‹ Conférences de clinique médicale, faites à la Pitié, 1861-1862Chapitre 8 sur 25 · AUX DIVERS AUTEURS ET CITÉES DANS L'ARTICLE QUI PRÉCÈDE · texte numérisé non relu

AUX DIVERS AUTEURS ET CITÉES DANS L'ARTICLE QUI PRÉCÈDE

Outre les renseignements qui suivent, le lecteur pourra trouver encore une série d'indications bibliographiques, que je ne reproduis pas ici, dans un mémoire de M. Mondière (Archives de médecine, 4833, 2e série, t. III, p. 28). Elles sont aux' pages 59 à 65.

Quelques faits sont encore cités dans la lettre XXVIII de Morgagni, % 13-47.

Obs. f . Garçon chapelier âgé de vingt-quatre ans, ayant avalé, deux ans avant son entrée à l'Hôtel-Dieu de Lyon, une verrée (Veau- forte. — Accidents aigus violents auxquels il résiste, mais il reste avec du hoquet, ne pouvant avaler que du lait et de l'eau. La déglutition devient impossible, et le lait ne peut être introduit qu'avec une grosse sonde. Puis bientôt la sonde ne peut plus pénétrer. 11 n'est nourri que par des lavements. Maigreur excessive, hoquet continuel. Angoisses violentes, mort. — Oblitération complète de l'œsophage dans l'étendue de quatre pouces. Dupuy (Compte rendu des observations faites à l'Hôtel-Dieu de Lyon, d'octobre 4849 à octobre 4822. Lyon, 4823, p. 54.)

Blankani, Collect. med. phys., cent. V, n° 32, cite un cas analogue quant à la cause.

Obs. 2. Follin. Mémoire sur les végétations des cicatrices et des ulcères. (Gazette des hôpitaux, 1849, p. 299, 305 et 342.)

Ois. 3. Bayle et Cayol. Homme qui avale de l'acide nitrique, échappe aux premiers accidents ; puis dysphagie mortelle. (Dicl. en 60 vol., t. III, p. 645.)

Obs. 4. Jeune homme de vingt-six ans ayant bu par mégarde de l'acide sulfurique concentré. Accidents inflammatoires dissipés par un traitement convenable; conserve de la gène, qui va en augmentant. Solides impossibles à avaler. Les liquides mêmes sont rendus par régurgitation. Après un an on constate l'existence d'un rétrécissement au tiers inférieur de

RhTRKCISSEHENT DE I/ŒSOPH \U .

hypertrophie des tuniques tnusculeuse et fibreuse, neuvième titrée ment moins serré, moins étendu, situé plus bas, un peu avilit le di phragme. Point de dilatation au dessus des points rétrécis, — %*i gangrène an sommet du poumon droit, rappariée pu l'auteur à Tint duclùm d'un peu de caustique dans uns bronche. Il se deman il h ivirérissemcnt n'est pas lié à l'abstinence. (Lutôu, Bulletin de Sociitr OQïUmiqm^ 18^6, décembre, p. 497.)

M. Millrtid, iLiiïs un rapport sur ce fait, établit : t°que l m en ts sont la suite de r Inflammation de rœsopha^e ; 2° qw est le résultat de l'inanition, comme du néfl ijui se laissent me

rirde faim, cilés par M.. Guislain, (Gazette médicale, 1836.)

uns, i L Observation de rétrécissement de l'œsophage atifi de mort thux ans et demi après F ingestion accidentelle d'une solution caustique de carbonate du soude impur (lessive de marbrier), |»ar le docteur shain, (Médico-chirurgical Trtnimciiom, l. XXX 111 et XV de Li de une série.)

Trois rétrécissements â partir du tiers supérieur de ftesopha les uns au-dessus des autres, et dont rinférieur allait pmqpt jtnqi l'oblitération complète,

I oi r également pour des faits analogues, Ch* Jkil, Surg ^o'., t p. 80, Cunuin, Edité, Med.-surg. Rrmtmtt., t, 111, Si Dswifj £< Jwrn., L XXX, p. 310.

Uns, la. H u mine ayant depuis son enfance des accidents de dy a la >iiitf de I ingestion d'une certaine quantité de tetriu* de m l*r février 1838, un fragment de saucisse s'arrête dans le poM bol alimentaire passait habituellement avec difficultés Rftrtl qui amènent du sang: douleurs vives à fépigastre. Le coté droit de faee enlte une heure après. Ln chirurgien pratique le cal hetensme amélioration, impossibilité du décubitus dorsal, le malade se penche avant pour se soulager. Face cyanosée, emphysème sous~cu1anc de moitié droite de La face du cou et de la partie supérieure du i h oral, vahissant bientôt après tout le thorax et les bras jusqu'au! cou ' leurs vi*es à la base de l'appendice svphoïde. — Mort eiuquaute après l'accident.

A ■ pouces au-dessus du cardia, ulcération de la partie intérieure V*nso phase, longue de 1 pouce et 1/2 et large de trois quarts de pouce bords lisses et taillés dans quelques points eon pièce. La muqueuse; détruite dans une plus grande étendue . eu le use, n'est ni épaissie ni ramollie, La partie suj>erieiire de 1 est un peu dilatée, Immédiatement au-dessus du cardia ce oui rétrécit la musculeuse est épaissie a ce niveau, il n'y s point de trîce. Au niveau de l'ulcération îles parois de l'œsophage, le postérieur contenait une collection de liquide a\ec mélange de d'aliments, et les parois sont fraiifrréneuses. L'emphv^ nu

répandu au reste du corps, a commencé par le côté droit du médiastin ; double épanchement pleurltique .

L'épancbement du médiastin n'était pas le fait d'un abcès, mais d'une rupture récente. L'ulcération n'était pas ancienne. Elle résultait probablement de l'emploi de l'émétique et de celui de la sonde.

L'auteur indique comme faits analogues : 1° une observation de Boerbaave et une autre de Dryden, cette dernière dans les Edinb. Med. commaxlarirs, t. 111, 1788.

Docteur Meyer, de Berlin. {Med. Zeitung, 1858, n0f 339 à 341. Extrait in Archives générales de médecine, 1859, t. XIV, p. 102.)

L'observation de Boerhaave, qui a trait à l'amiral Wassenaer, est citée, par Zimmermann, Traiiè de rexpérience, t. 1er, p. 342, (in-18, Paris, 1774) ; la rupture de l'œsophage était complète, mais il n'est rien dit qui puisse éclairer sur l'état antérieur des parois . — Rapprocher ces laits des observations de MM. Bouillaud, Guersant, Thierry, Maréchal d Wilkinson King, comme aussi celle de Sédillot jeune, analysées plus loin.

Obs. 16. Femme s'étant empoisonnée avec de l'eau de Javelle. Rétrécissaient de l'œsophage bientôt suivi de suppuration, de consomption et df la mort .

4. Cloquet (Séance du 2 mars 1847, à l'académie de médecine.) Ok. 17. Homme de cinquante ans, ayant avalé, quatre mois et demi atant, 25 centilitres d'eau seconde. On crut à la déglutition d'un acide. *U;mé>ie. Peu à peu dyspbagie. Mort par inanition. Deux rétrécissements, le premier, plus fort, avec dilatation au-dessus, le deuxième, plus faible, dilatation moindre. Le siège de ces rétrécissements n'est pas indiqué arec précision. (Boudet, Bulletin de la Société anatomique, t*4l, p. 45.) Ois. 18. Rétrécissement de l'œsophage situé dans le thorax et causé par une épingle de coiffeur. Il existait en même temps une inflammation du conduit et un petit ulcère gangreneux. Gadelius (Rapport sur les travaux de la Société de médecine de Suède pendant l'année 1810), in Jomrmal de Huftand et Himly, cahier de juillet 1811.

Ois. 19. Demoiselle qui succombe à un squirrhe de l'œsophage caractérisé par la présence entre la muqueuse et la musculeuse d'une sub- ;4anee d'un blanc grisâtre, le tout déterminé par une arête de poisson dont on ne peut retrouver la trace. (Littre, Mémoires de l'académie des sciences, 1716) Le squirrhe n'était-il pas antérieur à l'introduction de l'arête? et celle-ci, comme dans beaucoup d'autres exemples, n'a-t-elle pas été seulement l'occasion des accidents observés?

0». 20. Bagard (m Marquet, Traiiè pratique de l'Iiydropisie et de la punisse, 1770, p. 171) attribue la même influence à un os arrêté dans l'œsophage.

0». 21. Jeune homme de vingt-quatre ans a>ant avalé un os de dinde, qu'il croit descendu dans l'estomac après avoir introduit un poi-

nu

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