‹ Conférences et discours [microforme] (volume 2)Chapitre 3 sur 49 · À SON ALTESSE ROYALE LE COMTE DE PARIS · texte numérisé non relu

À SON ALTESSE ROYALE LE COMTE DE PARIS

MOoNSEIGNEUR,

Votre arrivée dans les murs de la vieille cité de Champlain est pour tous ses habitants un grand sujet de joie et d'honneur.

Descendants d’une race qui nous est chère et dont l’hospitalité et la courtoisie sont reconnues dans lunivers entier, ils sont vraiment heureux et fiers de saluer en vous un français illustre aussi remarquable par ses qualités que par sa haute naissance,

Au prince qui représente aujourd’hui l’ancienne et grande famille royale qui a fondé cette ville il ya près de trois siècles, sans distinction de races ou de partis, et sans tenir compte des opinions personnelles de chacun sur la politique française, nous, citoyens de Québec, sommes unanimes à souhaiter une cordiale bienvenue, et à lui faire un accueil digne du premier

gentilhomme de France.

Loyaux sujets de sa Majesté Britannique, nous nous réjouissons qu” le home anglais soit devenu pour vous un asile de liberté, et nous reconnaissons que la plus large et la plus chaleureuse hospitalité vous est due sur ce sol qui appartient à l'Angleterre, mais qui fut la Nouvelle-France et dont les habitants sont restés Français.

Notre ville, Monseigneur, est la ville historique, toute peuplée de souvenirs de la vieille France, et elle vous dira mieux que nos paroles quelle communauté de sentiments nous unit À vous.

Vous y trouverez bien des pierres et des endroits mémorables quir seront pas sans éloquence, et qui vous raconteront de touchantes histoires remplies des noms de vos illustres ancêtres.

Que notre vieux Québec soit donc auprès de votre Altesse l'interprète de nos sentiments! Que les souvenirs d’un passé glorieux nous réunissent dans une affection commune, et, dilatant nos poitrines, nous fassent pousser un même cri d'amour filial: Vive LA FRANCE !

Le comte de Paris répondit brièvement mais avec beaucoup d'à propos :

‘‘Je vous remercie de votre cordiale bienvenue. Mon fils et moi nous sommes heureux de nous trouver dans cette ville historique qui, comme vous le dites, est pleine de souvenirs de la vieille France. L'accueil que nous trouvons dans ce pays auquel nos ancêtres avaient donné le nom de Nouvelle-France nous touche profondément. Séparés de notre patrie, nous sommes heureux de nous trouver au milieu de français d'origine et nous les felicitons du bonheur dont ils jouissent sous le règne de leur auguste Souveraine.”

né

—————————————auaugau

PRONONCÉ A UN CONCERT DE CHARITÉ DONNÉ PAR MME ALBANI, LE 13 mar 1890,

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