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et de nous tous, ses coupables enfants: Æcce homo !
Adam est seul, résumant en lui tous les élus, toute l'Eglise, tout le genre humain.
Un nouvel et grand mystère va terminer l'ouvrage du sixième jour. IT faut pour l'homme, dit le Seigneur, une aide, une compagne, semblable à lui. Et cette aide, d'où lui viendra-t-elle ? du sein de la terre ?—non ; du sein des eaux ?—non, mais du sein d’Adam. Dieu lui envoie ce sommeil surnaturel où les interprètes croient que toutes les générations futures et tous les événements de l’histoire se déroulèrent devant ses yeux—‘po- ‘“ sant alorsla main sur son cœur, il luiarrache “une partie du bouclier naturel qui le couvre ; ‘ 1] en forme un être semblableà lui, il l’éveille, “le lui présente,” et ces paroles d'amour saint, de prophétie se font entendre: Os de mes os, chair de ma chair ; elle s'appellera homme-mère, tirée de l'homme ; mes fils à jamais quitteront père el mère pour s'attacher à elle, et les deux ne feront qu'un: et erunt duo in carne und.
J'ai dit que c'était un grand mystère:
quatre mille ans plus tard, le NOUVEL ADAM,
plongé dans un sommez/ encore plus profond,
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ayant pour lit, non des roses, mais un tronc
d'arbre dépouillé, nouvel arbre de vie, verra sortir de son côté ouvert une ÉPOUSE, de laquelle lui naîtra une postérité plus nombreuse L que les étoiles. Cette épouse, c'est L'ÉGLISE, embellie de la chair et du sang de Jésus son k époux, chair de sa chair, os de ses os ! Pour t s'unir à elie, il aura quitté son père, l'Ancien des Fours, et sa mère, la synagogue ; es deux à ne feront à jamais qu'un : nulle puissance humaine, #uwl effort de l'enfer ne pourra les HA séparer. À —Le MARIAGE est établi, #x, saint, indis- | s2
soluble. Cette fois, Dieu lui-même sert de témoin et de prêtre, lui-même il prononce la première bénédiction nuptiale : Benedixit es. Croissez, leur dit-il, ef multipliez-vons ; remplissez la terre, soumeltez-la ; domblez toutes Les races d'animaux ct jusqu'aux monstres de la mer : le globe et tous ses habitants seront votre dot et votre héritage. Comme vous voyez, mes frères, nos titres de propriélé fc datent d’assez loin et d'assez bonne source : nous verrons bientôt les Zar/ages et les suc-
CESSIONS d
Tel fut ax commencement le mariage, institution divine, si longtemps oubliée, si cruelle-
ment outragée depuis. Et tel est encore le modèle des mariages chrétiens : choix de la Providence, choix que la vertu prépare, que la vertu seule a droit de connaître ; amour noble et pur ; capacité pour le travail, dévouement au travail de part et d'autre.
L'homme savait déjà gagner sa vie et pourvoir à sa descendance ; la femme lui est donnée instruite de ses devoirs, attachée à ses devoirs ; elle lui est donnée, non pas pour fardeau à soutenir, mais pour compagne, pour aide, semblable à lui: in adquiorium simile stbr.
La société domestique, la FAMILLE est fondée, base et modèle de toutes les sociétés civiles ou politiques, qui n'existent que par elle et pour elle. Leur stabilité dépend des garanties qu’elles fournissent aux droits et aux intérêts de la famille, mettant au premier rang la sûreté de la vie, ensuite celle de la propriété. Travailler à construire un édifice social sur Jes ruines, soit de la propriété, soit de quelque autre élément naturel de la famille, c’est imiter la folie d'un architecte qui pour orner une façade arracherait les retombées des voûtes :
c'est bâtir en l'air. L’esclavage transforme
(fl la famille en un vil troupeau; la tyrannie, sous divers noms, quelquefois sonores et
imposants, a de tout temps entamé les droits du père, de la mère, ou de l'enfant, Mais l'esclavage se brise, la tyrannie s’use, et la famille survit à toutes les révolutions hu-
| | maines: comment pourrait-elle périr ? Dieu | | ne le veut pas. ( | . L . L
nl O que de choses à dire ici! qu'il me tarde | 1! de pouvoir parler le langage de la foi, du LL zèle, de l'amitié, en m'adressant spécialement 1 l f A 0 ,
1 à chacun des membres de la famille chré- e | | tienne !
ll! Jeunes gens, qui vous pressez sur le seuil
ll de la vie, pleins d'espoir et de courage ; imil patients dans vos rêves de bonheur; trahis,
| 1 trompés à tout moment par cet implacable Li LA ennemi guz ne dort jamais : j'ai des conseils fe il à vous offrir, des vérités à graver, s'il se C {l peut, au fond de vos âmes; conseils et vé-
Al | rités qui vous regardent, et comme enfants ä Li de cette patrie qui vous est si chère, de cette d 1] patrie dont le sort religieux est peut-être fr ! entre vos mains. dl ji k Jeunes personnes du sexe, élevées dans la
El | crainte de Dieu et l'amour de vos devoirs; L le dignes du plus heureux avenir, mais exposées É