‹ Conférences et lettres de P. Savorgnan de Brazza sur les trois explorations dans l'ouest africain de 1875 à 1886. Texte publié et coordonnéChapitre 50 sur 89 · DEUXIÈME PARTIE LETTRES · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE LETTRES

Libreville, Gabon, 9 février 1883.

Le « Corisco », que nous attendions ici le 22, est arrivé seulement hier soir. Pendant que je vous écris, je vois s'approcher un autre bâtiment, non pas le bateau anglais qui croise quelquefois au Gabon avec le Corisco, mais bien celui qui portera le courrier en Europe. La santé de tous est parfaite. Le Gabon n'est pas si meurtrier qu'on le croit en Europe; je crois qu'on lui attribue la même réputation fausse qu'à l'air de Rome. En réalité le Gabon est bien moins malsain que bon nombre d'autres colonies sur la côte d'Afrique.

Je vais à Lambaréné même, où on commence à connaître la monnaie d'argent et les dollars, ce qui n'était pas encore arrivé jusqu'à présent.

Ici, au Gabon, le corail vrai a une grande valeur et je crois

(1) Les Lettres du premier et du deuxième voyage sont de M. Pierre Savorgnan de Brazza. Les Lettres du troisième voyage sont de M. Jacques Savorgnan de Brazza, son frère, docteur ès-sciences attaché à la mission. D'autres sont de M. Attilio Pecile, également attaché à la mission. Les lettres de M. Jacques de Brazza sont marquées J. B. et celles de M. Pecile A. P.

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