‹ Conférences du Révérend Père Damen, S.J. [microforme]Chapitre 15 sur 21 · WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y

religion catholique est la religion de la Bible !

et que c’est la Bible elle-même qui condampe le!

protestantisme ; bien plus, je vous démontrerai ° Q REA \ Q «

qu'il faut croire aux mystères, c’est-à-dire à ces

vérités que nous ne pouvons comprendre.

La doctrine protestante.

Afin de vous faire mieux saisir, mes bien chers #4 Frères, les arguments que je présenterai à votre {4

intelligence, ce soir, je commencerai d’abord par établir la doctrine de nos frères séparés, nos amis les protestants ; je l'avoue, c’est une tâche des plus difficiles. Qui dira en effet, ce aw’ils croient

et ne croient pas ; il y a tant de variétés dans Æ

leurs croyances religieuses ! Ce que l’un donne comme vérité de l'Evangile, l’autre le présente comme une hérésie positive : ce que l’un défend, l’autre le combat. C’est pourquoi il est si difficile, je le répète, de bien établir leurs dogmes en matière de foi; néanmoins, je vous présenterai la doctrine des principales sectes.

Les presbytériens disent, que dans la communion nous ne recevons pas réellement le corps et le sang de Jésus-Christ, mais bien le pain et Je vin comme emblème du Christ. Les métho- distes, les baptistes et quelques autres sectaires, soutiennent que nous prenons dans la commu nion, le pain et le vin, non comme emblême,

Bible,

pe le!

itrerai

> à Ces

chers

votre.

rd par amis e des

‘olent

dans &

lonne sente fend, diff DIN €8 ésen-

| mais en mémoire du Christ. Les luthériens— | et ils sont nombreux, car vous savez que le pro- | testantisme a commencé avec Martin Luther—

les luthériens donc disent que dans la communion il y a le pain et le vin en même temps quele | corps et le sang, par impanation. Les épiscopaliens de la Haute-Eglise disent que c’est le corps et le saag du Christ, qu’il n’y a pius ni pain ni vin, mais qu'il n’y a pas cependant transubstantation. Vous voyez par ce court exposé, qu'il est difficile de dire ce que nos bons amis croient en fait de doctrine.

SRE RES RSS ne LS RE pate mi caren sat e arme So RE von

DR RE TU ES CES DT ne

. La doctrine catholique.

Dans une conférence précédente, j'ai établi que l'Eglise catholique a été instituéé par Dieu lui-même, c’est-à-dire par Jésus-Christ. Je défie qui que ce soit, Beecher comme les autres, de soutenir et de prouver le contraire. Oui, je les défie tous de prouver que l'Eglise catholique, n'est pas la vraie Eglise établie par Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant.

Je dis donc que l'Eglise catholique enseigne que, par la puissance de Dien, et en vertu des paroles de Jésus-Christ, prononcées par le prêtre à la messe, le pain et le vin sont changés au corps et au sang de Jésus-Christ, et que c’est

êe mêMe corps et ce même sang due les fidèles @ reçoivent dans la sainte communion.

Maintenant que nous comprenons assez bien

la doctrine des protestants et celle des catholi- 4 « ques, voyons quelle est celle qui est appuyée

ro sür la Bible: Est-ce le protestantisme ou le se. catholicisme ? Dans ce but je vous donnerai un Æ ar extrait du 6ième chap. de St Jean. Je ne vous sole citerai que la Bible et, si vous le voulez, votre 4% étel Bible protestante. Cet extrait, je le prends au % cro verset 45e, chap: VI, et quand vous serez chez % jori vous, examinez votre Bible. Mes bons amis pro. #8 vér testants, ne croyez pas que quand je vous appelle @ vie mes amis bien-aimés, ne croyez pas que c'est f dis: par hypocrisie que je vous parle ainsi, oh! non. # ma Je vous aime, je porte un très grand intérêt à #5 mo

votre salut, et je sacrifierais même ma propre vie cel pour vous. Oui, je gémis grandement sur votre sort; on vous conduit à l’e seur et vous ne le

savez pas. Comme je l'ai dit plus haut, je cite Æ no maintenant les paroles de St Jean: “Il est écrit Se qu

dans les Prorhéties: Ils seront tous enseignés & ‘ce

de Dieu ; et il viendra un temps où le peuple @ lui

sera instruit, dirigé non seulement par les pro 4 phètes, qui ne sont que des hommes, mais par @ qu Jésus-Christ, Dieu et homme à la fois.” D ce 0 . Cette prophétie s’est parfaitement accomplie: ee ‘ Quiconque a écouté le Père et a eu l’intelli- #8 °!

ce

fidèles

Z bien atholi-

puyée À

ou le lai un ) Vous votre ds au chez 8 Dropelle ) C’est non, srêt à re vie votre ne le à cite

écrit à

ignés euple ; pro S par

plie :

telli-

M vice éternelle, ” D disant: “Je suis le pain de vié. Vos pères ont

gence, vient à moi. Ce n'est pas qu'aucun

[homme ait vu le Père, si ce n’est celui qui

est de Dieu : celui-là à vu le Père.”

“ En vérité, en vérité, je vous le dis”; les protestants traduisent dans leur Bible : “ Vraimen’, vraiment, ” au temps de Jésus-Christ ces paroles équivalaient à un serment des plus E solennels, “ celui qui “croit en moi a la vie D éternelle.” Il promet la vie éternelle à celui qui

croit en lui, et commence sa doctrine par cette

BD jorme sublime et solennelle: ‘“ En vérité, en D vérité Je vous le dis, celui qui croit en moi a la

et continue son exposition en

mangé la manne dans le désert et ils sont

D morts. Voici le pain descendu du ciel, afin que M celui qui en mange ne meure point.

‘ Je suis le pain vivant, ”

non un pain mort, ‘ descendu du ciel.” “Si quel-

| qu'un mange de ce pain,” qu’il dit être lui-même

‘ celui-là vivra éternellement, et le pain que je

| lui donnerai, c’est ma propre chair.”

Mes bien chers amis protestants, croyez-vous que c'est la chair de Jésus-Christ que nous mangeons ?

—Non, dit mon ami réformé, oh! non, mon- |

sieur, je ne peux croire à une absurdité comme

celle-là.

| | 2e M H aa | | | j'E nul | Fi} | | | | Fi

Fe pui #4 ++

vision ? Pouvez-vous expliquer la manière dont

— Quoi! vous ne croyez pas à la Bible? Nc:

croyez-vous pas à la parole de Dieu? Il dit que” c’est sa chair, Le croyez-vous ?

—Non, monsieur, me dites-vous.

— Alors, mes chers amis séparés, vous ne croyez! pas à la Bible, vous ne croyez pas à Jésus-Christ,

—Oh! comment cela, comment puis-je croire une telle chose ? Je n’y crois pas parceque je ne le comprends pas. Nous, protestants, nous sommes intelligents et éclairés, et nous ne croyons jamais à une chose que nous ne comprenons pas. C’est bon pour les catholiques, de croire À de telles inventions ; parce qu'ils sont naïfs et 1 règlent leurs opinions sur celles des prêtres ; mais nous protestants, gens intelligents, je le répète, nous ne croyons pas en des choses que nous ne comprenons pas.

— Est-ce bien sûr ce que vous dites là, mes chers amis ?

—Bien certainement, monsieur, nous ne croy- ! ons pas ce que nous ne pouvons comprendre.

—Mais, mes chers amis protestants, dites-moi, ! croyez-Vous que vous voyez ?

—Oh ! quelle question! Est-ce que je crois 4 que je vois. Pourquoi pas, mon cher monsieur, je sais que je vois. | |

Et comprenez-vous les phénomènes de la

e? Na dit que Mlle s'exécute ? Pouvez-vous me donner une Mxplication de l'opération de votre œil ? Pouvezous dire comment il se fait que, lorsque j’adresse à croyez la parole à une réunion de trois ou quatre mille Christ. Mipersonnes, toutes sont représentées sur la rétine e croire Mile mon œil, chacun avec sa forme et sa couleur ; ue je ne Bt pourquoi cette image toute matérielle donne , nous "à mon esprit des pensées, des idées et des tonceptions ; idées de dimension, de forme et le couleur ? Maintenant, pouvez-vous m'’expliquer comment cette figure matérielle, gravée

16 Croyrenons roire À 4

aïfs et pur la prunelle de l'œil, peut faire naître rêtres : Mans mon esprit, qui est tout spirituel, toutes , je le ces pensées etc...* Enfin pouvez-vous m'expli-

quer tout cela ? Non, vous ne le pouvez pas. Je vous défie tous, mes bons amis! Le plus grand homme qui ait passé sur la terre, le plus grand philosophe, n’a jamais réussi À dire comment la à CrOY- Mnatière pouvait agir sur l'esprit Maintenant, dre. Æoiciune action de la matière sur l'esprit, l’image s-moi, Minatérielle de ma vue agissant sur mon âme qui l est spituelle, qui ne peut être ni vue, ni sentie,

ni touchée, en un mot, voici un phénomène dont

es que

A, mes !

Crois 4 sieur. OUS ne pouvez rendre compte! Eh bien, voici ) L] LJ un mystère, voici une chose qu'aucun homme de la pre peut expliquer.

dont

Vous ne croyez pas aux mystères naturels,

mes chers amis protestants ?

—Ne croyez-vous pas, à présent, que vous entendez ?

—Oh ! certainement, pourquoi pas? Je sais que j'entends.

— Bon, mais comment entendez-vous ?

— Voilà une question, j'entends par les oreilles. —Très bien, je sais d’ailleurs que vous ne pouvez entendre par les yeux; mais pouvez:

vous donner raison de ce phénomène de l’ouie ? -- Oh ! non.

—Eh bien, voici un autre mystère naturel que vous ne comprenez pas. Pouvez-vous me, dire comment il se fait que la vibration du peu d'air qui sort de mes poumons puisse faire vibrer à votre oreille un son, qui transporte à votre esprit mes pensées, mes idées et mes conceptions ? ! Voilà un autre mystère que vous ne comprenez 4 pas, n'est-il pas vrai ?

. Vous soutenez toujours que vous ne croyez à= pas aùüx mystères ; en voici un autre.

—Croyez-vous que je meus ma main ?

—Oui, car je le vois.

—Mais comment lui imprimé-je ce mouve-:

ment ? Par ma volonté; mais qu'est-ce que ma | volonté? C’est une chose spirituelle, que l'on.

els, ne peut voir ni sentir, et qui par un seul acte de mon vouloir, fait mouvoir mes mains, mes e vo à | pieds, mes lèvres et mes yeux. En un mot:

. M'homme entier est mis en mouvement par une Je sai 1e Le . Fa seule volition. Voici un mystère, voici une chose que vous ne comprenez pas et cependant .. Mrous y ajoutez fol.

oreilles. DT Vous dites que vous ne croyez pas aux mysous 1 à * tères, mais qu'êtes-vous, pouvez l’ouie ? Vous-mêmes, sinon un tissu de mystères du sommet de la tête à la plante des pieds ?

naturel MO est-ce que l’homme, sinon un enchaïînement ous me

ide mystères sur mystères ? Vous répétez toujours

du peu!

e vibrer!

e esprit & btions ? { prenez !

que vous ne croyez pas aux mystères, cependant

jetez la semence dans la terre, elle prend racine et produit un arbre puissant qui s'élève jus- Bqu'aux nuages du firmament,; sur cet arbre lapparaissent un beau feuillage, des fleurs char- CTOYEZ Eimantes, qui donnent naissance à un fruit délicieux, et enfin de ce fruit délectable sortent des milliers et des milliers d’autres graines. Pouvez- A vous me donner l'explication de ce travail de la Pnature ? Quel est celui qui peut expliquer com- [ment cette semence, qui pourrit, peut avoir la vertu de tirer de la terre la matière qui forme

Hl'arbre et ses feuilles, qui donne les fleurs aux

qu'est la nature si ce n’est un mystère? Vous

teintures si délicates et si variées, et de là les transforme en fruits, qui fournissent à leur tow

des milliers de grains ? C’est un mystère naturel

une chose que nous ne pouvons comprendre, Vous, protestants, vous n’ajoutez pas foi à cela?! Vous ne croyez pas aux mystères ; ah! vous

avez trop d'esprit pour cela !

Mais continuons. Croyez-vous que la terre que vous habitez, est un immense globe qui!

mesure des milliers de milles de circonférence 1 un globe qui a ses cités, ses villes et ses villages, ses mers, ses lacs, ses rivières, ses montagnes, etc... ?

—Sur quoi repose cette immense boule ? $ —Sur rien, me répondez-vous. Elle est sus!

pendue dans l’espace, et rien ne la retient. | — Croyez-vous que cesoit possible? Comment!

se peut-il, je vous le demande, qu'une mass!

d’un poids si énorme, puisse ainsi flotter dans @ le vide? Pourquoi ne tombe-t-elle pas? Par @ quoi est-elle retenue dans l’espace? Par quoi? &

— C'est par la gravitation dites-vous. |

—Mais qu'est-ce que la gravitation® Vousne 4 pouvez me l'expliquer. Ainsi donc voilà uw | autre mystère naturel, dont vous ne pouvez:

vous rendre compte.

eur tour naturel

brendre,

à cela?

| vous

le là les

D versation est rendue en Europe.

| d'un clin-d’œil.

| tance est franchie Maïs comment cela ?

la terre €

be qui

érence

rillages, tagnes, a ?

st sus Lt.

mment !

masse | >r dans 4 2 Pari quoi ? 4

Vous croyez aux fils télégraphiques,

n'est-ce pas ? Vous croyez à l'envoi des messages. Vous savez que pendant que vo, conversez avec un opérateur à New-York, toute votre con- C’est l'affaire En moins d’une minute la dis-

—C'est l'électricité, me dites-vous.

— C'est bien, je le crois; mais veuillez donc

| être assez complaisant pour me dire ce que vous

D entendez par électricité ?

ousne À

ilà un

JOU vez :

—Je ne le sais.

Alors, encore un mystère; encore quelque chose que vous ne comprenez pas, et cependant vous y croyez fort bien.

Il en est de même de la lumière,

mes chers amis. Personne jusqu’à ce jour n’a pu dire précisément ce qu’elle est. Vous en avez bien tous une certaine idée ; maïs je le répète avcun homme depuis Adam jusqu'aujourd’hui n’a pu en donner une explication satisfaisante. Le grand philosophe Newton a

cru l'avoir expliqué aux applaudissements enthousiastes des savants, mais lui aussi a été réfuté, et nous sommes encore dans la même igrorance. C’est ur: mystère naturel. L’obscurité est un mystère, l’eau est un mystère,

Tout brin d’herbe de le prairie est un mystère ;

les étoiles du firmament, toutes les créature aquatiques et terrestres sont des mystères et vous essayez de dire que vous ne croyez pas aur mystères: ignorants que vous êtes! Vous pro.

clamez vous-mêmes votre ignorance en disant{iine que vous ne croyez pas aux mystères. Si vous aviez un peu plus d'éducation, si vous connaï{iues siez un peu plus la philosophie et les science naturelles, vous n’oseriez jamais dire que vousiit!c1e ne croyez pas aux mystères; à chaque fois quete V vous le répétez, Vous proclameg de nouveau à hi face de l'univers que vous ignorez les sciences.

. . ’ . 1 (018 Parce que vous savez chiffrer, lire et écrire; ;

À Hans parceque, peut-être, au moyen de la carte, vous ä “ e 1 an ]

pouvez borner le pays où vous vivez, vous vous! un a

croyez instruits. N’allez pas trop vite, mes amis! "\ , b un ne vantez pas trop vos lumières, n'affectez pas P

la supériorité. C’est justement parceque vous ei. sé savez si peu, que vous osez dire qu'il n’y a ps se de mystères. Le plus grand des philosoihes |

Mces v

l’homme le plus versé dans les scieices a reconnr que le monde est rempli de mystères. Paï k"%"

fait que l’esprit humain, mes chers protestants. ‘ est étroit et limité, et que M:

és, q D'estl'est

tère : L'esprit de Dieu est sans bornes

ïl s'ensuit que dans le concept de l’Etre infini, il y a des milliers de vérités que l'intelligence de l'homme ne peut pénétrer ; toutes ces vérités us profqui sont dans l'esprit de Dieu, et que l’homme \ disantiiine peut saisir, sont toutes des mystères. Plus Si voul'esprit humain est développé, plus il perçoit onnais idees vérités que l’homme peu instruit regarde scienceficorme des mystères. Par exemple, le mathématicien, voit dans les mathématiques une foule

‘éatures ères € pas aut

ue vous pis quete vérités que l’homme peu versé dans cette reau à RSCIence ne voit F T qu’il considère comme eiences MR °S mystères. Il en est de même pour celui qui écrire Æ s'orcupe d'erithmétique ; les résultats de cere, vous problèmes lui sont parfaitement clairs, RE Btandis qu'il n’y a que ténèbres et mystères pour és anilll in autre. Vous pouvez, par exemple, résoudre tez pal problème par la règle de trois, tandis qu’un vous ei ignorant n’y voit goutte, pour vous c’est une

vérité, pour lui c’est un prodige. | Il er est ainsi pour l'esprit de Dieu. Toutes es vérités qui lui sont évidentes, peuvent être les abimes insondables pour l'intelligence Lumaine.

*y a pal soLhes, & reconnt' À Par #

estants« M Maintenant quand Dieu révèle certaines véri-

és, quand il dit : ‘ Ceci est la vérité,” l'homme h'est-il pas obligé de le croire? Est-ce que Dieu l'est pas Ja Vérité infaillible? N’est-il pas la

Sagesse qui ne peut se tromper? C’esi pourquollé lorsque l'or. présente à notre esprit nne véril que l’on ne peut comprendre, qu'y a-t-il a fairelli N'est-ce pas de croire? L'homme n'est-il pl obligé de croire ce que Dieu enseigne? Voye vous en cela quelque chose de déraisonnablié mes chers amis protestänts? Vous croyez avi droit de rejeter les mystères, mais en réal vous n'avez pas la moindre raison. Quandi vérité infaillible dit une chose, est-il sage (f raisonnable de n’y pas ajouter foi ? En d'’autral termes, n'est-il pas rationel et sage de croire ( que Dieu nous enseigne ?—Sans doute, répon mon ami protestant, l’homme est obligé de croit ce que Dieu enseigne, qu’il le comprenne ou noi —Très bien. Alors tout ce que nous voi demandons est.de vous assurer si Dieu adi telle chose, et s’il l’a dit, de confesser que voi êtes obligés d’y croire. |

Maintenant pour ce qui concerne la vérité di la transubstantiation ; saroir, qne le pain et vin sont changés au corps et au sang de Jésnt

Christ par la puissance de Dieu et les eus Dei

J ésus-Christ, prononcées par le prêtre à la mes, est-ce que Dieu l’a dit? Voici, mes amis, ce qu nous allons examiner ensemble, et si Dieu A di:, vous serez donc obligés de vous soumettii N'êtes-vous pas de mon avis sur ce point,

pourquoi

ne véril il a fairel

isonnabl£ oyez avoli en réalité

Quand

in d'autr ) croire f te, répon 6 de croit ne OU noi nous Voil Dieu a di

que voi

à véritét pain et r de Jésui

paroles di

Mevons ajouter foi à cette parole divine.

Broyons si Dieu s’est prononcé sur cette grave

il sage 4

hers protestants ? Quel est celui qui se fait loire d’être chrétien et qui ne dira pas avec noi : c’est vrai monsieur, Si Dieu l’a dit, nous Bien.

question.

— Vous voulez la Bible, n’est-ce pas ?

| —Oui, mon Père, car nous l’aimons beaucoup. | — Parfait, alors nous vous la donnons. Cependant Jésus a dit: “ Je suis le pain de vie des-

tendu du ciel, je suis le pain vivant descendu du ciel, et le pain que je donnerai c'est ma hair. ”

“ Jésus dit que c’est sa chair.”

Le croyez-vous ? Croyez-vous aux paroles de

otre Divin Sauveur ? Croyez-vous à la Bible ? * Le pain que je vous donnerai, c’est ma chair.” Les juifs se mirent à murmurer, dit l’apôtre S.

Hean, et disaient : “ comment cet homme peut- Ml nous donner sa chair à manger ?”” Vous

oyez donc que les juifs comprennaient Notre keigneur dans le sens littéral, en disant qu'ils

à la meséBimangeraient réellement sa chair et boiraient

nis, ce quié si Dieu M sou mettté point, fl

on sang, aussi se dirent-ils : ‘ Comment cet iomme pent-il nous donner sa chair en nour-

Miture 2” Alors Jésus leur dit : ‘En vérité, en

érité je vous le dis à moins qne vous ae man-

giez la chair du Fils de l'Homme, et que vof ne buviez son sang, vous n'aurez point la vis en vous.” Vous ne serez jamais sauvé, vous n4

verrez jamais la vie éternelle : “Celui qui mange

ma chair et qui boit mon sang à la vie éter.

nelle, et je le ressusciterai au dernier jour! Comme vous le voyez, le Christ menace ici dé la damnation éternelle ceux qui refusent dé manger sa chair et de boire son sang. Mainte nant, mes chers catholiques, remarquez bien!

vous croyez à l'Eglise, vous vous glorifiez d’être catholiques, et cependant vous n'allez pas à

confesse, vous ne faites pas la sainte communion! Vous ne mangez pas la chair du Fils dell l'Homme, et toutefois Jésus-Christ dit que vous serez damnés. (Crravez ces paroles dans votre] esprit, mes bien chers Frères. Les voici encor une fois: ‘“ Vous n'aurez pas la vie en vous ‘ Celui qui mange ma chair et boit mon sang al

la vie éternelle, je le ressusciterai au dernier

jour, et il vivra éternellement ” ; car, dit Jésus

Christ : “ Ma chair est véritablement une nour riture et mon sang est véritablement un breu:

vage.” Il savait, ce divin Sauveur, que 1500 an vec plus tard, le protestantisme ferait explosion enf Aïlemagne, que cette hérésie nieraiït la présenctl réelle de son corps et de son sang dans la saintél

Eucharistie : et que, daus son audace, il affirme:

barol Bcath docti

ait @ e vi ésus : it :

ane Ÿ érit:

mes | dans eve:

ne ri

le co dit :

Micle

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| iqu b rot:

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souf Voir form

bles «

it en face du ciel et de la terre, que le pain et | | e vin consacrés ne sont qu’un mémorial de Jésus-Christ. C’est pourquoi, Notre Seigneur Hit: Ma chair est réellement et véritablement hne nourriture et mon sang est réellement et véritablement un breuvage. En conséquence, mes chers protestants, quand vous voulez puiser dans la Bible une doctrine vraie et certaine vous

ue von at la vis Vous p4 1 mangé vie éter.

r jour, ce 1ci dé

sent dé

MainteMidevez la lire telle qu’elle est : ne rien ajcuter et ez bien fine rien retrancher. Prenez le sens évident de la ez d'étreliiparole de Dieu et ainsi vous aurez la doctrine

Z pas munion,@ Fils de que vousl ns votrel 1 encore

ie le crois dit le catholique ; et moi, dit le réformé, 4

doctrine protestante, il faut faire dirs à la Bible

} Î | atholique. Voulez-vous tirer de la Bible la | Me contraire de ce qu’elle affirme. Jésus-Christ | dit : | k Ma chair est réellement une nourriture, | t

2h vous

A SANS 48e le nie. Jésus-Christ dit: Mon sang est réelle- Lu dernit ment et véritablement un breuvage ; le catho- ai L JésusMique s'incline devant l’Eternelle Vérité et le |

16 NOUSbrotestant s’écrie : ‘“ Oh ! Seigneur Jésus, pern breuWhetiez-moi, je vous prie, de différer d'opinion 500 vec vous. Vous dites que c’est votre chair, sion eÉsouffrez que je le nie; vous dites que c’est résenCrotre sang, eh bien, j'espère que vous ne vous “) à sain formaliserez point si je soutiens lecontraire. Dans “4

afirnes deux cas, permettez que je déclare que ce

n’est que du pain et du vin.” Ainsi donc ki

religion protestante enseigne précisément lei contraire de Notre Seigneur. Allons, quel est!

le chrétien biblique ? Evidemment c’est le catho-

lique qui dit: Oui, ô mon Sauveur, c’est votre Mk chair et c'est votre sang. Dites-moi, est-ce lei catholique qui est chrétien ? Le protestant dit: la Bible est ma règle de foi, la Lible est mon

guide. Cependant la Bible dit: ‘“ Si quelqu'un

d’entre vous est malade, qu'il appelle le prêtre ; 4

il priera pour lui, et l’oindra d'huile au nom du Seigneur.” Voilà un commandement de la

Bible qui oblige le prêtre à aller chez le malade.

et l’oindre de l’huile sainte.

—Croyez-vous à cela, mon-.cher ami Protestant ?

—Non, Monsieur, me dites-vous, je ne voudraïs ajouter pas foi a de semblables supersti- !

tions.

—Néanmoins la Bible dit que vous le devez.

—Très bien, réplique mon ami protestant, à

mais nous ne pouvons toujours suivre la Bible.

En effet, où est le Protestant qui appelle le ?

prêtre durant la maladie pour qu’il fasse les onctions avec l'huile sur le malade.

Vous voyez donc, mon cher ami, que vous ne suivez pas la Bible ; qu’elle n’est pas votre #

- guide et votre règle de foi.

donc li!

ient le quel est!

e catho!

t votrei st-ce le

int dit:

st mon qu'un prêtre ; ui nom it de la

malade :

Le vou-

persti- 4

devez. À estant, 4 à Bible, | pelle le # sse les

Lallez encore contre votre grand principe.

| Rible dit aussi que vous devez jeüner.

È Christ dit : “je vous ai donné l’exemple‘afin

Protes.

à des Apôtres que ceux-ci jeünaient, et partout on 2 nous parle du jeûne et de la prière de Jésus,

| cette mortification.

La Bible ajoute encore qu’il faut confesser ses

ipéches.—$. Jacques ch. V. Le faites-vous ?

Confessez-vovs vos péchés ?

—Comment, répond mon Froiestant, mais me

À croyez-vous assez naïf pour cela ?

—La Bible le dit, inon ami. Voici que vous

La Jésus

que vous fassiez comme j'ai fait.” Le Christ

Lieûnait ; et vous, le faites-vous ?

—Oh! non, je ne jeûne pas.

La Bible dit encore au chapitre 13e des actes

durant sa vie mortelle.

— Et vous, jeünez-vous ?

—Oh! non, nous nous occupons fort peu de cette pratique.

— Alors, vous ne faites aucun cas de la Bible :

|‘ À moins que vous ne fassiez pénitence ” dit

le Seigneur, “ vous périrez tous,” c’est pourtant

BE un commandement de la Bible que vous pré- M tendez suivre à la lettre.

rous n6 & s votre %

Oui, mes chers amis,

} Jésus-Christ a jeûné pendant quarante jours et

quarante nuits, etles Apôtres aussi pratiquèrent Mais il ne faut pas que

LR

ER

A hf 1:

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M Ro f

Fe 2 É

j'entreprenne de vous dire trop de choses ce soir, il ne me resterait plus assez de temps pour traiter le sujet de ma conférence, la transubstan-

tiation. D di

Ma chair, ” dit Jésus, “est vraiment une @ di nourriture et mon sang un breuvage. Celui M et qui mange ma chair et boit mon sang, demeure #5 co en moi et moien lui. Comme mon Père qui Æ — m'a envoyé est vivant, et que je vis par mon de Père; de même celui qui me mange vivra Æ pl aussi par moi” Il ne dit pas, celui qui mange Æ tr: le souvenir de ma personne; ou celui qui mange | m

ma figure, mais bien celui qui memange. Avec cela, vous nous dites que vous ne croyez pas aux

mystères, mes chers protestants, oh! je crois #3 d que c’est une opération bien mystérieuse quede @ ‘| manger la figure d’une chose! Je ne crois pas Æ (0 qu’il y ait un homme dans New-York capable 15 la de le faire; il ne saurait pas pas comment sy % P? prendre. | E ‘

# Celui qui me mange,” dit le Sauveur, ‘“ vivra par moi.” C’est là le pain descendu du ciel, et celui qui le mange aura la vie éternelle. C’est

| pourquoi, plusieurs de ses disciples dirent en | entendant ces paroles :

mie iO © Oo ©

e soir, Tr tralbstan-

t une Celui neure e qui mon vivra ange nange Avec S AUX crois ue de 8 pas pable nt s’y

vivra el, et C’est nt en

1it ‘ Cette parole est dure, et qui peut l’écoutor Rp?

Vous voyez douc par là que quelques-uns des disciplés comprirent que notre divin Sauveur disait qu'ils devaient réellement manger sa chair

et boire son sang; car si les disciples l’eussent

compris comme les protestants le comprennent —qu'ils mangeraient simplement un morceau de pain et boiraient un verre de vin—les disciples n’en auraient fait aucun cas. Mais au contraire ils le comprirent dans le sens propre du mot, et voilà pourquoi, ils s’'écrièrent aussitôt : “ Voici des paroles qui sont dures à entendre. ”

Maintenant les disciples devaient être les prédicateurs de la parole divine. Dieu les avait choisis pour aller par toute la terre, et enseigner toutes les nations ; il s'ensuit donc qu’il était de la plus haute importance pour eux de bien comprendre la doctrine de leur maître; car si Jésus- Christ les eût laissés dans l'erreur, il aurait été cause que le monde entier aurait été induit en erreur. Par conséquent, si Notre Seigneur n’était pas compris de ses disciples, il était donc obligé en justice, de s'expliquer. L/a-t-il fait? Non, bien loin de là, il insiste davantage en affirmant que c'était réellement son corps et son sang. Et Jésus connaissant dans l’intime de son cœur que les disciples murmuraient sur ce sujet leur dit: ‘“ Cela vous scandalise-t-il? Croyez-vous

BS - + S - L' +

29" a ot min

, traître Judas.

| à moi, s’il ne lui est donné par mon Père.”

cela au-dessus de me puissance ? Votis rr'aver pourtant vu rendre la vie nux aveugles, l’ouie aux sourds, ja parole Aux muets, guérir les boi.

taux et ressusciter les morts. Eh bien, puisque

je puis iaire ces choses extraordinaires, pourquoi ne pourrais-je pas changer le pain et le vin en mon corps et en mon sang? Vous croyez fort bien que lors de la création, j'ai fait sortir un

homme vivant de la poussière de la terre, que 4

d'une des côtes d'Adam j'ai formé la femme;

eh bien, s’i: en est ainsi pourquoi, je vous le demande, ne puis-je pas changer le pain et le ! vin en mon corps eten mon sang ? ‘ Que sera-ce !

donc, dit Jésus, si vous voyez le Fils de l'Homme monter ou il était auparavant? C’est l'esprit

qui vivifie ; la chair n’est pour rien. Les paroles |

que je vous ai dites sont esprit et vie.” Ce sont des réalités et non des figures mortes, de simples souvenirs. “‘ Les paroles que je vous ai dites, sont esprit et vie; mais il y en a quelques-uns d'entre vous qui ne croient pas”; car Jésus savait, dès le commencement, qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et quel était celui qui le trahirait. Vous le voyez, mes amis, le Christ place les incrédules au même niveau que le “ C’est pour cela, ” ajoute-t-il, “ que je vous ai dit que personne ne peut venir

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S rl'aves S, l’ouie les boi.

puisque

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vin en yez fort ortir un re, que femme :

ous le & n et le sera-Cce !

omme l'esprit paroles Je sont imples | dites, les-Uns Jésus t ceux qui le Christ ue le te-t-1}, venir ère. ”

Alors, quelques-uns des disciples ne voulant sjouter foi aux prroles de leur divin Maître, se retirèrent de sa suite, et n’allérent plus avec lui. Sur cela, Jésus se tournant vers les douze Apôtres leur dit: Et vous, ne

Voulez-vous point aussi me quitter ?

M'abandonnerez-vous parceque j'enseigne une

doctrine que vous ne pouvez comprendre ? Si- -

mon Pierre, le premier Pape répondit : ‘ Keigneur à qui irions donc ?” c’est-à-dire si nous ne croyons en vos paroles, en qui aurons-nous foi? Nous avons cru, et nous avons conuu que vous êtes le Fils du Dieu vivant, et c’est pourquoi, continue Pierre, noùs le croyons parce que vous l’avez dit, vous, le Fils du Dieu vivant. Nous le croyons, dit Pierre au nom des autres

Apôtres, que nous le comprenions ou non. Vous, .

6 notre Dieu! vous infaillible vérité et sagesse admirable, vous avez parlé et c’est tout.

Eh bien, mes chers protestants, n’est-ce pas raisonnable de croire à la parole de Dieu? Les Apôtres ont-ils cru comme nous? Les premiers chrétiens ont-ils cru comme nous ? Oui, et ils ont scellé de leur sang cette vérité de la présence réelle de Jésus-Christ.

ep pr rie dr com er de pr a À ner 2 Re de

Où est votre preuve ?

Ma preuve est dans la Bible. Vous ne voulez pas autre chose, eh bien, vous l'aurez. Je lis au chapitre 10e de la première Epître de St Paul aux Corinthiens, où l’Apôtre exhorte les fidèles à vivre en saints, la raison qui doit les y engager c'est qu'ils ont le privilège de recevoir le corps! et le sang de Jésus-Christ : “ C’est pourquoi, mes très chers Frères, fuyez l’idolatrie. Je vous

parle comme à des personnes sages ; jugez vous- |

mêmes de ce que je dis,” x, 14.

Je laisse cela à votre jugement, vous êtes des hommes sages et intelligents. N'est-ce pas juste ? N'est-il pas raisonnable que vous fuyiez le culte

des idoles, que vous évitiez le péché ? “ Car)!

dit-il, ‘“ n’est-1l pas vrai que le calice de bénédiction que nous bénissons est la communion du

sang de Jésus-Christ ? Et que le pain que nous :

rompons est la communion du corps du Seigneur ? ” Ceci est le texte même de la Bible pro-

testante. Vous voyez que saint Paul considère ce ! point comme admis, et qu’en conséquence, ils devaient mener une vie sainte et pure parce- : qu’il leur est accordé de recevoir chaque jour le !

corps et le sang de Jésus-Christ.

Au chapitre XI de la même épitre aux Corin-.

thien, saimt Paul dit après les avoir engagés à # communier dignement : “ C’est du Seigneur :

voulez!

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Je vous

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