Voyez plus haut
2. « Tibi parebimus, 0 imperator, in his quœ ad hujus saeculi negotia pertinent... Verum adres Ecclesise statuendas pastores habemus, qui nobis verbum loquuntur, atque instituta ecclesiastica tradiderunt : 'Yttsixoixsv coi, w 3*<7iXeiï, Iv toT; xarà xbv ëiov TTsaynaGr Iv os t9j IxxXr^iaffTixr, xatao TOffet, e^oixev tou; Tioiaévaç, touç XaX^aavraç •fjt/.Tv tov Xoyov, xai TUTTioaavra; rJjv exxXr(aiaGTix7iv 8e<7[xo0£Ciay. » (Orat.VDe knagin., n° 12.)
ce qui est à César i. » Grégoire XVI affirme a que le principe qui a toujours guidé le Saint- Siège est de veiller à la bonne administration des choses religieuses, sans jamais contester le droit des princes 2. » Enfin, dans la mémorable encyclique qu'il adressait naguère au monde catholique, Léon XIII, après avoir rehaussé le pouvoir des maîtres du monde, en le rapprochant de sa divine source, déclare « que l'ordre civil est entièrement soumis à leur puissance et à leur souveraine autorité 3 ».
Les théologiens ne sont pas moins explicites sur ce sujet. Si quelques-uns d'entre eux ont rêvé l'universelle domination de l'Église sur les choses de ce monde, ils sont écrasés par l'enseignement commun, en tous points conforme aux déclarations du Saint-Siège. Molina et Bellarmin examinent même le cas chimérique où le Pape, excédant son pouvoir, voudrait décider souverainement des institutions et des lois d'État qui n'intéressent ni la foi ni les mœurs, et ils ne craignent pas de dire : « En