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furent la source de nobles actions. Nes idées démontrent qu'il devançait ses contemporains, et nous paraissent bien avancées pour l’époque.
Dès 1827, il chercha à attirer l'attention des Canadiens-Français sur cette parlie du pays, les engageant à aller s’y fixer. Tout l'effort du mouvement colonisateur devait, suivant lui, se concentrer de ce côté. Il a été le premier à pousser la colonisation vers ces beaux pays, et ce que nous y voyons maintenant établit assez qu'il avait la vue juste. Il ne cessa de s’'employer à cette œuvre nationale, et ses éloquents appels furent entendus. Pour montrer lardeur qu'il mettait à cette entreprise patriotique, nous ne saurions mieux faire que de citer des notes d'un de ses disciples dévoués, aujourd’hui évêque des cantons jadis témoins du zèle apostolique de M. Holmes :
“Un prêtre du séminaire de Québec, M. Holmes, qui se distinguait entre tous par son intelligence, l'étendue et la variété de ses connaissances,
et surtout par lamour sincère qu'il portait à
son pays d'adoption, disait, à l’époque de l'union des deux Canadas, aux jeunes gens tou-
jours avides de recueillir ses paroles et heureux
de suivre ses conseils, que les Canadiens-Français devaient, s'ils ne voulaient pas un jour disparaitre an milieu des peuples nombreux qui habitent l'Amérique du Nord, réunir tous leurs efforts pous coloniser les terres incultes de leur pays. Puis, mettant sous leurs veu: une carte du Bas-Canada, ils leur indiquait les éiablissements
français échelonnés sur les bords du fleuve St, Laurent, en leur faisant remarquer que la plus belle et la plus importante partie de leur pays (les cantons de l'Est) était occupée par d’autres que par des Canadiens. ‘“ Un jour, disait-il, un “jour viendra où il faudra se compter de part et “ d'autre, et après s'être endormis longtemps dans “une fausse sécurité, les Canadiens compren- “ dront peut-être, et il sera trop tard pour remé- “ dier au mal, ce qu'ils auraient dü faire pour “ conserver la terre qu'ils ont reçue en héritage.”
“ Plusieurs disciples de M. Holmes, encouragés par les paroles de cet ami sincère de notre pays, se mirent à l’œuvre. Par leurs discours ou par leurs écrits, ils attirèrent l’attention sur les cantons de l'Est, et l’on vit se former de grandes associations à Québec et à Montréal pour la colonisation de cette région. Il y avait là des obstacles, et je puis dire des obstacles sérieux, à surmonter; les chemins manquaient absolument, le prix des terres était très-élevé, les propriétaires souvent inconnus, les nouveaux colons dépossédés sans miséricorde. Peu à peu cependant la Législature, obligée d'écouter les voix nombreuses qui demandaient justice, fit droit aux sages demandes de quelques personnes prévoyantes, et bientôt la plupart des obstacles à l'établissement de cette belle partie d'u Bas-Canada disparurent, Voulez-vous savoir ce qui s’est fait depuis vingt ans dans les cantons de l'Est ? Consultez les deux derniers recensements et vous comprendrez la vérité de cette parole de M. Holmes : Les can-