‹ Conférences du Rév. Père Damen, S.J. [microforme]Chapitre 2 sur 3 · LE · texte numérisé non relu

LE

po Moyen de sonnaiître les vérités révélées par Dieu —La Bible ne Hi suffit pas. CO

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Nous devons croire en Jésus-Christ, nous de- et vens croire tout ce qu'il a enseigné, et ce que Dieu a révélé, et c’est en cela que consiste la vraie foi. Sans cette foi, il n’y à pas de salut . : sans cette foi, aucune espérance du ciel ; sans cette foi, c’est la damnation pour l'éternité.

Si Notre-Seigneur nous commande, sous peine à de damnation éternelle, de croire ce qu’il nous ! : a enseigné, il doit nous avæir donné le moyen : de le connaître. Ce moyen doit avoir été, dans tous les temps, à la portée de tout le monde ; car tout homme a droit de sauver son âme ; il a, 4 par là même, le droit de posséder les moyens à d'apprendre ce que Dieu a enseigné et de le ‘ croire, afin de se sauver.

En second lieu, le moyen que Dieu nous ; donne pour connaître ce qu’il nous a enseigné , doit être un moyen adapté à la capacité de toutes les intelligences, même les plus bornées ;

cur ceux qui sont les plus bornés dans leur intelligence ont droit au salut, comme les autres, et par conséquent ont droit de posséder le moyen qui leur fera connaître les vérités que Dieu a onseignées, afin de pouvoir les Croire et se sauver. P

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En outre, le moyen que Dieu nous donne pour connaître ce qu'il a enseigné doit être infaillible ; car si c’est un moyen qui peut nous conduire à l'erreur, ce n’est pas un moyen du tout. Le moyen que Dieu nous donne doit être infaillible, de manière que tout homme qui l’emploiera sera infailliblement, sans craïnte de se tromper et d’errer, amené à la‘connaissance de toutes les vérités que Dieu a révélées.

Le raisonnement qui me reste à faire va reposer sur les vérités que je viens d'établir ; il est important qu’on comprenne bien ces vérités : c'est sur elles que repose toute la force de mon argumentation.

Je le répèterai brièvement :

Qi Dieu me commande, sous peine de damnation, de croire toutes les vérités qu'il a enseignées, il est tenu de me donner le moyen de connaître ce qu’il a enseigné.

Et le moyen qu’il me donne pour connaître ce qu'il a enseigné doit être un moyen qui à été, dans tous les temps, à la portée de toutes . les intelligences ; un moyen sûr et infaillible, de manière que quiconque l’emploiera parviendra sûrement à la connaissance de toutes les vérités que Dieu a enseignées. |

Dieu nous a-t-il donné un moyen de connaître les vérités révélées ?

Oui, disent les protestants, il nous l'a donné. Ê

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Les catholiques l’affirment également.

Maintenant, quel est le moyen que Dieu nous M “

a donné pour connaître les vérités qu'il a révé- ve Jées ? doc EE —La Bible, disent les protestants, la Bible, d toute la Bible et rien que la Bible. | E ” Et nous, catholiques, nous disons :—Non, pas à ñ la Bible et son interprétation privée, mais pe l'Eglise de Dieu. L 1 d Je vais expliquer cette vérité si clairement }$ :

que tout le monde comprendra qu’il en est | ainsi; et je défie qui que ce scit de pouvoir DE © réfuter ce que je vais dire. lé

Je dis donc que ce n’est pas la Bible, inter- 1 ES prétéesuivant l'esprit d’un chacun, mais l'Eglise L du Dieu vivant qui a été chargée d'instruire les hommes des vérités révélées ; car, si Dieu avait voulu que les hommes fussent enseignés par un livre, la Bible, il aurait certainement donné ce livre aux hommes; Jésus-Christ nous l'aurait certainement donné. L’a-t-il fait ? Non, il ne l’a pas fait.

Notre-Seigneur a envoyé ses apôtres par tout l'univers et leur a dit: Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit: leur enseignant à observer Loules les choses que je vous ai commandées.

Jésus-Christ n'a pas dit: Asseyez-vous, écrivez des bibles, colportez-les dans tout le monde,

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Samohséffn lire sa bible et l’interpréter à sa façon. Si Jésus-Christ eût dit cela, il n'y aurait jamais eu sur la terre d'Eglise chrétienne, de société une dans sa foi et son gouvernement, mais il n'y aurait eu qu'une Babel et une confusion de voix discordantes. Notre-Seigneur n’a donc pas dit à ses apôtres : « Allez, écrivez des bibles, distribuez-les, et laissez chacun l’interpréter à sa manière. ” (Ce commandement était réservé pour le xvième siècle, et nous en avons vu les résultats.

Depuis le xvième siècle, on a vu surgir reliœions sur religions, églises sur églises, combattant, disputant les unes contre les autres ; et cela, à cause de l'interprétation de la Bible.

. Jésus-Christ envoya ses apôtres avec autorité pour enseigner toutes les nations ; mais il ne leur commanda jamais d'écrire la Bible. Et les apôtres 5e dispersèrent, prèchèrent partout, établirent l'Eglise de Dieu sur toute la terre, mais ils ne songèrent pas à écrire la Bible.

Qaint Mathieu a écrit le premier mot du Nouveau-Testament, et il l’a écrit pour l'utilité privée de quelques individus. Il écrivit son évangile environ sept ans après l'ascension de Notre- Seigneur au ciel, de sorte que l'Eglise établie par Jésus-Christ existait déjà depuis sept ans lorsque la première ligne du Nouveau-Testsment fut écrite. Saint Marc écrivait environ dix ans

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après l'ascension de Notre-Sanveur : saint Luc, environ vingt-cinq ans, et saint Jean, environ soixante et trois ans après que l'Eglise de Dieu eût êté établie sur la terre. Saint Jean écrivait la dernière partie de la bible, l'Apocalypse, ou livre des révélations, environ soixante et cinq ans après l'ascension de Jésus-Christ et l'établise sement de l'Eglise de Dieu sur la terre. Ainsi la religion catholique a existé environ soixantecinq ans avant que la Bible fût complètement écrite.

Je le demande aux protestants ces chrétiens qui ont vécu avant que la Bible fût achevée étaient-ils réellement chrétiens, et de bons chrétiens, des chrétiens éclairés ? Connaissaientils la religion de Jésus-Christ? Qui osera avancer que tous ceux qui ont vécu depuis le temps de l’ascension de NS. Jésus-Christ au ciel, jusqu'au jour où la Bible a été terminée, n'étaient pas chrétiens ? C’est admis par. tous, qu'ils étaient de beaucoup les meilleurs chrétiens, les plus parfaits chrétiens, les prémices du sang de Jésus-Christ. Mais comment ont-ils connu ce qu'ils avaient à faire pour se sauver ? Est-ce la Bible qui le leur a appris? N on, puisque la Bible n'était pas encore écrite.

Et si la Bible est le seul maître qui doive enseigner aux hommes les vérités nécessaires au salut, notre divin Sauveur a donc laissé son

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Les apôtres étaient-ils de véritables chrétiens ? je le demande aux protestants. — Oui, sans doute, répondez-vous, puisqu'ils furent les véritables fondateurs du Christianisme ?

Eh bien, sachez que pas un des apôtres n’a

À lu la Bible, pas un seul d’entre eux, excepté

peut-être saint Jean; tous sont morts martyrs pour la foi de Jésus-Christ, et ils n’ont jamais vu le couvert d'une Bible, puisque tous ont été martyrisés avant que la Bible eût été achevée. Comment donc ces chrétiens qui vivaient durant les soixante-cinq premières années après l'ascension de Jésus-Christ, comment ont-ils appris ce qu'ils avaient à faire pour sauver leurs

À âmes? Ils l’ont appris exactement de la même

manière que nous, catholiques, l’apprenons encore aujourd'hui. Nous sommes enseignés par

: l'Eglise de Dieu ; les premiers chrétiens l’étaient

aussi comme nous, et Notre-Seigneur laissa son Eglise sans Bible non-seulement pendant soixante-cinq ans, mais même pendant plus de trois cents ans. Car à peine l'Eglise de Dicu eût-elle été établie qu’elle se répandit aussitôt sur toute la face de la teric. et alors, pendant trois cents ans, le peuple chrétien ne sut pas ce que c'était

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Plusieurs faux évangiles furent écrits du temps même des apôtres ; ainsi il y avait l'é-

. vangile de Simon, ceux de Nicodème, de Marie,

de Barnabas, de l'enfance de Jésus ; tous ces évangiles étaient répandus parmi le peuple, et le peuple ignorait quel était le véritable évan-

gile ; il ne savait pas comment distinguer l'é-

vangile inspiré de l’évangile faux et empoisonné par l'erreur. Les savants eux-mêmes étaient à se disputer pour savoir s’il fallait donner la préférence à l’évangile de Simon ou à celui de Mathieu ; à l’'évangile de Nicodème ou à celui de Marc ; à l'évangile de Marie ou à celui de Luc ; à l’évangile de l’enfance de Jésus ou à celui de saint Jean.

Il en était de même des épitres; car plusieurs étaient fausses et empoisonnés par l'erreur, et pendant plus de trois cents ans le peuple chrétien n'eut aucun moyen de discerner le véritable évangile d'avec le faux, et par conséquent, le peuple chrétien ne pouvait prendre la Bible pour guide, puisqu'il ne savait pas ce qui constituait les livres de la Bible.

Au quatrième siècle, le pape de Rome, le chef

de toute l’Egliseyle successeur de saint Pierre, assembla tous les évêques du monde dans un concile, et alors, dans ce concile, il fut décrété que la Bible, telle que nous, catholiques, l’avons maintenant, est la parole de Dieu ; tandis que

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tiques ; qu'il n’y avait aucune preuve de leur inspiration, et qu'au contraire, les évangiles de saint Luc, de saint Mathicu, de saint Marc, de saint Jean, ainsi que l’Apocalypse, étaient inspirés par Dieu et par le soufle de l’Esprit-Saint. Jusqu'à ce temps-là, c'est-à-dire pendant l’espace de plus de trois cents ans, le monde entier ne sut pas ce qui constituait la Bible. Par conséquent, on ne pouvait pas prendre la Bible pour guide puisqu'on ne savait pas qu'est-ce qui constituait la Bible. Si notre divin Sauveur eût voulu que les hommes apprissent leur religion uniquement par la lecture d’un livre

MU aurait-il laissé le monde chrétien pendant trois / cents ans sans ce livre ? Non, bien certaine- », ment.

Non-seulement le monde chrétien est resté trois cents ans sans avoir de Bible, mais il a même été quatorze cents ans sans avoir ce livre sacré.

Car, avant l'invention de l'imprimerie, les Bibles étaient des choses rares et qui coûtaient cher. Ceux qui connaissent tant soit peu l’histoire savent que l'imprimerie n’a été découverte que depuis quatre cents ans ou un peu plus, c'est-à-dire vers le milieu du xvème siècle, envi-

Su 18 0

ron cent ans avant qu'il existât des protestants sur la terre. Comme je l'ai dit, avant la découverte de l'imprimerie, les livres étaient rares et coûtaient cher. Les histoires nous disent que durant le xième siècle, c'est-à-dire huit cents ans avant aujourd’hui, les Bibles étaient si rares et si coûteuses, que pour s’en procurer une seule copie il fallait dépenser une fortune, et même une fortune considérable : il fallait la moitié de la vie d’un homme pour faire une seule copie de la Bible. Avant la découverte de l'imprimerie, il fallait tout écrire avec une plume, sur du parchemin, ou peau de mouton ; c'était un travrail très dispendieux.

Pour avoir une idée du prix probable d’une Bible en ce temps-là, supposons qu’un homme dût travailler dix ans pour faire une copie de ia. Bible, à raison d’une piastre par jour ; à ce compte, cette Bible aurait valu 3,650 piastres. Supposons maintenant qu’un homme dûttravailler vingt ans pour copier la Bible ; Car les historiens disent qu’il lui aurait fallu ce temps, vu qu'un copiste n'avait pas alors, pour l'aider dans son travail, les facilités que nous avons aujourd’hui ; payant le copiste une piatre par jour, pendant vingt ans, le prix d’une Bible serait monté à près de huit mille piastres.

Supposons qu'on vienne vous dire maintenant : Mes bons amis, il faut sauver votre àme ; car si vous la perdez, teut est perdu.

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—Certainement, il n’y a pas à en douter; mais

à que devons-nous faire pour sauver notre âme ?

Le ministre protestant prenant la parole :

—I] faut vous procurer une Bible ; vous en trouverez une, à tel magasin sur la rue Notre- Dame, à tel autre sur la rue Saint-Paul.

—Combien pourra me coûter une Bible ?

— Huit mille piastres !

Vous vous écrirez alors tout bonnerhenf :

— Dieu soit béni ! mais ne pourrions-nous pas aller au ciel sans ce livre-là ?

—Oh ! dirait le ministre, votre âme ne vautelle pas plus que huit mille piastres ?

Oui, sans doute, mais vous diriez que vous n'avez pas d'argent ; et si vous ne pouvez pas vous procurer une Bible, comme votre salut en dépend, d’après les protestants, vous seriez condamné à demeurer à la porte du royaume des cieux ; ce serait, en vérité, une condition bien désespérante.

Or, pendant 1,400 ans, le monde a été laissé sans Bible ; pas une personne sur dix mille, pas une même sur vingt mille n'avait une Bible avant la découverte de l'imprimerie. Notre-Seigneur aurait-il laissé le monde sans ce livre, s’il eût été nécessaire pour le salut ? Non, bien certainement.

Supposons, pour un moment, que tout le

monde eût une Bible ; qu’on eût écrit des Bibles dès le commencement du Christianisme ; que

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chacun, homme, femme, enfant, eût une copie de la Bible en sa possession, quel avantage aurait procuré ce livre à ceux qui ne savaient pas lire ? Il serait resté à l'état de mystère pour ces personnes. Même de nos jours, la moitié des hommes sur la terre ne savent pas lire.

Allons plus loin ; comme la Bible, était écrite en grec et en hébreux, la connaissance de ces langues était nécessaire pour pouvoir la lire.

Mais maintenant, dira-t-on, nous l'avons traduite en français, en anglais et dans toutes les langues modernes.

Oui, c’est vrai ; mais le protestant est-il certain qu’il a une traduction fidèle de la Bible ? S'il n’est pas sûr que sa traduction est fidèle, il n'est pas sûr d'avoir la parole de Dieu. S'il a une traduction de la Bible fausse, erronée, il possède l’ouvrage d’un homme, rien de plus.

Sur quoi peut se baser votre certitude ? Comment reconnaître que vous avez une traduction fidèle du grec et de l'hébreux ?2—Je ne sais ni le grec ni l'hébreux, me dit le protestant. Je m'en rapporte à l'opinion des savants pour la traduction de la Bible que j'ai ; je me base sur leur décision.

Supposez que ces savants soient divisés dans leurs opinions ; que les uns disent que cette traduction est bonne, que les autres disent qu'elle est fausse; alors, c’en est fait de votre

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Hoi : vous commencerez à douter, à hésiter, puis-

que vous ignorez si la traduction que vous possédez est vraie ou fausse.

Quant à ce qui regarde ia traduction protestante de la Bible, il faut bien savoir que les protestants les plus érudits disent que la traduction dont ils se servent, celle du roi Jacques, est très fausse et remplie d'erreurs. Et les ministres, les prédicants et les évêques protestants

Mont écrit des volumes entiers pour signaler

toutes les erreurs qui se trouvent dans cette

Atraduction du roi Jacques; et les protestants de

toutes les sectes sont d'accord là-dessus.

Il y quelques années, il y eut à Saint-Louis,

faux Etats-Unis, une réunion de ministres pro-

Mtestants : toutes les sectes protestantes avaient été invitées à cette convention, dont le but était ide pourvoir Bible.

à une nouvelle tradaction de la Les délibérations de cette assemblée

Mfurent publiées dans le journal appelé Missouri D Republican. On y voit qu'un ministre presbyà térien, se levant, fit valoir la nécessité de publier

june nouvelle traduction de la Bible, et il déiclara qu’il ne se trouve pas moins de trente

mille erreurs dans la traduction protéstante de

[la Bible... Et après cela, les protestants nous

disent que la Bible est leur seul guide, leur

seul maître ! Quel maître qui se présente à vous javec trente mille erreurs ! Dieu nous garde d’un

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tel maître pour nous instruire ! Uneerreur, c'est rôt déjà trop; mais érente mille, oh! c'est un peu fin fort ! | Has Un autre prédicant, un baptiste, je pense, se Belle leva dans cette assemblée, et argumentant en Ed'h. faveur d’une nouvelle traduction de la Bible, il È dit : É —Depuis longtemps le monde est privé de la} parole de Dieu; car la Bible que nous possé- re. dons n’est pas du tout la parole de Dieu. | Voilà où en sont les ministres protestants.

Ceux qui lisent les journaux savent qu’il y à quelques années, on présenta une requête au parlement anglais, lui demandant une allocation de quelques mille louis pour aider à la publica-} tion d’une nouvelle traduction de la Bible pro- BR testante: les evêques protestants eux-mêmes, ainsi que les ministres, étaient à la tête du mouvement. Je suppose que cette nouvelle tra- ES duction sera encore un peu plus mauvaise que} l’ancienne. 4 Avec tout cela, comment les protestants peur! vent-ils être sûrs de leur foi? Ils nous disent + que la Bible est leur guide, et il: 1° saven! pass même s'ils ont la Bible. à Supposons même, pour un moment, que tous} aient la Bible... peuvent-ils tous la lire ? en!

AN 1 De #4 cd à: 4 ke î : f È de ë 1 Fa LA k F1 15 14 À +: 112 À.

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