‹ Conferences du Rev. pere Damen, s.jChapitre 4 sur 7 · NEW-YORK · texte numérisé non relu

NEW-YORK

Or, pendant qu'ils soupaient, Jésus prit du pain, le bénif, le rompit et le donna à ses disciples en disant :

Prenez et mangez, ceci est mon corps. Et prenant le calice, il rendit grâces et il leur donna en disant :

. Buvez-en tous : car ceci

est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

S. Matth. xxvt, 26-28.

Mes bien chers Frères,

Je vais vous prouver la doctrine de l'Eglise catholique par quarante-cinq textes des saintes Ecritures. Je vous montrerai, de même, que la

religion catholique est la religion de la Bible, et que c'est la Bible elle-même qui condamne le protestantisme ; bien plus, je vous démontrerai qu'il faut croire aux mystères, c'est-à-dire à ces vérités que nous ne pouvons comprendre.

La doctrine protestante.

Afin de vous faire mieux saisir, mes bien chers Frères, les arguments que je présenterai à votre intelligence, ce soir, je commencerai d'abord par établir la doctrine de nos frères séparés, nos amis les protestants ; je l'avoue, c'est une tâche des plus difficiles. Qui dira en effet, ce qu'ils croient et ne croient pas ; il y a tant de variétés dans leurs croyances religieuses ! Ce que l'un donne comme vérité de l'Evangile, l'autre le présente comme une hérésie positive : ce que l'un défend, l'autre le combat. C'est pourquoi il est si difficile, je le répète, de bien établir leurs dogmes en matière de foi ; néanmoins, je vous présenterai la doctrine des principales sectes.

Les presbytériens disent, que dans la communion nous ne recevons pas réellement le corps et le sang de Jésus-Christ, mais bien le pain et le vin comme emblème du Christ. Les méthodistes, les baptistes et quelques autres sectaires, soutiennent que nous prenons dans la communion, le pain et le vin, non comme emblème,

mais en mémoire du Christ. Les luthériens — et ils sont nombreux, car tous savez que le protestantisme a commencé avec Martin Luther — les luthériens donc disent que dans la communion il y a le pain et le vin en même temps que le corps et le sang, par impanation. Les épiscopaliens de la Haute-Eglise disent que c'est le corps et le sang du Christ, qu'il n'y a plus ni pain ni vin, mais qu'il n'y a pas cependant transubstantiation. Vous voyez par ce court, exposé, qu'il est difficile de dire ce que nos bons amis croient en fait de doctrine.

La doctrine catholique-

Dans une conférence précédente, j'ai établi que l'Eglise catholique a été instituée par Dieu lui-même, c'est-à-dire par Jésus-Christ. Je défie qui que ce soit, Beecher comme les autres, de soutenir et de prouver le contraire. Oui, je les défie tous de prouver que l'Eglise catholique, n'est pas la vraie Eglise établie par Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant.

Je dis donc que l'Eglise catholique enseigne que, par la puissance de Dieu, et en vertu des paroles de Jésus-Christ, prononcées par le prêtre à la messe, le pain et le vin sont changés au corps et au sang de Jésus-Christ, et que c'est

ce même corps et ce même sang que les fidèles reçoivent dans la sainte communion.

Maintenant que nous comprenons assez bien la doctrine des protestants et celle des catholiques, voyons quelle est celle qui est appuyée sur la Bible : Est-ce le protestantisme ou le catholicisme ? Dans ce but je vous donnerai un extrait du 6ième chap. de St Jean. Je ne vous citerai que la Bible et, si vous le voulez, votre Bible protestante. Cet extrait, je le prends au verset 45e, crTap. VI, et quand vous serez chez vous, examinez votre Bible. Mes bons amis protestants, ne croyez pas que quand je vous appelle mes amis bien-aimés, ne croyez pas que c'est par hypocrisie que je vous parle ainsi, oh ! non. Je vous aime, je porte un très grand intérêt à votre salut, et je sacrifierais même ma propre vie pour vous. Oui, je gémis grandement sur votre sort ; on vous conduit à l'erreur et vous ne le savez pas. Comme je l'ai dit plus haut, je cite maintenant les paroles de St Jean : " Il est écrit dans les Prophéties : Ils seront tous enseignés de Dieu ; et il viendra un temps où le peuple sera instruit, dirigé non seulement par les prophètes, qui ne sont que des hommes, mais par Jésus-Christ, Dieu et homme à la fois."

Cette prophétie s'est parfaitement accomplie : " Quiconque a écouté le Père et a 'eu l'intelli-

gence, vient à moi. Ce n'est pas qu'aucun homme ait vu le Père, si ce n'est celui qui est de Dieu : celui-là à vu le Père."

" En vérité, en vérité, je vous le dis " ; les protestants traduisent dans leur Bible : " Vraiment, vraiment, " au temps de Jésus-Christ ces paroles équivalaient à un serment des plus solennels, " celui qui croit en moi a la vie éternelle." Il promet la vie éternelle à celui qui croit en lui, et commence sa doctrine par cette forme sublime et solennelle : " En vérité, en vérité je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle, " et continue son exposition en disant : "Je suis le pain de vie. Vos pères ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts. Voici le pain descendu du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point.

" Je suis le pain vivant, "

non un pain mort, " descendu du ciel." " Si quelqu'un mange de ce pain," qu'il dit être lui-même r celui-là vivra éternellement, et le pain que je lui donnerai, c'est ma propre chair."

Mes bien chers amis protestants, croyez-vous que c'est la chair de Jésus-Christ que nous mangeons ?

— Non, dit mon ami réformé, oh ! non, monsieur, je ne peux croire à une absurdité comme celle-là.

— Quoi ! vous ne croyez pas à la Bible ? Ne croyez-vous pas à la parole de Dieu ? Il dit que c'est sa chair, le croyez- vous ?

— Non, monsieur, me dites-vous.

— Alors, mes chers amis séparés, vous ne croyez pas à la Bible, vous ne croyez pas à Jésus-Christ.

— Oh ! comment cela, comment puis-je croire une telle chose ? Je n'y crois pas parceque je ne le comprends pas. Nous, protestants, nous sommes intelligents et éclairés, et nous ne croyons jamais à une chose que nous ne comprenons pas. C'est bon pour les catholiques, de croire à de telles inventions ; parce qu'ils sont naïfs et règlent leurs opinions sur celles des prêtres ; mais nous protestants, gens intelligents, je le répète, nous ne croyons pas en des choses que nous ne comprenons pas.

— Est-ce bien sûr ce que vous dites là, mes chers amis ?

— Bien certainement, monsieur, nous ne croyons pas ce que nous ne pouvons comprendre.

— Mais, mes chers amis protestants, dites-moi, croyez- vous que vous voyez ?

— Oh ! quelle question ! Est-ce que je crois que je vois. Pourquoi pas, mon cher monsieur, je sais que je vois.

— Et comprenez-vous les phénomènes de la vision ? Pouvez- vous expliquer la manière dont^

elle s'exécute ? Pouvez-vous me donner une explication de l'opération de votre œil ? Pouvezvous dire comment il se fait que, lorsque j'adresse la parole à une réunion de trois ou quatre mille personnes, toutes sont représentées sur la rétine de mon œil, chacun avec sa forme et sa couleur ; et pourquoi cette image toute matérielle donne à mon esprit des pensées, des idées et des conceptions ; idées de dimension, de forme et de couleur ? Maintenant, pouvez-vous m'expliquer comment cette figure matérielle, gravée sur la prunelle de l'œil, peut faire naître dans mon esprit, qui est tout spirituel, toutes ces pensées etc....? Enfin pouvez-vous m'expliquer tout cela ? Non, vous ne le pouvez pas. Je vous défie tous, mes bons amis ! Le plus grand homme qui ait passé sur la terre, le plus grand philosophe, n'a jamais réussi à dire comment la matière pouvait agir sur l'esprit. Maintenant, voici une action de la matière sur l'esprit, l'image matérielle de ma vue agissant sur mon âme qui est spituelle, qui ne peut être ni vue, ni sentie, ni touchée, en un mot, voici un phénomène dont vous ne pouvez rendre compte ! Eh bien, voici un mystère, voici une chose qu'aucun homme ne peut expliquer.

Vous ne croyez pas aux mystères naturels,

mes chers amis protestants ?

— Ne croyez-vous pas, à présent, que vous entendez ?

— Oh ! certainement, pourquoi pas ? Je sais, que j'entends.

— Bon, mais comment entendez-vous ?

— Yoilà une question, j'entends par les oreilles.

— Très bien, je sais d'ailleurs que vous ne pouvez entendre par les yeux ; mais pouvezvous donner raison de ce phénomène de l'ouïe ?

— Oh ! non.

— Eh bien, voici un autre mystère naturel que vous ne comprenez pas. Pouvez-vous me dire comment il se fait que la vibration- du peu d'air qui sort de mes poumons puisse faire vibrer à votre oreille un son, qui transporte à votre esprit mes pensées, mes idées et mes conceptions ? Voilà un autre mystère que vous ne comprenez pas, n'est-il pas vrai ?

Vous soutenez toujours que vous ne croyez: pas aux mystères ; en voici un autre.

— Croyez-vous que je meus ma main ?

— Oui, car je le vois.

— Mais comment lui imprimé-je ce mouvement ? Par ma volonté ; mais qu'est-ce que ma volonté ? C'est une chose spirituelle, que l'on

ne peut voir ni sentir, et qui par un seul acte de mon vouloir, fait mouvoir mes mains, mes pieds, mes lèvres et mes yeux. En un mot> l'homme entier est mis en mouvement par une seule volition. Yoici un mystère, voici une chose que vous ne comprenez pas et cependant vous y ajoutez foi.

Vous dites que vous ne croyez pas aux mystères, mais qu'êtes- vous,

Vous-mêmes, sinon un tissu de mystères

du sommet de la tête à la plante des pieds ? Qu'est-ce que l'homme, sinon un enchaînement de mystères sur mystères ? Vous répétez toujours que vous ne croyez pas aux mystères, cependant ;qu'est la nature si ce n'est un mystère ? Vous jetez la semence dans la terre, elle prend racine et produit un arbre puissant qui s'élève jusqu'aux nuages du firmament ; sur cet arbre apparaissent un beau feuillage, des rieurs charmantes, qui donnent naissance à un fruit délicieux, et enfin de ce fruit délectable sortent des milliers et des milliers d'autres graines. Pouvezvous me donner l'explication de ce travail de la nature ? Quel est celui qui peut expliquer comment cette semence, qui pourrit, peut avoir la vertu de tirer de la terre la matière qui forme

teintures si délicates et si variées, et de là les transforme en fruits, qui fournissent à leur tour des milliers de grains ? C'est un mystère naturel, I une chose que nous ne pouvons comprendre. Yous, protestants, vous n'ajoutez pas foi à cela ? Vous ne croyez pas aux mystères ; ah ! vous avez trop d'esprit pour cela !

Mais continuons. Croyez-vous que la terre que vous habitez, est un immense globe qui mesure des milliers de milles de circonférence? un globe qui a ses cités, ses villes et ses villages, ses mers, ses lacs, ses rivières, ses montagnes, etc....?

— Sur quoi repose cette immense boule ?

— Sur rien, me répondez- vous. Elle est suspendue dans l'espace, et rien ne la retient.

— Croyez- vous que ce soit possible ? Comment se peut-il, je vous le demande, qu'une masse d'un poids si énorme, puisse ainsi flotter dans le vide ? Pourquoi ne tombe-t-elle pas ? Pai quoi est-elle retenue dans l'espace ? Par quoi ?

— C'est par la gravitation dites-vous.

— Mais qu'est-ce que la gravitation ? Yous ne pouvez me l'expliquer. Ainsi donc voilà ur autre mystère naturel, dont vous ne pouve vous rendre compte.

Vous croyez aux fils télégraphiques,

n'est-ce pas ? Vous croyez à l'envoi des messages. Vous savez que pendant que a^ous conversez Avec un opérateur à New-York, toute votre conversation est rendue en Europe. * C'est l'affaire <L'un clin-d'œil. En moins d'une minute la distance est franchie Mais comment cela ?

— C'est l'électricité, me dites-vous.

— C'est bien, je le crois ; mais veuillez donc être assez complaisant pour me dire ce que vous entendez par électricité ?

— Je ne le sais.

Alors, encore un mystère ; encore quelque chose que vous ne comprenez pas, et cependant vous y croyez fort bien.

Il en est de même de la lumière,

mes chers amis. Personne jusqu'à ce jour n'a pu dire précisément ce qu'elle est. Vous en avez bien tous une certaine idée ; mais je le répète aucun homme depuis Adam jusqu'aujourd'hui n'a pu en donner une explication satisfaisante. Le grand philosophe Newton a cru l'avoir expliqué aux applaudissements enthousiastes des savants, mais lui aussi a été réfuté, et nous sommes encore dans la même ignorance. C'est un mystère naturel. L'obscurité est un mystère, l'eau est un mystère,

Tout brin d'herbe de le prairie est un mystère ;

les étoiles du firmament, toutes les créatures aquatiques et terrestres sont des mystères et vous essayez de dire que vous ne croyez pas aux mystères: ignorants que tous êtes ! Vous proclamez vous-mêmes votre ignorance en disant que vous ne croyez pas aux mystères. Si vous aviez un peu plus d'éducation, si vous connaissiez un peu plus la philosophie et les sciences naturelles, vous n'oseriez jamais dire que vous ne croyez pas aux mystères ; à chaque fois que vous le répétez, vous proclamez de nouveau à la fac% de l'univers que vous ignorez les sciences. Parce que vous savez chiffrer, lire et écrire parceque, peut-être, au moyen de la carte, vous pouvez borner le pays où vous vivez, vous vous croyez instruits. N'allez pas trop vite, mes amis, ne vantez pas trop vos lumières, n'affectez pasj la supériorité. C'est justement parceque vous en.; savez si peu, que vous osez dire qu'il n'y a pas? de mystères. Lé plus grand des philosophes, l'homme leplus"versé dans les sciences a reconnu que le monde est rempli de mystères. Par le fait que l'esprit humain, mes chers protestants, est étroit et limité, et que

I/esprit de Dieu est sans bornes

il s'ensuit que dans le concept de l'Etre infini, il y a des milliers de vérités que l'intelligence de l'homme ne peut pénétrer ; toutes ces vérités. qui sont dans l'esprit de Dieu, et que l'homme ne peut saisir, sont toutes des mystères. Plus l'esprit humain est développé, plus il perçoit des vérités que l'homme peu instruit regarde comme des mystères. Par exemple, le mathématicien, voit dans les mathématiques une foule de vérités que l'homme peu versé dans cette science ne voit pas, et qu'il considère comme des mystères. Il en est de même pour celui qui s'occupe d'arithmétique ; les résultats de certains problèmes lui sont parfaitement clairs, tandis qu'il n'y a que ténèbres et mystères pour un autre. Vous pouvez, par exemple, résoudre un problème par la règle de trois, tandis qu'un ignorant n'y voit goutte ; pour vous c'est une vérité, pour lui c'est un prodige.

Il en est ainsi pour l'esprit de Dieu. Toutes ces vérités qui lui sont évidentes, peuvent être des abîmes insondables pour l'intelligence humaine.

Maintenant quand Dieu révèle certaines vérités, quand il dit : " Ceci est la vérité," l'homme n'est-il pas obligé de le croire ? Est-ce que Dieu i n'est pas la Vérité infaillible? N'est-il pas la

Sagesse qui ne peut se tromper ? C'est pourquoi, lorsque l'on présente à notre esprit une vérité que l'on ne peut comprendre, qu'y a-t-il a faire ? N'est-ce pas de croire ? L'homme n'est-il pas obligé de croire ce que Dieu enseigne ? Voyezvous en cela quelque chose de déraisonnable, mes chers amis protestants ? Vous croyez avoir droit de rejeter les mystères, 'mais en réalité vous n'avez pas la moindre raison. Quand la vérité infaillible dit une chose, est-il sage et raisonnable de n'y pas ajouter foi ? En d'autres termes, n'est-il pas rationel et sage de croire ce que Dieu nous enseigne ? — Sans doute, répond mon ami protestant, l'homme est obligé de croire ce que Dieu enseigne, qu'il le comprenne ou non. — Très bien. Alors tout ce que nous vous demandons est de vous assurer si Dieu a dit telle chose, et s'il l'a dit, de confesser que vous êtes obligés d'y croire.

Maintenant pour ce qui concerne la vérité de la transubstantiation ; savoir, que le pain et le vin sont changés au corps et au sang de Jésus- Christ par la puissance de Dieu et les paroles Jésus-Christ, prononcées par le prêtre à la mess< est-ce que Dieu l'a dit ? Yoici, mes amis, ce que nous allons examiner ensemble, et si Dieu l'a îj dit, vous serez donc obligés de vous soumettre. N'êtes-vous pas de mon avis sur ce point, mes,

chers protestants ? Quel est celui qui se fait gloire d'être chrétien et qui ne dira pas ayec moi : c'est vrai monsieur. Si Dieu l'a dit, nous devons ajouter foi à cette parole divine. Bien, voyons si Dieu s'est prononcé sur cette grave question.

^-Yous voulez la Bible, n'est-ce pas ?

— Oui, mon Père, car nous l'aimons beaucoup.

— Parfait, alors nous vous la donnons. Cependant Jésus a dit : " Je suis le pain de vie descendu du ciel, je suis le pain vivant descendu du ciel, et le pain que je donnerai c'est ma chair. "

" Jésus dit que c'est sa chair."

Le croyez-vous ? Croyez-vous aux paroles de- Notre Divin Sauveur ? Croyez- vous à la Bible ? " Le pain que je vous donnerai, c'est ma chair." Les juifs se mirent à murmurer, dit l'apôtre S;. Jean, et disaient : " comment cet homme peutil nous donner sa chair à manger ?" Youe, voyez donc que les juifs coniprenn aient Notre* Seigneur dans le sens littéral, en disant qu'ils mangeraient réellement sa chair et boiraient son sang, aussi se dirent-ils : " Comment cet homme pent-il nous donner sa chair en nourriture? " Alors Jésus leur dit : " En vérité, en vérité je vous le dis à moins qne vous ne man-

gïeà la chair du Fils de l'Homme, et que vou ne buviez son sang, tous n'aurez point la vi en vous." Yous ne serez jamais sauvé, vous ne; verrez jamais la vie éternelle : " Celui qui mang ma chair et qui boit mon sang à la vie éter: nelle, et je le ressusciterai au dernier jour.' •Comme vous le voyez, le Christ menace ici de ]a damnation éternelle ceux qui refusent d< imanger sa chair et de boire son sang. Mainte nant, mes chers catholiques, remarquez bien vous croyez à l'Eglise, vous vous glorifiez d'êtr catholiques, et cependant vous n'allez pas à confesse, vous ne faites pas la sainte communion Yous ne mangez pas la chair du Fils de l'Homme, et toutefois Jésus-Christ dit que vous^ serez damnés. Gravez ces paroles dans votre, esprit, mes bien chers Frères. Les voici encore aine fois : " Vous n'aurez pas la vie en vous. ■" Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, je le ressusciterai au dernier; jour, et il vivra éternellement " ; car, dit JésusJ Christ : " Ma chair est véritablement une nourriture et mon sang est véritablement un breuvage." Il savait, ce divin Sauveur, que 1500 a -olus tard, le protestantisme ferait explosion e Allemagne, que cette hérésie nierait la présence réelle de son corps et de son sang dans la saint ^Eucharistie ; et que, dans son audace, il affirme*

loi

fait en face du ciel et de la terre, que le pain et le vin consacrés ne sont qu'un mémorial de Jésus-Christ. C'est pourquoi, Notre Seigneur dit : Ma chair est réellement et véritablement une nourriture et mon sang est réellement et véritablement un breuvage. En conséquence, mes chers protestants, quand vous voulez puiser dans la Bible une doctrine vraie et certaine vous devez la lire telle qu'elle est : ne rien ajouter et ne rien retrancher. Prenez le sens évident de la parole de Dieu et ainsi vous aurez la doctrine catholique. Youlez-vous tirer de la Bible la doctrine protestante, il faut faire dire à la Bible le contraire de ce qu'elle affirme. Jésus-Christ dit :

Ma chair est réellement une nourriture,

je le crois dit le catholique ; et moi, dit le réformé, je le nie. Jésus-Christ dit: Mon sang est réellement et véritablement un breuvage ; le catholique s'incline devant l'Eternelle Vérité et le protestant s'écrie : " Oh ! Seigneur Jésus, permettez-moi, je vous prie, de différer d'opinion avec vous. Vous dites que c'est votre chair, souffrez que je le nie ; vous dites que c'est votre sang, eh bien, j'espère que vous ne vous formaliserez point si je soutiens le contraire. Dans les deux cas, permettez que je déclare que ce

n'est que du pain et .du vin." Ainsi donc la religion protestante enseigne précisément le contraire de Notre Seigneur. Allons, quel est le chrétien biblique ? Evidemment c'est le catholique qui dit : Oui, ô mon Sauveur, c'est votre chair et c'est votre sang. Dites-moij est-ce le catholique qui est chrétien ? Le protestant dit.: la Bible est ma règle de foi, la Bible est mon guide. Cependant la Bible dit : " Si quelqu'un d'entre vous est malade, qu'il appelle le prêtre ; il priera pour lui, et l'oindra d'huile au nom du Seigneur." Yoilà un commandement de la Bible qui oblige le prêtre à aller chez le malade et l'oindre de l'huile sainte.

— Croyez-vous à cela, mon cher ami Protestant ?

— Non, ^Monsieur, me dites-vous, je ne voudrais ajouter pas foi a de semblables superstitions.

— Néanmoins la Bible dit que vous le devez.

— Très bien, réplique mon ami protestant; mais nous ne pouvons toujours suivre la Bibl

En effet, où est le Protestant qui appelle 1 prêtre durant la maladie pour qu'il fasse 1 onctions avec l'huile sur le malade.

Vous voyez donc, mon cher ami, que vous suivez pas la Bible ; qu'elle n'est pas votr guide et votre règle de foi.

La Bible ajoute encore qu'il faut confesser ses pèches. — S. Jacques ch. V. Le faites- vous ?

Confessez-vous vos péchés ?

— Comment, répond mon Protestant, mais me croyez- vous assez naïf pour cela ?

— La Bible le dit, mon ami. Voici que vous allez encore contre votre grand principe. La Bible dit* aussi que vous devez jeûner. Jésus Christ dit : " je vous ai donné l'exemple afin que vous fassiez comme j'ai fait." Le Christ jeûnait ; et vous, le faites-vous ?

— Oh ! non, je ne jeûne pas.

La Bible dit encore au chapitre 13e des actes des Apôtres que ceux-ci jeûnaient, et partout on nous parle du jeûne et de la prière de Jésus, durant sa vie -mortelle.

— Et vous, jeûnez-vous ?

—Oh! non, nous nous occupons fort peu de cette pratique.

— Alors, vous ne faites aucun cas de la Bible : " A moins que vous ne fassiez pénitence " dit le Seigneur, " vous périrez tous," c'est pourtant un commandement de la Bible que vous prétendez suivre à la lettre. Oui, mes chers amis, Jésus-Christ a jeûné pendant quarante jours et quarante nuits, et les Apôtres aussi pratiquèrent cette mortification. Mais il ne faut pas que

j'entreprenne de vous dire trop de choses ce soir* il ne me resterait pins assez de temps ponr traiter le sujet de ma conférence, la transubstantiation.

" Ma chair, " dit Jésns, " est vraiment nne nourriture et mon sang un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi et moi en lui. Comme mon Père qui m'a envoyé est vivant, et que je vis par mon Père ; de même celui qui me mange vivra aussi par moi." Il ne dit pas, celui qui mange le souvenir de ma personne ; ou celui qui mange ma figure, mais bien celui qui me mange. Avec cela, vous nous dites que vous ne croyez pas aux mystères, mes chers protestants, oh ! je crois que c'est une opération bien mystérieuse que de manger la figure d'une chose ! Je ne crois pas qu'il y ait un homme dans New- York capable de le faire ; il ne saurait pas pas comment s'y prendre.

" Celui qui me mange," dit le Sauveur, " vivra par moi." C'est là le pain descendu du ciel, et celui qui le mange aura la vie éternelle. C'est pourquoi, plusieurs de ses disciples dirent en entendant ces paroles :

*' Cette parole est dure, et qui peut l'écouter ? "

Vous voyez donc par là que quelques-uns des disciples comprirent que notre divin Sauveur disait qu'ils devaient réellement manger sa chair et boire son sang ; car si les disciples l'eussent compris comme les protestants le comprennent —•qu'ils mangeraient simplement un morceau de pain et boiraient un verre de vin — les disciples n'en auraient fait aucun cas. Mais au contraire ils le comprirent dans le sens propre du mot, et voilà pourquoi, ils s'écrièrent aussitôt : " Yoici des paroles qui sont dures à entendre. "

Maintenant les disciples devaient être les prédicateurs de la parole divine. Dieu les avait choisis pour aller par toute la terre, et enseigner toutes les nations ; il s'ensuit donc qu'il était de la plus haute importance pour eux de bien comprendre la doctrine de leur maître ; car si Jésus^- Christ les eût laissés dans l'erreur, il aurait été cause que le monde entier aurait été induit en erreur. Par conséquent, si Notre Seigneur n'était pas compris de ses disciples, il était donc obligé en justice, de s'expliquer. L'a-t-il fait ? Non, bien loin de là, il insiste davantage en affirmant que c'était réellement son corps et son sang. Et Jésus connaissant dans l'intime de son cœur que les disciples murmuraient sur ce sujet leur dit : " Cela vous scandalise-t-il ? Croyez^vous

cela au-dessus de ma puissance ? Vous m'avez pourtant vu rendre la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la parole aux muets, guérir les boiteux et ressusciter les morts. Eh bien, puisque je puis taire ces choses extraordinaires, pourquoi ne pourrais-je pas changer le pain et le vin en mon corps et en mon sang ? Vous croyez fort bien que lors de la création, j'ai fait sortir un homme vivant de la poussière de la terre, que d'une des côtes d'Adam j'ai formé la femme ; eh bien, s'il en est ainsi pourquoi, je vous le demande, ne puis-je pas changer le pain et le vin Êr mon corps et en mon sang ? " Que sera-ce donc, dit Jésus, si vous voyez le Fils de l'Homme monter ou il était auparavant ? C'est l'esprit qui vivifie ; la chair n'est pour rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie." Ce sont des réalités et non des figures mortes, de simples souvenirs. " Les paroles que je vous ai dites, sont esprit et vie ; mais il y en a quelques-uns d'entre vous qui ne croient pas " ; car Jésus savait, dès le commencement, qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et quel était celui qui le trahirait. Vous le voyez, mes amis, le Christ place les incrédules au même niveau que le traître Judas. " C'est pour cela, " ajoute-t-il, " que je vous ai dit que personne ne peut venir à moi, s'il ne lui est donné par mon Père. "

Alors, quelques-uns des disciples ne voulant ajouter foi aux paroles de leur divin Maître, se retirèrent de sa suite, et n'allèrent plus avec lui. Sur cela, Jésus se tournant vers les douze Apôtres leur dit : Et vous, ne

Voulez- vous point aussi me quitter?

M'abandonnerez- vous parceque j'enseigne une doctrine que vous ne pouvez comprendre ? Simon Pierre, le premier Pape répondit : " Seigneur à qui irions donc ? " c'est-à-dire si nous ne croyons en vos paroles, en qui aurons-nous foi ? Nous avons cru, et nous avons connu que vous êtes le Fils du Dieu vivant, et c'est pourquoi, continue Pierre, nous le croyons parce que vous l'avez dit, vous, le Fils du Dieu vivant. Nous le croyons, dit Pierre au nom des autres Apôtres, que nous le comprenions ou non. Vous, ô notre Dieu ! vous infaillible vérité et sagesse admirable, vous avez parlé et c'est tout.

Eh bien, mes chers protestants, n'est-ce pas raisonnable de croire à la parole de Dieu ? Les Apôtres ont-ils cru comme nous ? Les premiers chrétiens ont-ils cru comme nous ? Oui, et ils ont scellé de leur sang cette vérité de la présence réelle de Jésus-Christ.

Où est votre preuve ?

Ma preuve est dans la Bible. Vous ne voulez pas autre chose, eh bien, vous l'aurez. Je lis au chapitre 10e de la première Epître de St Paul aux Corinthiens, où l'Apôtre exhorte les fidèles à vivre en saints, la raison qui doit les y engager c'est qu'ils ont le privilège de recevoir le corps et le sang de Jésus-Christ : " C'est pourquoi, mes très chers Frères, fuyez l'idolâtrie. Je vous parle comme à des personnes sages ; jugez vousmêmes de ce que je dis," x, 14.

Je laisse cela à votre jugement, vous êtes des hommes sages et intelligents. N'est-ce pas juste ? N'est-il pas raisonnable que vous fuyiez le culte des idoles, que vous évitiez le péché ? " Car," dit-il, " n'est-il pas vrai que le calice de bénédiction que nous bénissons est la communion du sang de Jésus-Christ ? Et que le pain que nous rompons est la communion du corps du Seigneur ? " Ceci est le texte même de la Bible protestante. Vous voyez que saint Paul considère ce point comme admis, et qu'en conséquence, ils devaient mener une vie sainte et pure parcequ'il leur est accordé de recevoir chaque jour le corps et le sang de Jésus-Christ.

Au chapitre XI de la même épitre aux Corinthien, saint Paul dit après les avoir engagés à communier dignement : " C'est du Seigneur

que j'ai appris ce que je vous ai enseigné ; savoir que le Seigneur Jésus, la nuit même qu'il devait être livré, prit du pain, et ayant rendu, grâce à Dieu, le rompit, et dit :

Prenez et mangez : ceci est mon corps

qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi. Ce calice est la nouvelle alliance de mon sang, faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous le boirez."

— Oh ! dit mon protestant, voilà ce qui explique tout : faites ceci en mémoire de moi.

— Faites, quoi ? Prenez et mangez, dit le Christ, ceci est mon corps ; prenez et buvez, ceci est mon sang, et faites ceci en mémoire de moi. " Prenez et mangez, ceci est mon corps ; prenez et buvez ceci est mon sang." Voici le Sophisme de nos amis les protestants dans l'explication de la Bible.

Jésus-Christ n'a pas dit : Prenez le pain en mémoire de moi ; prenez le vin en mémoire de moi. Mais il a dit : " Prenez et mangez, ceci est mon mon corps " et " prenez et buvez ceci est ion sang," et que cette action de manger mon corps et de boire mon sang soit faite en mémoire Le moi. Il n'a pas dit, prenez une gorgée de rin et une bouchée de pain, et souvenez-vous de moi ; mais il a dit : Prenez et mangez : ceci

est mon corps ; prenez et buvez : ceci est mon? sang. Souvenez-vous de moi toutes les fois que vous mangerez ma chair et que vous boirez mon sang, c'est-à-dire, souvenez- vous de mes souffrances et de ma mort. Yoilà exactement l'explication que nous donne St Paul des paroles de Jésus-Christ : " Car toutes les fois," dit-il, " que vous mangerez ce pain, et que vous boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur,, jusqu'à ce qu'il vienne " ; c'est-à-dire, vous vous, souviendrez de la mort du Christ à chaque fois; que vous prendrez la sainte communion. " C'est pourquoi, quiconque mangera ce pain ou boira ce calice indignement, sera coupable du corps et du sang du Seigneur " ; sera coupable de la profanation du corps et du sang de Jésus. Mais, mon cher ami protestant, comment puis-je profaner le corps et le sang de Jésus là où ce corps et ce sang ne sont pas ? Si je puis le profaner, c'est qu'il est là. Si vous prenez la Bible telle qu'elle est vous arriverez nécessairement à reconnaître la vérité de la Présence réelle ; mais non, vous vous induisez en erreur par une interprétation fausse des Saints Livres. " Que l'homme donc s'éprouve lui-même, et qu'il mange ainsi de ce pain, et qu'il boive de ce calice ; car celui qui en mange et en boit indignement, mange et boit sa propre condamnation, ne faisant pas le

discernement du corps du Seigneur. " — " Je mange, " dit St Paul, " ma propre condamnation," parce que je mange et bois indignement, et ne respecte pas le corps et le sang de Jésus. Maintenant, mes bon amis, souffrez que j'attire encore votre attention, sur les paroles de l'institution de l'Eucharistie, rapportées par S. Matthieu, ch. xxvi, v. 26 : " Or, pendant qu'ils soupaient, Jésus prit du pain dans ses mains sacrées et vénérables, le bénit, le rompit et le donna à ses disciples, disant : Prenez et mangez, ceci est mon corps." Cette scène se passa la nuit qui précéda sa mort sur la croix, la dernière nuit qu'il passa avec ses disciples, revêtu de sa chair mortelle. Qui osera dire que le Sauveur, dans ce mement solennel, eût pu dire autre chose que la vérité ? Qui ne craindra de mettre en doute la vérité des paroles du Fils de Dieu

u Prenez et mangez, " dit-il : " ceci est mon corps ; " prenez et buvez, ceci est mon sang."

Pensez-vous qu'il ait dit la vérité en prononçant ces paroles ? Oh ! sans doute ; le Christ a toujours dit la vérité. Oui, la vérité même. Eh bien, si le Sauveur a toujours dit la vérité, la doctrine catholique est donc la vraie doctrine. Si vous soutenez que ce n'était pas son corps et son sang, alors, mes bons amis, vous donnez le plus grand démenti au Fils de Dieu. Et, je vous

le demande, où est l'homme qui aura l'audac et l'insolence d'accuser de mensonge le Fi] s di Dieu vivant ?

— Accuserez-vous Jésus de fraude et de mensonge, mes bons protestants ? Croyez-vous en Jésus-Christ ?

— Oui, me dites vous.

— Croyez-vous en ce qu'il dit ?

— Non.

— Allons donc, si vous ne croyez pas en Jésus, vous n'êtes pas chrétiens. Ne me parlez plus de votre Bible, vous n'y croyez pas non plus. Renoncez complètement à la religion chrétienne ou bien revenez à la foi catholique. Yous ne pouvez croire à Jésus et à la Bible, demeurer dans votre protestantisme et soutenir que le Verbe de Dieu n'a pas dit la vérité. Oui, il a dit la vérité. Il a dit que c'était son corps et son sang, et le nier, serait, je le répète, donner le plus formel démenti a l'Eternelle Vérité.

Cette doctrine de la foi catholique est aussi ancienne que le christianisme lui-même. Elle a été reçue dès le commencement du christianisme, bien avant l'apparition de la Réforme dans le monde. Voulez-vous vous en convaincre, lisez les œuvres de S. Ambroise et de St Jean- Chrysostôme, cités par les protestants eux-mêmes, comme des hommes d'une science profonde et

d'une vertu et d'une sainteté extraordinaires, Ces savants ont écrits des volumes entiers sur la présence réelle de Jésus-Christ dans l'adorable sacrement de l'Eucharistie, et Dieu merci, plusieurs de nos amis protestants partisans de la. Bible, ont quitté l'hérésie et abandonné l'erreur. Ils admettent maintenant les doctrines de l'Eglise catholique, et même en Allemagne, en dépit des persécutions affreuses tramées contre la véritable Eglise par Bismark, des centaines, et des centaines de Luthériens, des centaines de savants, de diplomates et de riches rentrent dans le giron de l'Eglise catholique, et que Dieu en soit loué, parmi eux un grand nombre de ministres. En Angleterre, combien de pasteurs ne se sont-ils pas inclinés devant la vraie foi,durant les trente-cinq dernières années. Pas moins de deux mille cinq cents. Mais comment se sont opérées ces conversions ? Par la lecture de ces livres écrits il y a seize cents ans, en latin et en grec par nos ancêtres dans la foi, et •qui renferment la doctrine catholique telle que nous l'avons aujourd'hui. Nous avons été induits en erreur, on nous a séparés de notre mère, l'Eglise ; nous avons marché dans la voie de la damnation éternelle, mais il est encore temps, se dirent-ils, revenons à la vraie religion de Jésus - Christ.

Des centaines et des milliers de protestants en Allemagne, en Angleterre et aux Etats-Unis tournent le dos à l'hérésie. Un grand nombre de ministres sont aujourd'hui de bons prêtres catholique, des évêques distingués et même des cardinaux, parce que c'était des hommes d'une haute intelligence. Ces savants, mes amis, n'étaient pas conduits par d'aveugles préjugés : ils ne suivaient pas la populace grossière, ignorante.

— Qu'importe dites-vous : " Je hais le catholicisme quelqu'il soit."

Les juifs haïssaient Jésus-Christ et cela ne les a pas sauvés. Ainsi, vous haïssez les catholiques ; mais cela ne vous mènera pas au ciel- Permettez que je vous dise la vérité. Quand vous serez devant votre juge suprême, en face de l'éternité malheureuse, vous vous souviendrez, de ces paroles et vous direz : " Ah ! si j'avais, pris le conseil de ce vieillard," mais il sera trop* tard, car aussitôt vous serez jeté dans la prison, , d'où l'on ne sort jamais. Ne vous, trompez pas, mes bons amis, ce n'est pas le temps de rire et de plaisanter : la chose est trop sérieuse, vpus avez une âme à sauver ; et il n'y a pas d'autre moyen pour opérer ce salut si nécessaire, que d'embrasser la vraie religion. En conséquence, je voudrais vous engager à prier Dieu avec

ferveur et confiance, de vous conduire dans le droit sentier. Procurez- vous, si c'est possible les trois volumes, que je vous ai si fortement recommandés. Lisez-les, étudiez-les à fond, pour vous mettre en état de comprendre la doctrine catholique.

Procurez-vous mes conférences, lisez-les attentivement et montrez-les à votre ministre pour qu'il réfute les arguments qui y sont contenus ; s'il ne vous donne satisfaction, venez à moi, et je vous promets de vous faire connaître la vérité.

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