‹ Conférences de Notre-Dame de Québec [microforme]Chapitre 26 sur 26 · ON · texte numérisé non relu

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Saint Jean-Chrysostôme, ‘et 1e voir comme plus grand aussi bien que plus ancien que lui,” dit le même père : le voir néanmoins, non pour être instruit, lui que Jésus- Christ instruisait lui-même par une révélation si expresse; mais «fin de donner la forme aux siècles futurs, et qu’il demeurât établi à jamais que quelque docte, quelque saint qu’on soit, fut-on un autié saint Paul, il faut voir Pierre—par cette sainte cité, et encore par Antioche, la métropolitaine de l'Orient ;..... la plus illustre église du monde, puisque c’est là que le nom de chrétien a pris naissance—vous l’avez lu dans ies Actes ; l’église fondée par Saint Barnabé et saint Paul, mais que la dignité de Pierre oblige à le reconnaître pour son premier pasteur ; l’histoire ecclésiastique en fuit foi; où il fallait que Pierre vînt, quand elle se fut distinguée des autres par une si éclatante profession du christianisme, et que sa chaire à Antioche fît une solennité dans les Eglises—par ces deux villes, illustrées dans l'Eglise chrétienne par des caractères si marqués, il fal'ait qu'il vint à Rome plus illustre encore : Rome le chef äe lidolâtrie aussi bien que de l’empire ; mais Rome, qui, pour signaler le triomphe de Jésus-Christ, est prédestinée à être le chef de la religion et de l'Eglise, doit devenir par cette raison la propre Eglise de saint Pierre ; et voilà où il faut qu’il vienne, par Jérusalem et par Antioche.”

‘ Mais pourquoi voyons-nous ici l’apôtre saint Paul ? le mystère çn serait long à déduire, Souvenez-vous seulement du grand partage, où l’univers fut comme divisé entre Pierre et Paul ; où Pierre, chargé du tout en général par sa primauté, et par un ordre exprès chargé des Gentils qu'il avait reçus en la personne de Cornélius le Centurion, ne laisse pas, pour faciliter la prédication, de se charger du soin spécial des Juifs. Puisqu’ii fallait partager, il fallait que le premier eût les aînés; que le chef, à qui tout se devait unir, eût le peuple sur lequel le reste devait être enté, et que le vi-

caire de Jésus-Christ eût le partage de Jésus-Christ même. Mais ce n’est pas encore assez; et il faut que

Rome revienne au partage de saint Pierre: car encore que, comme chef de la gentilité, elle fût plus que toutes les autres villes comprises dans 12 partage de l’apôtre des Gentils; gomme chef de la chrétienté, il faut que Pierre y fonde l'Eglise + il faut que la commission extraordinaire de Paul expire avec lui à Rome, et que réunie à jamais, pour ainsi parler à la chaire suprême de Pierre à laquelle elle était subordonnée, elle élève l'Eglise romaine au comble de l'autorité et de la gloire.

Disons encore : quoique ces deux frères. saint Pierre et saint Paul, nouveaux fondateurs de Rome, plus heureux, comme plus unis, que ses deux premiers fondateurs, doivent consacrer ensemble l'Eglise romaine, quelque grand que soit saint Paul en science, en dons spirituels, ea charité, en courage; encore qu'il ait ‘travaillé plus que tous les autres apôtres,” et qu’il paraisse étonné lui-même de ses grandes révélations, et de lexcès de ses lumières, il faut que la parole de Jésus-Christ prévale: Rome ne sera pas la chaire de saint Paul, mais la chaire de saint Pierre: c'est sous ce titre qu’elle sera plus assurément que jamais le chef du monde ; et qui ne sait ce qu'a chanté le grand Prosper, il y a plus de douze cents ans: ‘Rome le siége de Pierre, devenue sous ce titre le chef de l’ordre pastoral dans tout l’univers, s’assujettit par la religlon ce qu’elle n’a pu subjuguer par les armes,”

‘ La comprenez-vous maintenant, cette immortelle beauté de l’Rgiise catholique, où se ramassent de tous les lieux, ce que tous les siècles présents passés et futurs ont de beau et de glorieux ? Que vous êtes belle dans cette union, O Eglise catholique, mais en même temps que vous êtes forte ! ‘ Belle, dit le saint Cantique, et agré-

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able comme Jérusalem,” et en même temps, “terrible comme une armée rangée en bataille,” belle comme Jérusalem, où l’on voit une sainte uniformité, et une police admirable sous un même chef ; belle assurément dans votre paix, lorsque recueillie dans vos murailles vous louez celui qui vous a choisie, annonçant ses vérités à ses fidèles. Mais si les scandales s'élèvent, si les ennemis de Dieu osent l’attaquer par leurs blasphèmes, vous sortez de vos murailles, O fille de Jérusalem, et vous vous formez en armée pour les combattre ; toujours belle en cet état, car votre beauté ne vous quitte pas ; mais tout-à-coup terrible : car une armée qui paraît si belle dans une revue, combien est-elle terrible, quand on voit tous les arcs bandés et toutes les piques hérissées contre soi ? Que vous êtes donc terrible, à Eglise sainte, lorsque vous marchez, Pierre à votre tête, et la chaire de l'unité vous unissant toute ; abattant les têtes superbes et toute hauteur qui s'élève coutre la science de Dieu ; pressant ses ennemis de tout le poids de vos bataillons serrés ; les accablant tout ensemble et de toute l’autorité des siècles passés et de toute l’exécration des siècles futurs...”

‘ Est-il besoin de raconter ce que Charlemagne, à l’oxemple du roi son père, fit pour la grandeur du Saint- Siége et de l'Eglise romaine ? Dieu qui voulait que cette Eglise, la mère commune de tous les royaumes, dans la suite ne fût dépendante d'aucun royaume dans le temporel, et que le siége où tous les fidèles devaient garder l'unité, à la fin fût mis au-dessns des partialités que les divers intérêts et les jalousies d'état pourraient causer, jeta les fondements de ce grand dessein par Charlemagne, C’est par une heureuse suite de leur libéralité que lV'Eglise, indépendante dans son chef de toutes les puissances temporelles, se voit en état d'exercer plus librement, pour le bien commun et sous la commune protection des

rois chrétiens, cette puissance céleste de régir les âmes, et que, tenaut en main la balance droite au milieu de

tant d’empires souvent ennemis, elle entretient l’anité dans tout le corps, tantôt par d'inflexibles décrets, et tantôt par de sages tempérament.”

‘ Sainte Eglise romaine ! mère des églises et mère de tous les fidèles, Eglise choisie de Dieu pour unir ses enfants dans la même foi et dans la même charité, nous tiendrous toujours à ton unité par le fond de nos entrailles. ‘Si je t’oublie, Eglise romaine, que je m’oublie moi-même ! que ma langue se sèche et demeure immo- ‘ bile dans ma bouche, si tu n’es pas toujours la première ‘ dans mon souvenir, si je ne te mets pas au commence- ‘ ment de tous mes cantiques de réjouissance.”?

Page 142.—M. le comte de Maistre a dit :

Il n’y a rien de si évidemment juste dans son origine que cette souveraineté extraordinaire. 1J’incapacité, la bassesse, la férocité des souverains qui la précédèrent ; l’insupportable tyrannie exercée sur les biens, les personnes et la conscience des peuples ; l'abandon formel de ces mêmes peuples livrés sans défense à d’impitoyables Barbares ; le cri de l'occident qui abdique l’ancien maître ; la nouvelle souveraineté qui s'élève, s’avance et se substitue à l’ancienne sans secousse, saus révolte, sans effusion de sang, poussée par une force cachée, inexplicable, invincible, et jurant foi et fidélité jusqu’au dernier instant à la faible et méprisable puissance qu’elle allait remplacer ; le droit de conquête enfin, obtenu, et solen-

- nellement cédé par l’un des plus grands hommes qui aient existé, par un homme si grand que la grandeur a pénétré son nom, et que la voix du genre humain l’a

proclamé grandeur au lieu de grand, tels sont les titres des papes, et l'histoire ne présente rien de sembable.”

Page 168.—Ne sachant presque comment choisir entre une foule d'écrivains, qui, de nos jours, ont justifié cette puissance exercée par les papes du moyen-âge, nous allons nous borner à trois extraits du même comte de Maistre, dans son ouvrage intitulé Du pape. auxquels nous ajouterons un mot de Fénélon :

€ La barbarie et des guerres interminables ayant effacé tous les principes, réduit la souveraineté d'Europe à un certain état de fluetuation qu’on n’a jamais vu, et créé des déserts de toutes parts, il était avantageux qu’une puissance supérieure eût une certaine influence sur cette souveraineté ; or, comme les papes étaient supérieurs par la sagesse et par la science, et qu'ils commandaient d’ailleurs à toute la science qui existait dans ce temps-là, la force des choses les investit, d'elle-même et sans contradiction, de cette supériorité dont on ne pouvait se passer alors, Le principe très-vrai que la souveraineté vient de Dieu reuforçait d’ailleurs ces idées antiques, et

il se forma enfin une opinion à peu près universelle, qui attribuait aux papes une certaine compétence sur les question de souveraineté. Cette idée était très-sage, et valait mieux que tous nos sophismes. Les papes ne se mêlaient nullement de gêner les princes sages dans l'exercice de leurs fonctions, encore moins de troubler

l’ordre des successions sonveraines, tant que les choses allaient suivant les règles ordinaires et connues ; c’est lorsqu'il y avait grand abus, grand crime, ou grand doute, que le Souverain Pontife interposait son autorité. Or, comment nous tirons-nous d'affaire en cas semblables, nous qui regardons nos frères en pitié? Par la révolte, les guerres civiles et tous les maux qui en résultent. En vérité, il n’y a pas de quoi se vanter, $i le pape avait décidé le procès entre Henri IV et les ligueurs, il aurait adjugé le royaume de France à ce grand prince, à la

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charge par lui d'aller à la messe ; il aurait jugé comme la’,Providence à jugé; mais les préliminaires eussent été un peu différents.

‘ Et si la France d'aujourd'hui, pliant sous une autorité divine, avait reçu son excellent roi des mains du Souverain-Pontife ; croit-on qu’elle ne fût pas dans ce moment un peu plus contente d’elle-même et des autres ?

‘“ Le bon sens des siècles que nous appelons barbares, en savait beaucoup plus que notre orgueil ne le croit communément, Il n’est point étonnant que des peuples nouveaux, obéissant pour ainsi dire au seul instinct, aient adopté des idées aussi simples et aussi plausibles ; et il est bien important d'observer comment ces mêmes idées qui entrainèrent des peuples barbares, ont pu réunir dans ces derniers sièeles l’assentiment de trois hommes tels que Bellarmin, Hobbes et Leibnitz.” Citons ce dernier :

‘Il importe peu ici que le Pape ait eu cette primauté ‘ de droit divin ou de droit humain, pourvu qu’il soit con- ‘ stant que, pendant plusieurs siècles, il a exercé dans ‘€ l'Occident, avec le consentement et l’applaudissement ‘6 universel, une puissance assurément très-étendue, . Il ‘6 y a même plusieurs hommes parmi les protestants, qui ‘6 ont cru qu’on pouvait laisser ce droit au pape, et qu'il était utile à l'Eglise si l’on retranchait quelques ‘ abus.”

C’est une chose extrêmement remarquable, mais nullement ou pas assez remarquée, que jamais les papes ne se sont servis de l’immense pouvoir dont ils sont en possession pour agrandir leur état. Qu’'y avait-il de plus uaturel, par exemple, et de plus tentatif pour la nature humaine, que de se réserver une portion des provinces couquises sur les Sarrasins, et qu’ils donnaient au

premier occupant pour repousser le Croissant qui ne cessait d'avancer? Cependant jamais ils ne Pont fait, pas même à l'égard des terres qui les touchaient, comme le royaume des Deux-Siciles, sur lequel ils avaient des droits incontestables, au moins selon les idées d'alors, et pour lequel néanmoins ils se contentèrent d’une vaine suzeraineté, qui finit bientôt par la haguenée, tribut léger et purement nominal, que le mauvais goût du siècle leur dispute encore.”

‘ Si l’on examine, sur la règle incontestable que nous avons établie, la conduite des papes pendant la longue lutte qu’ils ont soutenue contre la puissance temporelle, on trouvera qu’ils se sont proposé trois buts, invariablement suivis avec toutes les forces dont ils ‘ont pu disposer en leur double qualité: 19 inébranlable maintien des lois du mariage contre toutes les attaques du libertinage tout-puissant ; 2° conservation des droits de l'Eglise et des mœurs sacerdotales ; 3° liberté de l'Italie.”

Parlant du serment de fidélité des peuples du moyenâge, Fénélon a dit:

‘ Sensim Catholicarum gentium hæc fuit sententia animis altè impressa, scilicet, supremam potestatem committi non posse nisi principi Catholico, eamque esse legem sive conditionem appositam populos inter et principem, ut populi principi fideles parerent, modo princeps ipse Catholicæ religioni obsequeretur. Quâ lege posità, putabant omnes solutum esse vinculum sacramenti fidelitatis à totà gente præstitum, simul atque princeps, eà lege violatâ, Catholicæ religioni contumaci animo restiterit.” (De auctoritate Summi Pontificis.)

Page 191.—C’est bien ici le lieu de citer l’admirable discours de M. le comte de Montalembert, prononcé, sept mois après cette conférence, à la tribune de l’Assemblée Nationale, Il insista principalement sur ce point, que la France ne-devait pas entreprendre de dieter à Pie IX une ligne de conduite politique, surtout depuis le Motu proprio du 12 septembre, où Sa Sainteté annonçait les dispositions les plus libérales. TL'illustre orateur rappelle alors aux membres de lopposition que tous les oppresseurs des papes, y compris même le grand empereur, avaient échoué lorsqu'ils ont eu recours à la violence, Il continue ainsi : —

...... C’est ce qu'il y a de plus grave dans cette lutte, ce qui doit frapper tous les esprits, même les plus prévenus, même les moins sensibles aux préoccupations que l’on suppose peut-être dominer chez moi en ce moment; ce n’est pas seulement le discrédit ou la déconsidération qui tôt ou tard s’attachent à ceux qui luttent contre le Saint-Siége, mais c’est encore la défaite ! c’est l'insuccès qui est certain; certain, notez-le bien !

Et pourquoi l’insuccès est-il certain? Ah! notez bien ceci: parce qu''! y a entre le Saint-Siége et vous, ou tout autre qui voudrait combattre contre lui, il y à inégalité de force. Et sachez bien que cette inégalité n’est pas pour vous, mais contre vous. Vous avez 500,000 hommes, des flottes, des canons, toutes les ressources que peut fournir la force matérielle. C’est vrai. Et le pape n’a rien de tout cela ; mais il a ce que vous n'avez pas, il a une force morale, un empire sur les consciences et sur les âmes auquel vous ne pouvez avoir aucune prétention, et cet empire est immortel. (Dénégation à gauche.—Vive approbation à droite.)

Vous le niez; vous niez la force morale, vous niez la foi, vous niez l'empire de l'autorité pontificale sur les âmes, cet empire qui a eu raison des plus fiers empereurs! Eh bien, soit; mais il y à une chose que vous

ne pouvez pas nier, Or, c'est la faiblesse du Saint- Siége, sachez-le, c'est cette faiblesse même qui fait sa force insurmontable contre vous. Ah! oui, il n’y a pas daus l'histoire du monde un plus grand spectacle et un plus consolant que les embarras de la force aux prises avec la faiblesse,

Permettez-moi une comparaison fumilière, Quand un homme est condamné à combattre une femme, si cette femme n’est pas la dernière des créatures, elle peut le braver impunément ; elle lui dit: Frappez, mais vous vous déshonorerez et vous ne me vaincrez pas. Eh bien lEglise n’est pas une femme, elle est. bien plus qu'une femme ; c’est une mère ! (Une triple salve d’'applaudissements accueille cette phrase de l’orateur.)

C’est une mère, c’est la mère de l'Europe, c’est la mère de la société moderne, c’est la mère de l’humanité moderne! On a beau être un fils dénaturé, un fils révolté, un fils ingrat, on reste toujours fils ; et il vient un moment, dans cette lutte parricide contre l'Eglise, où cette lutte devient :nsupportable au genre humain, et où celui qui l’a engagée tombe accablé, anéanti, soit par la défaite, soit par la réprobation unanime de l'humanité.

Figurez-vous, messieurs, Pie IX en appelant à ?’Europe, en appelant à la postérité, en apprlant à Dieu contre les violences et contre la contrainte de la France de la France qui l’a sauvé, et qui viendrait ainsi ajouter la plus ridicule des inconséquences à un crime qui n’a jamais porté bonheur à personne depuis que l’histoire existe.

£n outre, messieurs, sachez bien que vous n’en vien-

drez pas à bout, parce que l'Eglise a des ressources infinies pour la résistance.

M. CHARRAS. Nous le savons bien, demandez plutôt à Ravaillac !

M. DE MONTALEMBERT. S'il vous arrivait jamais, ce qu’à Dieu ne plaise, d’être engagés dans une lutte sérieuse avec elle, vous ne ririez pas longtemps, je vous le promets.

Voix à gauche : Nous le savons bien !

M. DE MONTALEMBERT, Je dis qu’elle a des ressources infinies pour la défense. Oh! pour l'attaque, quand cela lui arrive, et si cela lui est arrivé quelquefois, je conçois son infériorité : elle n’a rien de ce qu'il faut pour l’attaque, pour le rôle agressif ; mais, pour la défense, je vous assure qu'elle est incomparable, (C’est le contraire des places assiégées dont je vous parlais la deruière fois que j'ai paru à cette tribune. Je vous disais que les places assiégées, et c’est un axiome de la science stratégique des modernes, sont toujours prises tôt ou tard. Eh bien, pour la citadelle de l'Eglise, c’est précisément le contraire ; elle est imprenable.

Un membre à gauche: Elle n'existe plus. (Rires ironiques.)

Voix à droite: Le nom de l’auteur!

M. DE MONTALEMBERT. Vous devez le savoir, messieurs ; elle à un vieux texte, non possumus, dans un vieux livre appelé les Actes des apôtres, vieux texte qui a

été inventé par un vieux pape appelé saint Pierre (Rire général et approbation), et avec ce mot-là, je vous jure qu’elle vous conduira jusqu’à la fin des siècles sans céder, (Rumeurs à gauche.) ,

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