CONSEILS RELATIFS A LA LECTURE MUSICALE
Réaliser mentalement la tonalité, la modalité, les divers rythmes ; observer les. dessins mélodiaues et rythmiques, (motifs caractéristiques ), schema, squelette harmonique ( accord parfait de me); notes de passages, appogiatures, ornements de toutes notes et en gros texte : (trilles, grupetti, appogiatures double: ); notes répétées, passages répétés, imitations, répliques, notes d'impulsion faisant corps avec les condvits mélodiques.
Diviser la période musicale en phrases, membres de phrase ou sections, cadences, demies et quarts de cadences, modulations et emprunts passagers à une autre tonalité, traits diatoniques et chromatiques, les mêmes combinés ; enfin tout ce qui constitue le fond de la pensée musicale et dispense d’épeler note à note.
COMMENT ETUDIER UNE COMPOSITION DANS SON ENSEMBLE OU DANS UN PASSAGE EN PARTICULIER
1° Prévenir autant que possible toute erreur sur le rythme, la mesure, l'omission d'une altération précédente, ou d’une note à tenir.
3° Etudier lentement, les mains séparées, de courts fragrents répétés jusqu'à maîtrise complète, et dans un passage polyphonique travailler chaque partie séparément.
3° Laisser les ornements de côté et s'en tenir au legato.
Réserver les passages difficiles pour un travail à part ; jouer très lentement d’abord, avec le doigté le mieux adopté à la main; puis diviser avec pauses, alternant avec de vives impulsions, comprenant un nombre de notes de plus en plus nombreuses ; faire l’accentuation et la tenue temporaire de certaines notes E puis des retards et des cresc. momentanés.
Avant tout, rechercher la nature d'une difficulté laquelle peut Cépendre d’un mauvais doigté, de fausses notes ou d’une mesure défectueuse.
Un passage ainsi étudié, sous la direction du professeur qui prescrit la uanière de ces répétitions, peut être d’un grand avantage pour le travail à faire plus tard par l'élève.
Si après un temps et des répétitions raisonnables, le Fassag< présentait encore quelques difficultés résultant soit d'absence de mécanisme, soit d’une mauvaise habitude de doigté, de rythme ou de mesure, abundonner l'étude d41 morceau pour le reprendre après quelques jours, ce qui donnera un résu'‘at du:able.
Il est certain que nombre de passages restent difficiles par notre faute, soit qu'en travaillant trop vite, on ait contracté quelques mauvaises habitudes, soit qu’on n’ait pas assez prévu les obstacles.
Il est peu de morceaux également faciles ou difficiles dans toute leur étendue Souvent l'élève travaille ou plutôt tente d'exécuter (et ce avec une hâte que j'appellerai présomptueuse), une page et même un morceau entier, saus prévoyance, avec étourderie, et compte sur quelque bonae foi pour lui aider à passer à travers les difficultés. Alors l'élève fait comme ces coureurs qui savent qn’un obstacle existe quelque pa:t sur leur route et oimettent de l'enlever. En un mot cette élève ne travaille pas suffisamment, exécute tant bien que mal et finit par
compter sur le hasard pour se tirer d'affaire.
Imitez la manière dont les virtuoses préparent leurs programmes. Ils ne jouent qu’une ou deux fois leurs morceaux en entiers et ne l'étudient qu’en dé‘ail surtout ceux dont ils doutent. Mme Jaël disait: je travaille mes pièces très posément 9 fois sur 10 et je ne les joue que la dixième fois dans le mouvement.