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Héfutation dn objection* faite* à cette théorie

dette théorie a soulevé diverses objections. On a dit qu’il est impossible d’admettre l'existence de vésicules dans l'atmosphère sèche. Cela est incontestable, mais il v a incessamment dans l'atmosphère des courants qui mélangent des couches de températures différentes; de là de petites précipitations de vapeur d'eau à chaque instant.

On a aussi avancé que des sphères pleines liquides rempliraient aussi bien le but que des vésicules creuses. Mais il faut remarquer que la lumière réfléchie par une goutte d’eau sphérique se compose de la lumière que réfléchit la première surface, plus la lumière réfléchie par la seconde surface. La lumière reçue par la première surface est renvoyée dans toutes les directions; mais sur la seconde les rav uns u arrivent qu’a près s’être réfractés, de sorte qu’un faisceau cylindrique devient un cône quand il arrive à la seconde surface, et il n’y aura qu’un très-petit nombre de directions suivant lesquelles la lumière se composera de deux rayons réfléchis par les deux surfaces et capables d’interférer. L’objection n’a donc aucune valeur et l’on ne peut se refusera accepter l’explication de M. (llausius.

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436. Découverte d'Araf*. — Direction du pion de polarisation. — La réflexion de la lumière sur les vésicules d’eau donne lieu à un autre phénomène, la polarisation atmosphérique, dont la découverte est due à Arago. Kn regardant le ciel à travers une lame de quartz et un analyseur, il observa une coloration; il essaya alors de regarder de la même manière la lumière d’une lampe ou des nuages : il ne trouva rien de pareil: mais la même apparence se reproduisait s’il plaçait dans ce cas devant la première lame une tourmaline ou une lame de spath pour polariser la lumière: la polarisation atmosphérique était ainsi trouvée en même temps que la polarisation chromatique.

La lumière du ciel est donc polarisée, et, si l’on reçoit sur un polariscope à bandes de Savart. placé dans une lunette, la lumière

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ijui émane tle divers points du ciel, on reconnaît que le plan de polarisation contient le soleil, l’observateur et la direction du rayon que reçoit l'tril : c’est le caractère le plus marqué de la polarisation par réflexion.

La loi que nous venons d'indiquer est due à Ara go; elle se vérifie très-exactement si l’on considère des points qui ne soient ni rapprochés ni très-éloignés du soleil; mais la lumière que l'on reçoit sur l’analvseur est loin d’être complètement polarisée.

h\M . Horloge polaire de SI. WHealitone. — La relation qui existe entre le plan de polarisation de la lumière bleue du ciel et la position du soleil a permis à VL Wheatstone de construire un instrument curieux auquel il a donné le nom i\'lwrlo/je polaire et qui peut indiquer l’heure à cinq minutes près. Il se compose d’un tube incliné suivant la direction de l’axe du monde et qui reçoit les rayons parallèles à cet axe : ces rayons sont polarisés dans le plan qui passe par le soleil et par l’axe du monde; or ce plan n’est autre chose qu’un plan horaire; si donc l’appareil permet de déterminer à chaque instant ce plan, on aura par cela même la position du plan horaire et par suite l’heure solaire. A cet effet , à l’une des extrémités du tube est placée une lame mince cristallisée; l’épaisseur de cette lame a été choisie de manière à développer des couleurs très-sensibles; on la forme parla juxtaposition de parties d’épaisseurs diverses figurant une fleur ou un papillon et qui prennent dans la lumière polarisée des colorations différentes. On regarde à travers l’analyseur et l’on tourne la plaque jusqu’à ce que la coloration disparaisse : la section principale de la lame mince est alors parallèle au plan de polarisation de la lumière incidente. Comme la plaque mise en mouvement déplace une aiguille qui parcourt un cadran, on peut conclure l’heure de cette simple observation si l’on a disposé le cadran perpendiculairement à l’axe du monde, ce que l’on fait une fois pour toutes.

^38. Position des point H neutres. — Si le soleil est trèsélevé au-dessus de I horizon, les choses se passent comme nous venons de I indiquer; mais, s’il est xoisin de l’horizon, le phénomène

change. Au-dessous de 3o degrés d’élévation du soleil, la polarisation atteint son maximum en un point ipii est à qo degrés du soleil. Cette polarisation diminue à partir de là jusipi'à un point où elle est nulle et que l’on appelle point neutre. Le point neutre s'élève de i n à •!.’> degrés au-dessus de l’horizon du côté opposé au soleil; au-dessous de re point, le plan de polarisation est perpendiculaire au plan de réflexion.

Ce point neutre n’est pas le seul : il en est un autre qui a été découvert par M. Babinet au voisinage du soleil, quand il est voisin de l'horizon. Ce point se trouve au-dessus du soleil. Au-dessus de ce point le plan de polarisation est vertical, au-dessous il est horizontal.

M. Brewster en a indiqué un troisième un peu au-dessous du soleil; au-dessous le plan de polarisation est horizontal, au-dessus

il est vertical.

Dans la figure ‘itio, les points N, N', i\" représentent les points neutres, M est le point maximum. Les lettres V et H représentent les portions d’arc où le plan de polarisation est vertical ou horizontal. Dans tout autre plan vertical que celui (pii passe parole soleil, il n’y a pas de point neutre.

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