DEA
ae
OR
Le IPN 2
LE
RUN On A UD
roir à qué es confé-
toire comruction et it variés.
ntrer des cours, de opper le dant leur re, qui est e, il faut
ssions, où nt à l’état melles : il ment dan-
nbre, loin à l’étudier, ce conso-
ction reons qu'ils es uns et avantages t s’accomhes plus hysiques ; droit à un les que le
u premier
« :p, à des conclusions qui n’exigent plus d’être commentées. Heureusement, la religion, par cela même qu’elle est nécessaire à tous, s'adapte à tous les caractères d'esprit. Elle a donc pour base des faits que tous peuvent saisir et apprécier, les ignorants aussi solidement que les savants. La vérité éhrétienne, c’est le Soleil ; dissipez les nuages, ét tous les yeux le peuvent également contempler. Peu importe qu’un observateur curieux y découvre au bout de son télescope aujourd’hui deux taches, demain trois, après-demain point du tout. L’astre est là, on le voit, on jouit de sa lumière—-que fautil dé plus ?
Ce qu’un fidèle qui n’a que son école et son catéchisme aura compris et goûté, l'homme de lettres he manquera pas de se l'approprier sans effort. C’est done à celui-là que je dois ordinairement m’adresser, ce qui ne m'empêchera pas d'offrir à celuici bien des cons:dérations plusen harmonie avec ses étudés habituelles.
Je n’aime point ce qu’on appelle proprement la controverse religieuse. Né au sein de l'erreur, nourri dans tous les préjugés imaginables contre cette Eglise dont je viens aujourd’hui vous exposer les éternelles grandeurs et l’infaillible doctrine, je n'ai mis bas les armes qu'après un opiniâtre examen de ses dogmes et de sa morale. Je sais ‘ce qu'il en coûte pour s’arracher à l'esclavage intellectuel, le pire des esclavages. Par là j'ai appris à plaindre le malheur des autres ; je n'y puis insulter, et dans tout ce que je dirai ici, mes frères, je veux fuir
de mon mieux la guerre offensive—ce que je dois aimer et préférer, c’est la méditation calme et paisible d’un chrétien qui se rend, à lui-même et devant Dieu, raison de sa foi.
Il est quelques vérités tellement évidentes que nous ne devons point y consacrer lesmoments courts et précieux de ces conférences. Telle est, par exemple, l'existence de ce Dieu Suprême, que tout proclame, au-dedans comme au-dehors de nous ; existence qui seule peut expliquer la nôtre ; existence que jamais impie ne contesta, si ce n’est dans son cœur, Dixit insipiens in corde suo : Non est Deus. Vous n’hésiterez pas à reconnaître qu’en Dieu tout est grand, infini, parfait : puissance, sagesse, providence, justice, amour—qu'il est l’auteur et la fin dernière de toutes choses—que sa créature intelligente ne saurait lui refuser un culte et des hommages. Quant à sa triple-unité, base de la foi chrétienne—triple-unité dont notre âme est une si vive image—triple-unité que les peuples anciens ont plus que soupçonnée : témoin, l'Inde, ‘la Chine, Ja Perse, l'Egypte et jusqu’à notre Amérique—triple-unité si magnifiquement révélée en cent endroits des saintes-écritures—tripleunité qui fut invoquée sur notre berceau et le sera sur notre tombe: vous n’aurez point, j'en ai le ferme espoir, ni l’orgueil absurde de vouloir en pénétrer le mystère, ni la folle témérité d’en nier la certitude. Trinité-Sainte, un seul Dieu, recevez nos adorations !
“ Notre ignorance métaphysique de la Trinité, ”
4 15 > dois 3 | | ù pai- 1 diseit le Lord Erskin, l’une des premières célé- b me et 4 brités du barreau d'Angleterre, “ n’est poin. dimi- ï 4 nuée par larévélation ; mais notre ignorance mo- F | que 1 “ rale est dissipée par ces paroles: Dieu a tant 4 dtute L “ aimé la monde qu'il a donnéson fils unique, afin . ‘| par 1 < que quiconque croit en lui ne périt point ; et par de E Éeutt 4 “ ces autres paroles: le Consolateur qui est le Saint- 1 ous ; “ Esprit, que le Père enverra en mon nom, vous en- ! 1 exige seignera toutes choses.” à dde # De toutes les objections qu'un incrédule peut | Deus. ; “ faire, aucune n’est plus misérable que celle puisée # ‘| Léon 4 “ dans le défaut de pouvoir comprendre.” Ainsi | pro- 4 s’exprimait Haller, l’un des plus vastes génies du cu à Ah 4 XVIIIe siècle, universellement connu par ses pro- he intl. 1 fondes recherches, surtout dans les sciences mé- | his à dicales. é la foi 3 Il faut croire ce qui est appuyé sur des preuves à ne u incontestables, et attendre, pour voir intuitivement. dt { Nous sommes remplis de mystères ; nous me pou- Inde, 1 vons ouvrir les yeux, ni faire un pas sans rencontiotré 1 trer des mystères sans nombre. Je lève le doigt, vêlée 1 c'est un fait bien certain ; cependant je défie tous riple- 4 les savants du monde de l'expliquer. En attendant, #rt | je le lève et l'abaisse à volonté. cé Lune L Leïbnitz, le grand Leiïbnitz, dans un discours où rétrér 4 il exprime sa croyance en la Sainte-Trinité, dit: tuto, “ Il ne faut jamais oublier la distinction entre ce “l dors. “ qui est au-dessus de la raison et ce qui est contre il ‘€ Ja raison.” | Li ité,” “ Ilest fort remarquable” écrivait Daguesseau, M
“ que le mystère de la Trinité qu’en regarde comme à
ns tu
“ Je plus incompréhensible de tous, est néanmoins “ celui dont la plus raisonnable philosophie de l'an- “ tiquité, c’est-à-dire, celle de Platon, semble avoir 4 “le plus approché. Il n’y à qu'un pas à faire É. | “ pour arriver jusqu’au dogme que la religion nous 4 ‘< enseigne, etce dogme paraisssait aux platoni- à “ ciens si peu contraire à le raison, que voussavez k ‘“ combien le commencement de l'évangile de St. “ Jean fut admiré par un de ces philosophes, qui “ ne pouvait comprendre que des Barbares eus- | “ sent pu aller si loin.”
Es.
Mes frères : Il y a quatorze cents ans, au bord d'une mer fameuse par ses tempêtes ; sillonnée autrefois par des milliers de flottes, tantôt mar- à chandes, tantôt guerrières ; théâtre des plus terribles batailles navales des temps modernes—se promenait,à la fraîcheur du soir, un des plus beaux génies, un des cœurs les mieux faits dont l’histoire ait conservé le souvenir. Entraîné, jeune homme, dans de funestes égarements, il avait eu le bonheurd’entendre une suite d'instructions où il reconnut la
vérité catholique, et le bonheur encore plus grand 3 d'être docile à la grâce, qui lui demandait de ces Ë sacrifices si pénibles quand ils sont à faire, et qu’on 4
aime tant à se rappeler quand ils sont accomplis. . AuGusTIN était son nom. Les yeux fixés tour à 1 toursurla vague silencieuse qui venait expirer à ses pieds, -et sur ,kes charmantes nuées du ciel d’I-
moins e l’ane avoir à faire n NOUS latoni- Savez de St.
S, qui 8 eVS-
1 bord onnée maribles romeénies, re ait , dans d’enut la œrand e ces qu'on mplis.
our à rer à
dT-
talie, il se répétait : ‘“ Comment expliquer, com- ‘“ ment comprendre ceci : Le Père est Dieu ; le Fils “ est Dieu; l’'Esprit-Saint est Dieu, et tous trois “ ne s6nt qu’un seul et même Être mystérieux, qui m'a fait, qui a fait le ciel et la terre et la mer ? ” Tout à coup, il aperçoit sur le riva:seun enfant d’une rare beauté, assis, tenant en main une coquille avec laquelle il venait de creuser une petite cavité dans le sable. Il avait empli sa coquille d’eau, et l'y versait lentement. —“ Que fais-tu là, mon enfant ?” dit Augustin. — “Ce que je fais ? je vide la mer ; je vais la faire toute entrer dans ce petit trou ! ” Un éclair brille à l'esprit d’Augustin: “ Cet enfant,” dit-il, “c’Esr mor ! ”