‹ Conférences faites au Musée Guimet en 1903-1904Chapitre 6 sur 27 · Autre désignation des kokouchou; voir p · texte numérisé non relu

Autre désignation des kokouchou; voir p

hara) (21 octobre 1600), les changements de ce genre furent d’abord fréquents; en 1619, la seigneurie d’Aki fut retirée à Houkoiisima Masanori

)li@ lE W\ [Hukusima Masanori), qui avait de sa propre autorité construit des forteresses, cette

seigneurie fut donnée aux Asano YÎ ^ [Asano);

en 1633, le Higo BE ^ [Higo) fut retiré aux

Katô ^ {Katou) accusés de conspiration et

donné aux Hosokawa ^ jH {Bosokaha). Plus tard les déplacements deviennent rares; parmi les vassaux mêmes du chôgoun, ils n’ont lieu que pour motifs graves, mauvaise administration ou opposition à la politique dubakou-hou. Plutôt que d’en arriver à cette mesure, le bakou-hou condamne le seigneur aux arrêts, à temps ou pour un délai indéterminé, lui ordonne de faire inkyo, de remettre le fief à son héritier^ retranche une partie du territoire et des revenus du fief : les exemples de pareils châtiments ne manquent pas. Mais les historiens apportent un soin particulier à noter le transfert des daimyô, quand même les intéressés ne jouissent pas d’une notoriété de premier rang.

Ainsij en 1823, le seigneur de Sirakawa

CONFÉRENCES AU MUSÉE GUIMET

[Sirakaha) est transféré à Kouwana {Ku-

hano)y Je seigneur de Kouwana est transféré à

Osi ^ [Osi) et le seigneur d’Osi va à Siralcawa : la raison de ce changement est que Matsoudahira

Sadanaga ^ ^ ^ [Matiidahira Sadanaga), jadis seigneur de Kouwana, avait été mis à Sirakawa en raison de quelque faute : par faveur spéciale, il rentre alors dans son ancien fief.

Dans ces conditions d'hérédité, plusieurs maisons régnantes remontent au xii« siècle et aux siècles suivants, à une époque où les ancêtres des Tokougawa étaient de fort petits seigneurs; d’autres, et de puissantes, datent de la fin du xvi® et du début du xviie siècle, de Tépoque des remaniements territoriaux où s’est établie la suprématie des Tokougawa. Ihéyasou ayant été nommé chôgoun en 1603, une partie seulement de ces maisons récentes doivent leur élévation à lui ou à ses successeurs : la tradition ne justifie donc pas la primauté conquise par ses armes. Auprès des Simadzou et des Sô, qui tiennent leurs fiefs depuis le xii® siècle, les Tokougawa et beaucoup d’autres semblent un peu des parvenus. D’autant plus que,

si les Tokougawa sortent des Minamoto vM [Mina-

moto), les Simadzou remontent soit aux Mina-

moto, soit aux Houdziwara M [Hiidihara], les

Sô aux Tahira ^ [Tahira],

Je donne ci-dessous la liste des daimyô dont le revenu nominal dépasse 230.000 kokou^; j’y ai seulement ajouté deux seigneurs moins riches, en raison du rôle historique ou politique de leur fief ^

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