II
Un autre me répond : Gardez-vous de croire que vous êtes la seule réalité; au contraire, c'est vous qui n'êtes qu'un rêve; Dieu seul existe, l'absolu seul existe, l'infini seul existe. Un jour qu'il s'est endormi , sans qu'on sache pourquoi , il a fait un rêve. Vous êtes ce rêve. Votre tort , c'est de vouloir vous donner la réalité. J'ai entendu le panthéisme indien.
Spinosa me dit à son tour : Non , vous n'êtes ni un rêve ni la réalité totale, absolue. Dieu existe; il a deux attributs , l'esprit et l'étendue ; il manifeste ces deux attributs par tous les phénomènes de la matière et de l'esprit. Vous, esprit et matière, vous êtes une double manifestation de Dieu. C'est votre dignité d'être une portion de cet être tout -puissant , de cet être qui est esprit et matière , étendu et inétendu ; par conséquent vous n'êtes pas une idée ou un rêve de Dieu , mais une modification , une face de Dieu. Vous êtes destiné , depuis le commencement jusqu'à la fin, à représenter la Divinité sous une certaine forme. Dieu est une cristallisation dont vous êtes une facette. **
Un quatrième se hâte et me dit d'un air joyeux : Tous ces gens-là sont des gens d'esprit , mais qui n'ont pas la vérité. La vérité est beaucoup plus simple , et la voici : Il n'existe que de la matière , et même , pour vous dire le fond de la science, il n'existe que des atomes. Ces atomes se meuvent dans un espace indéterminé., ils ont certains moyens de se rencontrer, et, pour me servir de l'expression toute nue, de s'accrocher. Vous êtes un assemblage heureux
~ 363 — d'atomes qui, après des millions de chances contraires, se sont une fois entrelacés et agencés. Tant que cela durera , jouissez-en , car il y a bien à parier que vos atomes, une fois séparés, ne se rencontreront plus de la même manière ; et, puisque cette fois est unique, tâchez qu'elle soit bonne. C'est mon conseil, et je suis Épicure pour vous servir.
Épicure parle encore , qu'un autre me dit : Pas le moins du monde; tout est esprit; la matière est une illusion , nos sens nous égarent et ne nous présentent que des fantômes vains; vivez de l'esprit, car tout est esprit.
Un dernier se présente : Que voulez-vous , me dit-il , les uns affirment une chose , les autres une autre ; chacun a ses raisons , et , à bien prendre , tout est -possible , et même probable. Il est probable qu'il n'y a que des esprits, et il est probable qu'il n'y a que de la matière ; il est probable que vous êtes Dieu, et il est probable que vous n'êtes qu'un rêve ; il est probable qu'il y a du mal, et il est probable qu'il n'y en a pas; il est probable qu'il y a tout, et il est probable qu'il n'y a rien. A tout le moins, tout est possible ; si vous m'en croyez , vous n'irez pas plus loin, c'est la dernière leçon de la sagesse.
Dieu sait, Messieurs, si, en vous exposant ces systèmes, je cherche à les déguiser et à les rendre ridicules. Non, tout ce que vous venez d'entendre est écrit , imprimé , réimprimé , et même ce sont les chefs-d'œuvre de l'esprit humain abandonné à luimême , le résultat des efforts des plus profonds penseurs pendant soixante siècles. Dieu les jugera. Mais
enfin c'étaient des hommes que vous auriez honorés pour la plupart, et dont le grand malheur était de chercher dans leur seule raison l'explication du prodigieux mystère de la vie. Non , ne rions pas de l'humanité dans les hommes les plus éminents qu'elle a produits. Quand ces créations de l'esprit humain nous tombent sous les yeux, ayons compassion de notre faiblesse , admirons le peu que nous pouvons , et gardons-nous de sourire. C'est là une grande instruction que Dieu nous a donnée, et dont nous devons profiter bien plus pour acquérir la défiance de nous-mêmes que pour insulter à la misère de nos semblables. L'énumération de tous ces systèmes m'aurait naturellement conduit à d'autres plus récents ; mais j'ai voulu m'en taire ; à Dieu ne plaise que du haut de cette chaire je fasse la moindre allusion qui puisse causer de la peine è un homme vivant! J'ai dit assez de choses qui doivent vous instruire ; je n'attaque point les hommes que la grâce de Dieu peut éclairer et rendre nos frères.
Quelque tristes que soient les obscurités où nous sommes plongés, Messieurs, cependant si les réalités de la vie ne nous pressaient pas , si la vérité était une réunion académique, si nous n'avions qu'à penser et à écouter nos pensées , peut-être le mystère seraitil supportable. Mais je vous adjure tous, la vie estelle si facile et de si peu de poids , que nous puissions accepter avec tant de douleurs le désespoir de ne pas même nous les expliquer ? Quoi ! je veux connaître, et la connaissance me trahit ; je veux aimer, et l'amour me trahit ; je veux vivre , et la vie me
trahit: j'erre entre la bénédiction et la nnalédiction , ne sachant si le Dieu qui m'a fait est un bon ou un mauvais génie. Je vois mes semblables souffrir, et encore que je ne souffre pas moi-même, puis-je me séparer des maux de l'humanité, et ma cause de sa cause? Prédicateur tranquille et recueillant les honneurs de votre attention , n'ai-je pas le droit et le devoir d'évoquer devant vous la terrible réalité de la vie , pour opposer à votre vaine science la science trop certaine de notre malheur ? En sortant d'ici , Messieurs , montez à un sixième étage de cette cité ; là vous trouverez la vie telle qu'elle est, et vous jugerez aux pieds de ces grabats si vous pouvez y porter les systèmes des sages de ce monde? Non, il n'est pas possible qu'il n'existe d'autre connaissance que la connaissance purement humaine, et puisque c'est vainement que j'ai consulté les sages, j'irai ailleurs. N'y a-t-il pas ici quelque vieux prêtre, qui ait des cheveux blancs? J'irai à lui, je lui dirai : J'ai vu les sages, j'ai interrogé leur science, je viens entendre la vôtre. Puisque j'ai écouté le philosophe, je puis bien écouter le prêtre ; le prêtre est aussi une face de l'humanité; il est chair et os, il a du sang dans les veines, il est fils d'Adam comme vous, et si par hasard il est plus absurde encore que le philosophe , il aura du moins le mérite d'une grande difficulté vaincue.
Les sages que nous avons consultés nous affirmaient tous que leur système était le seul compréhensible , le seul qui donnât une claire vue de la vérité. La doctrine catholique , et c'est la première re-
marque qui cause mon admiration et mon amour, la doctrine catholique ne nous tient pas ce langage; elle nous dit, au contraire : 0 homme, lu peux tout connaître , mais tu ne peux rien comprendre. Tu peux tout connaître, parce que nous voyons les choses; mais tu ne peux rien comprendre, parce que nous les voyons en reflet et en énigme (1); et quiconqiie, dit l'Ecriture , voudra sonder la majesté des œuvres divines, sera inévitablement opprimé par la gloire (2). Ainsi, ne croyez pas que je vous apporte la compréhension ; non , je vous apporte la connaissance et l'incompréhension.
Pourquoi ne pouvez-vous pas comprendre? D'abord, parce que Dieu ne le veut pas; il est le maître, il nous a faits , il nous a donné de connaissance ce qu'il lui a plu, il ne veut pas que nous le comprenions, ni lui, ni ses œuvres. Il veut que vous soyez avertis de votre petitesse , que vous sentiez la misère de votre existence finie. 11 a jeté entre vous et lui un voile, et la mort seule déchirera ce voile, comme la mort du Christ déchira dans le temple de Jérusalem le voile qui cachait le Saint des saints. Dieu ne veut pas que vous compreniez , parce qu'il veut que vous méritiez; vous n'êtes pas seulement des soldats inertes, à qui on a préparé une victoire de théâtre, et qui n'qnt qu'à se produire avec des armes brillantes au milieu d'une foule qui les applaudit^; vous avez été placé comme des soldats réels au milieu d'ef-
(1) Saint Paul, l'^Épître aux Corinthiens, chap. xiii, vers. 12,
(2) Proverbes, chap. xxv, vers. 27.
frayantes difficultés , au milieu d'abîmes qui doivent, quand vous les regarderez, vous faire frissonner des pieds à la tête; c'est là votre situation, parce que vous êtes grands. Et quelle serait votre grandeur, je vous prie , si vous aviez tout vu , tout connu , tout pénétré? Qu'auriez-vous à faire ici-bas, sinon à vous lever le matin pour vous coucher le soir, à tailler des habits , à façonner des chaussures, à monter la garde au palais des rois avec un uniforme voyant? Il fallait, pour votre gloire, qu'il y eût un combat spirituel ; il fallait que vous méritassiez la lumière en combattant dans l'obscurité. Tel a été le plan de Dieu : c'est l'orgueil qui vous le cache , c'est l'humihté qui vous le révèle; et, sans doute, la première connaissance que vous devait donner la doctrine catholique, c'était celle de vous-mêmes, \e connais-toi toi-même, comme on l'avait gravé sur le fronton d'un temple ancien.
En second lieu, vous ne pouvez pas comprendre, parce que votre nature finie ne vous le permet pas ; alors même que vous verrez Dieu face à face, vous ne le comprendrez pas encore pleinement, parce que Dieu est infini , que vous êtes finis , et qu'il est mathématiquement absurde que le fini embrasse l'in^ fini. Dieu seul a la compréhension infinie. Sans doute , quand nous verrons Dieu face à face , bien des mystères seront dévoilés , mais il restera encore des obscurités dont nous ne pouvons déterminer la nature; ce qui est clair, c'est que jamais le fini ne comprendra l'infini comme l'infini se comprend luimême.
C'est là le premier apaisement que nous cause la doctrine catholique ; en nous donnant la mesure de nos forces , elle nous apprend à ne pas chercher ce que nous ne pouvons pas obtenir, elle jette une grande clarté au dedans de nous-mêmes sur nousmêmes. Mais est-ce là tout? Non, sans doute. Vous disputez, n'est-il pas vrai? sur les questions les plus fondamentales, et vous n'avez pas même le temps de les discuter, tant vous êtes pressés par les nécessités de la vie. Quel est donc votre plus grand besoin? C'est qu'il n'y ait plus de questions. Le plus grand bienfait de Dieu à l'égard de l'homme, c'est assurément de faire qu'il n'y ait plus de questions ; car, quand il n'y aura plus de questions, il n'y aura plus d'obscurité , attendu que c'est la question qui engendre l'obscurité. Eh bien! qu'a fait Dieu? Dieu a répondu clairement, manifestement, à toutes vos questions; il vous a donné d'un seul coup, en une page, ce que tous vos livres ne vous avaient point appris. Vous demandez ce que c'est que la matière? Dieu vous a répondu : C'est une substance dénuée d'intelligence et de liberté. Vous demandez ce que c'est que l'esprit? Dieu vous a répondu : C'est une substance douée d'intelligence et de liberté. Vous demandez si la matière et l'esprit ont été créés ou incrées? Dieu vous a répondu : Ils ont été créés. Vous demandez si le corps et l'âme sont unis ensemble? Dieu vous a répondu : Vous êtes d'une double nature , à la fois corps et âme , unis par un rapport de distinction dans la substance, et d'unité dans la personne. Vous demandez qui vous a faits? Dieu
vous a répondu : C'est moi. Vous demandez pourquoi? Dieu vous a répondu : Parce que je vous ai aimés de toute éternité. Vous demandez pourquoi pas plus tôt? Dieu vous a répondu : Parce qu'il n'y a ni plus tôt ni plus tard pour ce qui est éternel. Vous demandez qui a fait le mal? Dieu vous a répondu : C'est vous qui l'avez fait , vous et les autres créatures libres; vous l'avez fait, parce que vous êtes libres ; vous êtes libres, parce que vous êtes des esprits, et que les esprits sont des êtres doués d'intelligence et de liberté, et qu'il fallait que vous méritassiez votre félicité. Vous demandez quelle est votre destinée? Dieu vous a répondu : C'est de vivre éternellement. Vous demandez quel est votre devoir? Dieu vous a répondu : De me servir, d'observer mes commandements, qui sont, même ici -bas, la source de votre vie et de votre félicité.
Cela posé, Messieurs, je vous le demande, toutes les questions fondamentales que vous agitez ne sontelles pas résolues ? Reste-t-il une seule question entre Dieu et vous? Sans doute , vous n'avez pas une démonstration métaphysique de leur solution, j'en conviens ; mais vous avez mieux que cela , et je vais le prouver. Assurément , rien n'est mieux démontré que les mathématiques ; saint Thomas établit quelque part que le plus haut degré de clarté que Dieu ait donné aux vérités de déduction, c'est la clarté mathématique. Eh bien ! qui est illuminé par la clarté mathématique? Combien y a-t-il d'hommes sur la terre qui sachent les démonstrations mathématiques, à part les premiers éléments? Et que deviendrait
l'humanité, si, pour vivre, elle était obligée d'entendre, je ne dis pas le calcul intégral et différentiel, mais seulement les huit livres de géométrie de Legendre? Évidemment, elle périrait avant d'en venir à bout. Et vous croyez que Dieu aurait sauvé , converti et gouverné le monde en lui envoyant , au lieu de l'Évangile , huit autres livres de géométrie catholique!
Il y a donc clarté dans la doctrine cathoUque, une immense clarté, parce qu'elle répond avec l'autorité souveraine de Dieu à toutes les questions, qu'elle les résout, les définit, leur ôte même jusqu'à la qualité de questions , attendu qu'il n'y a plus à s'enquérir là où il y a réponse souveraine et absolue. Npus n'avons plus même à raisonner, et c'est un grand bienfait, car nous ne sommes pas ici-bas pour raisonner, mais pour agir, pour édifier dans le temps un ouvrage éternel.
Vous direz peut-être : Cette connaissance de la vérité par des solutions toutes faites, ce n'est qu'une connaissance nominale, elle nous révèle des propositions, et voilà tout. Sans doute. Messieurs, la doctrine cathoUque ne vous donne pas la compréhension ; mais elle vous donne une connaissance réelle des êtres et de leurs rapports dans la parole de Dieu, parce que la parole de Dieu est un miroir intelligible. Quand Dieu nous dit , par exemple , qu'il a créé le monde, certainement je, ne me représente pas l'acte créateur, jo ne me représente pas comment on fait de l'être par un simple actç de volonté, mais j'entends parfaitement ce quQ, Dieu veut dire, je vois
1res- bien que Dieu, pour faire le monde, ne s'est pas servi, comme nous le faisons, d'une matière préexistante; je ne comprends pas son acte, mais j'entends ce qu'il est. Cette connaissance , quoique incomplète, est une connaissance très-réelle , qui me révèle en peu de mots tout ce qu'il est important que j& sache, sans que j'aie même besoin de l'étudier. La vérité est gravée en un irréfragable airain , où tout le monde peut lire son origine, ses devoirs, ses droits, ses- intérêts, ses destinées. Le pauvre, en passant avec son fardeau devant un crucifix, voit pourquoi son épaule est chargée ; le petit enfant apprend sans peine la plus profonde métaphysique , en épelant les lettres de l'alphabet ; il grandit en récitant les commandements de Dieu et de l'Église, le Symbole des Apôtres et le Notre Père qui êtes- aux cieux*; et il sait tout^ avant d'avoir soupçonné; ce que c'est que savoir; il sait tout sans discussion , . sans géométrie , sans l'obscurité même inévitable de toute démonstration ; il sait tout , par la parole intelligible^deDieu acceptée avec simplicité. Un temps viendra où cette lumière se changera en une autre lumière , en une autre nature de vision ; mais alors même' nous ^n'apprendrons rien de nouveau sur la matière, l'esprit. Dieu, l'homme, la création, notre destinée finale. Nous verrons autrement ce que nous voyons déjà, nous verrons dans l'essence divine ce que nous avions vu dans sa parole.
Quant à la profondeur de la connaissance catholique et à son étendue, ce ne sont plus que des conséquences sur lesquelles je vais passer rapidement.
En effet, par la doctrine catholique , nous remontons à la cause première de notre être : elle nous dit quels sont les rapports qui nous unissent à Dieu, et ce qui constitue le mystère fondamental de la vie ; elle nous révèle la cause des causes, la loi des lois , la substance des substances , la raison finale et suprême de tous les phénomènes. Après qu'elle nous a dit ces mots : Dieu est Père, Fils, et Saint-Esprit, il y a en lui trinité de personnes, unité de substance; tout phénomène, toute cause, toute loi , toute substance a été manifestée dans sa source.
Sous le rapport de l'étendue, la doctrine catholique nous ouvre sur l'univers un horizon qui l'embrasse jusqu'à ses dernières limites. Elle nous apprend que les êtres forment une échelle graduée de l'atome jusqu'à Dieu ; qu'il existe des hiérarchies invisibles d'esprits , liées entre elles et avec nous par des rapports profonds , d'où résulte l'unité du monde ; un seul et sublime mouvement , qui fait que les choses partant de Dieu vont à Dieu , dans un orbite mystérieux , dont l'homme , esprit et matière , occupe le point central.
Et , de la sorte , nous arrivons par la doctrine catholique à une triple paix : paix de la clarté , paix de la profondeur, paix de l'étendue dans la connais^ sance. Entre nous et vous, Messieurs, c'est la différence du trouble et de la paix. Vous cherchez, et pour nous il n'y a pas même de question; vous doutez, et pour nous il n'y a pas même mouvement, mais regard fixe ; vous bâtissez et détruisez tour à tour, pour
nous chaque acte édifie ; le temps même échappe à votre action vacillante, pour nous l'éternité nous suit et ne nous faillit jamais. Et c'est pourquoi la doctrine catholique subsiste, plus ou moins, depuis le commencement du monde, quoique toujours combattue ; c'est parce qu'elle a été ressuscitée en Jésus- Christ, dans les mystères de sa vie et de sa mort, que le monde se soutient sur sa base. Elle y maintient, en quelques paroles, la connaissance des causes, des lois, des substances, de tous les vrais rapports des êtres , que l'effort humain tend sans cesse à méconnaître et à bouleverser. Voyez donc , Messieurs , en comparant ces deux situations , le parti que vous voulez prendre une fois en votre vie. D'une part , ce sont des systèmes sans consistance , qui se heurtent et se détruisent, dont vous n'avez pas pu entendre l'énoncé, quoique sérieux, sans un ironique étonnement; de l'autre, c'est la doctrine catholique, doctrine simple, naturelle, où tout est défini, où tout est assis sur le roc. Entrez dans le sein de l'Église ; passez du camp du trouble au camp de la paix; du camp de l'obscurité au camp de la lumière; du camp de l'étroitesse au camp de l'étendue, de la largeur et de la profondeur, afin que je puisse vous dire un jour, en vous retrouvant en des lieux plus intimes que ceux-ci, ce que saint Paul disait aux premiers chrétiens : Vous avez été autrefois ténèbres, maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur (1).
i) Epître aux Ephésiens, chap. v, vers. 8.