‹ Conférences de l'Odéon (1915-1916) \Chapitre 1 sur 20 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Le 5 mai 1914, je recevais de M. le ministre de l'Instruction publique et des Beaux- Arts le commandement de la vieille frégate odéonienne, tant de fois ballottée par la tempête, toujours debout cependant et prête à affronter de nouveaux périls.

Je ne me dissimulais guère les difficultés de la tache, ni que bien d'autres y avaient vu s'user à la fois leurs ressources et leurs espérances. Mais . je m'étais assuré de mon parfait accord de vues avec M. René Viviani sur le rôle et le caractère de l'Odéon, qui ne peut être ni une entreprise d'avant-garde ni un théâtre d'essai mais doit, à l'exemple de la Comédie-Française, constituer pour le grand public une scène de répertoire, pour la jeunesse des lycées et des facultés un théâtre d'enseignement.

J'étais à la besogne, j'avais élaboré, je me préparais à publier un programme dont je puis dire que la principale audace était de n'être point audacieux, lorsque la guerre éclata. A l'instant mêmeoù le vénérable vaisseau tentait

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