‹ Conférences de l'Odéon: les époques du théàtre françaisChapitre 2 sur 35 · Comparez Corneille · texte numérisé non relu

Comparez Corneille

Et Ton doit ce respect an pouvoir absolu De n'examiner rien quand un rçi Ta voulu.

Et dessus ce rivage, environné d'effroi Le jeune Âristobule a paru devant moi!

Il n*avaU point ici la tiare à la tête

Comme aux jours solennels de notre grande fête.

Ses propos dès l'abord ont été des injures

A la fin j*ui levé le bras pour le frapper; Mais pensant de la main repousser cet outrage Je n'ai trouvé que Tair au lieu de son visage. Voilà quel est mon songe!

Même coupe, vous le voyez, et presque mêmes mots; et combien d'autres exemples ne pourrais-je pas citer, si je ne craignais de vous en lasser * I

Mais, puisque la nouveauté du Cid n'est ainsi ni dans le choix ni dans la nature du sujet, ni dans la disposition de l'intrigue, ni dans la facture du vers, — et bien moins encore, assurément, dans l'observation des « règles », — où dirons-nous donc qu'elle soit? A la question posée en ces termes on peut, je crois, répondre d'un seul moL La nouveauté du Cid consiste essentiellement en ceci que, de romanesques ou, si je puis ainsi parler, ^'aventurière qu'elle avait été jusqu'alors. Corneille y a rendu la tragédie vraiment tragique pour la

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