes. (Même prescription.)

Le 13. 1 00 pulsations ; un peu de diarrhée cette nuit seulement; encore un peu de lochies; pas de nausées; refroidissement des extrémités inférieures sans frissons; toux grasse peu prolongée; utérus, 11 sur 13; peu de douleur à droite. (Même prescription.)

Le 14. Beaucoup de dévoiement, cependant la malade prétend se trouver mieux et dit respirer plus facilement; 108 pulsations; peu de chaleur à la peau , ni nausées, ni frissons ; le vésicatoire marche bien. A droite, on trouve dans le tiers inférieur de la poitrine de la matité avec diminution du bruit respiratoire, qui est mélangé d'un peu de râle sibilant; on perçoit aussi une égophonie légère. A gauche, il n'y a que du râle sibilant. La langue est humide, la soif vive; anorexie, rêvasseries. (Dissertation sur le cidre de son pays et la bonne santé dont on jouit, parce qu'on n'y boit jamais d'eau.) (Même prescription.)

Le 15. Même état, moins de diarrhée. (Vésicatoire en arrière de la poitrine, à droite.)

Le 16. La diarrhée a augmenté, cependant la malade prétend se

Obs. 41. Jarrissard (Clémence), femme Mercier, âgée de vingt-six ans, journalière, d'un tempérament lymphatique, d'une bonne constitution, a déjà eu, à terme, trois accouchements heureux, d'enfants bien portants, le dernier il y a vingt et un mois. Le 21 mars 1862, quatrième accouchement, mais cette fois avant terme, à sept mois trois quarts. Le travail dura sept heures. L'enfant était mort ; depuis deux jours, les mouvements spontanés du fœtus n'étaient plus perçus par la mère. Cette cessation des mouvements avait été précédée de mouvements violents de l'enfant, très- pénibles pour la mère ; ces mouvements avaient duré pendant six jours. La malade attribue ces accidents à un travail excessif auquel elle avait dû se livrer.

La grossesse jusque-là avait été régulière, la délivrance fut naturelle. Selon cette femme, pendant onze jours, les suites de couches restèrent assez bonnes. Cependant le gonflement des seins fut presque nul, la fièvre de lait passa inaperçue. Le cinquième jour, elle put se lever. Ce jour même, elle fit une lieue à pied et sortit encore les jours suivants.

Le onzième jour (1er avril 1862), à six heures de l'après-midi, après un repas qui n'avait pas été plus copieux qu'à l'ordinaire, et sans que cette femme se fût fatiguée ce jour-là ni la veille, elle fut prise de douleurs avec pesanteur à l'hypogastre, dans le vagin et dans le rectum. Le soir, frissons violents de deux heures, suivis de chaleur. La nuit, coliques violentes; le lendemain, vomissements bilieux, diarrhée. Lntréelo jour même à la Pitié, salle Saint- Charles, n° 37. (Applications de glace sur le ventre ; 0,10 d'extrait aqueux thébaïque.)

Dès le lendemain (3 avril), amélioration des symptômes locaux. Ventre moins douloureux, non météorisé ; lochies non modifiées. Dans la soirée, frisson violent pendant quatre heures ; pas de selles.

Le 4. Affaissement, respiration gênée, suspirieuse ; pouls vif, peu élevé, dépressible, à 120 pulsations par minute. Faciès altéré, pas de météorisme abdominal ; amendement des symptômes locaux.

Le 5. Même état, pas de selles. A midi, frissons qui se répètent presque sans interruption jusqu'à six heures du soir.

Le 6. Prostration plus marquée ; teinte subictérique des téguments et de la sclérotique. L'abdomen n'est pas météorisé, la palpation détermine à peine quelque douleur dans les annexes. Le pouls est petit, fréquent, irrégulier. Subdélirium.

Le 7. L'état local est le même, la coloration de la peau devient plus franchement ictérique ; l'état général est meilleur ; le pouls, toujours fréquent, est devenu régulier ; la respiration n'est plus embarrassée, le faciès est meilleur. (La glace a toujours été continuée, ainsi que l'opium.)

Le 8 et les jours suivants, l'état général s'amende graduellement ; les frissons cessent ; la teinte ictérique disparait ; la respiration se régularise ; 1q pouls se ralentit. La constipation ayant persisté, on a prescrit, le

9 avril, 15 grammes d'huile de ricin, qui ont été rejetés par un vomissement. Pas de selles. On cesse l'emploi de l'opium. La glace est continuée par précaution jusqu'au 25 avril. On cesse alors brusquement son emploi, sans qu'il en résulte aucun accident. La malade sort guérie vers le 40 mai.

Obs. 42. Malpass (Louise), âgée de quinze ans et demi, casquettière. Entrée le 28 juin 1862. Réglée à onze ans et demi, et depuis, ses règles parurent très-régulièrement avec une grande abondance. Elle accouche le 10 juin 1862, après une grossesse très-heureuse. L'accouchement fut facile. Cependant, dans les six premiers jours qui le suivirent, elle eut des douleurs abdominales assez vives pour faire craindre le développement d'une péritonite. Elle se leva le neuvième jour; les suites de couches étaient redevenues normales, lorsque le 20 juin, c'est-à-dire après dix jours, elle perdit son enfant. Les lochies s'arrêtèrent alors : frissons répétés assez violents, du délire pendant quelques minutes. Le 24, nouveaux frissons, à la suite desquels les douleurs abdominales reparurent. Le 27. Les douleurs persistent; écoulement sanguin. Le 28, elle entre à l'hôpital . Le 29 . L'utérus est complètement revenu sur lui-même et caché derrière la symphyse pubienne ; à gauche de la ligne blanche, dans la région hypogastrique, le palper permet de circonscrire une masse résistante, tuméfiée, ovale, à grand diamètre transversal et de la grosseur d'un œuf de poule. La pression sur ce point est très-douloureuse. Une vessie de glace est appliquée sur le point douloureux. Los règles cessent de couler pendant le jour ; les douleurs sont moindres. Mais pendant la nuit, grâce à la maladresse des filles de service, la malade reste quatre ou cinq heures sans glace. Aussitôt les douleurs reparaissent plus violentes, la malade se plaint beaucoup.

Le 30. La glace est reprise et maintenue sans aucune interruption. Les douleurs diminuent graduellement dans la journée.

Le 1er juillet. Douleurs presque nulles; appétit excellent.

Le 4. Plus de douleur, même à la pression. 11 reste cependant un point résistant et tuméfié, mais très-restreint. Les règles reviennent, mais très faiblement.

Le 10 Aucun changement n'étant survenu, la glace est enlevée.

Le 19. La guérison est complète. Exeat.

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