‹ Conférences de Notre-Dame de Québec [microforme] (volume 2)Chapitre 2 sur 11 · PTS · texte numérisé non relu

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reilles scènes n’ont pour effet, comme ils auront pour but, le renouvellement de notre foi et la réforme de nos mœurs !

Du reste, mes frères, je n’entends point vous asservir à des formes rigoureuses, à un simple enchaînement de preuves et de conséquences. Le fond sera puisé dans l’histoire ; mais je veux être libre de rapprocher le présent et même l'avenir des événements les plus antiques. Je veux surtout, et partout, et à tout propos, saisir les applications morales et sociales. Je m'appuierai au besoin sur la science et les savants ; j'interrogerai la nature, les monuments des arts, les langues et les coutumes des peuples, et plus souvent encore, peut-être, votre raison et votre cœur.

Tousles grands faits, j'espère, ettoutesles grandes vérités de la religion avec les erreurs actuelles les plus séduisantes, auront leur place et leur tour ; au moins assez de ces vérités et de ces erreurs pour donner à vos convictions une nouvelle énergie, assez pour vous mettre en défiance contre cette inondation de systèmes et de théories qui distinguent l’époque où nous vivons.

Me sera:t il accordé de remplir un si vaste cadre, dans une seule ou dans plusieurs années? Votre zèle et votre assiduité m’y accompagneront-ils jusqu’à la fin? Dieu le sait; il peut tout par les plus faibles moyens ; sa grâce ne nous sera point refusée: comptons sur elle, mais implorons-la avec ferveur, avec persévérance.

Une question fort naturelle, qui déjà, j'en suis

sûr, s’est présenté à votre esprit, est de savoir à qué je me propose d'adresser principalement ces conférences ?

Je vous dirai que je m’attends a un auditoire composé de personnes dont les degrés d'instruction et les besoins religieux sont extrêmement variés. Quelques-uns ont eu le malheur de rencontrer des occasions périlleuses, d'entendre des discours, de feuilleter des livres propres à développer le germe d’un doute funeste. C'est cependant leur cœur plus que leur intelligence qui souffre, qui est malade—au cœur donc, par l'intelligence, il faut appliquer le remède,

D'autres, entraînés par le torrent des passions, ou perdus dans le tourbillon des affaires, sont à l’état d’indifférence ou d’oubli des vérités éternelles : il s’agit de les réveiller d’un sommeil infiniment dangereux.

D'autres, en beaucoup plus grand nombre, loin de laisser obscurcir leur foi, se plaisent à l’étudier, à la pratiquer, et n’ont point de plus douce consolation que d'entendre toute espèce d'instruction religieuse : ils feront notre joie, mais espérons qu'ils ne feront pas seuls notre couronne. Des uns et des autres, ily en a qui possèdent les avantages d’une éducation supérieure, et pourraient s’accommoder d’un style plus soutenu, de recherches plus profondes, de raisonnements plus métaphysiques; mais la plupart de mes auditeurs ont droit à un langage clair et facile, à des preuves telles que le

commun des hommes comprennent du premier

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