Remarque sur les variation* de température
Enfin, il y a dans ces observations une dernière cause d’erreur, c’est l’échauffement que le faisceau lumineux ne peut manquer de produire par son action prolongée sur le liquide; l’appareil s’échauffe aussi considérablement par le passage du courant. Comme les mesures pour chaque raie prennent beaucoup de temps, vu les moxennes que nécessitent les variations de la pile, ces variations de température ont le temps de devenir sensibles et de modifier légèrement les propriétés optiques des substances; cependant il rie faut |>as en exagérer l’influence, car des variations de 5o à Go degrés ne feraient
POLARISATION ROTATOIRE MAGNÉTIQUE
que les modifier assez faiblement. Mais, d’autre part, les variations de température produisent dans les liquides des courants qui donnent lieu à des réfractions irrégulières et rendent les observations impossibles, à moins qu’on ne puisse attendre assez longtemps pour (pie l’équilibre de température soit établi. On évite ces inconvénients en séparant le tube à liquides des parois de l’hélice par un manchon rempli d'eau. Des variations de 3 à h degrés sont tout à fait négligeables.
576. Dispasliien qui permet dsbtrri rr toujaur» leu rttiea du apeetre, — Il est une disposition qui permet d’observer toujours facilement les raies du spectre avec lesquelles la bande noire doit être amenée en coïncidence : elle consiste à déplacer la fente et à la placer après les tubes contenant les liquides, au foyer d’un collimateur qui enverra sur le prisme des rayons parallèles. Le collimateur, le prisme et la lunette forment alors un speclroseope, et pour donner au phénomène plus d’intensité il est avantageux de recevoir sur une lentille cylindrique les rayons polarisés que l’on fait tomber sur la fente du collimateur.